Descartes
Abstract
A treatise on embryology that mechanically explains the formation of the foetus, but opens with a cornerstone argument of Cartesian dualism: the body’s vital functions (heartbeat, digestion) do not depend on the soul, which is known only insofar as it thinks, but on the disposition of the organs alone.
Connections
Assi: Anima e corpo
Posizioni: dualismo sostanziale
Concetti: anima, causa, l’animale-macchina
Forme: trattato
Scuole: razionalismo continentale
Testo originale francese · Arvensa Editions, 2015 · pubblico dominio
Première partie
PRÉFACE
I
Qu’il est très utile pour la médecine de bien connaître les fonctions de notre corps.
Il n’y a rien à quoi l’on se puisse occuper avec plus de fruit qu’à tâcher de se connaître soi-même ; et l’utilité qu’on doit espérer de cette connaissance ne regarde pas seulement la morale, ainsi qu’il semble d’abord à plusieurs, mais particulièrement aussi la médecine, en laquelle je crois qu’on aurait pu trouver beaucoup de préceptes très assurés, tant pour guérir les maladies que pour les prévenir, et même aussi pour retarder le cours de la vieillesse, si on s’était assez étudié à connaître la nature de notre corps, et qu’on n’eût point attribué à l’âme les fonctions qui ne dépendent que de lui et de la disposition de ses organes.
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D’où vient qu’on a de coutume d’attribuer ces fonctions à l’âme.
Mais parce que nous avons tous éprouvé dès notre enfance que plusieurs de ses mouvements obéissaient à la volonté, qui est une des puissances de l’âme, cela nous a disposés à croire que l’âme est le principe de tous ; à quoi aussi a beaucoup contribué l’ignorance de l’anatomie et des mécaniques : car, ne considérant rien que l’extérieur du corps humain, nous ne nous sommes point imaginés qu’il eût en lui assez d’organes ou de ressorts pour se mouvoir de soi-même en autant de diverses façons que nous voyons qu’il se meut ; et cette erreur a été confirmée de ce que nous avons jugé que les corps morts avaient les mêmes organes que les vivants, sans qu’il leur manquât rien autre chose que l’âme, et que toutefois il n’y avait en eux aucun mouvement.
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Pourquoi elles ne lui doivent pas être attribuées.
Au lieu que, lorsque nous tâchons à connaître plus distinctement notre nature, nous pouvons voir que notre âme, en tant qu’elle est une substance distincte du corps, ne nous est connue que par cela seul qu’elle pense, c’est-à-dire qu’elle entend, qu’elle veut, qu’elle imagine, qu’elle se ressouvient et qu’elle sent, parce que toutes ces fonctions sont des espèces de pensées ; et que, puisque les autres fonctions que quelques-uns lui attribuent, comme de mouvoir le cœur et les artères, de digérer les viandes dans l’estomac, et semblables, qui ne contiennent en elles aucune pensée, ne sont que des mouvements corporels, et qu’il est plus ordinaire qu’un corps soit mû par un autre corps que non pas qu’il soit mû par une âme, nous avons moins de raison de les attribuer à elle qu’à lui.
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Autre raison qui prouve la même chose.
Nous pouvons voir aussi que lorsque quelques parties de notre corps sont offensées, par exemple quand un nerf est piqué, cela fait qu’elles n’obéissent plus à notre volonté, ainsi qu’elles avaient de coutume, et même que souvent elles ont des mouvements de convulsion qui lui sont contraires ; ce qui montre que l’âme ne peut exciter aucun mouvement dans le corps, si ce n’est que tous les organes corporels qui sont requis à ce mouvement soient bien disposés ; mais que, tout au contraire, lorsque le corps a tous ses organes disposés à quelque mouvement, il n’a pas besoin de l’âme pour le produire, et que par conséquent tous les mouvements que nous n’expérimentons point dépendre de notre pensée, ne doivent pas être attribués à l’âme, mais à la seule disposition, des organes, et que même les mouvements qu’on nomme volontaires procèdent principalement de cette disposition des organes, puisqu’ils ne peuvent être excités sans elle, quelque volonté que nous en ayons, bien que ce soit l’âme qui les détermine.
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Que bien que la mort fasse cesser ces fonctions, il ne s’en suit pas pour cela qu’elles dépendent de l’âme.
Et encore que tous ces mouvements cessent dans le corps lorsqu’il meurt et que l’âme le quitte, on ne doit pas inférer de là que c’est elle qui les produit, mais seulement que c’est une même cause qui fait que le corps n’est plus propre à les produire, et qui fait aussi que l’âme s’absente de lui.
Il est vrai qu’on peut avoir de la difficulté à croire que la seule disposition des organes soit suffisante pour produire en nous tous les mouvements qui ne se déterminent point par notre pensée ; c’est pourquoi je tacherai ici de le prouver, et d’expliquer tellement toute la machine de notre corps, que nous n’aurons pas plus de sujet de penser que c’est notre âme qui excite en lui les mouvements que nous n’expérimentons point être conduits par notre volonté, que nous en avons de juger qu’il y a une âme dans une horloge qui fait qu’elle montre les heures.
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Qu’il ne sera pas besoin d’avoir beaucoup étudié l’anatomie pour entendre ce traité.
Il n’y a personne qui n’ait déjà quelque connaissance des diverses parties du corps humain, c’est-à-dire qui ne sache qu’il est composé d’un très grand nombre d’os, de muscles, de nerfs, de veines, d’artères, et avec cela d’un cœur, d’un cerveau, d’un foie, d’un poumon, d’un estomac y et même qui n’ait vu quelquefois ouvrir diverses bêtes où il a pu considérer la figure et la situation de leurs parties intérieures, qui sont à peu près en elles Comme en nous. Il ne sera pas besoin qu’on ait rien appris de plus de l’anatomie afin d’entendre cet écrit, à cause que j’aurai soin d’y expliquer tout ce qu’il en faut savoir de plus particulier à mesure que j’aurai occasion d’en parler.
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Sommaire des choses qu’il doit contenir.
Et, afin qu’on ait d’abord une générale notion de toute la machine que j’ai à décrire i je dirai ici que c’est la chaleur qu’elle a dans le cœur qui est comme le grand ressort et le principe de tous les mouvements qui sont en elle, et que les veines sont des tuyaux qui conduisent le sang de toutes les parties du corps vers le cœur, où il sert de nourriture à la chaleur qui y est, comme aussi l’estomac et les boyaux sont un autre plus grand tuyau, parsemé de plusieurs petits trous par où le suc des viandes coule dans les Veines, qui le portent droit au cœur ; et les artères sont encore d’autres tuyaux par où le sang échauffé et raréfié dans le cœur passe de là dans toutes les autres parties du corps, auxquelles il porte la chaleur et de la matière pour les nourrir ; et enfin les parties de ce sang les plus agitées et les plus vives, étant portées au cerveau par les artères qui viennent du cœur le plus en ligne droite de toutes, composent comme un air ou un vent très subtil qu’on nomme les esprits animaux, lesquels, dilatant le cerveau, le rendent propre à recevoir les impressions des objets extérieurs, et aussi celles de l’âme, c’est-à-dire à être l’organe ou le siège du sens commun, de l’imagination et de la mémoire ; puis ce même air ou ces mêmes esprits coulent du cerveau par les nerfs dans tous les muscles, au moyen de quoi ils disposent ces nerfs à servir d’organes aux sens extérieurs, et, enflant diversement les muscles, donnent Je mouvement à tous les membres.
Voilà sommairement toutes les choses que j’ai ici à décrire, afin que, connaissant distinctement ce qu’il y a en chacune de nos actions qui ne dépend que du corps, et ce qu’il y a qui dépend de l’âme, nous puissions mieux nous servir tant de lui que d’elle, et guérir ou prévenir leurs maladies.
Seconde partie
DU MOUVEMENT DU CŒUR ET DU SANG
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Qu’il y a de la chaleur dans le cœur, et de quelle nature elle est.
On ne peut douter qu’il n’y ait de la chaleur dans le cœur, car on la peut sentir même de la main quand on ouvre le corps de quelque animal vivant ; et il n’est pas besoin d’imaginer que cette chaleur soit d’autre nature qu’est généralement toute celle qui est causée par le mélange de quelque liqueur ou de quelque levain, qui fait que le corps où elle est se dilate.
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Description des parties du cœur.
First Part
PREFACE
I
It is extremely useful for medicine to have a thorough understanding of the functions of our body.
There is nothing in which one can engage with more fruitful results than in trying to understand oneself; and the benefits one may expect from such understanding concern not only morality, as many might initially assume, but also, particularly, medicine. I believe that much reliable knowledge could have been obtained through this approach—both for curing diseases and preventing them, and even for delaying the onset of old age. Had we taken sufficient effort to understand the nature of our own bodies, and had we not attributed functions solely to the soul when those functions actually depend solely on the body and the condition of its organs, we would have achieved much more.
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Why is it that we customarily attribute these functions to the soul?
But because we have all experienced since childhood that many of its movements are governed by the will, which is one of the faculties of the soul, this led us to believe that the soul is the principle behind all such movements. This belief was also greatly influenced by our ignorance of anatomy and mechanics: since we only considered the external aspects of the human body, we never imagined that it contained enough organs or mechanisms to move on its own in as many different ways as we observed it doing. Moreover, this misconception was reinforced by our assumption that dead bodies possessed the same organs as living ones, with the only difference being the absence of a soul—yet even in dead bodies, there was no movement at all.
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Why they should not be attributed to him.
Rather than being able to understand our nature more clearly when we strive to know it better, we find that our soul, insofar as it is a substance distinct from the body, is known to us only through its mental functions—that is, through its abilities to perceive, will, imagine, recall, and feel. Since these functions are all forms of thought, and since other activities sometimes attributed to the soul, such as moving the heart and arteries or digesting food in the stomach, which involve no thought at all but are merely physical movements, it is far more reasonable to attribute those to the body rather than to the soul.
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Another reason that proves the same thing.
We can also see that when certain parts of our body are damaged—for example, when a nerve is injured—those parts no longer obey our will as they used to; in fact, they often exhibit convulsive movements that are contrary to our intentions. This demonstrates that the soul cannot initiate any movement in the body unless all the relevant bodily organs are properly prepared for that movement. On the contrary, when all the body’s organs are in a state suitable for a particular action, the body does not need the soul to carry it out. Consequently, all those movements that we do not consciously initiate must be attributed not to the soul but merely to the proper disposition of the bodily organs. Even what we call voluntary movements are primarily caused by this physiological disposition of the organs; they cannot occur without it, no matter how much we desire them to happen—though it is indeed the soul that ultimately determines their occurrence.
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Even though death brings an end to these functions, it does not necessarily mean that they depend on the soul.
And although all these functions cease in the body when it dies and the soul leaves it, we must not infer from this that it is the soul itself that produces them, but rather that it is the same cause that prevents the body from being capable of performing them anymore, and that also causes the soul to depart from it.
It is true that one may find it difficult to believe that the mere arrangement of our bodily organs is sufficient to produce in us all those movements which are not determined by our thought; therefore, I will attempt here to prove this point and to explain so thoroughly the entire mechanism of our body that we shall have no reason to think that it is our soul which induces these movements within us, any more than we would consider it necessary to conclude that there is a soul within an hourglass simply because it indicates the time.
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One does not need to have studied anatomy extensively in order to understand this treatise.
There is no one who does not already have some knowledge of the various parts of the human body—that is, who does not know that it is composed of a very large number of bones, muscles, nerves, veins, arteries, as well as a heart, brain, liver, lungs, stomach, and so on. Moreover, many people have probably seen the internal organs of various animals being dissected, allowing them to observe their structure and arrangement, which are more or less similar to those in humans. It will not be necessary for anyone to learn anything additional about anatomy in order to understand this text, because I will take care of explaining everything else that is particularly relevant as I encounter the need to discuss these topics.
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Summary of the things it must contain.
And in order that one may first obtain a general understanding of the entire mechanism I am about to describe, I will state here that it is the heat present within the heart that serves as the principal spring and source of all the movements that take place within it. The veins are tubes that conduct the blood from every part of the body toward the heart, where it nourishes the heat residing there; similarly, the stomach and intestines function as another, even larger system of tubes, marked by numerous small openings through which the juices extracted from food flow into the veins, which then carry them directly to the heart. The arteries are yet another set of tubes through which the blood, having been heated and thinned in the heart, is directed to all other parts of the body, providing them with heat and nourishing substances. Finally, the most active and vital portions of this blood are transported to the brain via arteries that extend straight from the heart; these portions form what might be called a very subtle “air” or “wind,” which we call the animal spirits. By expanding the brain, these spirits enable it to receive impressions from external objects, as well as those originating within the soul—thus making the brain the organ or seat of the senses, imagination, and memory. Moreover, this same “air” or “spirits” flow from the brain through the nerves to all the muscles, enabling these nerves to function as organs for the external senses and causing the muscles to contract in various ways, thereby generating movement in all parts of the body.
These are, in brief, all the things that I have to describe here; so that, by clearly understanding what lies within each of our actions that depend solely on the body, and what depends on the soul, we may make better use of both the body and the soul, and thus cure or prevent their various ailments.
Second Part
On the Movement of the Heart and Blood
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That there is warmth within the heart, and what kind of warmth it is.
There is no doubt that there is heat within the heart, for one can perceive it even with the touch when one opens the body of some living animal; and there is no need to imagine that this heat is of any different nature from that which is usually caused by the mixture of some liquid or leavening agent, which causes the body in which it is present to expand.
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Description of the parts of the heart.
Prima parte
Prefazione
I
È molto utile per la medicina conoscere bene le funzioni del nostro corpo.
Non c’è nulla a cui ci si possa dedicare con maggior frutto che cercare di conoscere se stessi; e il vantaggio che si può trarre da questa conoscenza non riguarda soltanto la morale, come sembra a molti all’inizio, ma anche in particolare la medicina, nella quale credo si potrebbero trovare molti principi certi, sia per curare le malattie che per prevenirle, e persino per ritardare l’avanzamento dell’invecchiamento. Questo sarebbe possibile se ci fossimo dedicati a comprendere appieno la natura del nostro corpo, e non avessimo attribuito all’anima funzioni che dipendono esclusivamente da esso e dalla disposizione dei suoi organi.
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Da dove deriva la consuetudine di attribuire queste funzioni all’anima?
Ma poiché fin da bambini abbiamo constatato che molti dei suoi movimenti obbedivano alla volontà, che è una delle facoltà dell’anima, ci siamo resi inclini a credere che l’anima fosse il principio di tutto; a questo ha contribuito in gran misura anche la nostra ignoranza sull’anatomia e sulla meccanica: poiché consideravamo soltanto l’esterno del corpo umano, non ci è mai venuto in mente che esso possedesse organi o meccanismi sufficienti per muoversi da solo in tutte le maniere in cui lo vediamo muoversi; e questo errore è stato ulteriormente confermato dal fatto che ritenevamo che i corpi morti possedessero gli stessi organi dei viventi, senza che loro mancasse altro che l’anima, eppure non presentavano alcun movimento.
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Perché non dovrebbero essere attribuite a lui.
Invece di riuscire a comprendere più chiaramente la nostra natura, possiamo osservare che l’anima, in quanto sostanza distinta dal corpo, ci è conosciuta soltanto attraverso le sue funzioni mentali: cioè attraverso il fatto che pensa, che percepisce, che desidera, che immagina, che ricorda e che sente. Poiché tutte queste attività rientrano nella categoria dei processi mentali, e poiché altre funzioni, come quelle di muovere il cuore e le arterie o di digerire il cibo nello stomaco – funzioni che in realtà non implicano alcun pensiero – sono soltanto movimenti fisici, è molto più probabile che tali funzioni siano dovute a un corpo piuttosto che a un’anima. Pertanto, abbiamo meno motivi per attribuirle all’anima che al corpo stesso.
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Un’altra ragione che dimostra lo stesso concetto.
Possiamo anche osservare che quando alcune parti del nostro corpo vengono danneggiate, ad esempio quando un nervo viene stimolato, queste parti smettono di obbedire alla nostra volontà, come era solito fare in precedenza; spesso addirittura compiono movimenti convulsivi che sono contrari a quella volontà. Ciò dimostra che l’anima non può suscitare alcun movimento nel corpo, se non quando tutti gli organi necessari per quel movimento sono nella giusta disposizione; al contrario, quando il corpo ha tutti i suoi organi pronti per un certo movimento, non ha bisogno dell’anima per compierlo. Pertanto, tutti i movimenti che non derivano dalla nostra volontà non devono essere attribuiti all’anima, ma esclusivamente alla disposizione degli organi stessi; anche i cosiddetti movimenti “volontari” derivano principalmente da questa disposizione degli organi, poiché non possono essere compiuti senza di essa, per quanto forte possa essere la nostra volontà, sebbene sia proprio l’anima a determinarli.
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Anche se la mort fa cessare queste funzioni, ciò non significa necessariamente che esse dipendano dall’anima.
E sebbene tutti questi movimenti cessino nel corpo quando esso muore e l’anima lo abbandoni, non si deve dedurre da ciò che sia proprio l’anima a produrli, ma soltanto che è una stessa causa quella che rende il corpo incapace di generarli e che fa sì che l’anima lo lasci.
È vero che possa essere difficile credere che la semplice disposizione degli organi sia sufficiente per produrre in noi tutti quei movimenti che non sono determinati dal nostro pensiero; è per questo che cercherò di dimostrarlo e di spiegare così completamente l’intero funzionamento del nostro corpo, da farci perdere ogni motivo di dubitare che sia proprio la nostra anima a suscitare in esso quei movimenti, tanto quanto non abbiamo motivo di pensare che una pendola possieda un’anima che le permetta di indicare l’ora.
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Non sarà necessario aver studiato a lungo l’anatomia per comprendere questo trattato.
Non esiste nessuno che non abbia già qualche conoscenza delle varie parti del corpo umano, cioè che non sappia che esso è composto da un gran numero di ossa, muscoli, nervi, vene, arterie, oltre che da un cuore, un cervello, un fegato, un polmone, uno stomaco, e che non abbia talvolta visto aprire varie bestie, osservandone la struttura interna, la quale è più o meno simile alla nostra. Non sarà necessario imparare nulla di più sull’anatomia per comprendere questo testo, poiché mi assicurerò di spiegare tutto ciò che è particolarmente importante al riguardo non appena ne avrò l’occasione.
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Elenco delle cose che deve contenere.
E affinché si possieda innanzitutto una concezione generale di tutta la “macchina” che devo descrivere, dirò qui che è il calore presente nel cuore ad agire come il principale motore e fondamento di tutti i movimenti che avvengono in esso; le vene, invece, sono dei tubi che conducono il sangue da tutte le parti del corpo verso il cuore, dove costituisce alimento per quel calore stesso. Lo stomaco e gli intestini rappresentano un altro sistema di tubi ancora più esteso, dotato di numerosi piccoli fori attraverso i quali il succo delle carni fluisce direttamente nelle vene; le arterie, infine, sono altri tubi attraverso cui il sangue, una volta riscaldato e rarefatto nel cuore, viene trasportato in tutte le altre parti del corpo, fornendo loro calore e sostanze nutritive. Le parti di questo sangue più vivaci e dinamiche vengono portate al cervello attraverso le arterie che si diramano direttamente dal cuore; queste parti costituiscono una sorta di “aria” o “vento” estremamente sottile, chiamata “spiriti animali”. Questi spiriti, dilatando il cervello, lo rendono in grado di ricevere le impressioni provenienti dagli oggetti esterni, nonché quelle dell’anima; in altre parole, costituiscono l’organo o il centro dei sensi comuni, dell’immaginazione e della memoria. Infine, lo stesso “spirito” scorre dal cervello attraverso i nervi fino a tutti i muscoli, permettendo loro di funzionare come organi dei sensi esterni e di muovere tutti i membri del corpo.
Ecco, in sintesi, tutte le cose che ho da descrivere: conoscendo chiaramente ciò che è contenuto in ciascuna delle nostre azioni e che dipende esclusivamente dal corpo, e ciò che invece dipende dall’anima, potremo utilizzare al meglio sia il corpo che l’anima, per curare o prevenire le loro malattie.
Seconda parte
Del movimento del cuore e del sangue
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C’è calore nel cuore, e di che natura esso sia.
Non si può dubitare che nel cuore esista calore, poiché esso può essere percepito anche a mani nude quando si apre il corpo di un animale vivente; inoltre, non è necessario immaginare che questo calore abbia una natura diversa da quella di ogni altro calore generato dal miscelamento di sostanze liquide o di lieviti, che causano il dilatamento del corpo in cui si trova.
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Descrizione delle parti del cuore.
Mais pour ce que la dilatation du sang, que cause cette chaleur, est le premier et le principal ressort de toute notre machine, je voudrais que ceux qui n’ont jamais étudié l’anatomie prissent la peine de voir le cœur de quelque animal terrestre assez gros (car ils sont tous à peu près semblables à celui de l’homme), et qu’ayant premièrement coupé la pointe de ce cœur, ils prissent garde qu’il y a au dedans comme deux cavernes ou concavités qui peuvent contenir beaucoup de sang. Après cela, s’ils mettent les doigts dans ces concavités pour y chercher, vers la base du cœur, les ouvertures par où elles peuvent recevoir du sang ou bien se décharger de celui qu’elles contiennent, ils en trouveront deux fort grandes en chacune ; à savoir, dans la cavité droite il y a une ouverture qui conduira le doigt dans la veine cave, et une autre qui le conduira dans la veine artérieuse ; puis, s’ils coupent la chair du cœur le long de cette cavité jusqu’à ces deux ouvertures, ils trouveront trois petites peaux (nommées communément les valvules) à l’entrée de la veine cave, qui sont tellement disposées que lorsque le cœur est allongé et désenflé (comme il est toujours dans les animaux qui sont morts), elles n’empêchent aucunement que le sang de cette veine ne descende dans cette cavité ; mais que si le cœur vient à s’enfler et à se raccourcir, étant contraint à cela par l’abondance et la dilatation du sang qu’il contient, ces trois peaux se doivent rehausser, et fermer tellement l’entrée de la veine cave qu’il ne puisse plus descendre de sang par elle dans le cœur.
On trouvera aussi trois petites peaux ou valvules à l’entrée de la veine artérieuse qui sont tout autrement disposées que celles de la veine cave, en sorte qu’elles empêchent que le sang que contient cette veine artérieuse ne puisse descendre dans le cœur, mais que s’il y en a dans la cavité droite du cœur qui tende à en sortir elles ne l’en empêchent aucunement.
En même façon, si on met le doigt dans la cavité gauche, on y trouvera deux ouvertures vers sa base, qui conduisent, l’une dans l’artère veineuse, et l’autre dans la grande artère ; et, en ouvrant toute cette cavité, on verra deux valvules, à l’entrée de l’artère veineuse, qui sont entièrement semblables à celles de la veine cave, et sont disposées en même façon, sans qu’il y ait autre différence sinon que l’artère veineuse, étant pressée d’un côté par la grande artère, et de l’autre par la veine artérieuse, a son ouverture oblongue ; ce qui fait que deux telles petites peaux suffisent pour la fermer, au lieu qu’il en faut trois pour fermer l’entrée de la veine cave.
On verra aussi trois autres valvules à l’entrée de la grande artère qui ne diffèrent en rien de celles qui sont à l’entrée de la veine artérieuse ; en sorte qu’elles n’empêchent point que le sang qui est dans la cavité gauche du cœur ne monte dans cette grande artère, mais elles l’empêchent de redescendre de cette artère dans le cœur.
Et on pourra remarquer que ces deux vaisseaux, à savoir la veine artérieuse et la grande artère, sont composés de peaux beaucoup plus dures et plus épaisses que ne sont la veine cave et l’artère veineuse ; ce qui montre que ces deux-ci ont tout un autre usage que les deux autres, et que celle qu’on nomme l’artère veineuse est véritablement une veine, comme au contraire celle qu’on nomme la veine artérieuse est une artère. Mais ce qui est cause que les anciens ont nommé artère celle qu’ils devaient nommer une veine, et qu’ils ont nommé veine celle qui est une artère, c’est qu’ils ont cru que toutes les veines venaient de la cavité droite du cœur, et toutes les artères de la gauche.
Enfin, on pourra remarquer que ces deux parties du cœur qu’on nomme ses oreilles ne sont autre chose que les extrémités de la veine cave et de l’artère veineuse, qui se sont élargies et repliées en cet endroit-là pour la raison que je dirai ci-après.
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Comment le cœur et les artères se meuvent.
Lorsqu’on aura ainsi vu l’anatomie du cœur, si l’on considère qu’il a toujours en soi plus de chaleur pendant que l’animal vit que n’en a aucune autre partie du corps, et que le sang est de telle nature que lorsqu’il est un peu plus, échauffé que de coutume il se dilate fort promptement, on ne pourra douter que le mouvement du cœur, et ensuite le pouls, ou le battement des artères, ne se fasse en la façon que je vais décrire.
Au moment que le cœur est allongé et désenflé, il n’y a point de sang en ses deux concavités, excepté seulement quelque petit reste, de celui qui s’y est raréfié auparavant ; c’est pourquoi il y en entre deux grosses gouttes, une qui tombe de la veine cave dans sa cavité droite, et l’autre qui tombe de la veine nommée l’artère veineuse dans la gauche ; et le peu de sang raréfié qui restait dans ses concavités, se mêlant incontinent avec celui qui entre de nouveau, est comme une espèce de levain qui fait qu’il se réchauffe et se dilate tout-à-coup, au moyen de quoi le cœur s’enfle et se durcit, et se raccourcit quelque peu ; et les petites peaux qui sont aux entrées de la veine cave et de l’artère veineuse se soulèvent et les ferment en telle sorte qu’il ne peut descendre davantage de sang de ces deux veines dans le cœur, et que le sang qui se dilate dans le cœur ne peut remonter vers ces deux veines ; mais il monte facilement de la cavité droite dans l’artère nommée la veine artérieuse et de la gauche dans la grande artère, sans que les petites peaux qui sont à leurs entrées l’en empêchent.
Et pour ce que ce sang raréfié requiert beaucoup plus de place qu’il n’y en a dans les concavités du cœur, il entre avec effort dans ces deux artères, faisant par ce moyen qu’elles s’enflent et se soulèvent au même temps que le cœur ; et c’est ce mouvement, tant du cœur que des artères, qu’on nomme le pouls.
Incontinent après que le sang ainsi raréfié a pris son cours dans les artères, le cœur se désenfle, et devient mou, et se rallonge, à cause qu’il ne demeure que peu de sang dans ses concavités ; et les artères se désenflent aussi, partie à cause que l’air de dehors, qui approche bien plus de leurs branches que du cœur, fait que le sang qu’elles contiennent se refroidit et se condense, partie aussi à cause qu’il sort continuellement hors d’elles à peu près autant de sang qu’il y en entre ; et bien que lorsqu’il ne monte plus de sang du cœur vers les artères il semble que celui qu’elles contiennent doive redescendre vers le cœur, toutefois il ne peut aucunement entrer dans ses concavités, parce que les petites peaux qui sont aux entrées de ces artères l’en empêchent ; mais il y en entre d’autre de la veine cave et de l’artère veineuse, qui, s’y dilatant en même façon que le précédent, fait mouvoir derechef le cœur et les artères ; et ainsi leur battement dure toujours pendant que l’animal est en vie.
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Quel est le mouvement des oreilles et du cœur, et quelle est la cause de leur fabrique.
Pour ce qui est des parties qu’on nomme les oreilles du cœur, elles ont un mouvement différent du sien, mais qui le suit de fort près ; car sitôt que le cœur est désenflé, il tombe deux grosses gouttes de sang dans ses concavités, l’une de son oreille droite, qui est l’extrémité de la veine cave, l’autre de son oreille gauche, qui est l’extrémité de l’artère veineuse, au moyen de quoi les oreilles se désenflent, et le cœur et les artères, qui s’enflent incontinent après, empêchent un peu par leur mouvement que le sang qui est dans les branches de la veine cave et de l’artère veineuse ne vienne remplir ces oreilles ; de façon qu’elles ne commencent à s’enfler que lorsque le cœur commence à se désenfler ; et au lieu que le cœur s’enfle tout-à-coup, et après se désenfle peu à peu, les oreilles se désenflent plus promptement qu’elles ne s’enflent. Au reste, d’autant que le mouvement par lequel elles s’enflent ainsi et se désenflent leur est particulier, et ne s’étend point au reste de la veine cave et de l’artère veineuse, dont elles sont les extrémités, cela est cause qu’elles sont plus larges et autrement repliées, et composées de peaux plus épaisses et plus charnues que le reste de ces deux veines.
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Description de la veine cave.
But since the dilation of blood, caused by this heat, is the primary and main mechanism driving the entire functioning of our organism, I would like those who have never studied anatomy to take the trouble to observe the heart of some fairly large terrestrial animal (for they are all more or less similar to the human heart). First, by cutting off the tip of such a heart, one should notice that inside it there exist two cavities capable of holding a great amount of blood. If then fingers are inserted into these cavities and explored towards the base of the heart, two large openings will be found: in the right cavity, one opening leads to the inferior vena cava, while the other leads to the aorta. Further examination, by cutting through the heart tissue along these cavities, reveals three small structures (commonly referred to as valves) at the entrance of the inferior vena cava. These valves are arranged in such a way that when the heart is relaxed and deflated—as it always is in dead animals—they do not prevent any blood from flowing into this cavity. However, whenever the heart begins to swell and contract, due to the increased volume and dilation of the blood within it, these three valves raise and completely block the entrance to the inferior vena cava, preventing any further flow of blood into the heart.
At the entrance of the arterial vein, there are also three small membranes or valves arranged differently from those in the inferior vena cava; these prevent the blood contained within this arterial vein from flowing back into the heart. However, if any such blood happens to be present in the right side of the heart and attempts to flow out, these valves do not obstruct it in any way.
In the same way, if one inserts a finger into the left cavity, two openings will be found at its base—one leading into the venous artery and the other into the main artery. Upon examining this entire cavity, two valves will be observed at the entrance of the venous artery; these valves are exactly similar to those in the inferior vena cava and are arranged in the same manner. The only difference is that the venous artery, being compressed on one side by the main artery and on the other by the arterial vein, has an oblong opening. As a result, only two such small valves are required to close it, whereas three are needed to seal the entrance of the inferior vena cava.
One will also notice three other valves at the entrance of the aorta, which are in no way different from those located at the entrance of the pulmonary artery; thus, they do not prevent the blood in the left ventricle of the heart from flowing into the aorta, but they prevent it from flowing back from the aorta into the heart.
And it can be observed that these two vessels—namely, the artery and the aorta—are composed of much tougher and thicker membranes than the vena cava and the pulmonary artery; this indicates that their functions are entirely different from those of the other two. In fact, what is called the pulmonary artery is actually a vein, just as what is called the vena cava is actually an artery. However, the reason why the ancients named one vessel an “artery” when it should have been called a “vein,” and another a “vein” when it is in fact an artery, is that they believed all veins originated from the right side of the heart, while all arteries originated from the left.
Finally, it can be noted that these two parts of the heart, which we call its “ears,” are nothing other than the extensions of the inferior vena cava and the aorta venosa, which have widened and folded in this particular area for the reasons I will explain below.
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How the heart and arteries function.
Once we have thus understood the anatomy of the heart, and if we consider that it always contains more heat within itself while the animal is alive than any other part of the body, and that blood is of such a nature that when it becomes slightly warmer than usual, it dilates very rapidly, we cannot doubt that the movement of the heart—and consequently, the pulse or the beating of the arteries—must occur in the manner I will now describe.
At the moment when the heart is relaxed and deflated, there is no blood in its two chambers, except for a small remaining amount of the blood that has previously become diluted; therefore, two large drops of blood enter the heart: one drops from the vena cava into its right chamber, and the other drops from a vein called the arteria venosa into the left chamber. The little amount of diluted blood that remains in the chambers mixes immediately with the new blood that enters, acting like a kind of leaven that causes the blood to heat up and expand suddenly. As a result, the heart swells, hardens, and slightly shortens. Moreover, the small membranes at the entrances of the vena cava and the arteria venosa rise and close, preventing any further flow of blood from these two veins into the heart, and also ensuring that the blood that expands within the heart cannot flow back into them. However, blood can easily flow from the right chamber into the artery called the arteria venosa, and from the left chamber into the main artery, without being obstructed by those small membranes.
And because this thinned blood requires much more space than is available within the heart’s cavities, it struggles to enter these two arteries, causing them to swell and rise simultaneously with the heart; it is this movement of both the heart and the arteries that is called the pulse.
Once the blood, having been thinned in this manner, begins to flow through the arteries, the heart collapses, becomes soft, and lengthens out, because very little blood remains within its chambers. The arteries also deflate—partly because the air outside, which comes into much closer contact with their branches than with the heart itself, causes the blood they contain to cool and condense; and partly because nearly as much blood continuously leaves these arteries as enters them. Although it might seem that the blood contained in the arteries should flow back towards the heart when no more blood rises from it, it is actually impossible for this blood to enter the heart’s chambers, since the tiny membranes at the entrances of the arteries prevent it from doing so. However, other blood comes in from the vena cava and the venous arteries; and as this new blood dilates within these vessels in the same way as the previous blood had done, it causes the heart and arteries to begin beating again. Thus, their circulation continues as long as the animal remains alive.
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What is the movement of the ears and the heart, and what is the cause of their existence?
As for those parts which are called the “ears” of the heart, they move in a manner different from that of the heart itself, yet their movement closely follows it. For whenever the heart begins to deflate, two large drops of blood fall into its respective cavities: one into the right “ear,” which is the terminal portion of the inferior vena cava, and the other into the left “ear,” which is the terminal portion of the pulmonary artery. Through this process, the “ears” of the heart deflate, while the heart and arteries, which begin to inflate shortly thereafter, prevent the blood contained in the branches of the inferior vena cava and pulmonary artery from filling these cavities again. As a result, the “ears” of the heart only begin to deflate when the heart itself starts to deflate. Moreover, whereas the heart expands suddenly and then deflates gradually, the “ears” of the heart deflate more quickly than they expand. Furthermore, since their specific mode of expansion and contraction is unique and does not extend to the rest of the inferior vena cava and pulmonary artery from which they originate, this is why these parts are wider in structure and have a different arrangement of tissues—their skin layers are thicker and more fleshy than those of the other portions of these two veins.
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Description of the inferior vena cava.
Ma poiché la dilatazione del sangue, causata da questo calore, rappresenta il principale meccanismo che regola il funzionamento dell’intero nostro organismo, vorrei che coloro che non hanno mai studiato l’anatomia si prendessero la briga di osservare il cuore di qualche animale terrestre abbastanza grande (poiché tutti sono più o meno simili a quello umano). Dopo aver tagliato la punta di questo cuore, dovrebbero notare che all’interno vi sono due cavità capaci di contenere una grande quantità di sangue. Se poi introducono le dita in queste cavità per cercare le aperture attraverso cui il sangue può entrare o uscire, troveranno due aperture molto grandi: nella cavità destra c’è un’apertura che conduce al vena cava, e un’altra che conduce alla vena arteriosa. Se poi tagliano la carne del cuore lungo questa cavità fino a queste due aperture, scopriranno tre piccole strutture chiamate valvole, situate all’ingresso della vena cava; queste valvole sono disposte in modo tale che, quando il cuore è rilassato e non si è ingrossato (come avviene sempre negli animali morti), non ostacolano affatto la fuoriuscita di sangue dalla vena cava. Tuttavia, se il cuore si ingrossa a causa dell’aumento della quantità di sangue che contiene, queste tre valvole si sollevano e chiudono completamente l’ingresso della vena cava, impedendo così la fuoriuscita di sangue.
Si trovano inoltre tre piccole membrane o valvole all’ingresso della vena arteriosa, disposte in modo completamente diverso rispetto a quelle della vena cava; queste valvole impediscono che il sangue contenuto in questa vena arteriosa possa scendere verso il cuore, ma se nel lato destro del cuore vi fosse del sangue che tendesse a uscire, esse non lo ostacolerebbero affatto.
Allo stesso modo, se si inserisce un dito nella cavità sinistra, si troveranno due aperture verso la sua base: una conduce all’arteria venosa e l’altra alla grande arteria; inoltre, aprendo completamente questa cavità, si noteranno due valvole all’ingresso dell’arteria venosa, completamente simili a quelle della vena cava e disposte nello stesso modo. L’unica differenza risiede nel fatto che l’arteria venosa, essendo compressa da un lato dalla grande arteria e dall’altro dalla vena arteriosa, presenta un’apertura oblunga; per questo motivo, bastano due di queste piccole strutture per chiuderla, mentre ne servono tre per chiudere l’ingresso della vena cava.
Si noteranno anche altre tre valvole all’ingresso della grande arteria, che non differiscono in alcun modo da quelle presenti all’ingresso della vena arteriosa; pertanto, esse non impediscono al sangue presente nella cavità sinistra del cuore di salire verso questa grande arteria, ma impediscano che esso scenda nuovamente da questa arteria verso il cuore.
Si può notare che questi due vasi, ovvero la vena arteriosa e l’arteria principale, sono composti da pelli molto più dure e spesse rispetto alla vena cava e all’arteria venosa; ciò dimostra che questi ultimi hanno un’utilità completamente diversa dagli altri due, e che quella che viene chiamata “arteria venosa” è in realtà una vena, al contrario di quella che viene chiamata “vena arteriosa”, che è in realtà un’arteria. Tuttavia, il motivo per cui gli antichi hanno chiamato “arteria” ciò che avrebbe dovuto essere chiamato “vena”, e “vena” ciò che invece è un’arteria, è che ritenevano che tutte le vene provenissero dalla cavità destra del cuore, e tutte le arterie da quella sinistra.
Infine, si può notare che queste due parti del cuore, chiamate “auricole”, non sono altro che le estremità della vena cava e dell’arteria venosa, che si sono espanse e ripiegate in quel punto per motivi che spiegherò più avanti.
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Come si muovono il cuore e le arterie.
Una volta compresa l’anatomia del cuore, e considerando che esso contiene sempre più calore durante la vita dell’animale rispetto ad altre parti del corpo, e che il sangue è di natura tale da dilatarsi rapidamente quando si riscalda leggermente oltre il normale, non si potrà dubitare che il movimento del cuore, e di conseguenza il polso o i battiti delle arterie, avvengano esattamente nel modo che descriverò.
Nel momento in cui il cuore si allunga e si sgonfia, nelle sue due cavità non vi è più sangue, se non qualche piccolo residuo di quello che in precedenza vi era stato rarefatto; per questo motivo vi entrano due grosse gocce di sangue: una discende dalla vena cava nella sua cavità destra, e l’altra dalla vena denominata “arteria venosa” nella cavità sinistra. Il poco sangue rarefatto che rimane nelle cavità del cuore si mescola immediatamente con quello che vi entra nuovamente; questo miscuglio agisce come una sorta di lievito, facendo sì che il sangue si riscaldi e si dilati improvvisamente. Di conseguenza, il cuore si gonfia, si indurisce e si accorcia leggermente. Inoltre, le piccole membrane presenti alle entrate della vena cava e dell’arteria venosa si sollevano e si chiudono, impedendo che ulteriore sangue discenda da queste due vene verso il cuore, e impedendo anche al sangue che si è dilatato all’interno del cuore di risalire verso di esse. Tuttavia, il sangue può salire facilmente dalla cavità destra verso l’arteria denominata “vena arteriosa”, e dalla cavità sinistra verso la grande arteria, senza che le piccole membrane presenti alle loro entrate lo ostacolino.
Poiché questo sangue rarefatto richiede molto più spazio di quanto ne sia disponibile nelle cavità del cuore, entra con difficoltà in queste due arterie, causandone l’ingrossamento e il sollevamento contemporaneamente al movimento del cuore stesso; ed è proprio questo movimento, sia del cuore che delle arterie, che viene definito battito cardiaco.
Dopo che il sangue, ormai rarefatto, inizia a fluire nelle arterie, il cuore si sgonfia, diventa morbido e si allunga, poiché rimane molto poco sangue nelle sue cavità; anche le arterie si sgonfiano: in parte perché l’aria esterna, che raggiunge molto più facilmente le loro diramazioni che il cuore stesso, fa raffreddare e condensare il sangue che contengono; in parte perché continuamente lo stesso quantitativo di sangue esce da esse quanto ne entra. E sebbene, quando non arriva più alcun sangue dal cuore verso le arterie, sembri che quello contenuto nelle arterie debba tornare indietro al cuore, in realtà non può affatto rientrare nelle sue cavità, poiché le piccole membrane presenti alle loro entrate lo impediscono; tuttavia, altro sangue proveniente dalla vena cava e dall’arteria venosa entra nel cuore, dilatandosi allo stesso modo del sangue precedente, e così il battito cardiaco e quello delle arterie continuano senza sosta finché l’animale è in vita.
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Qual è il movimento delle orecchie e del cuore, e qual è la causa della loro struttura.
Per quanto riguarda quelle parti che vengono chiamate “orecchie del cuore”, esse presentano un movimento diverso da quello del cuore stesso, ma che lo segue molto da vicino; infatti, non appena il cuore si sgonfia, due grosse gocce di sangue cadono nelle sue cavità: una nell’“orecchio” destro, che rappresenta l’estremità della vena cava, e l’altra nell’“orecchio” sinistro, che è l’estremità dell’arteria venosa. Grazie a questo processo, le “orecchie del cuore” si sgonfiano, mentre il cuore e le arterie, che si gonfiano immediatamente dopo, impediscono in parte che il sangue presente nelle ramificazioni della vena cava e dell’arteria venosa riempia nuovamente queste parti; di conseguenza, esse iniziano a sgonfiarsi soltanto quando il cuore ha già iniziato a ridursi di dimensioni. Inoltre, poiché il movimento che le fa gonfiare e sgonfiare è specifico per queste parti e non si estende al resto della vena cava e dell’arteria venosa da cui derivano, esse sono più larghe, presentano una struttura diversa nella piegatura delle loro pareti, e sono composte da pelli più spesse e carnose rispetto alle altre parti di queste due vene.
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Descrizione della vena cava.
Mais, afin que tout ceci s’entende mieux, il faut ici plus particulièrement considérer la fabrique des quatre vaisseaux qui répondent au cœur ; et premièrement, touchant la veine cave, il faut remarquer qu’elle s’étend dans toutes les parties du corps, excepté dans le poumon, en sorte que toutes les autres veines ne sont que ses branches ; car même la veine porte, qui se répand partout dans la rate et dans les intestins, se joint à elle par des tuyaux si manifestes dans le foie qu’on la peut mettre de ce nombre. Ainsi l’on doit considérer toutes ces veines comme un seul vaisseau, qui se nomme la veine cave à l’endroit où il est le plus large, et qui contient toujours la plus grande partie du sang qui est dans le corps, lequel sang il conduit naturellement dans le cœur ; en sorte que s’il n’en contenait que trois gouttes, elles quitteraient les autres parties, et iraient se rendre vers l’oreille droite du cœur : dont la raison est que la veine cave est plus large en cet endroit-là qu’en tous les autres, et qu’elle va de là en s’étrécissant peu à peu jusqu’aux extrémités de ses branches ; et que la peau dont ses branches sont composées se pouvant étendre plus ou moins, selon la quantité du sang qu’elles contiennent, se resserre toujours quelque peu de soi-même, au moyen de quoi elle chasse ce sang vers le cœur ; et enfin qu’il y a des valvules en plusieurs endroits de ses branches qui sont tellement disposées qu’elles ferment entièrement leur canal, pour empêcher que le sang ne coule vers leurs extrémités, et ainsi ne s’éloigne du cœur, lorsqu’il arrive que sa pesanteur ou quelque autre cause le pousse vers là, mais qu’elles ne l’empêchent aucunement de couler de leurs extrémités vers le cœur ; ensuite de quoi l’on doit juger que toutes leurs fibres sont aussi tellement disposées qu’elles laissent couler le sang plus aisément en ce sens-là qu’au sens contraire.
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De la veine artérieuse, de l’artère veineuse, et du poumon.
Touchant la veine artérieuse et l’artère veineuse, il faut remarquer que ce sont aussi deux vaisseaux qui sont fort larges à l’endroit où ils se joignent au cœur, mais qu’ils se divisent fort proche de là en diverses branches, lesquelles derechef se divisent après en d’autres plus petites, et qu’elles vont toutes en étrécissant à mesure qu’elles s’éloignent du cœur ; et que chaque branche de l’un de ces deux vaisseaux accompagne toujours quelqu’une des branches de l’autre, et aussi quelqu’une d’un troisième vaisseau dont l’entrée est ce qu’on nomme le gosier ou le sifflet ; et que les branches de ces trois vaisseaux ne vont point ailleurs que dans le poumon, lequel n’est composé que d’elles seules, qui sont tellement mêlées ensemble, qu’on ne saurait désigner aucune partie de sa chair, assez grosse pour être vue, en laquelle chacun de ces trois vaisseaux n’ait quelqu’une de ses branches.
Il faut aussi remarquer que ces trois vaisseaux ont entre eux de la différence, en ce que celui dont l’entrée est le sifflet ne contient jamais autre chose que l’air de la respiration, et qu’il est composé de petits cartilages et de peaux beaucoup plus dures que celles qui composent les deux autres ; comme aussi celui qu’on nomme la veine artérieuse est composé de peaux notablement plus dures et plus épaisses que celles de l’artère veineuse, lesquelles sont molles et déliées, tout de même que celles de la veine cave. Ce qui montre que bien que ces deux vaisseaux ne reçoivent en eux que du sang, il y a toutefois de la différence, en ce que le sang qui est dans l’artère veineuse n’y est pas tant agité ni poussé avec tant de force que celui qui est dans la veine artérieuse ; car, comme on voit que les mains des artisans deviennent dures à force de manier leurs outils, ainsi la cause de la dureté des peaux et des cartilages qui composent le gosier est la force et l’agitation de l’air qui passe par dedans lorsqu’on respire ; et si le sang n’était point plus agité quand il entre dans la veine artérieuse que quand il entre dans l’artère veineuse, celle-là n’aurait point ses peaux plus épaisses ni plus dures que celle-ci.
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De l’usage du poumon.
Mais j’ai déjà expliqué comment le sang entre avec effort dans la veine artérieuse à mesure qu’il est échauffé et raréfié dans la cavité droite du cœur ; il reste seulement ici à dire que, lorsque ce sang est dispersé dans toutes les petites branches de cède veine artérieuse, il y est refroidi et condensé par l’air de la respiration, à cause que les petites branches du vaisseau qui contient cet air sont mêlées parmi elles en tous les endroits du poumon ; et le nouveau sang qui vient de la cavité droite du cœur dans cette même veine artérieuse, y entrant avec quelque force, chasse celui qui commence à se condenser, et le fait passer des extrémités de ses branches dans les branches de l’artère veineuse, d’où il coule très facilement vers la cavité gauche du cœur.
Et le principal usage du poumon consiste en cela seul que, par le moyen de l’air de la respiration, il épaissit et tempère le sang qui vient de la cavité droite du cœur avant qu’il entre dans la gauche ; sans quoi il serait trop rare et trop subtil pour servir d’aliment au feu qu’il y entretient. Son autre usage est de contenir l’air qui sert à produire la voix : aussi voyons-nous que les poissons et quelques autres animaux qui n’ont qu’une seule cavité dans le cœur sont tous sans poumon, et ensuite de cela qu’ils sont muets, en sorte qu’il n’y en a aucun qui puisse crier ; mais ils sont aussi tous d’un tempérament beaucoup plus froid que les animaux qui ont deux concavités dans le cœur, pour ce que le sang de ceux-ci ayant déjà été une fois échauffé et raréfié dans la cavité droite, retombe peu après dans la gauche, où il excite un feu plus vif et plus ardent que s’il y venait immédiatement de la veine cave ; et, encore que ce sang se refroidisse et se condense dans le poumon, toutefois, à cause qu’il y demeure peu de temps et qu’il ne s’y mêle avec aucune matière plus grossière, il retient plus de facilité à se dilater et se réchauffer qu’il n’en avait avant que d’être entré dans le cœur, comme on voit par expérience que les huiles qu’on fait passer plusieurs fois par l’alambic sont plus aisées à distiller la seconde fois que la première.
Et la figure du cœur sert à prouver que le sang s’échauffe davantage et se dilate avec plus de force dans sa cavité gauche que dans sa droite ; car on voit qu’elle est beaucoup plus grande et plus ronde, et que la chair qui l’environne est plus épaisse, et que toutefois il ne passe par cette cavité que le même sang qui passe par l’autre, et qui s’est diminué par la nourriture qu’il a fournie au poumon.
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Des ouvertures qui se trouvent au cœur des enfants.
Les ouvertures des vaisseaux du cœur servent aussi à prouver que la respiration est nécessaire pour condenser le sang qui est dans le poumon ; car on voit que les enfants, qui ne peuvent respirer pendant qu’ils sont au ventre de leurs mères, ont deux ouvertures dans le cœur, qui ne se trouvent point en ceux qui sont plus âgés ; et que par l’une de ces ouvertures, le sang de la veine cave coule avec celui de l’artère veineuse dans la cavité gauche du cœur ; et par l’autre (qui est faite comme un petit tuyau) une partie du sang qui vient de sa cavité droite passe de la veine artérieuse dans la grande artère sans entrer dans le poumon ; on voit aussi que ces deux ouvertures se ferment peu à peu d’elles-mêmes lorsque les enfants sont nés et qu’ils ont l’usage de la respiration, au lieu qu’aux oies, aux canards, et aux autres semblables animaux qui peuvent demeurer longtemps sous l’eau sans respirer, elles ne se ferment jamais.
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De la grande artère et de la circulation du sang.
However, in order for all of this to be better understood, it is particularly necessary to consider here the structure of the four vessels that are related to the heart. First and foremost, regarding the inferior vena cava, it should be noted that it extends throughout the entire body except for the lungs; thus, all other veins are merely its branches. Even the portal vein, which spreads throughout the liver and intestines, connects to it through channels that are so evident in the liver that it can be considered one of its branches. Therefore, all these veins should be regarded as a single vessel—called the inferior vena cava at its widest point—which always contains the largest portion of the blood in the body. This blood is naturally directed toward the heart; were it to contain only three drops, they would leave the other parts of the body and travel toward the right side of the heart. The reason for this is that the inferior vena cava is wider at this point than elsewhere, and from there it gradually narrows as it extends towards the ends of its branches. Moreover, the tissue comprising these branches can expand or contract depending on the amount of blood they contain, thus automatically constricting to force the blood toward the heart. Finally, there are valves located in several parts of these branches; these valves are arranged in such a way that they completely close off their channels, preventing the blood from flowing away from the heart when its weight or some other factor causes it to move in that direction. At the same time, these valves ensure that the blood can flow freely from the ends of the branches back toward the heart. In conclusion, it can be concluded that all the structural elements of these vessels are arranged in such a way as to facilitate the flow of blood in one direction while preventing it from flowing in the opposite direction.
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From the arterial vein, from the venous artery, and from the lung.
Regarding the arterial vein and the venous artery, it should be noted that these are also two vessels which are quite wide at the point where they join the heart, but they divide shortly thereafter into various branches. These branches in turn further divide into even smaller ones, and all of them narrow as they move away from the heart. Moreover, each branch of one of these two vessels always corresponds to a corresponding branch of the other vessel, as well as to a branch of a third vessel whose entrance is what is known as the trachea or windpipe. The branches of these three vessels extend only into the lungs, which are composed solely of them. They are so intertwined with one another that it would be impossible to identify any single part of the lung’s tissue, large enough to be seen, in which one of these three vessels does not have a branch extending within it.
It should also be noted that these three vessels differ from each other in certain respects: the vessel whose entrance is located at the nostrils contains nothing but the air of respiration, and it is composed of small cartilages and much tougher membranes than the other two vessels; likewise, what is called the “arterial vein” is made up of significantly harder and thicker membranes than those of the “venous artery,” which are soft and delicate, just like the membranes of the inferior vena cava. This shows that although both of these vessels merely carry blood, there is still a difference: the blood within the venous artery is not stirred or propelled with such force as that within the arterial vein. Just as the hands of craftsmen become hard from constant use of their tools, so too the hardness of the membranes and cartilages that make up the throat is due to the force and agitation of the air passing through them during breathing. If the blood were not stirred more vigorously when it enters the arterial vein than when it enters the venous artery, then the latter would not possess thicker or harder membranes than the former.
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On the use of the lung.
But I have already explained how blood, as it is heated and thinned in the right chamber of the heart, enters the arterial vein with some effort; what remains to be said is that once this blood is distributed throughout all the tiny branches of the arterial vein, it is cooled and condensed by the air inhaled during respiration, since these small vessels containing air are intermingled throughout the lungs. The new blood that comes from the right chamber of the heart into this same arterial vein enters with considerable force, driving away the blood that has begun to condense, causing it to flow from the ends of its branches into those of the arterial vein, where it then flows very easily toward the left chamber of the heart.
And the primary function of the lung is precisely this: through the air we breathe in, it thickens and tempers the blood that comes from the right chamber of the heart before it enters the left; otherwise, the blood would be too thin and too delicate to serve as fuel for the fire within the heart. Its other function is to contain the air necessary for producing sound; hence we see that fish and some other animals, which have only one chamber in their hearts, all lack lungs—and as a result, they are silent; none of them can cry out. Moreover, these animals have a much colder temperament than those with two chambers in their hearts. This is because the blood of animals with two chambers has already been warmed and thinned in the right chamber before flowing into the left, where it ignites a more intense and vigorous fire than if it came directly from the vena cava. And although this blood cools and thickens within the lung, since it remains there for only a short time and does not mix with any coarser substances, it retains a greater ability to expand and warm up again than before entering the heart—just as experience shows that oils distilled multiple times in an alembic are easier to distill a second time than the first.
And the shape of the heart serves to prove that blood heats up more intensely and expands with greater force in its left chamber than in its right; for it is clearly much larger and rounder, and the flesh surrounding it is thicker. Yet, only the same blood passes through this chamber as through the other, and that blood has already been depleted by providing nourishment to the lungs.
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Openings that lie at the very heart of children.
The openings in the heart’s vessels also serve to prove that breathing is necessary for condensing the blood found in the lungs; for it can be observed that children, who are unable to breathe while still in their mothers’ wombs, possess two such openings in their hearts, which are not present in older animals. Through one of these openings, the blood from the inferior vena cava and the venous artery flows together into the left chamber of the heart. Through the other opening—which is shaped like a small tube—the blood from the right chamber passes directly from the venous artery into the aorta without entering the lungs. It can also be seen that these two openings gradually close on their own after the child is born and begins to breathe normally. In contrast, animals such as ducks and geese, which can remain underwater for extended periods without breathing, never experience the closure of these openings.
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Regarding the main artery and the circulation of blood.
Ma affinché tutto ciò venga compreso più chiaramente, è necessario considerare in modo particolare la struttura dei quattro vasi sanguigni che sono collegati direttamente al cuore. Per quanto riguarda innanzitutto la vena cava, si deve notare che si estende in tutte le parti del corpo, ad eccezione del polmone; quindi tutte le altre vene non sono altro che sue ramificazioni. Anche la vena porta, che si diffonde in tutto il fegato e negli intestini, vi si unisce attraverso dei canali così evidenti nel fegato da poter essere considerata parte integrante della vena cava. Pertanto, tutte queste vene devono essere considerate come un unico vaso sanguigno; la vena cava, nel punto in cui è più larga, contiene sempre la maggior parte del sangue presente nel corpo e lo conduce naturalmente verso il cuore. Se contenesse soltanto tre gocce di sangue, queste verrebbero spinte dalle altre parti del corpo verso l’orecchio destro del cuore. La ragione di ciò è che la vena cava in quel punto è più larga che in ogni altro luogo e si restringe gradualmente man mano che prosegue verso le sue estremità. Inoltre, la pelle da cui sono formate le ramificazioni della vena cava può espandersi o restringersi a seconda della quantità di sangue che contiene; per questo motivo essa spinge naturalmente il sangue verso il cuore. Infine, in diversi punti delle sue ramificazioni si trovano valvole che chiudono completamente i loro canali, impedendo al sangue di fluire verso le estremità e quindi di allontanarsi dal cuore; allo stesso tempo, queste valvole permettono al sangue di scorrere liberamente dalla periferia verso il cuore. In conclusione, si può affermare che tutte le strutture anatomiche coinvolte nella circolazione sanguigna sono disposte in modo tale da favorire il flusso del sangue nella direzione verso il cuore, piuttosto che nella direzione opposta.
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Dalla vena arteriosa, dall’arteria venosa e dal polmone.
Toccando sia la vena arteriosa che l’arteria venosa, è necessario notare che si tratta anch’esse di due vasi molto larghi nel punto in cui si uniscono al cuore, ma che si dividono subito dopo in diverse ramificazioni; queste ramificazioni a loro volta si suddividono ancora in altre più piccole, e tutte si restringono progressivamente man mano che si allontanano dal cuore. Ogni ramifica di uno di questi due vasi accompagna sempre una delle ramificazioni dell’altro, nonché una di un terzo vaso il cui ingresso è ciò che viene chiamato “gorge” o “sifone”. Le ramificazioni di questi tre vasi si dirigono esclusivamente verso i polmoni, i quali sono composti unicamente da loro; tali ramificazioni sono così strettamente intrecciate tra loro che non è possibile individuare alcuna parte del tessuto polmonare abbastanza grande da essere visibile in cui ciascuno di questi tre vasi non abbia una propria ramifica.
È anche necessario notare che questi tre vasi presentano delle differenze tra loro: quello il cui ingresso è costituito dal soffietto contiene soltanto l’aria respirata e è composto da piccoli cartilaggi e pelli molto più dure rispetto a quelle dei due altri vasi; allo stesso modo, ciò che viene chiamato “vena arteriosa” è formato da pelli notevolmente più dure ed spesse rispetto a quelle della “vena arteriosa”, le quali sono morbide e sottili, proprio come quelle della vena cava. Ciò dimostra che, sebbene questi due vasi ricevano soltanto sangue al loro interno, esistono comunque differenze: il sangue presente nella “vena arteriosa” non viene agitato né spinto con tanta forza rispetto a quello della “vena arteriosa”; infatti, proprio come le mani degli artigiani diventano dure a causa dell’uso costante degli strumenti, la causa della durezza delle pelli e dei cartilaggi che compongono la gola è dovuta alla forza e all’agitazione dell’aria che vi passa durante la respirazione. Se il sangue non fosse più agitato quando entra nella “vena arteriosa” rispetto a quando entra nella “vena arteriosa”, quest’ultima non avrebbe pelli più spesse né più dure di quella.
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Sull’uso dei polmoni.
Ma ho già spiegato come il sangue entri con sforzo nella vena arteriosa man mano che viene riscaldato e rarefatto nella cavità destra del cuore; resta da aggiungere soltanto che, quando questo sangue si diffonde in tutte le piccole ramificazioni della vena arteriosa, vi viene raffreddato e condensato dall’aria respirata, poiché le piccole ramificazioni dei vasi contenenti quest’aria sono distribuite in ogni parte del polmone; il nuovo sangue che proviene dalla cavità destra del cuore nella stessa vena arteriosa, entrandovi con una certa forza, spinge via quello che ha già iniziato a condensarsi, facendolo passare dalle estremità delle sue ramificazioni verso quelle della vena arteriosa, da dove scorre molto facilmente verso la cavità sinistra del cuore.
L’utilizzo principale del polmone consiste proprio nel fatto che, attraverso l’aria respirata, esso rende il sangue più denso e lo regola prima che entri nella cavità sinistra del cuore; altrimenti, tale sangue sarebbe troppo raro e troppo sottile per poter alimentare il “fuoco” che vi si trova. Un altro compito del polmone è quello di contenere l’aria necessaria alla produzione della voce: ecco perché i pesci e alcuni altri animali, che possiedono una sola cavità cardiaca, sono tutti privi di polmone e quindi muti; non esiste alcun di loro in grado di gridare. Inoltre, questi animali hanno un temperamento molto più freddo rispetto a quelli con due cavità cardiache: il sangue di questi ultimi, essendo stato precedentemente riscaldato e reso più denso nella cavità destra, ritorna poco dopo nella sinistra, dove genera un “fuoco” più intenso e ardente rispetto al caso in cui provenisse direttamente dalla vena cava. E anche se questo sangue si raffredda e si condensa nel polmone, poiché vi rimane per poco tempo e non si mescola con materie più dense, mantiene comunque la capacità di dilatarsi e riscaldarsi più facilmente rispetto a prima di entrare nel cuore; come dimostra l’esperienza, anche gli oli che vengono fatti passare più volte attraverso l’alambicco risultano più facili da distillare la seconda volta rispetto alla prima.
E la forma del cuore serve a dimostrare che il sangue si riscalda di più e si dilata con maggiore forza nella sua cavità sinistra rispetto a quella destra; infatti, si nota che questa cavità è molto più grande e rotonda, e che la carne che la circonda è più spessa; tuttavia, attraverso questa cavità passa lo stesso sangue che passa attraverso l’altra, e che si è ridotto a causa del nutrimento fornito ai polmoni.
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Aperture che si trovano nel cuore dei bambini.
Le aperture presenti nei “vessilli del cuore” servono anche a dimostrare che la respirazione è necessaria per condensare il sangue presente nei polmoni; infatti, i bambini, che non possono respirare mentre si trovano nel grembo delle loro madri, possiedono due di queste aperture, assenti negli animali più anziani. Attraverso una di queste aperture, il sangue della vena cava scorre insieme a quello dell’arteria venosa nella cavità sinistra del cuore; attraverso l’altra (che ha la forma di un piccolo tubo), una parte del sangue proveniente dalla cavità destra del cuore passa dall’arteria venosa nell’arteria principale, senza entrare nei polmoni. Si osserva inoltre che queste due aperture si chiudono gradualmente dopo la nascita dei bambini, quando questi iniziano a respirare; al contrario, negli uccelli, nei cani e in altri animali simili, capaci di rimanere sott’acqua per lunghi periodi senza respirare, queste aperture non si chiudono mai.
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Della grande arteria e della circolazione del sangue.
Il reste ici à remarquer, touchant la grande artère qui est le quatrième vaisseau du cœur, que toutes les autres artères du corps sont moins larges qu’elle, et ne sont que ses branches, par lesquelles le sang qu’elle reçoit du cœur est porté fort promptement en tous les membres ; et que toutes ces branches de la grande artère sont jointes à celles de la veine cave en même façon que celles de la veine artérieuse sont jointes aux branches de l’artère veineuse ; en sorte qu’après avoir distribué à toutes les parties du corps ce qu’elles doivent recevoir de sang soit pour leur nourriture, soit pour d’autres usages, elles portent tout le surplus dans les extrémités de la veine cave, d’où il coule derechef vers le cœur.
Et ainsi le même sang passe et repasse plusieurs fois de la veine cave dans la cavité droite du cœur, puis de là par la veine artérieuse en l’artère veineuse, et de l’artère veineuse en la cavité gauche, et de là par la grande artère en la veine cave ; ce qui fait un mouvement circulaire perpétuel, lequel suffiront pour entretenir la vie des animaux sans qu’ils eussent besoin de boire ni manger, si aucune des parties du sang ne sortait hors des artères ou des veines pendant qu’il coule en cette façon ; mais il en sort continuellement plusieurs parties, au défaut desquelles supplée le suc des viandes qui vient de l’estomac et des intestins, ainsi que je dirai ci-après.
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Les raisons qui prouvent cette circulation.
Or ce mouvement circulaire du sang a été premièrement observé par un médecin anglais, nommé Harvœus, auquel on ne saurait donner trop de louanges pour une découverte si utile ; et, bien que les extrémités des veines et des artères soient si déliées qu’on ne puisse voir à l’œil les ouvertures par où le sang passe des artères dans les veines, on le voit néanmoins en quelques endroits ; comme principalement en ce grand vaisseau qui est composé des replis de la plus grosse des deux peaux qui enveloppent le cerveau, dans lequel plusieurs veines et plusieurs artères se vont rendre ; en sorte que le sang y est apporté par celles-ci, puis retourne par celles-là vers le cœur ; on le peut voir aussi en quelque façon aux veines et aux artères spermatiques : et il y a des raisons si évidentes pour prouver que le sang passe ainsi des artères dans les veines, qu’elles ne laissent aucun sujet d’en douter.
Car si, ayant ouvert la poitrine d’un animal vif, on lie la grande artère assez proche du cœur, en sorte qu’il ne puisse descendre aucun sang de ses branches, et qu’on la coupe entre le cœur et le lien, tout le sang de cet animal, ou du moins la plus grande partie, sortira en peu de temps par cette ouverture, ce qui serait impossible si celui qui est dans les branches de la grande artère n’avait des passages pour entrer dans les branches de la veine cave, d’où il passe dans la cavité droite du cœur, et de là dans la veine artérieuse ; aux extrémités de laquelle il doit aussi trouver des passages pour entrer dans l’artère veineuse, qui le conduit dans la cavité gauche, et de là dans la grande artère, par où il sort.
Que si on ne veut pas prendre la peine d’ouvrir ainsi un animal vif, il faut seulement considérer la façon dont les chirurgiens ont coutume de lier le bras pour saigner : car s’ils le lient médiocrement fort, un peu plus haut, c’est-à-dire un peu plus proche du cœur, que l’endroit où ils ouvrent la veine, le sang sortira en plus grande abondance que si le bras n’était point lié, mais s’ils le lient trop fort le sang s’arrêtera ; comme aussi il s’arrêtera s’ils le lient un peu plus loin du cœur que n’est l’endroit où ils ouvrent la veine, encore qu’ils ne serrent pas beaucoup le lien.
Ce qui fait voir manifestement que le cours ordinaire du sang est, d’être porté vers les mains et les autres extrémités du corps par les artères, et de retourner de là par les veines vers le cœur ; et cela a déjà été si clairement prouvé par Harvœus, qu’il ne peut plus être mis en doute que par ceux qui sont si attachés à leurs préjugés, ou si accoutumés à mettre tout en dispute, qu’ils ne savent pas distinguer les raisons vraies et certaines d’avec celles qui sont fausses et probables.
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Réfutation d’Harvœus touchant le mouvement du cœur, avec les preuves de la vraie opinion.
Mais Harvœus n’a pas, ce me semble, si bien réussi en ce qui regarde le mouvement du cœur ; car il s’est imaginé, contre l’opinion commune des autres médecins, et contre le jugement ordinaire de la vue, que lorsque le cœur s’allonge, ses concavités s’élargissent, et qu’au contraire lorsqu’il s’accourcit, elles deviennent plus étroites, au lieu que je prétends démontrer qu’elles deviennent alors plus larges.
Les raisons qui l’ont porté à cette opinion sont qu’il a observé que le cœur en se raccourcissant devient plus dur, et même qu’aux grenouilles, et autres animaux qui ont peu de sang, il devient plus blanc ou moins rouge que lorsqu’il s’allonge ; et que si on y fait une incision qui pénètre jusqu’à ses concavités, c’est aux moments qu’il est ainsi raccourci que le sang sort par l’incision, et non pas aux moments qu’il est allongé : d’où il a cru fort bien conclure que, puisque le cœur devient dur, il se resserre ; et puisqu’il devient moins rouge en quelques animaux, cela témoigne que le sang en sort ; et enfin puisqu’on voit sortir ce sang par l’incision, il faut croire que cela vient de ce que l’espace qui le contient est rendu plus étroit.
Ce qu’il aurait encore pu confirmer par une expérience fort apparente, qui est que si on coupe la pointe du cœur d’un chien vif, et que par l’incision on mette le doigt dans l’une de ses concavités, on sentira manifestement qu’à toutes les fois que le cœur s’accourcira, il pressera le doigt, et qu’il cessera de le presser à toutes les fois qu’il s’allongera ; ce qui semble assurer entièrement que ses concavités sont plus étroites lorsque le doigt y est plus pressé que lorsqu’il l’est moins : et toutefois cela ne prouve autre chose sinon que les expériences mêmes nous donnent souvent occasion de nous tromper lorsque nous n’examinons pas assez toutes les causes qu’elles peuvent avoir ; car, encore que si le cœur se resserrait en dedans, ainsi qu’Harvœus imagine, cela pourrait faire qu’il deviendrait plus dur et moins rouge dans les animaux qui ont peu de sang, et que le sang qui serait dans ses concavités en sortirait par l’incision qu’on y aurait faite, et enfin que le doigt rais en cette incision y serait pressé, cela n’empêche pas que tous ces mêmes effets ne puissent aussi procéder d’une autre cause, à savoir de la dilatation du sang que j’ai décrite.
Mais, afin de pouvoir remarquer laquelle de ces deux causes est la vraie, il faut considérer d’autres expériences qui ne puissent convenir à l’une et à l’autre ; et la première que je puis donner est que si le cœur devient dur à cause que ses fibres se resserrent en dedans, cela doit diminuer sa grosseur, au lieu que si c’est à cause que le sang qu’il contient se dilate, cela la doit plutôt augmenter : or on voit par expérience qu’il ne perd rien de sa grosseur, mais qu’il l’augmente plutôt, ce qui a fait juger aux autres médecins qu’il s’enfle pour lors. Il est vrai pourtant qu’il ne l’augmente pas de beaucoup, mais la raison en est évidente, car il a plusieurs fibres tendues, ainsi que des cordes, d’un côté à l’autre de ses concavités, qui les empêchent de s’ouvrir beaucoup.
It remains to note here, concerning this major artery which is the fourth vessel of the heart, that all the other arteries in the body are narrower than it and merely serve as its branches. Through these branches, the blood received by the artery from the heart is rapidly transported to every part of the body. Moreover, all these branches of the major artery are connected to those of the inferior vena cava in just the same way that the branches of the arterial veins are connected to those of the venous arteries. Thus, after distributing to all parts of the body the blood they need for nourishment or other purposes, any surplus blood is carried back to the extremities of the inferior vena cava, from where it flows directly back to the heart.
And in this way, the same blood passes back and forth several times from the inferior vena cava into the right side of the heart, then from there through the aorta into the pulmonary artery, and from the pulmonary artery into the left side of the heart, and from there through the aorta back into the inferior vena cava; thus creating a perpetual circular motion that is sufficient to sustain the life of animals without their needing to drink or eat, provided that no part of the blood were to escape from the arteries or veins while flowing in this manner. However, several parts of the blood continuously escape; and in the absence of these, the juices derived from meat, which come from the stomach and intestines, serve as a substitute, as I will explain further below.
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The reasons that prove this circulation.
This circular movement of blood was first observed by an English physician named Harvœus, whom one cannot praise enough for such a useful discovery. Although the ends of veins and arteries are so delicate that it is impossible to see with the naked eye the openings through which blood flows from arteries into veins, it can still be observed in certain areas—especially in that large vessel formed by the folds of the two layers of tissue surrounding the brain, where numerous veins and arteries converge. Blood is carried there by these arteries and then returns to the heart via those veins. This process can also be observed to some extent in the spermatic veins and arteries. Moreover, there are so clear and convincing reasons to prove that blood indeed flows from arteries into veins that there is no room for doubt at all.
For if one were to open the chest of a living animal and tie off the main artery near the heart, so that no blood could flow from its branches, and then cut it between the heart and the ligature, all the blood in that animal—or at least the majority of it—would soon flow out through this opening. This would be impossible if those vessels situated in the branches of the main artery did not possess passages that allowed blood to enter the branches of the inferior vena cava, from where it flows into the right side of the heart and then into the aorta; at the ends of the aorta, these vessels must also provide pathways for blood to enter the venous arteries, which carry it to the left side of the heart and from there back into the main artery.
If one does not wish to go to the trouble of opening a live animal in this manner, one need only consider the way surgeons usually tie off an arm before bleeding it: for if they tie it too loosely, a bit higher up—that is, closer to the heart—than where they cut the vein, more blood will flow out than if the arm were not tied at all. But if they tie it too tightly, the blood will stop flowing. Similarly, if they tie it a bit further away from the heart than where they cut the vein, even if they do not use very tight ligatures, the blood will still stop flowing.
It is thus evident that the normal course of blood is to flow from the arteries toward the hands and other extremities of the body, and then return to the heart through the veins; this fact has been so clearly proven by Harvœus that it can no longer be doubted except by those who are too attached to their preconceptions, or too accustomed to questioning everything, as to be unable to distinguish between true and certain reasons and those that are false or merely probable.
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Refutation of Harvœus regarding the movement of the heart, accompanied by evidence supporting the true view.
But in my opinion, Harvœus did not succeed very well when it came to understanding the movement of the heart; for he assumed, contrary to the common opinion of other physicians and against what is observed by ordinary sight, that when the heart expands, its concavities widen, whereas I claim to demonstrate that they actually become wider at that time.
The reasons that led him to this conclusion were as follows: he observed that when the heart shortens in length, it becomes harder; moreover, in frogs and other animals with little blood, the heart turns whiter or less red when it is shortened. Furthermore, when an incision is made that penetrates to its inner chambers, it is during these moments of shortening that blood flows out through the incision, rather than when the heart is in its extended state. From these observations, he concluded quite reasonably that since the heart becomes harder when it shortens, and since it turns less red in certain animals, this must indicate that blood is being expelled from it; and finally, since blood is indeed seen to flow out through the incision, it must be because the space within the heart that contains the blood has become narrower.
What he could have further confirmed through a very obvious experiment is that, if one cuts off the tip of a dog’s heart and inserts a finger into one of its concavities, it will be clearly perceptible that whenever the heart contracts, it presses against the finger; whereas when the heart expands, it stops pressing on the finger. This seems to fully establish that the concavities of the heart are indeed narrower when they press more firmly on the finger than when they do so less tightly. However, this does not prove anything other than the fact that experiments themselves often lead us to error when we do not thoroughly examine all the possible causes behind them. For although it is conceivable that if the heart contracted inward, as Harvœus suggests, this might cause it to become harder and less red in animals with little blood, and cause the blood contained within its concavities to flow out through the incision made, and thus press against the finger, this does not rule out the possibility that these same effects could also be caused by another mechanism—namely, the dilation of the blood, as I have described.
However, in order to determine which of these two causes is the true one, it is necessary to consider other experiments that cannot apply to either of them. The first experiment I can mention is this: if the heart becomes hardened because its fibers contract inward, then this should reduce its size; whereas if it becomes hardened because the blood it contains dilates, then this should increase its size. Yet experience shows that the heart does not lose any of its size but rather increases it, which led other physicians to conclude that it swells at such times. It is true that the increase in size is not very significant, but the reason for this is clear: the heart contains numerous tense fibers, as well as cords, on either side of its concavities, which prevent them from expanding too much.
È ancora importante notare, riguardo a questa grande arteria che rappresenta il quarto vaso del cuore, che tutte le altre arterie del corpo sono più strette di essa e non sono altro che sue ramificazioni attraverso cui il sangue ricevuto dal cuore viene rapidamente trasportato in tutti i membri; inoltre, tutte queste ramificazioni dell’arteria principale sono collegate a quelle della vena cava esattamente nello stesso modo in cui le ramificazioni della vena arteriosa sono collegate alle ramificazioni dell’arteria venosa; di conseguenza, dopo aver distribuito in tutti i parti del corpo la quantità di sangue necessaria per il loro nutrimento o per altri scopi, esse convogliano tutto il sangue in eccesso verso le estremità della vena cava, da dove questo scorre direttamente verso il cuore.
E così lo stesso sangue passa e ripassa più volte dalla vena cava nella cavità destra del cuore, poi da lì attraverso la vena arteriosa nell’arteria venosa, e dall’arteria venosa nella cavità sinistra, per poi tornare alla vena cava attraverso l’arteria principale; questo processo costituisce un movimento circolare perpetuo che è sufficiente a mantenere la vita degli animali, senza che abbiano bisogno di bere o mangiare, purché nessuna parte del sangue esca dalle arterie o dalle vene durante il suo flusso in questo modo; tuttavia, diverse parti del sangue vengono continuamente espulse, e la loro mancanza viene compensata dal succo delle carni proveniente dall’apparato digerente, come spiegherò più avanti.
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Le ragioni che dimostrano questa circolazione.
Questo movimento circolare del sangue fu per primo osservato da un medico inglese di nome Harvœus, al quale non si potrebbero mai rendere abbastanza omaggi per una scoperta così utile. E sebbene le estremità delle vene e delle arterie siano così sottili da non permettere di vedere a occhio nudo gli orifizi attraverso i quali il sangue passa dalle arterie alle vene, in alcuni punti è comunque possibile osservarlo; soprattutto in quel grande vaso formato dai ripiegamenti della più spessa delle due membrane che avvolgono il cervello, nel quale diverse vene e arterie si immettono. In questo modo, il sangue viene portato lì da queste ultime e poi ritorna al cuore attraverso le prime. È anche possibile osservarlo in certa misura nelle vene e nelle arterie spermatiche. Esistono infatti ragioni così evidenti per dimostrare che il sangue passi effettivamente dalle arterie alle vene, da non lasciare alcun dubbio al riguardo.
Poiché, aprendo il torace di un animale vivo e legando l’arteria principale situata abbastanza vicino al cuore in modo che nessun sangue possa scorrere dalle sue ramificazioni, si interrompe la circolazione sanguigna; tagliandola quindi tra il cuore e il punto di legame, tutto il sangue di quell’animale, o almeno la maggior parte di esso, esce rapidamente da questa apertura. Ciò sarebbe impossibile se ci fossero soltanto passaggi che permettessero al sangue delle ramificazioni dell’arteria principale di entrare nelle ramificazioni della vena cava, da dove poi raggiunge la cavità destra del cuore e da lì la vena arteriosa; alle estremità di quest’ultima dovrebbero esistere infatti passaggi che permettano al sangue di entrare nella vena venosa, che lo conduce nella cavità sinistra del cuore e da lì nuovamente nell’arteria principale, da cui esce.
Se non si vuole prendersi la briga di legare in questo modo un animale vivo, basta considerare il modo in cui i chirurghi abitualmente legano il braccio per farlo sanguinare: se lo legano con una forza media, un po’ più in alto, cioè un po’ più vicino al cuore rispetto al punto in cui aprono la vena, il sangue uscirà in quantità maggiore rispetto a quando il braccio non è legato; ma se lo legano con troppa forza, il sangue si fermerà. Allo stesso modo, il sangue si fermerà anche se lo legano un po’ più lontano dal cuore rispetto al punto in cui aprono la vena, anche se non stringono molto il laccio.
Ciò dimostra chiaramente che il corso normale del sangue è quello di essere portato verso le mani e le altre estremità del corpo attraverso le arterie, e di tornare dal lì attraverso le vene verso il cuore; e ciò è stato già dimostrato in modo così chiaro da Harvœus, che non può più essere messo in dubbio se non da coloro che sono troppo legati ai loro pregiudizi o abituati a mettere tutto in discussione, al punto di non saper distinguere le ragioni vere e certe da quelle false e probabili.
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Rifutazione di Harvœus riguardo al movimento del cuore, con le prove a sostegno dell’opinione vera.
Ma Harvœus, a mio parere, non è riuscito molto bene nel comprendere il funzionamento del cuore; infatti, contrariamente all’opinione comune degli altri medici e al giudizio ordinario della vista, ha immaginato che quando il cuore si allunga le sue cavità si ampliassero, mentre invece, secondo quanto sostengo io, in quel momento diventano più strette.
Le ragioni che lo hanno portato a questa opinione sono le seguenti: ha osservato che il cuore, quando si accorcia, diventa più duro; inoltre, nei rane e in altri animali con poco sangue, esso diventa più bianco o meno rosso rispetto ai momenti in cui è allungato. Inoltre, se si effettua un’incisione che raggiunge le sue cavità interne, è proprio nei momenti in cui il cuore è accorciato che il sangue fuoriesce dall’incisione, e non quando è allungato. Da queste osservazioni ha concluso con certezza che, poiché il cuore diventa più duro quando si accorcia, ciò indica che si restringe; inoltre, il fatto che diventi meno rosso in alcuni animali dimostra che il sangue ne fuoriesce; infine, poiché si osserva effettivamente il sangue uscire dall’incisione, è logico ritenere che ciò sia dovuto al ridursi dello spazio che lo contiene.
Ciò che avrebbe potuto ulteriormente confermare attraverso un esperimento molto evidente è il seguente: se si taglia la punta del cuore di un cane ancora vivo e si inserisce un dito nelle sue cavità, si percepisce chiaramente che, ogni volta che il cuore si contrae, preme il dito; al contrario, quando si allunga, smette di premere. Ciò sembrerebbe dimostrare con certezza che le cavità del cuore sono più strette quando il dito vi è premuto con maggiore forza. Tuttavia, ciò non prova altro se non che gli stessi esperimenti spesso ci inducono in errore se non analizziamo a sufficienza tutte le possibili cause dei loro risultati. Infatti, anche se il cuore si restringesse all’interno del proprio organismo, come ipotizza Harvœus, questo potrebbe far sì che diventasse più duro e meno rosso negli animali con poco sangue; inoltre, il sangue presente nelle sue cavità potrebbe fuoriuscire attraverso la ferita aperta, e il dito inserito in quella stessa ferita verrebbe premuto. Tuttavia, non si esclude che tutti questi effetti possano anche derivare da un’altra causa, ovvero dalla dilatazione del sangue, come ho descritto.
Ma affinché si possa individuare quale di queste due cause sia la vera, è necessario prendere in considerazione altre esperienze che non possano essere applicabili né all’una né all’altra. La prima esperienza che posso citare è questa: se il cuore diventa più duro a causa del restringimento delle sue fibre interne, ciò dovrebbe ridurne le dimensioni; al contrario, se tale cambiamento è dovuto alla dilatazione del sangue che contiene, allora le dimensioni del cuore dovrebbero aumentare. Tuttavia, sperimentando si osserva che il cuore non perde affatto in dimensioni, ma anzi le aumenta, il che ha portato altri medici a ritenere che si gonfi in quel momento. È vero che l’aumento delle dimensioni non è molto evidente, ma la ragione è chiara: il cuore possiede numerose fibre tese, simili a corde, disposte su entrambi i lati delle sue cavità interne, e queste strutture impediscono che le stesse si allarghino troppo.
Une autre expérience qui montre que, lorsque le cœur s’accourcit et se durcit, ses concavités ne deviennent point pour cela plus étroites, mais au contraire plus larges, c’est que si l’on coupe la pointe du cœur d’un jeune lapin encore vivant, on pourra voir à l’œil ses concavités devenir un peu plus larges aux moments qu’il se durcit et jette du sang ; et même que lorsqu’elles n’en jettent que de fort petites gouttes, à cause qu’il n’en reste que fort peu dans le corps de l’animal, elles ne laissent pas de retenir leur même largeur. Et ce qui empêche qu’elles ne s’ouvrent pas davantage, ce sont les fibres tendues de part et d’autre qui les retiennent ; comme aussi ce qui fait que le même ne paraît pas si bien dans le cœur d’un chien, ou d’un autre animal plus vigoureux, qu’en celui d’un jeune lapin, c’est que ces fibres y occupent une grande partie des concavités, et que, se raidissant lorsque le cœur devient dur, elles peuvent presser le doigt qui est mis en ses concavités, bien que ces cavités ne deviennent point pour cela plus étroites, mais au contraire plus larges.
J’ajouterai encore une troisième expérience, qui est que le sang ne sort pas du cœur avec les mêmes qualités qu’il avait en y entrant, mais qu’il en sort beaucoup plus chaud, plus raréfié et plus agité. Or, en supposant que le cœur se meut en la façon qu’Harvœus le décrit, non seulement il faut imaginer quelque faculté qui cause ce mouvement, la nature de laquelle est beaucoup plus difficile à concevoir que tout ce qu’il prétend expliquer par elle, mais il faudrait supposer outre cela d’autres facultés qui changeassent les qualités du sang pendant qu’il est dans le cœur, au lieu qu’en considérant la seule dilatation de ce sang, qui doit suivre nécessairement de la chaleur que tout le monde reconnaît être plus grande dans le cœur qu’en toutes les autres parties du corps, on voit clairement que cette seule dilatation est suffisante pour mouvoir le cœur en la façon que j’ai décrite, et ensemble pour changer la nature du sang autant que l’expérience fait voir qu’elle se change, et même aussi autant qu’on puisse imaginer qu’elle doive être changée afin que ce sang soit préparé et rendu plus propre à servir de nourriture à tous les membres, et à être employé à tous les autres usages auxquels il sert dans le corps ; en sorte qu’il ne faut point supposer pour cela aucune facultés inconnues ou étrangères.
Car quelle préparation saurait-on imaginer plus grande et plus prompte que celle qui est faite par le feu ou par la chaleur, qui est l’agent le plus fort que nous connaissions en la nature, lorsque, raréfiant le sang dans le cœur, il sépare ses petites parties les unes des autres, et même les divise, et change leurs figures en toutes les façons imaginables.
C’est pourquoi j’admire extrêmement que, bien qu’on ait su de tout temps qu’il y a plus de chaleur dans le cœur qu’en tout le reste du corps, et que le sang peut être raréfié par la chaleur, il ne se soit toutefois ci-devant trouvé personne qui ait remarqué que c’est cette seule raréfaction du sang qui est cause du mouvement du cœur : car, encore qu’il semble qu’Aristote y ait pensé lorsqu’il a dit, au chapitre xx du livre de la Respiration, que ce mouvement est semblable à l’action d’une liqueur que la chaleur fait bouillir ; et aussi que ce qui fait le pouls, c’est que le suc des viandes qu’on a mangées entrant continuellement dans le cœur, soulève sa dernière peau ; toutefois, à cause qu’il ne fait en ce lieu-là aucune mention du sang ni de la fabrique du cœur, on voit que ce n’est que par hasard qu’il a rencontré à dire quelque chose d’approchant de la vérité, et qu’il n’en a point eu de connaissance certaine. Aussi son opinion n’a-t-elle été suivie en cela de personne, nonobstant qu’il ait eu le bonheur d’être suivi de plusieurs en beaucoup d’autres moins vraisemblables.
Et néanmoins il importe si fort de connaître la vraie cause du mouvement du cœur, que sans cela il est impossible de rien savoir touchant la théorie de la médecine, pour ce que toutes les autres fonctions de l’animal en dépendent, ainsi qu’on verra clairement de ce qui suit.
Troisième partie
DE LA NUTRITION
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Que quelques parties du sang sortent des artères lorsqu’elles s’enflent.
Lorsqu’on sait que le sang est ainsi continuellement dilaté dans le cœur, et de là poussé avec effort par les artères en toutes les autres parties du corps, d’où il retourne après par les veines vers le cœur, il est aisé à juger que c’est plutôt lorsqu’il est dans les artères, que non pas lorsqu’il est dans les veines, qu’il sert à nourrir tous les membres : car, encore que je ne veuille pas nier que pendant qu’il coule des extrémités des veines vers le cœur il n’y ait quelques-unes de ses parties qui passent par les pores de leurs peaux et s’y attachent, comme il arrive particulièrement dans le foie, lequel est sans doute nourri du sang des veines, à cause qu’il ne reçoit presque point d’artères ; toutefois, partout ailleurs où il y a des artères qui accompagnent les veines, il est évident que le sang que contiennent ces artères étant plus subtil et poussé avec plus de force que celui des veines, il en sort plus facilement pour s’attacher aux autres parties, sans que l’épaisseur de leurs peaux en empêche, à cause qu’à leurs extrémités leurs peaux ne sont guère plus épaisses que celles des veines, et aussi à cause qu’au moment que le sang qui vient du cœur les fait enfler, il fait par même moyen que les pores de ces peaux s’élargissent ; et alors les petites parties de ce sang que la raréfaction qu’il a reçue dans le cœur a séparées les unes des autres, poussant ces peaux de tous côtés avec effort, entrent facilement en ceux de leurs pores qui sont proportionnés à leur grosseur, et vont aussi choquer les racines des petits filets qui composent les parties solides ; puis, au moment que les artères se désenflent, ces pores se rétrécissent, et par ce moyen plusieurs des parties du sang demeurent engagées contre les racines des petits filets des parties faibles qu’elles nourrissent (et plusieurs autres s’écoulent par les pores qui les environnent), au moyen de quoi elles entrent aussi en la composition du corps.
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Que les corps qui ont vie ne sont composés que de petits filets ou ruisseaux, qui coulent toujours.
Mais pour entendre ceci distinctement, il faut considérer que les parties de tous les corps qui ont vie et qui s’entretiennent par la nourriture, c’est-à-dire des animaux et des plantes, sont en continuel changement ; en sorte qu’il n’y a autre différence entre celles qu’on nomme fluides, comme le sang, les humeurs, les esprits, et celles qu’on nomme solides, comme les os, la chair, les nerfs et les peaux, sinon que chaque particule de celles-ci se meut beaucoup plus lentement que celles des autres.
Et pour concevoir comment ces particules se meuvent, il faut penser que toutes les parties solides ne sont composées que de petits filets diversement étendus et repliés, et quelquefois aussi entrelacés, qui sortent chacun de quelque endroit de l’une des branches d’une artère ; et que les parties fluides, c’est-à-dire les humeurs et les esprits, coulent le long de ces petits filets par les espaces qui se trouvent autour d’eux, et y font une infinité de petits ruisseaux, qui ont tous leur source dans les artères, et ordinairement sortent des pores de ces artères qui sont les plus proches de la racine des petits filets qu’ils accompagnent ; et qu’après divers tours et retours qu’ils font avec ces filets dans le corps, ils viennent enfin à la superficie de la peau, par les pores de laquelle ces humeurs et ces esprits s’évaporent en l’air.
Another experiment that demonstrates this is as follows: when the heart contracts and becomes hardened, its chambers do not become narrower as a result, but rather wider. If you cut off the tip of the heart of a live young rabbit, you can observe with the naked eye that its chambers widen slightly when it hardens and begins to pump blood—even when only very small amounts of blood are expelled, because so little remains in the animal’s body. What prevents these chambers from expanding further are the tense fibers on either side that hold them in place. Similarly, the reason why the heart of a dog or another stronger animal does not appear as clearly defined as that of a young rabbit is that these same fibers occupy a large portion of the heart’s chambers; when the heart hardens, these fibers tighten and can compress any object placed inside them. Nevertheless, the chambers do not become narrower as a result but, on the contrary, wider.
I would like to add a third observation: blood does not leave the heart with the same properties as when it enters it, but rather it leaves it much warmer, more diluted, and more agitated. Now, assuming that the heart moves in the manner described by Harvœus, it is not only necessary to conceive of some faculty that causes this movement—the nature of which is far more difficult to understand than everything he claims to explain through it—but it would also be necessary to assume other faculties that alter the properties of the blood while it remains within the heart. However, if we consider merely the dilation of the blood, which must necessarily result from the greater heat that is universally recognized to exist in the heart than in any other part of the body, it becomes clear that this single dilation is sufficient to cause the heart to move in the manner I have described—and moreover, it is sufficient to alter the nature of the blood to the extent that experience shows it is altered, and even beyond what we can imagine it needing to be altered in order for the blood to be properly prepared and made more suitable to serve as nourishment for all the body’s parts and to fulfill all its other functions within the organism. Thus, there is no need to assume any unknown or extraneous faculties for this process.
For what kind of preparation could one possibly imagine that is greater and more rapid than that effected by fire or heat—those being the most powerful agents known to us in nature? When fire or heat dilutes the blood within the heart, it separates its various components from each other, even divides them further, and transforms their structure in every conceivable way.
This is why I greatly admire the fact that, although it has always been known that there is more heat in the heart than in any other part of the body, and that blood can be thinned by heat, yet no one has previously noticed that it is precisely this thinning of the blood that causes the movement of the heart. For although Aristotle seems to have considered this point when he stated, in chapter xx of his book on respiration, that this movement is similar to the effect of a liquid being heated to boiling; and also that what produces the pulse is the fact that the juices from the food we eat continuously flow into the heart, causing its outer layers to expand; nevertheless, since he makes no mention of blood or the workings of the heart in that passage, it is clear that he merely happened to say something somewhat close to the truth, without having any definite knowledge of it. As a result, no one followed his opinion on this matter, despite the fact that he was fortunate enough to have many people follow him on numerous other, less plausible matters as well.
And yet, it is of utmost importance to understand the true cause of the movement of the heart; without this knowledge, it is impossible to comprehend anything regarding the theory of medicine, for all the other functions of the organism depend on it, as will become clear from what follows.
Third Part
ON NUTRITION
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That some portions of blood flow out of the arteries when they dilate.
When one understands that blood is continuously dilated in the heart and then forcefully propelled by the arteries to all other parts of the body, whereafter it returns to the heart via the veins, it becomes easy to conclude that it is primarily while circulating in the arteries—not in the veins—that it serves to nourish all the limbs. Indeed, I am not willing to deny that as blood flows from the ends of the veins toward the heart, some of its components pass through the pores of the skin and become incorporated into the tissues, especially in the liver, which is undoubtedly nourished by venous blood since it receives almost no arterial supply. However, wherever arteries accompany the veins, it is clear that the blood contained in these arteries—being more refined and propelled with greater force—is able to more readily penetrate other tissues, unimpeded by the thickness of their skin. At the ends of these vessels, the skin is hardly thicker than that of the veins; moreover, when the blood from the heart causes the skin to swell, it also expands the pores in this tissue. Thus, the smaller components of the blood—separated during its passage through the heart—can easily penetrate these enlarged pores and reach the delicate tissues they nourish. When the arteries then deflate, these pores contract again, allowing some of the blood to remain in place while other portions flow away through surrounding pores, thereby contributing to the overall composition of the body.
20
That bodies endowed with life are merely composed of tiny threads or streams that flow incessantly.
But in order to understand this clearly, it is necessary to consider that the various parts of all living organisms that sustain themselves through nourishment—that is, animals and plants—are in a constant state of change. Therefore, the only difference between what are called fluids, such as blood, humors, and spirits, and what are called solids, such as bones, flesh, nerves, and skin, lies in the fact that each particle of the solids moves much more slowly than those of the fluids.
And in order to understand how these particles move, one must consider that all solid parts are composed merely of tiny threads of various lengths and arrangements—sometimes even intertwined—with each originating from some point along the branches of an artery. As for the fluid substances, namely humors and spirits, they flow along these tiny threads through the spaces surrounding them, forming countless small channels. All of these channels originate in the arteries and usually emerge through the pores of those arteries that are closest to the origins of the threads they accompany. After undergoing numerous twists and turns within the body, these fluids eventually reach the surface of the skin, where they escape into the air through its pores.
Un’altra esperienza dimostra che, quando il cuore si rimpicciolisce e si indurisce, le sue cavità non diventano affatto più strette, ma al contrario più ampie. Se si taglia la punta del cuore di un coniglio giovane ancora vivo, è possibile osservare con l’occhio che le sue cavità si allargano leggermente nei momenti in cui il cuore si indurisce e inizia a sgorgare sangue; anche quando ne fuoriescono soltanto goccioline molto piccole, poiché nel corpo dell’animale ne rimane molto poco, le cavità mantengono comunque la stessa larghezza. Ciò che impedisce loro di aprirsi ulteriormente sono le fibre tese presenti su entrambi i lati; allo stesso modo, ciò che fa sì che il cuore di un cane o di un altro animale più robusto non appaia altrettanto evidente come quello di un coniglio giovane, è proprio il fatto che queste fibre occupano una grande parte delle cavità del cuore e, irrigidendosi quando quest’ultimo si indurisce, sono in grado di comprimere qualsiasi oggetto venga posto al loro interno. Tuttavia, anche in questi casi, le cavità non diventano più strette, ma anzi più ampie.
Aggiungerò ancora una terza esperienza: il sangue non esce dal cuore con le stesse qualità con cui vi è entrato, ma ne esce molto più caldo, più rarefatto e più agitato. Ora, supponendo che il cuore si muova nel modo descritto da Harvœus, non solo bisogna immaginare l’esistenza di una qualche facoltà che provoca questo movimento, la cui natura è molto più difficile da concepire di tutto ciò che egli pretende di spiegare con essa, ma si dovrebbero anche ipotizzare altre facoltà capaci di modificare le qualità del sangue mentre si trova nel cuore. Invece, considerando soltanto la dilatazione di tale sangue – una dilatazione che deriva necessariamente dal calore, riconosciuto da tutti come maggiore nel cuore rispetto alle altre parti del corpo – è evidente che questa sola dilatazione sia sufficiente a far muovere il cuore nel modo descritto e, al contempo, a modificare la natura del sangue tanto quanto l’esperienza dimostra che essa venga effettivamente modificata. Inoltre, non è necessario ipotizzare alcuna facoltà sconosciuta o estranea a tale processo.
Poiché si potrebbe immaginare preparazione più ampia e più rapida di quella effettuata dal fuoco o dal calore, che rappresenta l’agente più potente che conosciamo nella natura: quando queste forze rarefanno il sangue nel cuore, separano le sue parti più piccole le une dalle altre, le dividono addirittura e ne cambiano la forma in tutti i modi possibili.
Ecco perché ammiro profondamente il fatto che, sebbene si sapesse da sempre che nel cuore c’è più calore che in ogni altra parte del corpo e che il sangue possa rarefarsi a causa del calore, fino ad oggi nessuno abbia mai notato che proprio questa rarificazione del sangue è la causa del movimento del cuore. Infatti, anche se sembra che Aristotele abbia pensato a questo quando ha detto, nel capitolo xx del libro sulla Respirazione, che tale movimento è simile all’effetto di una sostanza liquida che il calore fa bollire; e anche che ciò che produce il battito cardiaco sia il fatto che il succo dei cibi ingeriti entri continuamente nel cuore e sollevi la sua “ultima membrana”; tuttavia, poiché in quel passaggio non viene menzionato né il sangue né il funzionamento del cuore, è evidente che Aristotele abbia solo casualmente detto qualcosa di vicino alla verità, senza disporre di una conoscenza certa al riguardo. Per questo motivo, nessuno ha seguito la sua opinione in questo ambito, nonostante abbia avuto la fortuna di essere ascoltato da molti anche su molte altre questioni meno plausibili.
Eppure è di fondamentale importanza conoscere la vera causa del movimento del cuore; senza di essa è impossibile comprendere nulla riguardo alla teoria della medicina, poiché tutte le altre funzioni dell’animale ne dipendono, come si vedrà chiaramente nelle argomentazioni che seguono.
Terza parte
Della nutrizione
19
Che alcune parti del sangue fuoriescano dalle arterie quando queste si dilatano.
Quando si sa che il sangue viene continuamente dilatato nel cuore e da lì spinto con forza attraverso le arterie verso tutte le altre parti del corpo, per poi tornare al cuore attraverso le vene, è facile comprendere che è proprio quando si trova nelle arterie, e non nelle vene, che svolge la funzione di nutrire tutti i membri: infatti, anche se non voglio negare che, mentre il sangue scorre dalle estremità delle vene verso il cuore, alcune sue parti passino attraverso i pori della pelle e vi si attacchino, come avviene in particolare nel fegato, che senza dubbio viene nutrito dal sangue delle vene poiché quasi non riceve sangue dalle arterie; tuttavia, ovunque ci siano arterie che accompagnano le vene, è evidente che il sangue contenuto in queste arterie, essendo più sottile e spinto con maggiore forza rispetto a quello delle vene, ne esce più facilmente per nutrire le altre parti del corpo, senza che lo spessore della pelle ostacoli questo processo; infatti, alle loro estremità, la pelle non è molto più spessa di quella delle vene, e inoltre, nel momento in cui il sangue proveniente dal cuore le fa gonfiare, allo stesso tempo i pori di questa pelle si allargano; così, le piccole particelle di sangue che, a causa della rarefazione subita nel cuore, sono state separate le une dalle altre, spingendo con forza la pelle in tutte le direzioni, entrano facilmente nei pori adatti alla loro dimensione e raggiungono anche le radici dei piccoli vasi sanguigni che compongono le parti solide del corpo; successivamente, quando le arterie si sgonfiano, questi pori si restringono, e in questo modo alcune parti di sangue rimangono attaccate alle radici dei piccoli vasi sanguigni delle parti deboli che nutrono (mentre altre scorrono attraverso i pori circostanti), permettendo così al sangue di entrare a far parte della composizione del corpo stesso.
20
I corpi che hanno vita sono composti soltanto da piccoli filamenti o ruscelli che scorrono continuamente.
Ma per comprendere chiaramente questo concetto, è necessario considerare che le parti di tutti i corpi viventi e che si mantengono in vita attraverso il nutrimento – cioè gli animali e le piante – sono in continuo cambiamento; pertanto, non esiste alcuna differenza reale tra quelle che vengono definite “fluidi”, come il sangue, le umori, gli spiriti, e quelle che vengono definite “solidi”, come ossa, carne, nervi e pelli, se non nel fatto che ogni singola particella delle sostanze solide si muove molto più lentamente rispetto a quelle delle sostanze fluide.
E per comprendere come si muovano queste particelle, bisogna pensare che tutte le parti solide siano composte da piccoli filamenti di varia estensione e piegatura, talvolta anche intrecciati, i quali provengono tutti da qualche punto delle ramificazioni di un’arteria; inoltre, le parti fluidhe, cioè i liquidi corporei e gli spiriti vitali, scorrono lungo questi piccoli filamenti attraverso gli spazi che li circondano, formando un’infinità di piccoli “ruscelli” il cui origine si trova sempre nelle arterie; questi “ruscelli” escono solitamente dai pori delle arterie più vicini alle radici dei filamenti che accompagnano; dopo aver percorso vie complesse all’interno del corpo, finiscono per raggiungere la superficie della pelle, da dove tali liquidi e spiriti vitali vengono espulsi nell’aria attraverso i pori stessi.
Or, outre ces pores par où coulent les humeurs et les esprits, il y en a encore quantité d’autres beaucoup plus étroits, par où il passe continuellement de la matière des deux premiers éléments que j’ai décrits en mes Principes ; et comme l’agitation de la matière des deux premiers éléments entretient celles des humeurs et des esprits, ainsi les humeurs et les esprits, en coulant le long des petits filets qui composent les parties solides, font que ces petits filets s’avancent continuellement quelque peu, bien que ce soit fort lentement ; en sorte que chacune de leurs parties a son cours depuis l’endroit où ils ont leurs racines jusqu’à la superficie des membres où ils se terminent, à laquelle étant parvenue, la rencontre de l’air ou des corps qui touchent cette superficie l’en sépare ; et à mesure qu’il se détache ainsi quelque partie de l’extrémité de chaque filet, quelque autre s’attache à sa racine, en la façon que j’ai déjà dite. Mais celle qui s’en détache s’évapore en l’air, si c’est de la peau extérieure qu’elle sort ; et si c’est de la superficie de quelque muscle, ou de quelque autre partie intérieure, elle se mêle avec les parties fluides, et coule avec elles où elles vont, c’est-à-dire quelquefois hors du corps, et quelquefois par les veines vers le cœur, où il arrive souvent qu’elles rentrent.
Ainsi l’on peut voir que toutes les parties des petits filets qui composent les membres solides ont un mouvement qui ne diffère point de celui des humeurs et des esprits, sinon qu’il est beaucoup plus lent, comme aussi celui des humeurs et des esprits est plus lent que celui des matières plus subtiles.
21
Comment on croît étant jeune.
Et ces différentes vitesses sont cause que ces diverses parties solides ou fluides, en se frottant les unes contre les autres, se diminuent ou s’augmentent, et s’agencent diversement, selon le divers tempérament de chaque corps ; en sorte, par exemple, que lorsqu’on est jeune, à cause que les petits filets qui composent les parties solides ne sont pas encore fort étroitement joints les uns aux autres, et que les ruisseaux par où coulent les parties fluides sont assez larges, le mouvement de ces petits filets est moins lent que lorsqu’on est vieux, et il s’attache plus de matière à leurs racines qu’il ne s’en détache de leurs extrémités, ce qui fait qu’ils s’allongent davantage, qu’ils se fortifient et se grossissent, au moyen de quoi le corps croît.
22
Comment on engraisse, et comment on maigrit.
Et lorsque les humeurs qui coulent entre ces petits filets ne sont pas en grande quantité, elles passent toutes assez vite par les ruisseaux qui les contiennent ; au moyen de quoi le corps s’allonge, et les parties solides croissent sans s’engraisser. Mais lorsque ces humeurs sont fort abondantes, elles ne peuvent couler si aisément entre les petits filets des membres solides, ce qui fait que celles de leurs parties qui ont des figures fort irrégulières en forme de branches, et qui par conséquent passent le plus difficilement de toutes entre ces filets, s’arrêtent parmi eux peu à peu, et y font de la graisse, laquelle ne croît pas dans le corps, ainsi que la chair, par une nourriture proprement dite, mais seulement parce que plusieurs de ses parties se joignent ensemble en s’arrêtant les unes aux autres, ainsi que font celles des choses mortes.
Et lorsque les humeurs deviennent derechef moins abondantes elles coulent plus aisément et plus vite, pour ce que la matière subtile et les esprits qui les accompagnent ont plus de force pour les agiter, ce qui fût qu’elles reprennent peu à peu les parties de la graisse et les entraînent avec elles, au moyen de quoi on devient maigre.
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Comment on vieillit et on meurt de vieillesse.
Et pour ce qu’à mesure qu’on vieillit les petits filets qui composent les parties solides se serrent et s’attachent de plus en plus les uns aux autres, ils parviennent enfin à tel degré de dureté que le corps cesse entièrement de croître, et même aussi qu’il ne peut plus se nourrir ; en sorte qu’il arrive tant de disproportion entre les parties solides et les fluides que la vieillesse seule ôte la vie.
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Des deux causes qui déterminent chaque partie de la liqueur à s’aller rendre à l’endroit du corps qu’elle est propre à nourrir.
Mais pour savoir particulièrement en quelle sorte chaque portion de l’aliment se va rendre à l’endroit du corps à la nourriture duquel elle est propre, il faut considérer que le sang n’est autre chose qu’un amas de plusieurs petites parcelles des viandes qu’on a prises pour se nourrir ; de façon qu’on ne peut douter qu’il ne soit composé de parties qui sont fort différentes entre elles, tant en figure qu’en solidité et en grosseur ; et je ne sache que deux raisons qui puissent faire que chacune de ces parties s’aille rendre en certains endroits du corps plutôt qu’en d’autres.
La première est la situation du lieu au regard du cours qu’elles suivent ; l’autre, la grandeur et la figure des pores où elles entrent, ou bien des corps auxquels elles s’attachent ; car de supposer en chaque partie du corps des facultés qui choisissent et qui attirent les particules de l’aliment qui lui sont propres, c’est feindre des chimères incompréhensibles, et attribuer plus d’intelligence à ces chimères que notre âme même n’en a, vu qu’elle ne connaît en aucune façon ce qu’il faudrait qu’elles connussent.
25
Comment agit l’une de ces causes.
Or, pour la grandeur et figure des pores, il est évident qu’elle suffit pour faire que les parties du sang qui ont certaines grosseur et figure entrent en quelques endroits du corps plutôt que les autres : car comme on voit des cribles diversement percés, qui peuvent séparer les grains qui sont ronds d’avec les longs, et les plus menus d’avec les plus gros, ainsi sans doute le sang poussé par le cœur dans les artères y trouve divers pores par où quelques-unes de ses parties peuvent passer, et non pas les autres.
26
Comment agit l’autre, et comment les esprits animaux sont produits.
Mais la situation du lieu au regard du cours qu’a le sang dans les artères est aussi requise, pour faire qu’entre celles de ses parties qui ont même figure et grosseur, mais non pas même solidité, les plus solides aillent en certains endroits plutôt que les autres ; et c’est principalement de cette situation que dépend la production des esprits animaux.
Car il faut remarquer que tout le sang qui vient du cœur dans la grande artère est poussé en ligne droite vers le cerveau, où ne pouvant aller tout (à cause que les branches de cette grande artère qui vont jusque-là, savoir celles qu’on nomme les carotides, sont fort étroites à comparaison de l’ouverture du cœur par où il vient), il n’y va que celles de ses parties qui, étant les plus solides’, sont aussi les plus vives et les plus agitées par la chaleur du cœur ; au moyen de quoi elles ont plus de force que les autres pour suivre leur cours jusqu’au cerveau, à l’entrée duquel se criblant dans les petites branches des carotides, et principalement aussi dans la glande que les médecins ont imaginé ne servir qu’à recevoir la pituite, celles qui sont assez petites pour passer par les pores de cette glande composent les esprits animaux, et celles qui sont quelque peu plus grosses s’attachent aux racines des petits filets qui composent le cerveau ; mais pour les plus grosses de toutes, elles passent des artères dans les veines qui leur sont jointes, et, sans perdre ? la forme de sang, elles retournent vers le cœur.
Quatrième partie
DIGRESSION, DANS LAQUELLE IL EST TRAITÉ DE LA FORMATION DE L’ANIMAL
DES PARTIES QUI SE FORMENT DANS LA SEMENCE
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Quelle est la nature de la semence.
On pourra encore acquérir une plus parfaite connaissance de la façon dont toutes les parties du corps sont nourries, si on considère en quelle sorte elles ont premièrement été produites de la semence. Et bien que je n’aie pas voulu jusqu’ici entreprendre d’écrire mon sentiment touchant cette matière, à cause que je n’ai pu encore faire assez d’expériences pour vérifier par leur moyen toutes les pensées que j’en ai eues, je ne puis néanmoins refuser d’en mettre ici en passant quelque chose de ce qui est le plus général, et dont j’espère que je serai le moins en hasard ci-après de me dédire, lorsque de nouvelles expériences me donneront davantage de lumière.
Or, in addition to those pores through which the humors and spirits flow, there are numerous other, much narrower pores through which a substance continuously passes from the two elements I described in my Principles; and since the agitation of these substances in the first two elements maintains the activity of the humors and spirits, it is also through these small channels that the humors and spirits, as they flow along the delicate networks that constitute the solid parts of the body, cause these networks to gradually extend slightly, albeit very slowly. As a result, each part of these networks has its own path from where they originate to the surface of the limbs where they terminate. Once they reach this surface, they come into contact with air or other substances that separate them from it. And as portions are continuously detached from the ends of these channels, new portions are formed at their origins, in exactly the same manner I have described earlier. However, those parts that are separated evaporate into the air if they emerge from the outer skin; whereas if they come from the surface of a muscle or some other internal part, they mix with the bodily fluids and flow along with them wherever they go—sometimes out of the body, and sometimes through the veins back to the heart, where they often re-enter the bloodstream.
Thus, it can be seen that all the parts of these small fibers that make up the solid limbs undergo movements that are no different in nature from those of the humors and spirits, except that they are much slower; in the same way, the movements of the humors and spirits are slower than those of more subtle substances.
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How one grows up when one is young.
And these different speeds are caused by the fact that these various solid or fluid parts, as they rub against each other, decrease or increase in size and arrange themselves in different ways, depending on the inherent properties of each substance. For example, when one is young, since the tiny fibers that make up the solid parts are not yet tightly connected to each other, and the channels through which the fluid parts flow are relatively wide, the movement of these fibers is slower than when one is old. As a result, more material is drawn to their “roots” rather than being carried away from their “extremities.” This causes them to lengthen, strengthen, and thicken, thereby enabling the body to grow.
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How to gain weight, and how to lose weight.
And when the humors that flow through these tiny channels are not in large quantities, they pass quite quickly through the small streams that contain them; as a result, the body grows longer, and its solid parts increase in size without becoming fatty. But when these humors are very abundant, they cannot flow so easily through the narrow passages of the solid limbs. Consequently, those portions of the limbs that have highly irregular shapes—that is, those parts which face the greatest difficulty passing through these channels—begin to accumulate fat within them. This fat does not grow in the body in the same way that flesh does through proper nourishment; rather, it forms because various parts of the body come together and adhere to each other, just as the various parts of dead matter do.
And when these humors once again become less abundant, they flow more easily and more rapidly, for the subtle substances and spirits that accompany them possess greater power to agitate them. As a result, these humors gradually reabsorb portions of the fat and drag it along with them, which is how one becomes thinner.
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How one ages and dies from old age.
And as one ages, the tiny fibers that make up the solid parts of the body gradually tighten and become increasingly interconnected; eventually, they reach such a degree of hardness that the body ceases to grow altogether and is even unable to nourish itself anymore. As a result, there becomes such a disproportionate relationship between the solid and fluid components of the body that old age alone is sufficient to bring about death.
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Of the two factors that determine each part of the liquid to go and nourish the specific part of the body for which it is intended.
But in order to understand specifically in what manner each portion of the food travels to the part of the body for which it is intended, one must consider that blood is nothing other than a collection of numerous small fragments of the meats we consume for nourishment; hence, there is no doubt that it is composed of parts that differ greatly from one another in shape, consistency, and size. I can think of only two reasons that could explain why each of these parts would travel to certain areas of the body rather than others.
The first aspect concerns the position of these parts in relation to the course that the substances follow within their bodies; the second aspect relates to the size and shape of the pores through which they enter, or of the bodies to which they attach themselves. For to assume that every part of the body possesses faculties capable of selecting and attracting those particles of food that are appropriate for it would be to invent incomprehensible fantasies, and to attribute more intelligence to these fantasies than even our own soul possesses—since our soul, in any case, has no knowledge of what such faculties would actually require.
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How does one of these causes function?
Or, considering the size and shape of these pores, it is evident that they are sufficient to allow certain parts of the blood, based on their particular size and form, to enter certain areas of the body while others cannot. Just as there are variously perforated sieves that can separate round grains from long ones, or finer ones from coarser ones, it is likely that the blood, propelled by the heart through the arteries, encounters different pores that allow certain components of the blood to pass through while preventing others from doing so.
26
How the other one acts, and how animal spirits are produced.
However, the position of the various parts of the body with regard to the direction in which blood flows through the arteries is also essential, in order to ensure that, among those parts that have identical shape and size but not necessarily the same consistency, the stronger ones are located in certain areas rather than others; and it is primarily this arrangement that determines the production of vital spirits.
For it must be noted that all the blood that leaves the heart through the main artery is propelled in a straight line toward the brain. However, since not all of this blood can reach the brain (because the branches of this main artery that extend there—namely the carotid arteries—are exceedingly narrow compared to the opening of the heart from which the blood originates), only those portions of the blood that are the strongest, most vital, and most affected by the heat generated within the heart manage to make it that far. These stronger sections possess greater vitality, enabling them to travel throughout the bloodstream until they reach the brain. There, they divide into smaller branches within the carotid arteries—and, in particular, those branches that doctors believe are solely responsible for receiving the cerebrospinal fluid. The smallest of these branches form what is known as the “animal spirits,” while slightly larger ones attach themselves to the roots of the delicate networks that constitute the brain itself. As for the largest branches among all, they pass from the arteries into the veins connected to them and, without losing their blood composition, return back to the heart.
Fourth Part
A digression in which the formation of animals is discussed.
PARTS THAT FORM IN THE SEED
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What is the nature of seed?
We can still gain a more thorough understanding of the way in which all parts of the body are nourished, if we consider how they were first produced from seed. Although I have not yet wished to express my views on this matter, because I have not had enough opportunities to conduct experiments to verify all the theories I have formed, I cannot refuse to mention here some of the more general principles. I hope that as new experiments provide me with further insights, I will be able to confirm or correct these principles with less risk of error.
Oltre a questi pori attraverso i quali scorrono le umori e gli spiriti, ne esistono molti altri, molto più stretti, attraverso i quali passa continuamente la materia dei primi due elementi che ho descritto nei miei Principi; e poiché l’agitazione della materia di questi primi due elementi mantiene in movimento anche gli umori e gli spiriti, questi ultimi, scorrendo lungo i piccoli canali che compongono le parti solide, fanno sì che tali canali avanzino continuamente, sebbene molto lentamente; in tal modo, ciascuna di queste parti segue il proprio percorso, dal punto in cui hanno origine fino alla superficie dei membri in cui terminano. Una volta raggiunta questa superficie, l’aria o altri corpi che la toccano la separano da tali umori e spiriti; e man mano che una parte si stacca dall’estremità di questi canali, un’altra si attacca alla loro origine, nel modo che ho già descritto. Tuttavia, quella parte che si stacca evapora nell’aria, se proviene dalla pelle esterna; mentre se proviene dalla superficie di un muscolo o di qualche altra parte interna, si mescola con le parti fluidi e scorre insieme a esse, talvolta fuori dal corpo, talvolta attraverso le vene verso il cuore, dove spesso ritorna.
Si può quindi osservare che tutte le parti dei piccoli tessuti che compongono gli organi solidi hanno un movimento che non differisce in alcun modo da quello delle umori e degli spiriti, se non per il fatto che è molto più lento; allo stesso modo, il movimento degli umori e degli spiriti è più lento rispetto a quello delle sostanze più sottili.
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Come si cresce quando si è giovani.
E queste diverse velocità sono dovute al fatto che queste varie parti solide o fluidhe, sfregandosi l’una contro l’altra, si riducono o aumentano di dimensioni e si organizzano in modi diversi, a seconda del diverso “temperamento” di ciascun corpo; per esempio, quando si è giovani, poiché i piccoli elementi che compongono le parti solide non sono ancora strettamente uniti tra loro e i canali attraverso cui scorrono le parti fluidhe sono abbastanza larghi, il movimento di questi elementi è più rapido rispetto a quando si è anziani; inoltre, più materia si attacca alle loro radici che non ne viene staccata dalle loro estremità, il che fa sì che si allunghino di più, si rafforzino e aumentino di dimensioni, e quindi anche il corpo cresce.
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Come ingrassare, e come dimagrire.
E quando le umori che scorrono attraverso questi piccoli canali non sono in grande quantità, passano abbastanza rapidamente attraverso i ruscelli che li contengono; grazie a ciò il corpo si allunga e le parti solide crescono senza accumulare grasso. Ma quando queste umori sono molto abbondanti, non riescono più a scorrere facilmente attraverso questi piccoli canali, e così quelle parti del corpo che hanno una forma molto irregolare, simile alle branche di un albero, e che quindi fanno fatica ad attraversare tali canali, si accumulano gradualmente in essi, formando grasso. Questo grasso non cresce nel corpo nello stesso modo in cui cresce la carne, a seguito di un’alimentazione propriamente detta, ma soltanto perché diverse parti del corpo si uniscono tra loro, proprio come avviene nelle cose morte.
E quando queste sostanze diventano meno abbondanti, scorrono più facilmente e più rapidamente, poiché la materia sottile e gli spiriti che le accompagnano hanno maggiore forza per agitarle; di conseguenza, queste sostanze riprendono gradualmente le parti di grasso presenti nel corpo e le trascinano con sé, il che porta alla perdita di peso.
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Come si invecchia e si muore di vecchiaia.
E poiché, con l’avanzare dell’età, i piccoli filamenti che compongono le parti solide si stringono e si legano sempre di più tra loro, raggiungono infine un tale grado di durezza che il corpo smette completamente di crescere e non è nemmeno più in grado di nutrirsi; di conseguenza, sorge una tale disproporzione tra le parti solide e quelle liquide che è proprio l’invecchiamento a porre fine alla vita.
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Delle due cause che determinano ciascuna parte di quel liquido a recarsi nel punto del corpo che è destinato a nutrire.
Ma per comprendere in modo preciso in quale modo ciascuna parte del cibo raggiunga la parte del corpo che ha bisogno di nutrimento, è necessario considerare che il sangue non è altro che un insieme di piccole particelle delle carni che abbiamo consumato; pertanto non si può dubitare che sia composto da parti molto diverse tra loro, sia per forma che per consistenza e dimensioni. Conosco soltanto due ragioni che potrebbero spiegare perché ciascuna di queste parti vada a raggiungere determinate parti del corpo piuttosto che altre.
La prima considerazione riguarda la posizione del luogo in relazione al percorso che le particelle seguono; la seconda, le dimensioni e la forma dei pori attraverso i quali entrano, o dei corpi ai quali si attaccano. Infatti, supporre che in ogni parte del corpo esistano facoltà capaci di selezionare e attrarre le particelle alimentari adatte a quel corpo significa inventare chimere incomprensibili e attribuire a queste chimere un’intelligenza maggiore di quella della nostra stessa anima, che, in ogni caso, non possiede alcuna conoscenza di ciò che tali facoltà dovrebbero realmente sapere.
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In che modo agisce una di queste cause.
Ora, per quanto riguarda la dimensione e la forma dei pori, è evidente che siano sufficienti affinché le parti del sangue di determinate dimensioni e forma possano raggiungere alcune zone del corpo piuttosto che altre: poiché, come si può osservare in alcuni setacci con fori di diversa forma, che permettono di separare i grani rotondi da quelli lunghi, o i più piccoli da quelli più grandi, allo stesso modo il sangue, spinto dal cuore attraverso le arterie, trova pori diversi attraverso cui alcune sue parti possono passare, mentre altre no.
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In che modo l’altro agisce, e come vengono generati gli esseri animati.
Ma anche la posizione di quel luogo rispetto al flusso del sangue nelle arterie è necessaria affinché, tra le sue parti che hanno la stessa forma e dimensione, ma non necessariamente la stessa consistenza, quelle più solide vengano collocate in certi punti piuttosto che in altri; ed è soprattutto da questa posizione che dipende la produzione degli “spiriti animali”.
Poiché è necessario notare che tutto il sangue che proviene dal cuore attraverso l’arteria principale viene spinto in linea dritta verso il cervello; tuttavia, non tutto il sangue riesce ad arrivarvi, poiché i rami di quest’arteria principale – ovvero le carotidi – sono molto stretti rispetto all’apertura del cuore da cui proviene il sangue. Solo quelle parti dei rami più robuste, e quindi anche le più vitali e le più influenzate dal calore del cuore, hanno la forza sufficiente per proseguire il loro corso fino al cervello. Queste vene, entrando nel cervello attraverso i piccoli rami delle carotidi e soprattutto nella ghiandola che i medici ritengono serva esclusivamente a ricevere la pituitra, formano gli “spiriti animali”. Le vene un po’ più grandi si collegano alle radici dei tessuti cerebrali; quelle ancora più grosse, invece, passano dalle arterie alle vene ad esse collegate e, senza perdere la loro natura di sangue, ritornano al cuore.
Quarta parte
Digressione nella quale viene trattata la formazione dell’animale
Le parti che si formano nel seme.
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Qual è la natura del seme?
Si potrà ancora acquisire una conoscenza più perfetta del modo in cui tutte le parti del corpo vengono nutrite, se si considera in che modo esse siano state originariamente prodotte dalla semina. E sebbene finora non abbia voluto intraprendere la stesura delle mie riflessioni su questo argomento, poiché non ho ancora potuto condurre esperimenti sufficienti per verificare attraverso di essi tutte le idee che ne avevo, non posso tuttavia rifiutarmi di riportare qui, in modo generale, alcune considerazioni su questo tema; spero infatti di non dovermi poi contraddire in seguito, quando nuove esperienze mi forniranno ulteriori chiarimenti.
Je ne détermine rien touchant la figure et l’arrangement des particules de la semence, il me suffit de dire que celle des plantes, étant dure et solide, peut avoir ses parties arrangées et situées d’une certaine façon, qui ne saurait être changée que cela ne les rende inutiles ; mais qu’il n’en est pas de même de celle des animaux, laquelle étant fort fluide et produite ordinairement par la conjonction des deux sexes, semble n’être qu’un mélange confus de deux liqueurs, qui, servant de levain l’une à l’autre, se réchauffent, en sorte que quelques-unes de leurs particules acquérant la même agitation qu’a le feu se dilatent et pressent les autres, et par ce moyen les disposent peu à peu en la façon qui est requise pour former les membres.
Et ces deux liqueurs n’ont point besoin pour cela d’être fort diverses ; car comme on voit que la vieille pâte peut faire enfler la nouvelle, et que l’écume que jette la bière suffît pour servir de levain à d’autre bière, ainsi il est aisé à croire que les semences des deux sexes se mêlant ensemble servent de levain l’une à l’autre.
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Comment le cœur commence à se former.
Or je crois que la première chose qui arrive en ce mélange de la semence, et qui fait que toutes les gouttes cessent d’être semblables, c’est que la chaleur s’y excite, et qu’y agissant en même façon que dans les vins nouveaux lorsqu’ils bouillent, ou dans le foin qu’on a renfermé avant qu’il fût sec, elle fait que quelques-unes de ses particules s’assemblent vers quelque endroit de l’espace qui les contient, et que là, se dilatant, elles pressent les autres qui les environnent, ce qui commence à former le cœur.
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Comment il commence à se mouvoir.
Puis, à cause que ces petites parties ainsi dilatées tendent à continuer leur mouvement en ligne droite, à se mouvoir, et que le cœur commencé à former leur résiste, elles s’en éloignent quelque peu, et prennent leur cours vers l’endroit où se forme après la base du cerveau, et par ce moyen entrent en la place de quelques autres, qui viennent circulairement en la leur dans le cœur ; où, après quelque peu de temps qu’il leur faut pour s’y assembler, elles se dilatent, et, s’en éloignant, suivent le même chemin que les précédentes ; ce qui fait que quelques-unes de ces précédentes qui se trouvent encore en ce lieu-là, et aussi quelques autres qui y sont venues d’ailleurs en la place de celles qui en sont sorties pendant ce temps-là, vont dans le cœur, où étant derechef dilatées elles en sortent ; et c’est en cette dilatation, qui se fait ainsi à diverses reprises, que consiste le battement du cœur ou le pouls.
30
Comment se fait le sang.
Mais il est à remarquer, touchant la matière qui passe dans le cœur, que la violente agitation de la chaleur qui la dilate ne fait pas seulement que quelques-unes de ses particules s’éloignent et se séparent, mais aussi que quelques autres s’assemblent et se pressent, en se froissant et divisant en plusieurs branches extrêmement petites, et qui demeurent si proches les unes des autres, qu’il n’y a que la matière très subtile (que j’ai nommée le premier élément dans mes Principes) qui occupe les intervalles qu’elles laissent autour d’elles ; et que les particules qui se joignent ainsi les unes aux autres en sortant du cœur ne s’écartent point du chemin par où elles y peuvent retourner, comme font plusieurs des autres qui pénètrent plus aisément de tous côtés dans la masse de la semence, de laquelle il vient aussi de nouvelles particules vers le cœur, jusqu’à ce qu’elle soit toute épuisée.
31
Pourquoi il est rouge.
Ensuite de quoi ceux qui savent ce que j’ai expliqué de la nature de la lumière, tant en ma Dioptrique qu’en mes Principes, et de la nature des couleurs en mes Météores, pourront aisément entendre pourquoi le sang de tous les animaux est rouge. Car j’ai démontré en ces lieux-là que ce qui fait que nous voyons de la lumière n’est autre chose sinon que la matière du second élément, que j’ai dit être composée de plusieurs petites boules qui s’entre-touchent, est poussée ; et que nous pouvons sentir deux mouvements de ces boules, l’un par lequel elles viennent en ligne droite vers nos yeux, ce qui ne nous donne que le sentiment de la lumière ; l’autre, par lequel elles tournent cependant autour de leurs centres. En sorte que, si elles tournent beaucoup moins vite qu’elles ne vont en ligne droite, le corps d’où elles viennent nous paraît bleu, et si elles tournent beaucoup plus vite, il nous paraît rouge. Mais aucun corps ne peut être disposé à les faire tourner plus vite que celui dont les petites parties ont des branches si déliées et si proches les unes des autres, qu’il n’y a que la matière du premier élément qui tourne autour d’elles, ainsi que j’ai dit être celles du sang. Car les petites boules du second élément, rencontrant en la superficie de ce sang la matière du premier, laquelle y passe continuellement de biais extrêmement vite d’un de ses pores vers l’autre, et par conséquent se meut en autre sens qu’elles ne font, elles sont contraintes par cette matière du premier élément à tourner autour de leurs centres, et même à tourner plus promptement qu’aucune autre cause ne les y saurait contraindre, d’autant que le premier élément surpasse tous les autres corps en vitesse.
32
Pourquoi il est plus rouge que les charbons ou le fer.
C’est quasi la même raison qui fait que le fer, quand il est chaud, et les charbons, quand ils sont embrasés, paraissent rouges, car alors plusieurs de leurs pores ne sont pleins que du premier élément ; mais pour ce que ces pores ne sont pas si serrés que ceux du sang, et que le premier élément y est en assez grande quantité pour causer de la lumière, cela fait que leur rougeur est différente de celle du sang.
33
Comment se commencent la grande artère et la veine cave.
Sitôt que le cœur commence ainsi à se former, le sang raréfie qui en sort prend son cours en ligne droite vers l’endroit où il lui est le plus libre d’aller, et c’est l’endroit où se forme après le cerveau ; comme aussi le chemin qu’il prend commence à former la partie supérieure de la grande artère. Puis, à cause de la résistance que lui font les parties de la semence qu’il rencontre, il ne va pas fort loin ainsi en ligne droite, sans être repoussé vers le cœur par le même chemin qu’il en est venu, par lequel toutefois il ne peut descendre, à cause que ce chemin se trouve rempli du nouveau sang que le cœur produit : mais cela fait qu’en descendant il se détourne quelque peu vers le côté opposé à celui par lequel il entre de nouvelle matière dans le cœur ; et c’est le côté où sera par après l’épine du dos, par lequel il prend son cours vers l’endroit où se doivent forme les parties qui servent à la génération, et le chemin qu’il tient en descendant est la partie inférieure de la grande artère. Mais à cause que, pressant aussi de ce côté-là les parties de la semence, elles lui résistent, et que le cœur envoie continuellement de nouveau sang vers le haut et vers le bas de cette artère, ce sang est contraint de prendre son cours circulairement vers le cœur, par le côté le plus éloigné de l’épine du dos, où se forme par après la poitrine ; et le chemin que prend ainsi le sang en retournant de part et d’autre vers le cœur, est ce qu’on nomme par après la veine cave.
34
Comment se forme la cavité droite du cœur.
Je n’ajouterais rien ici davantage touchant la formation du cœur, s’il n’avait qu’une seule cavité, ainsi que celui des poissons ; mais pour ce qu’il y en a deux en tous les animaux qui respirent, il faut que je tâche encore de dire comment la seconde se forme.
J’ai déjà distingué deux sortes de parties en la portion de la semence qui se dilate dans le cœur avant qu’il tire aucune nourriture d’ailleurs, savoir celles qui s’éloignent et se séparent facilement, et celles qui se joignent et qui s’attachent les unes aux autres.
I do not determine anything regarding the shape and arrangement of the particles that constitute seed; I merely state that in the case of plants, since these particles are hard and solid, their composition and arrangement can take on certain forms that cannot be altered without rendering them useless for their purpose. However, this is not true of animals, whose bodily structure is highly fluid and is usually formed by the union of the two sexes. It appears that the animal body consists merely of a mixture of two substances, which act as a kind of leaven for each other, causing them to heat up. As a result, some of these particles become agitated, similar to fire, expand, and push against others, gradually arranging themselves in the manner necessary for the formation of various bodily parts.
And these two liquids do not need to be very different for this purpose; for just as it is evident that old dough can cause new dough to rise, and that the foam produced by beer is sufficient to serve as a leaven for other beer, it is easy to believe that when the seeds of the two sexes mix together, they can act as a leaven for each other.
28
How the heart begins to take shape.
Or I believe that the first thing to happen in this mixture of seeds, and which causes all the individual particles to cease being identical, is that heat becomes active within them. Acting in the same way as it does when new wines begin to ferment or when hay is stored before it has completely dried, heat causes some of these particles to gather together in certain areas of the space they occupy. There, as they expand, they compress the surrounding particles, and this process begins to form what we call the “core” or central structure of the seed.
29
How it begins to move.
Then, because these slightly expanded portions tend to continue moving in a straight line, to move onward, and since the heart begins to resist their movement, they move away somewhat and proceed toward the area where they begin to form after the base of the brain. In this way, they replace some other substances that circulate into their original locations within the heart. After staying there for a while until they have assembled, they expand again and then move away along the same path as before. As a result, some of the previous substances that are still in that area, as well as others that have arrived there from elsewhere to replace those that had left during that time, enter the heart, where they expand once more and then exit. It is this repeated expansion that constitutes the heartbeat or pulse.
30
How is blood formed?
However, it is worth noting, with regard to the substance that passes into the heart, that the violent agitation caused by heat, which dilates this substance, not only causes some of its particles to separate and move away from each other, but also causes others to gather together and compress themselves, folding and dividing into numerous extremely small branches. These particles remain so close to one another that only the very subtle substance (which I have called the primary element in my Principles) fills the spaces left between them. Moreover, those particles that come together in this way as they leave the heart do not deviate from the path by which they could return there; unlike many other particles that more easily penetrate from all sides into the mass of semen—from which new particles continue to flow towards the heart—until the entire semen is exhausted.
31
Why it is red.
Those who understand what I have explained regarding the nature of light, both in my work “Dioptrica” and in my “Principles”, as well as the nature of colors in my “Météores”, will easily comprehend why the blood of all animals is red. For I have demonstrated therein that what enables us to see light is nothing other than the substance of the second element, which I have stated to be composed of numerous tiny spheres that come into contact with each other; these spheres are in motion. We can perceive two types of movement among them: one in which they move in a straight line toward our eyes, giving us the sensation of light; and another in which they rotate around their own centers. If their rotation is much slower than their linear motion, the substance from which they originate appears blue to us; if their rotation is much faster, it appears red. However, no substance can cause them to rotate faster than that whose tiny particles are so delicately arranged and so closely spaced together that only the substance of the first element can cause them to spin around their centers—just as I have stated regarding the composition of blood. For the tiny spheres of the second element, when they come into contact with the substance of the first element present in the surface of the blood, which continuously moves at extremely high speed through its pores from one side to the other, causing it to move in a different direction, these spheres are compelled by the substance of the first element to rotate around their centers—and even to rotate faster than any other force could possibly make them do so, given that the first element surpasses all other substances in speed.
32
Why it is redder than coal or iron.
It is almost for the same reason that iron, when hot, and coal, when ablaze, appear red—because at such times many of their pores are filled solely with the first element. However, since these pores are not as tightly packed as those in blood, and since a sufficient amount of this first element is present to produce light, their redness differs from that of blood.
33
How do the aorta and the vena cava begin?
As soon as the heart begins to take shape in this manner, the blood that emerges from it flows in a straight line toward the place where it is freest to go—that is, the area located after the brain. The path taken by this blood begins to form the upper portion of the main artery. However, due to the resistance encountered by the seminal tissues along its course, it cannot proceed very far in a straight line; instead, it is forced back toward the heart along the same path by which it came. But since this path is filled with the new blood produced by the heart, the blood has to deviate slightly as it descends, moving in the opposite direction to that through which it initially carried new material toward the heart. This side will later become the spine, and along this path the blood flows toward the area where the reproductive organs are formed; the descending path of the blood constitutes the lower portion of the main artery. Nevertheless, because the seminal tissues also resist this flow on this side, and because the heart continuously sends new blood upward and downward along this artery, the blood is compelled to circulate back toward the heart via the side farthest from the spine—this area will later become the chest. The path taken by the blood as it returns to the heart in this manner is what is subsequently referred to as the vena cava.
34
How is the right atrium of the heart formed?
I would not add anything further here regarding the structure of the heart—if it were to consist of only one chamber, just like that of fish; but since all breathing animals possess two chambers, I must try to explain how the second one comes into existence.
I have already distinguished two types of parts within that portion of the seed which dilates inside the heart before it draws any nourishment from elsewhere: those which separate easily and move away from each other, and those which join together and adhere to one another.
Non decido nulla riguardo alla forma e all’organizzazione delle particelle del seme; basta dire che quelle delle piante, essendo dure e solide, possono essere disposte e collocate in un certo modo, il quale non potrebbe essere cambiato se non lo rendesse inutile; ma non è lo stesso per quelle degli animali, le quali, essendo molto fluide e prodotte normalmente dalla congiunzione dei due sessi, sembrano essere soltanto un miscuglio confuso di due liquidi che, agendo l’uno sull’altro come lievito, si riscaldano, tanto che alcune delle loro particelle, acquisendo lo stesso movimento del fuoco, si dilatano e spingono le altre, disponendole gradualmente nel modo necessario per formare i vari membri dell’organismo.
E queste due sostanze non hanno affatto bisogno di essere molto diverse tra loro; poiché, come si può osservare, la pasta vecchia è in grado di far lievitare quella nuova, e la schiuma prodotta dalla birra basta da sola per fare da lievito ad un’altra birra, è facile credere che anche i semi dei due sessi, mescolandosi tra loro, possano agire reciprocamente come lievito.
28
Come inizia a formarsi il cuore.
Ora credo che la prima cosa che avviene in questo processo di mescolamento del seme, e che fa sì che tutte le gocce smettano di essere uguali, sia il riscaldamento che si verifica al suo interno. Questo riscaldamento agisce nello stesso modo in cui avviene nei vini nuovi quando iniziano a bollire, o nell’erba che viene conservata prima che asciughi del tutto: fa sì che alcune delle sue particelle si raggruppino in determinati punti dello spazio in cui si trovano. Là, dilatandosi, queste particole esercitano una pressione sulle altre circostanti, e così inizia a formarsi quella struttura centrale che costituisce il “cuore” del seme.
29
Come inizia a muoversi.
Poi, poiché queste piccole parti, una volta dilatate, tendono a continuare il loro movimento in linea retta, ad avanzare verso l’esterno, e poiché il cuore inizia a opporsi al loro passaggio, esse si allontanano leggermente da esso e prendono la direzione del punto in cui si formano dopo la base del cervello; in questo modo sostituiscono altre parti che, precedentemente, vi circolavano. Dopo aver impiegato un certo tempo per raggrupparsi lì, queste nuove parti si dilatano di nuovo e, allontanandosi dal cuore, seguono lo stesso percorso delle precedenti. Alcune di quelle precedenti, che si trovano ancora in quel luogo, nonché altre che sono arrivate da un’altra parte al posto di quelle che se ne sono andate nel frattempo, entrano nel cuore, dove vengono immediatamente dilatate e successivamente ne escono. Ed è proprio questa dilatazione, che si ripete più volte, a costituire il battito del cuore o il polso.
30
Come si forma il sangue.
Ma è da notare, riguardo alla materia che passa nel cuore, che l’intensa agitazione causata dal calore che la dilata non fa sì soltanto che alcune delle sue particelle si allontanino e si separino, ma anche che altre si uniscano e si comprimano, torcendosi e diventando molte piccole branche estremamente sottili; queste particole rimangono così vicine le une alle altre che soltanto la materia molto subtile (che ho chiamato il “primo elemento” nei miei Principi) occupa gli spazi lasciati vuoti tra di esse. Inoltre, le particelle che si uniscono in questo modo per uscire dal cuore non si allontanano mai dal percorso attraverso cui possono tornarvi, a differenza di molte altre particelle che penetrano più facilmente da tutti i lati nella massa della “semenza”, dalla quale ne derivano nuove particelle dirette verso il cuore, fino a quando questa massa non si esaurisce del tutto.
31
Perché è rosso.
Coloro che conoscono ciò che ho spiegato sulla natura della luce, sia nella mia “Diottrica” che nei miei “Principi”, nonché sulla natura dei colori nei miei “Meteori”, potranno facilmente comprendere perché il sangue di tutti gli animali è rosso. Ho infatti dimostrato in quei testi che ciò che ci permette di vedere la luce non è altro che la materia del secondo elemento, che ho descritto come composta da molte piccole sfere che si toccano tra loro e sono in movimento; possiamo percepire due tipi di movimento di queste sfere: uno per cui viaggiano in linea retta verso i nostri occhi, il che ci dà la sensazione della luce; l’altro per cui ruotano attorno ai loro centri. Se queste sfere ruotano molto più lentamente rispetto al loro movimento in linea retta, il corpo da cui provengono ci appare blu; se invece ruotano molto più velocemente, ci appare rosso. Tuttavia, nessun corpo può essere strutturato in modo tale da farle ruotare più rapidamente di quello le cui piccole parti sono così sottilmente connesse tra loro che solo la materia del primo elemento può farle ruotare attorno a sé, come ho detto riguardo al sangue. Le piccole sfere del secondo elemento, infatti, incontrando sulla superficie del sangue la materia del primo elemento – che vi passa continuamente in modo molto veloce da un poro all’altro – vengono costrette da questa materia a ruotare attorno ai loro centri, e persino più rapidamente di quanto qualsiasi altra causa possa farle muovere; il primo elemento, infatti, supera tutti gli altri corpi per velocità.
32
Perché è più rosso dei carboni o del ferro.
È quasi per la stessa ragione che il ferro, quando è caldo, e i carboni, quando sono ardenti, appaiono rossi: in quel momento molti dei loro pori sono infatti riempiti soltanto dal primo elemento; tuttavia, poiché questi pori non sono così stretti come quelli del sangue e il primo elemento vi è presente in quantità sufficiente per produrre luce, il loro rosso è diverso da quello del sangue.
33
In che modo iniziano l’aorta e la vena cava.
Non appena il cuore inizia a formarsi, il sangue che ne fuoriesce si dirige in linea retta verso il luogo dove può muoversi più liberamente; tale luogo si trova dopo il cervello. Il percorso seguito dal sangue inizia anche a formare la parte superiore della grande arteria. Tuttavia, a causa dell’ostacolo rappresentato dalle parti del seme che incontra lungo il cammino, il sangue non riesce a proseguire dritto verso l’esterno; viene invece spinto indietro verso il cuore per lo stesso percorso da cui è provenuto. Poiché questo percorso è già riempito dal nuovo sangue prodotto dal cuore, il sangue deve deviare leggermente verso il lato opposto a quello attraverso cui ha ricevuto il materiale necessario alla sua formazione; tale lato corrisponde in seguito alla spina dorsale. Il percorso che il sangue segue in discesa è la parte inferiore della grande arteria. Tuttavia, poiché anche le parti del seme presenti su questo lato oppongono resistenza al flusso del sangue, e il cuore continua a inviare nuovo sangue verso l’alto e verso il basso di questa arteria, il sangue è costretto a muoversi in cerchio verso il cuore, passando dal lato più lontano dalla spina dorsale; questo percorso è ciò che in seguito viene chiamato vena cava.
34
Come si forma la cavità destra del cuore.
Non aggiungerei nulla di ulteriore riguardo alla struttura del cuore, se esso avesse soltanto una cavità, proprio come nei pesci; ma poiché tutti gli animali che respirano ne hanno due, devo cercare di spiegare in che modo si forma la seconda.
Ho già distinto due tipi di parti nella porzione del seme che si dilata all’interno del “cuore” del seme prima che quest’ultimo assorba qualsiasi alimento da altre fonti: quelle che si allontanano e si separano facilmente, e quelle che si uniscono e si attaccano l’una all’altra.
Or, encore que ces deux sortes de parties se trouvent dans le sang de tous les animaux, il est toutefois à remarquer qu’il y en a beaucoup moins de celles qui s’éloignent et se séparent dans le sang des animaux qui n’ont qu’une seule cavité dans le cœur, que dans celui des animaux qui en ont deux ; ensuite de quoi l’on peut juger que ce sont quelques-unes de ces petites parties qui se dilatent facilement, savoir celles que je nommerai ici les particules aériennes qui sont cause de la seconde concavité du cœur, laquelle, après que l’animal est formé, se trouve penchée vers son côté droit. Mais, au commencement de sa formation, je crois que la première concavité qui se penche après vers le côté gauche occupe justement le milieu de son corps, et que le sang qui sort de cette cavité gauche prend son cours, premièrement, vers l’endroit où se forme le cerveau, puis de là vers l’endroit opposé, où se forment les parties de la génération ; et qu’en descendant du cerveau vers là il passe principalement entre le cœur et l’endroit où se forme l’épine du dos, et après cela que, tant du haut que du bas, il revient vers le cœur.
Et je crois aussi que sitôt que ce sang approche du cœur, il se dilate en partie, avant que de rentrer en sa cavité gauche, en sorte que, par cette dilatation, pressant la matière qui l’environne, il forme sa seconde concavité. Je dis qu’il se dilate, à cause qu’il a en soi plusieurs particules aériennes qui facilitent cette dilatation, et qui n’ont pu se dégager sitôt d’avec les autres ; mais je dis qu’il ne se dilate qu’en partie, à cause que la portion de la semence qui s’est jointe à lui depuis qu’il est sorti de la cavité gauche n’est pas si disposée à se dilater que celles de ses parties qui y ont déjà été raréfiées : c’est pourquoi cette portion de la semence diffère à se dilater jusqu’à ce qu’elle soit entrée en la cavité gauche, en laquelle il revient aussi une partie du sang déjà raréfié dans la droite, qui facilite sa dilatation.
35
Comment se commence le poumon, avec ses trois vaisseaux.
Et lorsque ce sang sort de la cavité droite, celles de ses particules qui sont les plus agitées et les plus vives entrent dans la grande artère ; mais les autres, qui sont en partie les plus grossières et les plus pesantes, et en partie aussi les plus aériennes et les plus molles commencent, en se séparant, à composer le poumon : car quelques-unes des plus aériennes y demeurent, et se forment de petits conduits, qui sont par après les branches de l’artère, dont l’extrémité est la gorge ou le sifflet, par où entre l’air de la respiration, et les plus grossières se vont rendre dans la cavité gauche du cœur ; et c’est le chemin par où elles sortent de la cavité droite, qu’on nomme par après la veine artérieuse ; comme aussi c’est celui par où elles vont de là dans la gauche, qu’on nomme l’artère veineuse.
36
Quelle est la nature des particules aériennes.
J’ajouterai ici encore un mot touchant les particules que j’ai nommées aériennes ; car je ne comprends pas sous ce nom toutes celles qui sont séparées les unes des autres, mais seulement celles de ce nombre qui, sans être fort agitées ni fort solides, ne laissent pas d’avoir leur mouvement chacune à part ; ce qui fait que le corps où elles sont demeure rare, et ne peut facilement être condensé : et pour ce que celles qui composent l’air sont pour la plupart de telle nature, je les ai nommées aériennes.
Mais il y en a d’autres plus vives et plus subtiles, qui sont comme celles des eaux-de-vie et des eaux-fortes, ou des sels volatils, et aussi de plusieurs autres façons, lesquelles font que le sang se dilate, et n’empêchent point qu’il ne se condense promptement après ; plusieurs desquelles se trouvent sans doute dans le sang des poissons aussi bien qu’en celui des animaux terrestres, et même peut-être en plus grande quantité, ce qui fait qu’une moindre chaleur le peut raréfier.
Et ces petites parties plus vives et plus subtiles, c’est-à-dire celles qui sont fort subtiles, et ensemble fort solides et fort agitées, lesquelles je nommerai toujours ci-après les esprits, ne s’arrêtent pas au commencement de la formation dans le poumon, ainsi que font la plupart des aériennes ; mais pour ce qu’elles ont plus de force, telles vont plus loin, et passent de la cavité droite du cœur, par un conduit de la veine artérieuse, jusqu’à la grande artère.
37
D’où vient qu’il ne se forme pas une troisième cavité dans le cœur.
Au reste, comme ce sont les particules aériennes de la semence qui sont cause qu’il se forme une seconde cavité dans le cœur, ainsi ce qui empêche qu’il ne s’en forme une troisième, c’est qu’ensuite de la seconde il se forme un poumon, dans lequel s’arrêtent la plupart de ces particules aériennes.
38
Comment le cerveau commence à se former.
Au même temps que le sang qui vient de la cavité droite commence à former le poumon, celui qui sort de la gauche commence aussi à former les autres parties ; et la première de toutes, après le cœur, est le cerveau : car il faut penser que pendant que les plus grossières parties du sang qui sort du cœur vont d’abord en ligne droite jusqu’à l’endroit de la semence où se forment après les parties inférieures de la tête, Les plus subtiles, qui composent les esprits, s’avancent un peu davantage, et se mettent en la place où doit être après le cerveau ; puis de là, comme le sang se réfléchit et prend son cours vers en bas par la grande artère, ainsi les esprits prennent le leur un peu au-dessus et du même, côté, vers le lieu où est après la moelle de l’épine du dos, à cause que le mouvement du sang, dans la partie de la grande artère qui descend du cœur, de laquelle ils sont proches pour lors, agitant la semence voisine, facilite leur cours vers ce côté-là.
39
Comment se commencent les organes des sens.
Toutefois il ne le facilite pas tant qu’ils n’y trouvent encore quelque résistance, laquelle est cause qu’ils font aussi effort pour se mouvoir vers d’autres côtés ; et par ce moyen, pendant que ces esprits s’avancent vers l’épine du dos, le long de laquelle ils coulent peu à peu, et de là se répandent en tous les autres endroits de la semence, celles de leurs particules qui excèdent en quelque qualité par-dessus les autres, se séparent de leur corps et se détournent à droite et à gauche vers la base du cerveau et vers le devant, où elles commencent à former les organes des sens.
40
Pourquoi ils sont doubles.
Je dis qu’elles se détournent vers la base du cerveau, à cause qu’elles sont réfléchies de sa partie supérieure ; et je dis qu’elles se détournent à droite et à gauche, à cause que l’espace du milieu est occupé par celles qui cependant viennent du cœur, et de là prennent leur cours vers l’épine du dos ; ce qui fait entendre pourquoi tous les organes, des sens se font doubles.
41
D’où vient leur différence.
Mais pour savoir aussi la cause de leur diversité et de tout ce qu’il y a de particulier en chacun d’eux, il est à remarquer qu’il n’y a point d’autre raison qui puisse faire que quelques particules des esprits se séparent, et prennent leur cours à droite et à gauche vers le devant de la tête, pendant que tout le reste va vers l’épine du dos, sinon qu’elles excèdent en petitesse ou en grosseur, ou bien qu’elles ont des figures qui retardent ou qui facilitent leur mouvement ; et je ne vois qu’une notable différence entre celles qui excèdent en petitesse, laquelle consiste en ce que quelques-unes, savoir celles que j’ai ci-dessus nommées aériennes, ont des figures fort irrégulières et empêchantes, et que les autres ont des figures plus unies et plus glissantes, en sorte qu’elles sont plus propres à composer des eaux que de l’air.
42
De l’odorat, de la vue, de l’ouïe, et du goût.
Et, en examinant les propriétés des aériennes, il est aisé à connaître que ce sont elles qui doivent prendre leur cours le moins bas de toutes et le plus vers le devant de la tête, où elles commencent à former les organes de l’odorat ; comme aussi ce sont celles qui ont des figures plus unies et plus glissantes qui, coulant au-dessous des aériennes, vont en tournant vers le devant de la tête, où elles commencent à former les yeux.
Or, although both these kinds of particles are found in the blood of all animals, it is noteworthy that those particles which diverge and separate into different pathways are much more abundant in the blood of animals that have only one chamber in their hearts than in those that have two chambers; from this, we can infer that certain of these small particles are particularly capable of expanding easily—namely, what I refer to here as the “airborne particles,” which are responsible for the formation of the second concavity of the heart. This second concavity, after the animal has taken shape, is inclined towards its right side. However, in the early stages of its development, I believe that the first concavity, which initially slopes towards the left side, occupies the central portion of the animal’s body. The blood that emerges from this left chamber first flows towards the area where the brain is formed, and then continues in the opposite direction towards the regions where reproductive organs are developed. As it descends from the brain, it primarily passes between the heart and the region where the spine is formed; thereafter, it returns to the heart, both from above and below.
And I also believe that as soon as this blood approaches the heart, it partially dilates before entering its left cavity; thus, by this dilation, it presses upon the surrounding matter and forms its second concavity. I say it dilates because it contains several air-like particles within itself that facilitate this process, but these particles are unable to separate immediately from the other components; however, I claim that it only dilates partially because the portion of the semen that has joined it since it left the left cavity is not as readily capable of dilation as those parts of it that have already been thinned out there. This is why this portion of the semen delays in dilating until it enters the left cavity—where, at the same time, a part of the blood that has already been thinned out in the right cavity helps to facilitate its dilation as well.
35
How does the lung begin, with its three vessels?
And when this blood leaves the right chamber of the heart, those of its particles that are the most active and the most vital enter the main artery; but the others—some of which are larger and heavier, while others are more airy and softer—begin to separate and form the lungs: for some of the lighter particles remain there and form small ducts, which later become branches of the arteries, whose ends are the trachea or windpipe, through which the air of respiration enters. The heavier particles then travel towards the left chamber of the heart; and the path by which they leave the right chamber is called the arterial vein; likewise, the path by which they go from there to the left chamber is called the venous artery.
36
What is the nature of these airborne particles?
I would like to add one more word here regarding those particles that I have called “aerial”; for I do not understand by this term all particles that are separated from each other, but only those among this number that, without being either highly agitated or extremely solid, still retain their individual motion; such particles make up what is commonly referred to as air, and because the majority of particles that constitute air are of this nature, I have named them “aerial”.
But there are others that are more intense and subtle—those similar to those found in spirits, aquatints, or volatile salts—and also in various other ways. These cause the blood to dilate but do not prevent it from condensing rapidly afterward. Many of these substances are undoubtedly present in both the blood of fish and that of terrestrial animals, perhaps even in greater quantities; this is why even a slight increase in temperature can cause the blood to become thinner.
And those smaller, more active, and more subtle portions—that is, those which are extremely subtle yet at the same time very vigorous and highly active—I shall continue to refer to as “spirits.” They do not stop at the beginning of their formation in the lungs, as most other respiratory substances do; rather, because they possess greater strength, they proceed further, passing from the right chamber of the heart through a conduit in the aortic vein until they reach the main artery.
37
Wherefore does not a third cavity form within the heart?
Furthermore, just as it is the airborne particles in the seed that cause the formation of a second cavity within the heart, what prevents the formation of a third cavity is the fact that after the second cavity is formed, a lung develops, which captures and retains most of these airborne particles.
38
How the brain begins to take shape.
At the same time as the blood coming from the right side begins to form the lung, that which comes from the left side also begins to form the other parts; and the first of all these parts, after the heart, is the brain—for it must be assumed that while the coarser portions of the blood leaving the heart travel straightward until they reach the region where the seed is located, forming subsequently the lower parts of the head, the more subtle portions that constitute the mind advance a little further and take their place behind the brain. Then, just as the blood flows downward along the main artery, so too do these “spirits” travel upward and in the same direction, toward the region situated behind the spinal marrow. This is because the movement of the blood in the section of the main artery that descends from the heart—and which is close to these subtle portions at this stage—agitates the surrounding tissue, facilitating their journey in that direction.
39
How the organs of sense begin to function.
However, it does not facilitate this process until they encounter some resistance; precisely because of this resistance, they also exert effort to move in other directions. In this way, as these spirits advance towards the spine—along which they gradually flow and then spread throughout the rest of the seed—those particles among them that possess certain qualities superior to others separate from their main body and diverge in various directions, heading towards the base of the brain and the front, where they begin to form the organs of the senses.
40
Why are they double?
I say that they branch towards the base of the brain because they originate from its upper part; and I say that they diverge to the right and left because the central space is occupied by those pathways that actually originate from the heart and from there continue towards the spine; this explains why all sensory organs come in pairs.
41
Where does their difference come from?
But in order to understand the cause of their diversity and all that is particular about each of them, it must be noted that there is no other reason why certain particles of the spirit separate and move in different directions toward the front of the head, while the rest move toward the spine, except that these particles differ in size or shape, or that their structure either hinders or facilitates their movement. I see only one significant difference among those particles that differ in size: some of them—those which I have referred to as “aerial” particles—have very irregular and obstructive shapes, whereas the others have more uniform and smooth structures, making them better suited for forming water than air.
42
Of smell, sight, hearing, and taste.
And by examining the properties of these nasal passages, it is easy to see that they are precisely those which should extend at the lowest position possible and towards the front of the head, where they begin to form the organs of smell; likewise, it is these passages with their more continuous and smooth shapes that, flowing beneath the other nasal structures, continue towards the front of the head, where they begin to form the eyes.
Ora, anche se queste due tipologie di particelle si trovano nel sangue di tutti gli animali, è tuttavia degno di nota che ne sono presenti molte meno in quelli che hanno una sola cavità cardiaca rispetto a quelli che ne hanno due; da ciò si può dedurre che siano proprio alcune di queste piccole particelle a dilatarsi facilmente, ovvero quelle che chiamerò “particelle aeree”, le quali sono la causa della seconda concavità del cuore. Questa seconda concavità, dopo la formazione dell’animale, si trova inclinata verso il lato destro; ma all’inizio della sua formazione, credo che la prima concavità, inclinata verso il lato sinistro, occupi esattamente il centro del corpo. Il sangue che proviene da questa cavità sinistra scorre innanzitutto verso il luogo in cui si forma il cervello, per poi dirigersi verso il punto opposto, dove si sviluppano le parti legate alla riproduzione; scendendo dal cervello, il sangue attraversa principalmente lo spazio tra il cuore e la regione in cui si forma la colonna vertebrale, per poi tornare nuovamente al cuore, sia dall’alto che dal basso.
Credo anche che non appena questo sangue si avvicina al cuore, si dilati in parte prima di rientrare nella sua cavità sinistra; tale dilatazione, esercitando pressione sulla materia circostante, ne determina la formazione della seconda concavità. Dico che si dilata perché contiene diverse particelle “aeree” che facilitano questo processo, ma che queste particelle non riescono a separarsi immediatamente dalle altre componenti del sangue; inoltre, affermo che la dilatazione avviene soltanto in parte, poiché quella parte del seme che si è unito al sangue dopo la sua uscita dalla cavità sinistra non è altrettanto predisposta alla dilatazione rispetto alle parti già state rarefatte in precedenza. È per questa ragione che tale porzione del seme si dilata soltanto quando entra nella cavità sinistra, dove anche una parte del sangue precedentemente rarefatto nella cavità destra contribuisce a facilitare questo processo di dilatazione.
35
Come inizia il polmone, con i suoi tre vasi sanguigni.
E quando questo sangue esce dalla cavità destra, le sue particelle più agitate e più vitali entrano nell’aorta; ma le altre, che in parte sono più grosse e più pesanti, e in parte anche più leggere e più morbide, iniziano, separandosi, a formare i polmoni: poiché alcune delle parti più leggere rimangono lì e formano piccoli canali, che in seguito diventano le ramificazioni dell’aorta; la cui estremità è la gola o il tratto respiratorio, attraverso il quale entra l’aria della respirazione. Le particelle più grosse, invece, si dirigono verso la cavità sinistra del cuore; e questo è il percorso attraverso il quale escono dalla cavità destra, che in seguito viene chiamato vena arteriosa; allo stesso modo, questo è anche il percorso attraverso il quale vi ritornano nella cavità sinistra, ed è chiamato arteria venosa.
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Qual è la natura delle particelle presenti nell’aria?
Aggiungerò ancora una parola riguardo alle particelle che ho chiamato “aeree”; infatti, con questo nome non intendo tutte quelle che sono separate le une dalle altre, ma soltanto quelle che, pur non essendo né molto agitate né molto solide, mantengono comunque ciascuna il proprio movimento indipendente; ciò fa sì che il corpo in cui si trovano rimanga raro e non possa essere facilmente condensato. Poiché la maggior parte delle particelle che compongono l’aria è di questa natura, le ho chiamate “aeree”.
Ma ne esistono altre, più vivide e sottili, simili a quelle degli alcolici, delle acque forti o dei sali volatili; queste sostanze fanno sì che il sangue si dilati, senza però impedirgli di condensarsi rapidamente dopo. Molte di queste sostanze si trovano sicuramente nel sangue dei pesci così come in quello degli animali terrestri, e forse anche in quantità maggiore; questo spiega perché una minore quantità di calore possa già ridurne la densità.
E queste piccole parti più vivide e più sottili, cioè quelle che sono estremamente sottili e al contempo molto solide e molto attive, le quali chiamerò sempre “spiriti”, non si fermano all’inizio del loro processo di formazione nei polmoni, come avviene per la maggior parte delle sostanze respiratorie; ma, grazie alla loro maggiore forza, alcune proseguono il loro percorso, passando dalla cavità destra del cuore, attraverso un canale della vena arteriosa, fino all’arteria principale.
37
Da dove deriva il fatto che non si formi una terza cavità nel cuore?
Del resto, poiché sono proprio le particelle aeree presenti nel seme a causare la formazione di una seconda cavità nel cuore, ciò che impedisce la formazione di una terza cavità è il fatto che, dopo la seconda, si sviluppa un polmone, all’interno del quale la maggior parte di queste particelle aeree viene trattenuta.
38
Come inizia a formarsi il cervello.
Nello stesso momento in cui il sangue che proviene dalla cavità destra inizia a formare il polmone, quello che esce dalla sinistra inizia anch’esso a formare le altre parti del corpo; e la prima di tutte, dopo il cuore, è il cervello. Si deve infatti pensare che, mentre le parti più dense del sangue che esce dal cuore si dirigono innanzitutto in linea retta verso l’area della semenza, dove successivamente si formano le parti inferiori della testa, quelle più sottili, che compongono gli “spiriti”, avanzano un po’ di più e si posizionano nel luogo destinato a ospitare il cervello. Da lì, proprio come il sangue scorre verso il basso lungo la grande arteria, anche questi “spiriti” seguono lo stesso percorso, dirigendosi verso il punto situato sopra e sullo stesso lato del midollo spinale; ciò avviene perché il movimento del sangue nella parte della grande arteria che discende dal cuore, da cui tali “spiriti” sono immediatamente vicini, agita la semenza adiacente, facilitandone così il flusso verso quella direzione.
39
In che modo si formano gli organi di senso.
Tuttavia, ciò non lo rende più facile finché essi non incontrano ancora qualche resistenza; proprio questa resistenza spinge loro a sforzarsi di muoversi in altre direzioni. In questo modo, mentre queste entità spirituali avanzano verso la “spina dorsale”, lungo la quale si diffondono gradualmente in tutte le altre parti del seme, quelle particelle che possiedono qualità superiori rispetto alle altre si separano dal loro corpo e si dirigono a destra e a sinistra verso la base del cervello e verso la parte anteriore, dove iniziano a formare gli organi di senso.
40
Perché sono doppi.
Dico che si dirigono verso la base del cervello perché provengono dalla sua parte superiore; e dico che si deviano a destra e a sinistra perché lo spazio centrale è occupato da altre vene che, invece, provengono dal cuore e da lì proseguono verso la colonna vertebrale; questo spiega perché tutti gli organi sensoriali siano doppi.
41
Da dove deriva la loro differenza?
Ma per comprendere anche la causa della loro diversità e di tutto ciò che è particolare in ciascuna di esse, bisogna notare che non esiste altra ragione se non il fatto che alcune particelle dello spirito si separino e prendano direzioni diverse verso la parte anteriore della testa, mentre il resto delle particelle si dirige verso la regione della spina dorsale. La differenza principale tra queste particelle risiede nel loro dimensionamento: alcune, quelle che ho definito “aeree”, presentano forme molto irregolari e ostacolanti al movimento, mentre altre hanno forme più regolari e scorrevoli, rendendole quindi più adatte a formare sostanze liquide piuttosto che gassose.
42
Dell’olfatto, della vista, dell’udito e del gusto.
E, esaminando le proprietà delle strutture aeree del viso, è facile comprendere che sono proprio queste ad avere il percorso più basso di tutte e che si estendono maggiormente verso la parte anteriore della testa, dove iniziano a formare gli organi dell’olfatto; allo stesso modo, sono quelle le cui forme sono più uniformi e lisce: scorrendo al di sotto delle altre strutture aeree, si dirigono verso la parte anteriore della testa, dove iniziano a formare gli occhi.
Je ne remarque aussi qu’une notable différence entre les particules des esprits qui excèdent en grosseur, qui est que quelques-unes ont des figures non pas véritablement si empêchantes que celles des aériennes (car elles n’auraient pu, à cause de leur grosseur, se mêler avec les esprits), mais néanmoins irrégulières et inégales, ce qui fait qu’elles ne peuvent se mouvoir en suite les unes des autres, mais qu’étant environnées de la matière subtile, elles suivent son agitation ; et ainsi ayant plus de force que toutes les autres, à cause qu’elles sont plus massives, elles sortent du milieu du cerveau par le chemin le plus court, et se vont rendre vers les oreilles, où, emmenant avec soi quelques particules aériennes, elles commencent à former les organes de l’ouïe ; et les autres, au contraire, ont des figures unies et glissantes, qui sont cause qu’elles s’accordent facilement à se mouvoir en suite les unes des autres, ainsi que les particules des eaux, et par conséquent d’un mouvement plus tardif que le reste des esprits ; ce qui fait qu’elles descendent par la base du cerveau vers la langue, la gorge et le palais, où elles préparent le chemin aux nerfs qui doivent être les organes du goût.
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De l’attouchement
Outre ces quatre notables différences, qui font que certaines particules des esprits s’écartent de leur corps, et par ce moyen commencent à former les organes de l’odorat, de la vue, de l’ouïe et du goût, je remarque que les autres se séparent aussi peu à peu, à mesure qu’elles trouvent des pores en la semence par où elles peuvent passer, et sans qu’il soit besoin pour cela qu’il y ait entre elles aucune diversité, sinon seulement que celles qui se rencontrent les plus proches de ces pores entrent dedans, pendant que les autres suivent ensemble leur cours le long de l’épine du dos, jusqu’à ce qu’elles rencontrent aussi d’autres pores par où elles coulent en toutes les parties intérieures de la semence, et y tracent les passages des nerfs qui servent au sens de l’attouchement.
44
Pourquoi la plupart des parties du corps sont doubles.
Au reste, afin que la connaissance qu’on a de la figure des animaux déjà formés n’empêche pas qu’on ne conçoive celle qu’ils ont au commencement qu’ils se forment, il faut considérer la semence comme une masse de laquelle s’est premièrement formé le cœur, et autour de lui d’un côté la veine cave, et de l’autre la grande artère, qui étaient jointes par les deux bouts ; en sorte que celui de leurs bouts vers lequel les ouvertures du cœur étaient tournées, marquait le côté où devait être la tête, et l’autre marquait celui des parties inférieures. Après cela les esprits ont monté un peu plus haut que le sang vers la tête, où, s’étant assemblés en quelque quantité, ils ont pris leur cours peu à peu le long de l’artère, et le plus proche de la superficie de la semence que leur force les a pu porter ; et, pendant qu’ils ont suivi ce cours, leurs petites parties se sont présentées pour passer par tous les autres chemins qui leur seraient plus faciles que celui où elles étaient ; mais elles n’ont point trouvé de tels chemins au-dessus de l’épine du dos, à cause que tout le corps des esprits s’éloignait vers là autant que sa force le pouvait permettre : elles n’en ont point aussi trouvé directement au-dessous, à cause que la grande artère y était ; ainsi elles n’ont pris leur cours qu’à droite et à gauche vers toutes les parties intérieures de la semence.
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Pourquoi les nerfs sortent autrement des deux premières jointures de l’épine du dos que des autres.
Excepté seulement qu’à la sortie de la tête elles ont pu s’éloigner quelque peu en dehors et en dedans, à cause que la moelle de l’épine du dos étant moins grosse que le cerveau, elles ont trouvé quelque espace en cet endroit-là ; et c’est la raison pourquoi les nerfs qui sortent des deux premières jointures de l’épine du dos ont leur origine différente des autres.
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Pourquoi il vient des nerfs immédiatement de la tête.
Or je dis que les esprits, qui préparent le chemin de ces nerfs en la semence, y ont pris leur cours vers les parties intérieures seulement, à cause que les extérieures étant pressées par la superficie de la matrice, n’ont pas eu des passages si libres pour les recevoir, mais ils en ont trouvé d’assez libres vers le devant de la tête, c’est pourquoi, avant que d’en être sortis, quelques-uns se sont séparés des autres, sans être pour cela de diverse nature, et ont tracé le chemin des nerfs qui se rendent aux muscles des yeux, des tempes et des autres endroits voisins, puis aussi les chemins des nerfs qui vont aux gencives, à l’estomac, aux intestins, au cœur, et aux peaux des autres plus intérieures parties qui se forment après.
47
Comment il en vient plusieurs de l’épine du dos.
Tout de même les esprits qui ont coulé hors de la tête ont trouvé des pores de part et d’autre le long de l’épine du dos, au moyen de quoi ils ont distingué ses jointures et se sont répandus de là tout autour en la masse de la semence, non plus ronde, mais oblongue, à cause que la force dont le sang et les esprits ont passé du cœur vers la tête, a dû l’étendre davantage vers là que vers les autres côtés ; et il reste seulement ici à remarquer que le dernier endroit de la semence auquel puissent parvenir les esprits, en suivant leur cours en cette façon, est celui où doit être le nombre, dont je parlerai en son lieu.
Mais l’ordre veut qu’après avoir décrit le cours des esprits, j’explique aussi comment les artères et les veines étendent ensemble leurs branches en toutes les parties de la semence.
48
Comment les artères et les veines étendent ensemble leurs branches par tout le corps.
A mesure qu’il se fait plus de sang dans le cœur, il s’y dilate avec plus de force, au moyen de quoi il s’avance plus loin ; et il ne se peut ainsi avancer que vers les endroits où il y a quelques parties de la semence qui sont disposées à lui céder leur place, et par conséquent à couler vers le cœur par la veine jointe à l’artère par où ce sang vient, à cause qu’elles ne peuvent avoir d’autre chemin que celui-là : ce qui forme deux nouvelles petites branches, l’une en cette veine, l’autre en cette artère, dont les extrémités sont conjointes, et qui vont ensemble occuper la place de ces petites parties de la semence, ou bien cela fait que les branches qui sont déjà formées s’allongent jusque-là sans que leurs extrémités se séparent Et d’autant que toutes les petites parties de la semence sont propres à couler ainsi vers le cœur, ou bien que, s’il y en a quelques-unes qui n’y soient pas propres, elles sont aisément repoussées vers sa superficie, il n’y en a aucune au-dessous de cette superficie en l’espace où se répandent les esprits, qui n’aillent à leur tour se rendre vers le cœur ; et c’est la raison pourquoi les veines et les artères y étendent leurs branches de tous côtés aussi loin les unes que les autres.
49
Pourquoi l’on voit moins d’artères que de veines.
Et on ne doit point douter de cette vérité, encore qu’on ne voie pas communément tant d’artères que de veines dans le corps des animaux ; car la raison veut que les veines paraissent beaucoup plus que les artères, à cause que le sang a coutume de s’arrêter dans les petites veines aussi bien que dans les plus grandes, même après que l’animal est mort, à cause que la peau de toutes les veines se resserre à peu près également, au lieu que le sang des artères ne s’arrête jamais en leurs petites branches ; car y étant poussé par la diastole, il passe promptement dans les veines, ou bien il retombe dans les plus grandes artères au moment de la systole, à cause que leurs tuyaux demeurent ouverts ; et ainsi leurs plus petites branches ne peuvent être vues, non plus que les veines blanches, dites lactées, qu’Asellius a découvertes depuis peu dans le mésentère, où jamais on ne les aperçoit, si Ce n’est qu’on ouvre des animaux encore, vivants, quelques heures après qu’ils ont mangé.
50
Comment se sont formées les artères et les veines coronaires.
I also notice only one notable difference between the particles of these spirits that are larger in size: some of them have shapes that are not truly as obstructive as those of the aerial particles (for, due to their size, they would not have been able to mix with the other spirits), but nonetheless irregular and uneven. As a result, they cannot move in sequence one after another; instead, being surrounded by subtle matter, they follow its movements. Because they are more massive than all the other particles, they emerge from the center of the brain along the shortest path and travel toward the ears. There, carrying with them some aerial particles, they begin to form the organs of hearing. On the other hand, those particles with smooth, uniform shapes can move easily in sequence, just like the particles of water; therefore, their movement is slower than that of the other spirits. As a result, they descend along the base of the brain toward the tongue, throat, and palate, where they prepare the way for the nerves that will serve as the organs of taste.
43
Of touch.
Apart from these four notable differences, which cause certain particles of the spirit to separate from their bodily origin and thereby begin to form the organs of smell, sight, hearing, and taste, I observe that the other particles also gradually separate as they find pores within the semen through which they can pass. In doing so, there is no need for any diversity among them; rather, those particles that come into contact with the nearest pores enter therein, while the others continue together along the spine until they encounter other pores through which they flow into all the internal parts of the semen, thereby establishing the pathways for the nerves that are responsible for the sense of touch.
44
Why are most parts of the body paired?
Furthermore, in order to ensure that our knowledge of the form of animals once they have taken shape does not prevent us from conceiving their original form at the beginning of their development, it is necessary to consider the seed as a mass from which, in the first place, the heart was formed. Around it, on one side, the inferior vena cava developed, and on the other side, the aorta; these two vessels were connected at both ends. The end of the seed toward which the openings of the heart were directed indicated the side where the head would be located, while the other end marked the location of the lower parts of the body. Subsequently, the vital spirits rose somewhat higher than the blood toward the head, where they gathered in certain quantities and gradually began to flow along the course of the aorta, as far as their strength permitted them to extend. As they moved along this path, their smallest components sought out all other possible pathways that would have been easier for them to follow; however, they were unable to find such routes above the spine, because the entire mass of the vital spirits was forced to move away from that area as much as their strength allowed. Nor could they find any direct pathways below the spine, since the aorta occupied that region; therefore, their flow could only proceed in either direction, toward all the internal parts of the seed.
45
Why do nerves emerge from the first two joints of the spine in a different manner than from the other joints?
Except that, as they emerged from the head, they were able to extend slightly outward and inward, because the spinal cord was smaller than the brain, so they found some space in that area; and this is why the nerves that originate from the first two segments of the spine have a different origin from the others.
46
Why it originates directly from the nerves in the head.
Or I say that those spirits, which prepare the pathways for these nerves within the seed, took their course only towards the inner parts of the body. This is because the outer areas, being compressed by the surface of the matrix, did not have such free passages for them to pass through; however, they found sufficiently free paths towards the front of the head. Therefore, before emerging from there, some of these spirits separated from the others—without thereby becoming of different natures—and traced out the pathways for the nerves that lead to the muscles of the eyes, temples, and other nearby areas. They also formed the pathways for the nerves that extend to the gums, stomach, intestines, heart, as well as to the skins of those more interior parts of the body that develop later on.
47
How it is that several of them originate from the spine.
Nevertheless, those spirits that had escaped from the head found pores along the entire spine, through which they were able to distinguish its joints and then spread throughout the rest of the semen—now no longer round but elongated. This was because the force that carried blood and spirits from the heart to the head must have caused the semen to expand more in that direction than in others. It remains only to note here that the very last part of the semen to which these spirits can reach, as they flow in this manner, is precisely where the so-called “number” resides, about which I will speak at a later time.
However, it is necessary to explain, after describing the course of these spirits, how the arteries and veins extend their branches throughout all parts of the seed.
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How arteries and veins extend their branches throughout the entire body together.
As more blood is produced in the heart, it dilates with greater force, thereby enabling it to flow further; it can only proceed in directions where there are certain parts of the semen that are prepared to yield their place and allow the blood to flow towards the heart through the veins connected to the arteries from which this blood originates—since these vessels represent the only possible pathways. This process gives rise to two new, smaller branches: one within the vein and the other within the artery, whose ends join together. These branches then take over the function of those original parts of the semen. Alternatively, the existing branches may extend further without their ends separating. Since every part of the semen is capable of flowing in this manner towards the heart, or because any parts that are not suited for such flow are easily pushed back towards the surface of the heart, there isn’t a single part of the semen located beneath this surface, in the region where the vital fluids circulate, that does not ultimately lead towards the heart. This is precisely why veins and arteries extend their branches in all directions, reaching as far as one another will allow.
49
Why are there fewer arteries than veins?
And we must not doubt this truth, even though it is not common to observe as many veins as arteries in the bodies of animals; for reason tells us that veins are much more readily visible than arteries, because blood tends to stagnate in both small and large veins even after the animal has died. Moreover, the walls of all veins constrict almost equally, whereas the blood in arteries never stops flowing in their smaller branches. For it is propelled by diastole and quickly moves into the veins, or else it returns to the larger arteries during systole, since these vessels remain open. As a result, the smallest branches of arteries, as well as those white veins known as lacteal vessels—which Asellius recently discovered in the mesentery—can never be observed unless one opens animals that are still alive, just a few hours after they have eaten.
50
How were the coronary arteries and veins formed?
Noto soltanto una differenza significativa tra le particelle degli spiriti che presentano dimensioni maggiori: alcune di esse hanno forme non del tutto ostacolanti al loro movimento, come quelle delle particelle aeree (poiché, a causa della loro grandezza, non avrebbero potuto mescolarsi con le altre particelle spirituali), ma comunque irregolari e disomogenee; per questo motivo non riescono a muoversi in sequenza l’una dopo l’altra. Tuttavia, essendo circondate dalla materia sottile, seguono il suo movimento. Essendo più dense delle altre particelle spirituali, queste ultime escono dal cervello attraverso la via più breve e si dirigono verso le orecchie; portando con sé alcune particelle aeree, iniziano a formare gli organi dell’udito. Al contrario, le altre particelle presentano forme regolari e lisce, il che permette loro di muoversi facilmente in sequenza l’una dopo l’altra, proprio come le particelle delle acque; per questo motivo il loro movimento è più lento rispetto a quello delle altre particelle spirituali. Queste ultime scendono quindi dalla base del cervello verso la lingua, la gola e il palato, dove preparano il percorso per i nervi che costituiscono gli organi del gusto.
43
Del contatto fisico.
Oltre a queste quattro differenze significative, che fanno sì che alcune particelle degli spiriti si separino dal proprio corpo e, in questo modo, comincino a formare gli organi dell’olfatto, della vista, dell’udito e del gusto, noto anche che le altre particelle si separano gradualmente, man mano che trovano dei pori nella semenza attraverso i quali possono passare. Non è necessario che esista alcuna diversità tra di esse; quelle che si trovano più vicine a questi pori vi entrano, mentre le altre proseguono insieme il loro percorso lungo la spina dorsale, fino a quando non incontrano altri pori attraverso i quali scorrono in tutte le parti interne della semenza, tracciando così i passaggi dei nervi che servono al senso del tatto.
44
Perché la maggior parte delle parti del corpo è doppia.
Del resto, affinché la conoscenza che abbiamo della forma degli animali già formati non ostacoli la nostra capacità di immaginare quella che avevano all’inizio del loro sviluppo, è necessario considerare il seme come una massa dalla quale, in primo luogo, si è formato il cuore; intorno ad esso, da un lato, si è formata la vena cava e, dall’altro, l’aorta, le quali erano collegate tra loro ai due estremi. Quell’estremità della massa del seme verso cui erano rivolte le aperture del cuore indicava il lato in cui doveva trovarsi la testa, mentre l’altra estremità indicava il lato delle parti inferiori dell’animale. Successivamente, gli spiriti vitali si sono diffusi un po’ più in alto rispetto al sangue verso la testa; lì, essendosi raccolti in una certa quantità, hanno iniziato a fluire lungo l’aorta, nella direzione più vicina possibile alla superficie del seme. Durante questo percorso, le loro piccole particelle hanno cercato di trovare vie più agevoli per diffondersi; tuttavia, non ne hanno trovate alcuna al di sopra della spina dorsale, poiché l’intero corpo degli spiriti vitali si allontanava da quella zona nella misura consentita dalla loro forza; né ne hanno trovate direttamente al di sotto, a causa della presenza dell’aorta in quel punto. Pertanto, gli spiriti vitali hanno potuto diffondersi soltanto verso destra e verso sinistra, nelle varie parti interne del seme stesso.
45
Perché i nervi emergono in modo diverso dalle prime due articolazioni della colonna vertebrale rispetto alle altre.
Ad eccezione del fatto che, all’uscita dalla testa, i nervi sono riusciti a spostarsi leggermente sia verso l’esterno che verso l’interno, poiché il midollo della colonna vertebrale è più piccolo del cervello; per questo motivo hanno trovato uno spazio specifico in quella zona. Ed è proprio per questa ragione che i nervi che emergono dalle prime due articolazioni della colonna vertebrale hanno un’origine diversa dagli altri.
46
Perché proviene direttamente dai nervi della testa.
Ora dico che gli spiriti, che preparano il percorso di questi nervi nella semenza, hanno preso il loro corso soltanto verso le parti interne del corpo; poiché le parti esterne, essendo pressate dalla superficie della matrice, non avevano passaggi abbastanza liberi per riceverli, alcuni di questi spiriti hanno trovato percorsi sufficientemente liberi nella zona anteriore della testa. Per questo motivo, prima ancora di uscire da quella regione, alcuni si sono separati dagli altri, senza per questo diventare di natura diversa; tali spiriti hanno tracciato i percorsi dei nervi che portano ai muscoli degli occhi, delle tempie e ad altre zone vicine, nonché i percorsi dei nervi che raggiungono le gengive, lo stomaco, gli intestini, il cuore e le pelli delle parti più interne del corpo.
47
Come mai alcuni provengono dall’osso della schiena.
Tuttavia, gli spiriti che si erano staccati dalla testa trovarono dei “pori” lungo la spina dorsale; attraverso di essi riuscirono a distinguere le articolazioni della spina e si diffusero da lì in tutto il resto del seme, che non era più rotondo, ma oblungo. Ciò avvenne perché la forza con cui il sangue e gli spiriti si muovevano dal cuore verso la testa aveva determinato che il seme si allungasse maggiormente in quella direzione rispetto alle altre. Rimane da notare soltanto che l’ultima parte del seme a cui gli spiriti possono arrivare, seguendo questo percorso, è proprio quella dove si trova il “numero”, di cui parlerò in un altro momento.
Ma l’ordine richiede che, dopo aver descritto il corso dei pensieri, spieghi anche come le arterie e le vene estendano insieme i loro rami in tutte le parti del seme.
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Come le arterie e le vene estendono insieme i loro rami in tutto il corpo.
Man mano che più sangue si accumula nel cuore, esso si dilata con maggiore forza, permettendogli di avanzare sempre più lontano; può quindi muoversi soltanto verso quelle zone in cui alcune parti del seme sono disposte a cedergli il proprio posto, permettendo così al sangue di fluire verso il cuore attraverso la vena che si collega all’arteria da cui proviene quel sangue, poiché non esiste alcun altro percorso possibile. Questo processo dà origine a due nuove piccole ramificazioni: una nella vena e l’altra nell’arteria; le loro estremità si uniscono e insieme occupano il posto di quelle parti del seme che sono state eliminate. In alternativa, le ramificazioni già esistenti si allungano fino a quelle zone senza che le loro estremità si separino. Poiché tutte le parti del seme sono predisposte a fluire verso il cuore in questo modo, o perché, qualora ve ne fossero alcune che non lo sono, vengono facilmente spinte verso la superficie del cuore, non esiste nessuna parte del seme al di sotto di tale superficie, nell’area in cui si diffondono i “spiriti vitali”, che non tenda a raggiungere il cuore a sua volta; ed è proprio per questo che vene e arterie estendono le loro ramificazioni in tutte le direzioni, fino ai limiti del possibile.
49
Perché si vedono meno arterie che vene.
E non si deve dubitare di questa verità, anche se comunemente non si osservano nel corpo degli animali altrettante arterie quante vene; poiché la ragione vuole che le vene appaiano molto più numerose delle arterie, perché il sangue ha l’abitudine di fermarsi sia nelle piccole vene che in quelle più grandi, anche dopo la morte dell’animale. Inoltre, la pelle di tutte le vene si contrae in modo pressoché uniforme, mentre il sangue delle arterie non si ferma mai nei loro rami più piccoli; poiché spinto dalla diastole, vi scorre rapidamente o ritorna nelle arterie principali durante la sistole, poiché i loro tubi rimangono aperti. Per questo motivo, i rami più piccoli delle arterie non possono essere visti, così come le vene bianche, chiamate venae lacteae, che Asellius ha scoperto di recente nel mesentere; queste ultime, infatti, non si riescono mai a osservare se non aprendo animali ancora vivi, poche ore dopo che hanno mangiato.
50
Come si sono formate le arterie e le vene coronarie?
Nous pouvons encore ici considérer plus particulièrement la distribution des principales veines et artères, parce qu’elle dépend de ce qui a déjà été dit du mouvement du sang et des esprits. Ainsi, la première agitation du cœur, qui n’était encore que commencé à former, a été cause que les petites parties de la semence qui étaient les plus proches de lui sont coulées vers les ouvertures de ses concavités ; au moyen de quoi elles ont formé les artères et les veines qu’on nomme coronaires, parce qu’elles l’environnent tout autour ainsi qu’une couronne ; et on n’a pas sujet de trouver étrange qu’on ne remarque souvent qu’une veine coronaire, bien qu’il y ait deux artères, car cette seule veine peut avoir assez de branches pour se joindre avec toutes les extrémités des branches de ces deux artères ; et ce n’est pas merveille que les petites parties de la semence qui venaient de tous les environs du cœur aient pris leur cours vers un seul endroit pour entrer en sa cavité droite, au même temps que le sang qui sortait de sa cavité gauche a pris son cours par deux divers endroits pour aller occuper leur place.
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Comment se sont formées les veines et les artères qui vont aux bras.
Lorsque le sang dilaté dans le cœur en est sorti tout-à-coup et a pris son cours en ligne droite, il a poussé d’abord une assez grande portion de la semence un peu plus loin qu’elle n’était, vers le haut de la matrice, au moyen de quoi les autres parties de la semence qui étaient au-dessus de cette portion, ont été contraintes de descendre vers les côtés, ce qui a fait que celles qui étaient vers les côtés ont coulé de là vers le cœur ; et ainsi ces grandes veines et artères qui nourrissent les bras des hommes, ou les pieds de devant des bêtes brutes, ou enfin les ailes des oiseaux, ont commencé à se former.
52
Comment s’est formé le vaisseau triangulaire.
De plus, la portion de la semence de laquelle la tête se devait former, ainsi poussée par le sang qui venait du cœur, s’est rendue un peu plus solide en sa superficie qu’en son milieu, à cause qu’elle a été pressée d’un côté par le sang qui la poussait, et de tous les autres par le reste de la semence qu’elle poussait ; ce qui est cause que ce sang n’a pu pénétrer d’abord vers son milieu, et les esprits seuls y étant entrés, ils y ont formé la place du cerveau en la façon déjà expliquée.
Touchant quoi il faut remarquer que ces esprits ayant pris leur cours du milieu de la tête vers trois côtés différents, à savoir vers le derrière, où ils ont tracé l’épine du dos, et aussi par en bas vers le côté droit et le gauche de devant, la matière dont ils ont pris la place a dû se retirer vers le haut du crâne, dans les trois Intervalles qui séparaient ces trois côtés, et de là, prenant son cours par les deux côtés de l’épine du dos vers le cœur, elle a fait place aux trois principales branches du grand vaisseau triangulaire qui est entre les replis de la peau qui enveloppe le cerveau, et qui a cela de particulier, qu’il fait ensemble l’office d’artère et de veine ; car la matière qui était en la place où il est, étant poussée par les esprits, en est sortie si abondamment et si promptement, que les branches des artères qui étaient jointes aux branches des veines par où elle a coulé vers le cœur se sont confondues avec elles en formant ce vaisseau, lequel étend par après ses ruisseaux de tous côtés au-dedans du crâne, en sorte que c’est presque lui seul qui nourrit tout le cerveau.
53
Comment s’est formé le rets admirable.
Toutefois le sang du principal tuyau de la grande artère, qui venait en ligne droite du cœur, ne pouvant pénétrer d’abord la base de la tête, à cause que les petites parties de la semence y étaient trop pressées, et se trouvant justement au-dessous de l’endroit où se forme après une glande, que les médecins ont imaginé ne servir qu’à recevoir la pituite du cerveau, il a fait effort tout autour contre ces petites parties de la semence qui lui résistaient, et en a chassé peu à peu quelques-unes, qui sont coulées de côté vers des veines assez éloignées de là, au moyen de quoi se sont formées ces petites branches d’artères, plus remarquables dans les bêtes que dans l’homme, qu’on a nommées le rets admirable, et qui semblent n’être point jointes aux veines.
54
Comment se sont formés l’entonnoir et les tissus choroïdes.
Puis il a aussi monté plus haut vers le sommet de la tête, par les environs de la place par où entraient les esprits dans le cerveau, autour de laquelle il a fait une infinité de petits ruisseaux qui étaient autant de petites artères dont a commencé à se former la petite peau qu’on nomme l’entonnoir, et ensuite celle qui couvre le conduit de la cavité qui est au derrière du cerveau, et aussi les petits tissus nommés choroïdes, qui sont dans les deux cavités du devant ; et, après s’être rassemblés autour de l’endroit où se forme par après la petite glande nommée conarium, ils sont entrés tous ensemble dans le milieu du vaisseau triangulaire qui nourrit le cerveau.
55
Pourquoi les veines et les artères ne se distribuent pas tout à fait en même façon.
Je n’ai pas besoin d’expliquer plus au long la formation des autres veines et artères, parce que je n’y vois rien de particulier à remarquer, et elles sont toutes produites par cette raison générale que, lorsque quelque petite partie de la semence va vers le cœur, le ruisseau qu’elle fait en y allant est une veine, et celui que fait le sang qui vient du cœur pour entrer en sa place est une artère ; en sorte que lorsque ces ruisseaux sont un peu éloignés l’un de l’autre, la veine et l’artère semblent séparées, à cause que les extrémités de l’artère ne se voient point.
Et plusieurs diverses causes peuvent faire en ce commencement que ces ruisseaux se détournent, ou qu’un se divise en deux, ou que deux s’assemblent en un, ce qui fait la différence qu’on voit entre la distribution des veines et celle des artères ; mais cela n’empêche pas qu’elles ne retiennent toujours la même communication par les extrémités de leurs branches, à cause que le cours du sang qui passe continuellement par ces branches l’entretient.
56
Pourquoi un membre coupé n’empêche point la circulation.
Et d’autant que les branches par où se fait cette communication se trouvent en tous les endroits du corps, et non point seulement en ses extrémités, encore que l’on coupe le pied ou la main, on ne l’empêche pas pour cela dans la jambe ni dans le bras.
57
Pourquoi les artères carotides sont doubles.
J’ajouterai seulement ici trois exemples de la division, de l’éloignement et de la conjonction de ces ruisseaux. Il n’y a eu sans doute au commencement qu’un seul tuyau qui a porté les esprits en ligne droite du cœur au cerveau ; mais l’artère trachée, par où passe l’air de la respiration, se formant après (ainsi que je dirai encore en son lieu), et l’air qu’elle contenait ayant plus de force pour monter suivant cette ligne droite que le sang qui venait du cœur, il a été cause que ce tuyau s’est divisé en deux branches, qui sont les artères qu’on nomme carotides.
58
Pourquoi la veine spermatique gauche vient de l’émulgente.
Les deux veines qu’on nomme spermatiques ont été insérées en la veine cave, aussi bas l’une que l’autre, au temps de leur première formation ; mais l’agitation de la grande artère, lorsque le foie et la veine cave se sont détournés vers le côté droit, a été cause que le heu où était insérée la veine spermatique gauche s’est haussé peu à peu jusqu’à l’émulgente, pendant que celui de la droite est demeuré sans changement ; comme au contraire la même cause a fait que la veine nommée adipeuse, du rognon gauche s’est haussée, de l’émulgente où elle était, jusqu’au tronc de la veine cave, pendant que l’augmentation du foie a fait que la droite s’est abaissée. Je ne feindrai point de dire que c’est celle que j’ai le plus longtemps cherchée, et à la vérité de laquelle j’ai eu le moins d’espérance de pouvoir parvenir, bien qu’elle n’arrête point les autres.
59
Pourquoi les mammaires et les épigastriques se joignent les veines aux veines et les artères aux artères.
We may here particularly consider the distribution of the main veins and arteries, since it depends on what has already been said regarding the circulation of blood and vital substances. Thus, the initial contractions of the heart, which were merely preliminary stages in its development, caused those small portions of the seed material that were closest to the heart to flow toward the openings of its concavities; thereby forming the arteries and veins known as coronary vessels, since they surround the heart like a crown. It is not surprising that we often observe only one coronary vein, even though there are two arteries, for this single vein can have enough branches to connect with all the extremities of those two arteries. Nor is it strange that those small portions of the seed material, which originated from various surrounding areas of the heart, all converged in one direction to enter its right cavity, just as the blood flowing out of its left cavity divided into two pathways to take their respective places.
51
How did the veins and arteries that lead to the arms come into existence?
When the blood, having dilated in the heart, suddenly flowed out and began to move in a straight line, it pushed a considerable portion of the semen further upward, toward the upper region of the matrix. As a result, the other parts of the semen that were located above this portion were forced to move downward towards the sides. Consequently, those parts that were situated on the sides began to flow from there towards the heart. And in this way, those large veins and arteries that nourish the arms of humans, the forelimbs of beasts, or the wings of birds, began to take shape.
52
How was the triangular vessel formed?
Furthermore, the part of the seed from which the head was to be formed, being pushed outward by the blood coming from the heart, became somewhat harder on its surface than in its interior. This was because on one side it was compressed by the blood pushing against it, and on all other sides by the rest of the seed that was also pressing upon it. As a result, the blood was unable to penetrate into its interior at first; only the “spirits,” entering there afterward, formed what became the brain in the manner already explained.
It must be noted that since these spirits proceeded from the middle of the head in three different directions—toward the back, where they formed the spine; and also downward, toward the right and left sides of the front—the substance that was displaced by them had to retreat upward into the skull, into the three areas that separated these three directions. From there, this substance continued its course along both sides of the spine toward the heart, taking the place of the three main branches of the large triangular vessel located between the folds of skin that surround the brain. This vessel has a unique characteristic in that it functions both as an artery and a vein. For the substance that was originally in its location was pushed out by these spirits so abundantly and rapidly that the arterial branches, which were originally connected to the venous branches through which the substance flowed toward the heart, became merged with them, forming this vessel. This vessel then extends its branches in all directions within the skull, so that it is essentially the sole source of nourishment for the entire brain.
53
How was this magnificent network formed?
However, the blood from the main artery, which came directly from the heart, could not initially penetrate the base of the head because the small parts of the seminal matter were too densely packed in that area. Moreover, since this region was located just below where a certain gland forms after secretion, doctors assumed that this gland served only to receive the cerebrospinal fluid produced by the brain. As a result, the blood had to exert considerable force against these obstructive seminal tissues, gradually forcing some of them aside and causing them to flow towards veins situated farther away. This process led to the formation of those small arterial branches—more prominent in animals than in humans—which have been dubbed the “wonderful network” and which seemingly do not connect directly with any veins.
54
How were the funnel-shaped structure and the choroidal tissues formed?
Then it also extended higher towards the top of the head, around the area where spirits enter the brain. There, it formed countless tiny channels, which were like small arteries. From these began to develop a thin layer of tissue known as the “tubing,” which then covered the ducts located at the back of the brain. Additionally, there were small tissues called choroids, which were found in both anterior cavities of the brain. After gathering around the area where the conarium gland later forms, all these tissues together entered the central part of the triangular vessel that nourishes the brain.
55
Why don’t veins and arteries distribute themselves in exactly the same manner?
I need not go into further detail about the formation of other veins and arteries, because there is nothing particularly noteworthy in that regard. All of them are formed for the same general reason: whenever a small portion of the semen moves towards the heart, the channel it creates on its way is a vein; whereas the channel created by the blood flowing from the heart to take its place is an artery. Thus, when these channels are somewhat separated from each other, the vein and the artery appear to be distinct because the ends of the artery are not visible.
And various different reasons can cause these small streams to diverge at certain points, or for one stream to split into two, or for two streams to merge into one—this is what leads to the differences we observe in the distribution of veins and arteries. However, this does not prevent them from maintaining the same connection through the ends of their branches, because the continuous flow of blood through these branches ensures that this connection is maintained.
56
Why does a severed limb not prevent blood circulation?
Moreover, since the branches through which this communication takes place are located throughout the body, and not merely at its extremities, even if one cuts off a foot or a hand, it does not prevent the function of that limb in the leg or arm respectively.
57
Why are the carotid arteries double?
I would like to add here only three examples of how these channels were divided, separated, and then rejoined again. At first, there was probably only one single channel that carried the vital energies in a straight line from the heart to the brain; but the trachea, through which the air we breathe passes—and which I will discuss further in its proper place—contained air that had more force to travel along this direct path than the blood coming from the heart. As a result, this channel divided into two branches, which are what we call the carotid arteries.
58
Why does the left spermatic vein originate from the emulsifier?
The two veins known as the spermatic veins were inserted into the inferior vena cava at their very origin; however, as the aorta began to shift towards the right side, along with the liver and the inferior vena cava, the position of the left spermatic vein gradually rose until it reached the level of the aorta, while the position of the right spermatic vein remained unchanged. Conversely, for the same reason, the left renal vein moved upward from its original position near the aorta to join the main trunk of the inferior vena cava, whereas the enlargement of the liver caused the right renal vein to descend in position. I must frankly admit that this was the phenomenon I spent the longest time attempting to understand, and one about which I had the least hope of ever succeeding in elucidating—though it certainly does not preclude the possibility of understanding other related processes as well.
59
Why do the mammary and epigastric veins join veins with veins, and the arteries with arteries?
Possiamo ancora considerare in modo più approfondito la distribuzione delle principali vene e arterie, poiché essa dipende da quanto già detto riguardo al movimento del sangue e degli spiriti vitali. La prima pulsazione del cuore, che allora era appena iniziata a formarsi, fece sì che le piccole parti del seme situate più vicine al cuore si dirigessero verso le aperture delle sue cavità; così esse formarono le arterie e le vene denominate coronarie, poiché circondavano il cuore come una corona. Non è affatto strano che spesso si osservi soltanto una vena coronaria, sebbene ne esistano due arterie: questa singola vena può infatti avere abbastanza ramificazioni per collegarsi con tutte le estremità di queste due arterie. Inoltre, non è sorprendente che le piccole parti del seme provenienti da tutti i dintorni del cuore si dirigessero verso lo stesso punto per entrare nella sua cavità destra, mentre il sangue che usciva dalla cavità sinistra si diramasse in due diverse direzioni per assumere le proprie posizioni.
51
Come si sono formate le vene e le arterie che portano alle braccia?
Quando il sangue, dilatatosi nel cuore, ne uscì improvvisamente e prese a scorrere in linea retta, spostò innanzitutto una buona parte del seme più lontano rispetto alla sua posizione originale, verso la parte superiore della matrice; di conseguenza, le altre parti del seme che si trovavano al di sopra di quella porzione furono costrette a scendere verso i lati. Questo fece sì che quelle parti situate sui lati scorressero da lì verso il cuore; ed è così che iniziarono a formarsi quelle grandi vene e arterie che nutrono le braccia degli uomini, i piedi anteriori delle bestie selvatiche o, infine, le ali degli uccelli.
52
Come si è formato il vascello a forma di triangolo.
Inoltre, la parte del seme da cui doveva formarsi la testa, spinta dal sangue proveniente dal cuore, divenne leggermente più solida sulla superficie che al centro, poiché da un lato era pressata dal sangue che la spingeva e da tutti gli altri lati dal resto del seme che la spingeva anch’esso; per questo motivo il sangue non riuscì a penetrare prima nel suo interno, e solo gli “spiriti” vi entrarono, formando così il cervello nel modo già spiegato.
È necessario notare che questi “spiriti”, essendo partiti dal centro della testa in tre direzioni diverse – verso l’alto, dove hanno formato la spina dorsale, e verso il basso, sia sul lato destro che su quello sinistro –, hanno costretto la materia che occupava quelle aree a ritirarsi verso l’alto del cranio, negli spazi lasciati liberi dalle loro direzioni di movimento. Da lì, questa materia ha proseguito il suo percorso lungo i due lati della spina dorsale verso il cuore, occupando così le tre principali ramificazioni del grande vaso triangolare situato tra le pieghe della pelle che avvolge il cervello. Questo vaso svolge sia la funzione di arteria che quella di vena; infatti, la materia che prima si trovava in quelle aree è stata spinta fuori con tale abbondanza e rapidità da mescolarsi con le ramificazioni delle vene attraverso cui è fluita verso il cuore, formando così questo vaso. Successivamente, i suoi rami si estendono in tutte le direzioni all’interno del cranio, tanto che quasi interamente esso provvede al nutrimento di tutto il cervello.
53
Come si è formato quel meraviglioso reticolo?
Tuttavia, il sangue del principale tubo dell’aorta, che proveniva direttamente dal cuore, non riusciva inizialmente a penetrare nella base della testa, poiché le piccole parti contenute nel seminale erano troppo strettamente compresse in quella zona; essendo queste parti situate esattamente sotto l’area in cui, dopo una ghiandola, si forma un certo liquido, i medici hanno ipotizzato che esse servissero soltanto a ricevere tale liquido prodotto dal cervello. Il sangue, quindi, ha fatto uno sforzo per superare queste resistenze e, poco alla volta, ne ha espulso alcune parti; queste ultime sono scorse verso vene situate più lontano, dando origine a quelle piccole ramificazioni arteriose che si riscontrano soprattutto negli animali e meno nell’uomo. Queste strutture sono state chiamate “la rete meravigliosa” e sembrano non essere collegate direttamente alle vene.
54
Come si sono formati l’imbuto e i tessuti coroidei?
Poi si è diffuso anche più in alto, verso la sommità del cervello, attraverso l’area intorno al punto attraverso cui gli “spiriti” entravano nel cervello; lì ha formato un’infinità di piccoli canali, simili a piccole arterie, dai quali è iniziato a formarsi quella sottile membrana chiamata “entonnoir”. Successivamente si è esteso anche sulla parte che ricopre il condotto situato nella cavità posteriore del cervello, nonché sui piccoli tessuti denominati “coroidee”, presenti nelle due cavità anteriori. Infine, dopo essersi raccolti intorno al punto in cui si forma successivamente la piccola ghiandola chiamata “conarium”, tutti questi tessuti sono entrati insieme nel cuore del vaso triangolare che fornisce nutrimento al cervello.
55
Perché le vene e le arterie non si distribuiscono esattamente nello stesso modo.
Non ho bisogno di spiegare più dettagliatamente la formazione delle altre vene e arterie, perché non vi vedo nulla di particolare da notare; tutte sono generate per questa ragione generale: quando una piccola parte del seme si dirige verso il cuore, il flusso che ne deriva è una vena, mentre quello formato dal sangue che proviene dal cuore per prendere il suo posto è un’arteria. Quindi, quando questi flussi sono leggermente distanti l’uno dall’altro, la vena e l’arteria sembrano separate, poiché le estremità dell’arteria non sono visibili.
Diverse ragioni possono far sì che, in questo stadio iniziale, questi ruscelli deviano il loro corso, o che uno si divida in due, o che due si uniscano in uno; ciò spiega le differenze nella distribuzione delle vene rispetto a quella delle arterie. Tuttavia, ciò non impedisce alle vene e alle arterie di mantenere sempre lo stesso collegamento attraverso le estremità dei loro rami, poiché il flusso di sangue che scorre continuamente in questi rami ne assicura la funzionalità.
56
Perché un arto amputato non impedisce affatto la circolazione sanguigna.
E poiché i rami attraverso cui avviene questa comunicazione si trovano in ogni parte del corpo, e non soltanto alle sue estremità, anche se si taglia il piede o la mano, ciò non impedisce comunque al movimento di proseguire nella gamba o nel braccio.
57
Perché le arterie carotide sono doppie.
Aggiungerò soltanto tre esempi della divisione, del distacco e della connessione di questi corsi d’acqua. All’inizio, probabilmente, c’era un solo canale che portava il flusso di sangue in linea retta dal cuore al cervello; ma l’aorta, attraverso la quale passa l’aria respirata – che si è formata successivamente (ne parlerò ancora nel suo contesto specifico) – e l’aria contenuta in essa avevano una forza maggiore per risalire lungo questa linea retta rispetto al sangue proveniente dal cuore; per questo motivo, quel canale si divise in due rami, che sono le arterie chiamate carotidi.
58
Perché la vena spermatica sinistra proviene dall’emulsionante.
Le due vene chiamate venae spermatiche furono inserite nella vena cava, una tanto quanto l’altra, nel momento della loro prima formazione; tuttavia, l’agitazione dell’aorta, quando fegato e vena cava si deviarono verso il lato destro, causò il fatto che il punto in cui era inserita la vena spermatica sinistra si elevasse gradualmente fino all’emulsionante, mentre quello della destra rimase invariato; al contrario, la stessa causa fece sì che la vena chiamata vena adiposa, proveniente dal rene sinistro, si sollevasse dall’emulsionante fino al tronco della vena cava, mentre l’aumento di dimensioni del fegato fece sì che quella destra si abbassasse. Non nasconderò che questa è stata la scoperta per cui ho cercato più a lungo e verso la verità della quale avevo le minori speranze di riuscire, anche se essa non esclude le altre possibilità.
59
Perché i vasi mammarie e gli epigastrici collegano le vene alle vene e le arterie alle arterie?
Les artères et les veines qui descendent dans les mamelles ont une origine bien différente de celles qu’on nomme épigastriques, qui viennent de bas en haut vers le ventre, et toutefois plusieurs de leurs branches se joignent les veines aux veines et les artères aux artères, vers le nombril ; ce qui arrive à cause que cet endroit-là est le dernier duquel les parties de la semence coulent vers le cœur, parce qu’elles ont plus de chemin à faire pour y arriver, et qu’en ayant justement autant en montant par les veines des mamelles qu’en descendant par les épigastriques, le sang qui vient de part et d’autre par les artères qui les accompagnent, chasse les parties de la semence qui sont entre deux, jusqu’à ce qu’il les ait toutes poussées peu à peu par de fort petits conduits dans les veines, au moyen de quoi les principales branches des artères se trouvent jointes aux artères opposées, et celles des veines aux veines.
Cinquième partie
DE LA FORMATION DES PARTIES SOLIDES
60
Que le nombril est la dernière partie qui se forme de la semence.
Ces veines et ces artères des mamelles, et les épigastriques, semblent être les dernières qui se forment des parties intérieures de la semence, avant que les extérieures, et ensuite le sang de la matrice vienne par le nombril vers le cœur : car l’agitation des esprits est cause que les parties de la semence qui sont aux lieux par où ils passent vont plus tôt que les autres vers le cœur ; et pour ce qu’ils passent du cerveau par l’épine du dos vers plusieurs côtés en même temps, ils viennent enfin à se rencontrer en un même endroit, qui est celui où se fait le nombril. Mais, avant que je m’arrête à le décrire, j’expliquerai ici comment le cœur, le cerveau, les chairs des muscles, et la plupart des peaux ou membranes, achèvent de se former, à cause que cela ne dépend point de la nourriture que l’animal qui se forme reçoit de la matrice.
61
Quelle est la matière des parties solides.
Lorsque les artères et les veines commencent à se former, elles n’ont encore aucune peau, et ne sont autre chose que de petits ruisseaux de sang qui s’étendent par-ci par-là dans la semence. Mais pour entendre comment se forment leurs peaux, et ensuite les autres parties solides, il faut remarquer que j’ai déjà mis distinction ci-dessus entre les particules du sang que la raréfaction dans le cœur sépare les unes des autres, et celles que cette même action joint ensemble en les pressant et froissant en telle sorte qu’il se fait ou se trouve autour d’elles plusieurs petites branches qui s’attachent facilement l’une à l’autre.
Or les premières sont si fluides, qu’elles ne semblent pas pouvoir entrer en la composition des parties du corps qui se durcissent ; mais, hormis les esprits qui vont au cerveau, et qui se forment et composent des plus subtiles, toutes les autres ne doivent être considérées que comme les vapeurs ou les sérosités du sang, duquel elles sortent continuellement par tous les pores qu’elles trouvent le long des artères et des veines par où il passe. Ainsi il ne reste que les autres particules du sang (à l’occasion desquelles il paraît rouge) qui servent proprement à composer et à nourrir les parties solides ; néanmoins elles n’y servent pas pendant qu’elles sont jointes plusieurs ensemble, mais seulement alors qu’elles se déjoignent : car, en passant et repassant plusieurs fois par le cœur, leurs branches se rompent peu à peu, et enfin elles sont séparées par la même action qui les avait jointes.
62
Comment cette matière commence à composer les peaux des artères.
Puis, à cause qu’elles se trouvent moins propres comment à se mouvoir que les autres particules du sang, et qu’il leur reste encore ordinairement quelques branches, elles vont s’arrêter contre la superficie des conduits par où il passe, et ainsi elles commencent à composer leurs peaux.
63
Comment se commencent les filets dont les membres solides sont composés.
Puis, celles qui viennent après que ces peaux ont commencé à se former, se joignent aux premières, non pas indifféremment en tous sens, mais seulement du côté où elles peuvent être sans empêcher le cours des sérosités, des vapeurs, et aussi des autres matières plus subtiles, savoir des deux premiers éléments que j’ai décrits en mes Principes, qui coulent incessamment par les pores de ces peaux ; et, se joignant peu à peu les unes aux autres, elles forment les petits filets dont j’ai dit ci-dessus que toutes les parties solides sont composées.
64
Que les filets ont leurs racines le long des artères.
Et il est à remarquer que tous ces filets ont leurs racines le long des artères et non point le long des veines ; en sorte que même je doute si les peaux des veines se forment immédiatement du sang qu’elles contiennent, ou plutôt des petits filets qui viennent des artères voisines : car ce qui contribue le plus à la formation de ces petits filets, c’est, premièrement, l’action dont le sang vient du cœur vers les artères, laquelle enfle leurs peaux et dilate ou resserre leurs pores par intervalles, ce qui n’arrive point dans les veines. Puis aussi, c’est le cours des matières fluides qui sortent des artères par les pores de leurs peaux pour entrer en tous les autres endroits du corps, où elles font avancer peu à peu ces petits filets, et, coulant de tous côtés autour d’eux, elles font aussi que leurs petites parties s’agencent, se joignent et se polissent. Mais bien qu’il puisse sortir en même façon quelques parties fluides des veines, je crois néanmoins que souvent, tout au contraire, il y en entre de celles qui, étant sorties des artères, ne prennent pas leur cours vers la superficie du corps, mais vers les veines, où elles se mêlent derechef avec le sang.
65
Quelle est la raison qui peut faire croire que les peaux des veines se forment du sang qu’elles contiennent.
Et une seule raison me fait croire que le sang des veines contribue quelque chose à la production de leurs peaux, qui est que ces peaux sont plus brunes ou moins blanches que celles des artères ; car ce qui cause la blancheur de celles-ci, c’est que la force dont les matières fluides coulent autour de leurs petits filets, rompt toutes les petites branches des particules dont ils sont composés, lesquelles j’ai dit ci-dessus être la cause pourquoi le sang paraît rouge ; et pour ce que cette force n’est pas si grande dans les veines, où le sang ne vient point avec tant d’impétuosité qu’il les fasse enfler par secousses, ainsi que les artères, les petites parties de ce sang qui s’attachent à leurs peaux retiennent encore quelques-unes des petites branches qui les rendaient rouges ; mais elles rendent ces peaux noirâtres, et non pas rouges, à cause que l’action du feu qui les agitait a cessé, comme on voit que la suie est toujours noire, et que les charbons, qui sont rouges étant enflammés, deviennent noirs lorsqu’ils sont éteints.
66
Que la connaissance des parties de la semence on pourrait déduire la figure et la conformation de tous les membres.
Or, d’autant que les petits filets dont les parties solides sont composées se détournent, se plient et s’entrelacent en diverses façons suivant les divers cours des matières fluides et subtiles qui les environnent, et suivant la figure des lieux où ils se rencontrent, si on connaissait bien quelles sont toutes les parties de la semence de quelque espèce d’animal en particulier, par exemple de l’homme, on pourrait déduire de cela seul, par des raisons entièrement mathématiques et certaines, toute la figure et conformation de chacun de ses membres, comme aussi, réciproquement, en connaissant plusieurs particularités de cette conformation, on en peut déduire quelle est la semence. Mais, à cause que je ne considère ici que la production de l’animal en général, et autant qu’il est besoin pour faire entendre comment toutes ses parties se forment, croissent et se nourrissent, je continuerai seulement à expliquer la formation de ses principaux membres.
67
Comment le cœur s’augmente et se perfectionne.
The arteries and veins that descend into the mammary glands have a completely different origin from those called epigastrial vessels, which travel from bottom to top towards the abdomen. Nevertheless, several of their branches join together—the veins with other veins, and the arteries with other arteries—near the navel. This occurs because this area is the final destination along which the seminal fluids flow toward the heart; they have to travel a longer distance to reach there. Since the upward journey through the mammary gland veins takes approximately the same amount of time as the downward journey through the epigastrial vessels, the blood coming from both directions—along the accompanying arteries—pushes the seminal fluids along until they are all gradually directed into the veins through tiny channels. As a result, the main branches of the arteries connect with their corresponding opposite arteries, and those of the veins with their corresponding opposite veins.
Fifth Part
ON THE FORMATION OF SOLID PARTIES
60
The navel is the last part to form from the semen.
These veins and arteries of the mammary glands, as well as those in the epigastrium, seem to be the last parts to form from the inner portions of the semen, before the outer parts, and subsequently the blood from the womb, travel through the navel towards the heart. For the agitation of these spiritual substances causes those parts of the semen that pass through certain pathways to move more quickly than others towards the heart. Moreover, since these substances travel simultaneously from the brain through the spine in various directions, they eventually meet at one common point, which is the location of the navel. But before I proceed to describe this in detail, I will first explain how the heart, the brain, the muscles, and most of the skins or membranes come into being, for their formation does not depend on the nourishment that the developing organism receives from the womb.
61
What is the substance of solid substances?
When arteries and veins begin to form, they still possess no skin at all; they are nothing more than small streams of blood that extend throughout the semen. But in order to understand how their skins, and subsequently other solid structures, come into being, it is important to note that I have already distinguished above between those blood particles that are separated from each other by the process of thinning within the heart, and those particles that are brought together by the same action—through compression and folding—such that several small branches form around them, allowing these particles to easily connect with one another.
Or, the first of these substances are so fluid that they seem incapable of forming part of those bodily components that become hardened; but, apart from those spirits that travel to the brain and that constitute the most subtle elements, all the others should be regarded merely as vapors or serous fluids derived from the blood, which continuously emerge through every pore along the arteries and veins through which the blood flows. Thus, it appears that only the other particles of the blood—those which give it its red color—actually play a role in forming and nourishing the solid parts of the body; yet they do not perform this function while they are combined together, but only when they separate again. This is because, as they repeatedly pass through the heart, their branches gradually break apart, and ultimately they are separated by the very same process that had previously brought them together.
62
How this substance begins to form the walls of arteries.
Furthermore, because they are less capable of moving than other blood particles and usually still possess some branches, they will come to rest against the inner surfaces of the vessels through which the blood flows. There, they begin to form what we call “plaques.”
63
How are those networks begun, whose solid components are composed of such elements?
Then, those that form after these skins have begun to take shape join the first ones—not in every possible way, but only on the side where they can do so without obstructing the flow of serous fluids, vapors, and other more subtle substances—namely, the two primary elements I described in my “Principles,” which continually flow through the pores of these skins. Gradually coming together, they form the tiny networks from which, as I mentioned earlier, all solid substances are composed.
64
That the nets have their roots along the arteries.
It is worth noting that all these tiny networks originate along the arteries, and not along the veins; in fact, I even doubt whether the lining of the veins is formed directly from the blood they contain, or rather from smaller networks that originate from nearby arteries. The primary factor contributing to the formation of these networks is, firstly, the flow of blood from the heart towards the arteries, which causes their inner layers to swell and their pores to dilate or constrict at intervals—a process that does not occur in the veins. Secondly, it is also the circulation of various fluids that exit the arteries through these pores and enter other parts of the body; these fluids gradually help to develop these tiny networks, flowing around them and causing their smallest components to arrange themselves, join together, and become smoother over time. Although some fluids may also exit the veins in the same way, I believe that in many cases, fluids that have originated from the arteries instead flow towards the veins, where they mix directly with the blood.
65
What reason could there be to believe that the walls of veins are formed from the blood they contain?
And there is only one reason that leads me to believe that the blood in the veins plays some role in the formation of their skin—namely, that this skin is darker or lighter in color than that of the arteries. For what causes the whiteness of arterial skin is the force with which the fluid substances flow around their tiny capillaries; this force breaks apart all the small particles that constitute these capillaries, and it is precisely these particles that, as I have stated earlier, are responsible for the red color of blood. Since this force is not so strong in the veins—where the blood flows more slowly and does not cause such violent contractions that would lead to swelling, as it does in the arteries—the small portions of blood that come into contact with the skin in the veins retain some of these particles that normally give the skin its red color. However, because this effect ceases to occur, the skin becomes dark rather than red—just as soot remains black, and red coals turn black when they are extinguished.
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For if one were to understand the various parts of the seed, it would be possible to deduce the shape and structure of all limbs.
Or, since those tiny threads, the solid parts of which twist, bend, and interweave in various ways depending on the flow of the fluid and subtle substances surrounding them, as well as on the shape of the environments in which they come into contact, if one were to thoroughly understand all the components of a particular species’ seed—say, that of a human—then merely from this knowledge, through purely mathematical and definite reasoning, one could deduce the exact structure and form of each of its limbs. Conversely, by knowing certain aspects of this structure, one could also determine what the corresponding seed must be. However, since my focus here is solely on the general process of animal formation, and given that it is necessary to explain how all its parts are created, grow, and nourish, I will continue to discuss only the development of its main limbs.
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How the heart grows and becomes more perfect.
Le arterie e le vene che discendono verso i seni hanno un’origine molto diversa da quelle chiamate epigastriche, che vanno dal basso verso l’alto verso l’addome; tuttavia, diverse loro ramificazioni si uniscono alle vene e alle arterie vicino all’ombelico. Ciò avviene perché quel punto rappresenta l’ultima tappa del percorso attraverso il quale le parti seminali scorrono verso il cuore: esse devono infatti percorrere una distanza maggiore per raggiungerlo. Poiché il tragitto in salita attraverso le vene dei seni è esattamente uguale a quello in discesa attraverso le epigastriche, il sangue proveniente da entrambe le direzioni, attraverso le arterie che le accompagnano, spinge gradualmente tutte le parti seminali presenti lungo il percorso, fino a farle raggiungere le vene principali. In questo modo, le ramificazioni più importanti delle arterie si uniscono alle arterie opposte, e quelle delle vene alle vene corrispondenti.
Quinta parte
Della formazione dei partiti solidi
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Il ombelico è l’ultima parte che si forma dalla semenza.
Queste vene e queste arterie delle mammelle, nonché quelle dell’epigastrio, sembrano essere le ultime ad formarsi dalle parti interne del seme, prima che le parti esterne, e successivamente il sangue della matrice, raggiungano il cuore attraverso l’ombelico: infatti, l’agitazione degli spiriti è la causa per cui le parti del seme che si trovano lungo i percorsi attraverso i quali questi spiriti viaggiano arrivano al cuore prima delle altre; inoltre, poiché tali spiriti passano dal cervello attraverso la spina dorsale verso diverse direzioni contemporaneamente, alla fine si incontrano in un unico punto, che è proprio l’ombelico. Ma prima di descrivere più approfonditamente questo processo, spiegherò qui come il cuore, il cervello, le masse muscolari e la maggior parte delle pelli o membrane finiscano per formarsi, poiché ciò non dipende dalla nutrizione che l’animale in via di formazione riceve dalla matrice.
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Di cosa è fatta la materia dei corpi solidi?
Quando le arterie e le vene iniziano a formarsi, non possiedono ancora alcuna pelle; sono soltanto piccoli ruscelli di sangue che si estendono qua e là all’interno del seme. Ma per comprendere come si formino queste loro membrane cutanee, e successivamente le altre parti solide, è necessario notare che ho già distinto, in precedenza, le particelle di sangue che la rarefazione nel cuore separa l’una dall’altra da quelle che lo stesso processo unisce insieme, comprimendole e sfregandole in modo che intorno ad esse si formino diverse piccole ramificazioni che si collegano facilmente tra loro.
Ora, le prime di queste particelle sono così fluidhe da non sembrare in grado di entrare a far parte delle strutture del corpo che si induriscono; tuttavia, ad eccezione degli spiriti che raggiungono il cervello e che si formano dalle sostanze più sottili presenti nel sangue, tutte le altre devono essere considerate semplicemente come vapori o secrezioni del sangue, i quali ne fuoriescono continuamente attraverso tutti i pori presenti lungo le arterie e le vene. Quindi, rimangono soltanto le altre particelle del sangue (le quali lo fanno apparire di colore rosso) a svolgere effettivamente il ruolo di comporre e nutrire le parti solide del corpo; tuttavia, esse non svolgono questa funzione quando sono unite tra loro, ma soltanto quando si separano: infatti, passando più volte attraverso il cuore, i loro filamenti si rompono gradualmente, fino a quando vengono completamente separate dall’azione stessa che le aveva unite inizialmente.
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In che modo questa sostanza inizia a formare la parete delle arterie.
Inoltre, poiché sono meno adatte a muoversi rispetto alle altre particelle del sangue e solitamente presentano ancora alcune ramificazioni, si fermano sulla superficie dei vasi attraverso cui il sangue scorre, e così iniziano a formare le loro “pelli”.
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In che modo si iniziano i filamenti la cui struttura solida è composta da tali elementi?
Poi, quelle che si formano dopo che queste pelli hanno iniziato a svilupparsi, si uniscono alle prime, non in modo casuale da tutti i lati, ma solo da quel lato in cui possono farlo senza ostacolare il flusso delle secrezioni, dei vapori e di altre sostanze più sottili, ovvero degli due primi elementi che ho descritto nei miei “Principi”, quegli elementi che scorrono incessantemente attraverso i pori di queste pelli; e, unendosi gradualmente le une alle altre, formano quelle piccole reti di cui ho detto in precedenza che tutte le parti solide sono composte.
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Che i reti abbiano le loro radici lungo le arterie.
È da notare che tutti questi piccoli vasi sanguigni hanno origine lungo le arterie e non lungo le vene; per questo dubito persino che la pelle delle vene si formi direttamente dal sangue che contengono, o piuttosto da piccoli vasi che provengono dalle arterie vicine. Infatti, ciò che contribuisce maggiormente alla formazione di questi piccoli vasi è, innanzitutto, l’azione dello stesso sangue che si dirama dal cuore verso le arterie: tale azione fa gonfiare la loro “pelle” e dilata o restringe i loro pori in modo intermittente, cosa che non avviene nelle vene. Inoltre, è il flusso delle sostanze liquide che escono dalle arterie attraverso i pori della loro pelle per raggiungere tutte le altre parti del corpo; queste sostanze, scorrendo da tutti i lati attorno a questi piccoli vasi, contribuiscono a far sì che le loro parti più minute si organizzino, si uniscano e si perfezionino. Tuttavia, anche se alcune sostanze liquide possono uscire allo stesso modo dalle vene, credo comunque che spesso accada il contrario: cioè che sostanze provenienti dalle arterie non scorrono verso la superficie del corpo, ma verso le vene, dove si mescolano immediatamente con il sangue.
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Qual è la ragione che può far credere che le pareti delle vene si formino dal sangue che contengono?
E una sola ragione mi fa credere che il sangue presente nelle vene contribuisca in qualche modo alla formazione della loro pelle: questa ragione è che tale pelle è più scura o meno bianca rispetto a quella delle arterie. Infatti, ciò che determina la bianchezza di quest’ultima è la forza con cui i fluidi scorrono attorno ai loro piccoli vasi sanguigni; questa forza rompe tutte le piccole strutture delle particelle di cui tali vasi sono composti, e sono proprio queste particelle a rendere il sangue rosso. Poiché tale forza non è così intensa nelle vene – dove il sangue scorre meno rapidamente e non provoca gonfiamenti come nelle arterie – le piccole parti di sangue che si depositano sulla pelle delle vene conservano ancora alcune di queste strutture, il che rende la pelle scura anziché rossa. Inoltre, l’azione del “fuoco” che agisce su tali particelle cessa quando il sangue si raffredda; proprio come la fuliggine rimane sempre nera, e i carboni, che sono rossi quando ardono, diventano neri una volta spenti.
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Si potrebbe dedurre la forma e la conformazione di tutti i membri conoscendo le parti della semenza.
Oltre a ciò, poiché i piccoli filamenti i cui componenti solidi si piegano, si contorcono e si intrecciano in modi diversi a seconda del corso delle sostanze fluide e sottili che li circondano, nonché della forma dei luoghi in cui si incontrano, se conoscessimo perfettamente tutte le parti che compongono il seme di un determinato animale, ad esempio dell’uomo, potremmo dedurre da queste informazioni, attraverso ragionamenti interamente matematici e certi, tutta la struttura e la conformazione di ciascuno dei suoi membri. Allo stesso modo, conoscendo alcune caratteristiche di questa conformazione, si può dedurre quale sia il seme stesso dell’animale. Tuttavia, poiché qui mi occupo soltanto della generazione degli animali in generale, e solo nella misura necessaria per spiegare come si formano, crescono e si nutrono tutte le loro parti, continuerò a illustrare esclusivamente la formazione dei loro membri principali.
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Come il cuore cresce e si perfeziona.
J’ai dit ci-dessus que le cœur commençait à se former de ce que quelques-unes des petites parties de la semence étaient pressées par quelques autres que la chaleur dilatait ; mais pour connaître comment il s’augmente et se perfectionne, il faut considérer que le sang qu’a produit cette première dilatation, retournant derechef se dilater en la même place, et ayant en soi quelques particules qui sont composées de plusieurs de celles de la semence jointes ensemble, et plus grosses par conséquent, mais en ayant aussi plusieurs qui sont plus subtiles, ainsi que j’ai dit, quelques-unes de ces plus subtiles pénètrent dans les pores de la semence pressée qui a commencé à former le cœur, et quelques autres des plus grosses s’arrêtent contre elle, et, la chassant peu à peu hors de sa place, commencent à y former de petits filets semblables à ceux que j’ai dit se former le long de toutes les artères, excepté seulement qu’ils y sont plus durs et plus forts qu’ailleurs, à cause que la plus grande force de la dilatation du sang est dans le cœur. Toutefois elle n’y est pas sensiblement plus grande que dans les premières branches de l’artère, lesquelles on nomme coronaires, à cause qu’elles environnent le cœur tout autour : c’est pourquoi les petits filets qui se forment le long de ces coronaires se mêlent aisément avec ceux qui ont leurs racines dans les concavités du cœur ; et comme ceux-ci composent ses parties intérieures, ceux qui tirent leur nourriture des coronaires composent les extérieures, pendant que les branches des veines qui les accompagnent reportent au cœur les particules du sang qui ne se rencontrent pas propres à le nourrir.
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Comment se sont formées les fibres du cœur.
Il y a encore ici diverses choses à considérer, dont la première est la façon dont se composent certaines fibres fort grosses, en forme de cordes, et qui sont de même substance que le reste de sa chair. A cet effet il faut penser que ces concavités ont eu au commencement des figures fort irrégulières, à cause que les parties du sang qu’elles contenaient étant inégales, elles ont pris divers chemins en se dilatant ; au moyen de quoi elles ont fait divers trous dans les parties de la semence qu’elles pressaient, tous lesquels trous s’augmentant peu à peu, n’ont fait enfin qu’une seule concavité ; et les parties de la semence qui les séparaient, ayant été peu à peu chassées de leurs places par les petits filets qui composent la chair du cœur, ils ont aussi composé ces fibres en forme de colonnes.
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Quelle est la cause des valvules qui sont aux entrées de la veine cave et de l’artère veineuse.
La même raison a été cause de la production des valvules ou petites peaux qui ferment les entrées de la veine cave et de l’artère veineuse ; car le sang étant descendu dans le cœur par ces deux entrées, et tendant à en ressortir, à cause qu’il se dilate, l’autre sang qui le suit par ces mêmes entrées, empêche qu’il ne ressorte par elles ; c’est pourquoi ses parties s’écartent tout autour de la semence qui compose le cœur et y font divers petits trous ; puis les petits filets de la chair du cœur chassent les parties de la semence qui sont autour de ces trous, et, se mettant en leur place, s’y agencent en telle façon qu’ils composent ces valvules et les fibres où elles sont attachées : car, en considérant l’action du sang qui descend dans le cœur par le milieu de ces entrées, et de celui qui tend à en ressortir par leurs environs, on voit que, suivant les règles des mécaniques, les fibres du cœur qui se sont trouvées entre ces deux actions ont dû s’étendre en forme de peaux, et ainsi prendre la figure qu’ont ces valvules.
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De celles qui sont aux sorties de la grande artère et de la veine artérieuse.
Mais celles qui sont aux entrées de la veine artérieuse et de la grande artère ne se produisent pas en même façon ; car elles sont hors du cœur, et ne se composent que des peaux de ces artères, lesquelles peaux sont repliées et avancées en dedans, d’un côté par l’action du sang qui sort du cœur, et de l’autre par la résistance du sang qui est déjà contenu en ces artères, et qui se retire vers leur circonférence afin de lui faire passage.
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Quelle est la cause générale de la production des valvules.
Et cette raison est générale pour la production des valvules qui se trouvent au reste du corps ; en sorte qu’il s’en forme nécessairement en tous les conduits, par où il coule quelque matière qui en rencontre d’autre en quelques endroits qui lui résiste, mais qui ne peut pour cela rompre son cours ; car cette résistance fait que la peau du conduit se replie, et par ce moyen forme une valvule. Cela se voit dans les intestins, à l’endroit où les excréments déjà assemblés ont coutume de résister au cours de ceux qui descendent ; cela se voit aussi dans les conduits du fiel, et encore plus évidemment dans les veines, aux endroits où la pesanteur du sang qui le porte vers les extrémités des jambes, des bras, ou des autres parties, résiste souvent à son cours ordinaire, qui le porte de ces extrémités vers le cœur. Ensuite de quoi on ne pourra ci-après trouver étrange si je dis que les esprits forment aussi des valvules dans les nerfs, aux entrées et sorties des muscles, encore que leur petitesse les empêche d’être aperçues de nos sens.
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En quoi consiste la chaleur du cœur, et comment se fait son mouvement.
Une autre chose qui me semble devoir être ici considérée, c’est en quoi consiste la chaleur du cœur, et comment se fait son mouvement ; car d’autant qu’il ne cesse point de battre pendant qu’il a vie, il semble que toutes ses fibres se devraient rendre si pliables à ce mouvement, qu’il leur pourrait facilement être redonné par une force extérieure, lorsqu’il est mort et refroidi ; toutefois nous voyons, au contraire, qu’alors il demeure raide, en la figure qu’il a eue auparavant en sa systole, c’est-à-dire entre deux de ses battements, sans qu’il soit aisé de lui redonner celle qu’il a eue en sa diastole, c’est-à-dire aux moments qu’il battait la poitrine. Dont la raison est que ce mouvement de la diastole a, dès le commencement, été causé par la chaleur ou par l’action du feu, laquelle, suivant ce que j’ai expliqué en mes Principes, n’a pu consister en autre chose qu’en ce que la matière du premier élément, chassant celle du second des environs de quelques parties de la semence, leur a communiqué son agitation ; au moyen de quoi ces parties de la semence, en se dilatant, ont pressé les autres qui ont commencé à former le cœur ; et en même temps aussi quelques-unes sont entrées avec force dans les pores qui étaient entre ces autres qui formaient le cœur, au moyen de quoi elles ont changé quelque peu leur situation, et commencé le mouvement de la diastole, qui a été suivi de la systole, lorsque cette situation s’est restituée, et que ces parties de la semence, qui avaient l’agitation du feu, sont ressorties des pores qui étaient entre ces autres, c’est-à-dire sont ressorties des pores de la chair du cœur, et sont retournées dans ses concavités ; où rencontrant d’autres particules de la semence, et ensuite du sang qui y descendait, elles se sont mêlées parmi ce sang, et ont chassé le second élément d’autour de plusieurs de ses particules ; au moyen de quoi leur communiquant leur agitation, tout ce sang s’est dilaté, et en se dilatant il a envoyé derechef quelques-unes de ses particules, environnées de la seule matière du premier élément, dans les pores de la chair du cœur, c’est-à-dire entre ses fibres, ce qui a fait derechef le mouvement de la diastole. Et je ne connais point d’autre feu ni d’autre chaleur dans le cœur que cette seule agitation des particules du sang, ni d’autre cause qui puisse servir à entretenir ce feu, sinon seulement que lorsque la plupart du sang sort du cœur au temps de la diastole, celles de ses particules qui y demeurent entrent au dedans de sa chair, où elles trouvent des pores tellement disposés, et des fibres si fort agitées, qu’il n’y a que la matière du premier élément qui les environne ; et qu’au temps de la systole ces pores changent de figure, à cause que le cœur se rallonge, ce qui fait que les particules du sang, qui y sont demeurées comme pour servir de levain, en sortent avec grande vitesse, et par ce moyen, pénétrant facilement dans le nouveau sang qui entre dans le cœur, elles font que ses particules s’écartent les unes des autres, et qu’en s’écartant elles acquièrent la forme du feu.
I have stated above that the heart begins to take shape from certain small parts of the seed being compressed by other parts, and then dilated by heat; but in order to understand how it grows and becomes more perfected, one must consider that the blood produced by this initial dilation immediately returns to the same place and undergoes further dilation. This blood contains particles that are composed of multiple elements from the seed, making them larger in size; however, there are also finer particles within it. As I have mentioned, some of these finer particles penetrate into the pores of the compressed seed material where the heart is beginning to form, while the larger particles adhere to this material and gradually push it out of its original position, beginning to form small networks similar to those that extend along all arteries. However, these networks in the heart are harder and stronger than those elsewhere because the greatest force of blood dilation occurs within the heart itself. Nevertheless, this intensity is not significantly greater in the heart than in the initial branches of the arteries, which are called coronary arteries, precisely because they surround the heart on all sides. Therefore, the small networks formed along these coronary arteries easily mix with those that originate from the heart’s internal cavities. Since these inner networks constitute the heart’s interior parts, those nourished by the coronary arteries form its outer layers, while the accompanying veins transport back to the heart those blood components that are not suitable for nourishing it.
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How were the fibers of the heart formed?
There are still various other aspects to consider here, the first of which relates to the way in which certain very thick fibers are structured—taking on the form of cords—and how they consist of the same substance as the rest of the seed’s flesh. To understand this, one must consider that these concavities initially had very irregular shapes. Since the portions of blood they contained were uneven, these concavities expanded along different paths, creating various holes within the parts of the seed they compressed. Over time, these holes gradually merged into a single large cavity. Meanwhile, the parts of the seed that once separated them were gradually pushed aside by the fine networks that make up the flesh of the seed’s core, allowing these fibers to take on the form of columns.
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What is the function of the valves located at the entrances of the inferior vena cava and the venous artery?
The same reason led to the formation of these valves or small membranes that seal the entrances to the inferior vena cava and the venous artery; for since blood flows into the heart through these two entrances and tends to flow out again as it dilates, the additional blood that enters through the same channels prevents it from escaping. Therefore, these structures extend around the tissue that constitutes the heart, forming various small openings. Subsequently, the delicate fibers of the heart’s walls push aside this surrounding tissue and arrange themselves in such a way as to form these valves and the connective tissues to which they are attached. By observing the flow of blood—entering through these channels and attempting to exit nearby areas—we can see that, according to the principles of mechanics, the fibers of the heart that are subjected to these opposing forces must have expanded into membranous structures, thus taking on the form of these valves.
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Those that are located at the exits of the main artery and the arterial vein.
But those that are located at the entrances of the arterial vein and the aorta do not form in the same way; because they are situated outside the heart, they consist merely of the walls of these arteries. These walls are folded and pushed inward on one side by the force of the blood flowing out of the heart, and on the other side by the resistance of the blood already contained within these arteries, which pushes against the walls in order to pass through them.
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What is the general cause of the formation of valves?
And this principle is universal throughout the body in the formation of valves; indeed, such valves are necessarily present in every duct through which some substance flows and encounters resistance at certain points, yet this resistance does not prevent the flow from continuing. For this very reason, the lining of the ducts folds inward, thereby forming valves. This can be observed in the intestines, where the already formed waste matter often resists the passage of further waste downward; it is also evident in the bile ducts, and even more so in the veins, where the weight of the blood flowing toward the limbs or other parts often hinders its normal flow back toward the heart. Hence, it will not be surprising if I claim that nerves also contain valves at their entrances and exits into the muscles—even if their tiny size prevents them from being detected by our senses.
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What constitutes the warmth of the heart, and how does it come into being?
Another aspect that seems to need consideration here is what the warmth of the heart consists of and how it brings about its movements; for as long as the heart continues to beat throughout life, it appears that all its fibers must become so pliable in response to these movements that they could easily be restored to their original state by an external force after the heart has ceased to beat and cooled down. However, we observe the opposite: when the heart stops beating, it remains rigid in its previous contracted state, between two beats, and it is not easy to restore it to its expanded state during diastole. The reason for this is that the movement of diastole was initially caused by heat or the action of fire. As I explained in my Principles, this process could only have consisted of the first element’s substance displacing the second element from certain areas of the seed, thereby imparting motion to those parts. As a result, these areas of the seed expanded and pressed upon other adjacent parts, which began to form the heart. At the same time, some of these substances penetrated forcefully into the pores between these forming parts, altering their arrangement and initiating the movement of diastole. This was followed by systole when the original arrangement was restored, and those parts of the seed that had been infused with the activity of fire returned from the pores within the heart’s tissue to its internal cavities. There, they mixed with other particles of the seed and subsequently with the blood flowing through it, displacing the second element from certain areas of this blood. By imparting motion to this blood, it expanded, and as it did so, some of its particles—surrounded solely by the first element’s substance—were sent back into the pores of the heart’s tissue, thereby initiating another cycle of diastole. And I know of no other fire or other heat within the heart than this very agitation of the blood particles; nor any other cause that could sustain such fire, except perhaps when the greater part of the blood leaves the heart during diastole, those particles that remain therein enter the flesh, where they find pores arranged in such a way, and fibers so vigorously agitated, that only the substance of the primary element surrounds them. During systole, these pores change shape as the heart contracts, causing the blood particles—which have remained there like leaven—to be expelled rapidly. In this manner, as they penetrate into the new blood that enters the heart, they cause its particles to separate from each other, and by doing so, they impart to them the nature of fire.
Ho detto in precedenza che il cuore inizia a formarsi da alcune delle piccole parti del seme, le quali vengono pressate da altre parti e dilatate dal calore; ma per comprendere come esso cresca e si perfezioni, è necessario considerare che il sangue prodotto da questa prima dilatazione ritorna immediatamente nello stesso luogo per dilatarsi nuovamente. Questo sangue contiene particelle composte da molte delle sostanze presenti nel seme; alcune di queste particelle più grandi penetrano nei pori del seme che ha iniziato a formare il cuore, mentre altre più piccole si depositano su di esso, spingendolo gradualmente fuori dalla sua posizione originale e cominciando così a formare dei piccoli reticoli simili a quelli che si formano lungo tutte le arterie. Tuttavia, questi reticoli nel cuore sono più duri e resistenti rispetto ad altri presenti nelle arterie, poiché la forza della dilatazione del sangue è particolarmente intensa proprio nel cuore. Nonostante ciò, questa forza non è significativamente maggiore nelle prime ramificazioni delle arterie, chiamate coronarie, poiché queste circondano completamente il cuore; per questo i piccoli reticoli formati lungo le coronarie si mescolano facilmente con quelli che hanno origine nelle cavità interne del cuore. Poiché questi ultimi costituiscono le parti interne del cuore, quelli che ricevono nutrimento dalle coronarie ne formano le parti esterne, mentre le vene che li accompagnano riportano al cuore quelle particelle di sangue che non sono adatte a nutrirlo.
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Come si sono formate le fibre del cuore.
Ci sono ancora diverse cose da considerare in questo contesto; la prima riguarda il modo in cui si formano alcune fibre molto grosse, le quali hanno la forma di corde e sono costituite dalla stessa sostanza del resto della carne. Per comprendere questo fenomeno, bisogna pensare che all’inizio queste cavità avevano forme molto irregolari; poiché le parti di sangue che contenevano erano disomogenee, esse si sono dilatate seguendo percorsi diversi, creando così vari fori nelle parti del seme che premevano. Questi fori, crescendo gradualmente, alla fine si sono fusi in una sola cavità; le parti del seme che prima li separavano, essendo state lentamente spinte via dai piccoli filamenti che compongono la carne del “cuore” del seme stesso, hanno contribuito a formare queste fibre a forma di colonne.
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Qual è la causa delle valvole presenti alle entrate della vena cava e dell’arteria venosa?
La stessa ragione ha determinato la formazione di quelle valvole o piccole strutture che chiudono gli ingressi della vena cava e dell’arteria venosa; poiché il sangue discende verso il cuore attraverso questi due ingressi e tende a uscirne a causa della sua dilatazione, l’altro sangue che segue lo stesso percorso impedisce che esso possa uscire da quegli stessi passaggi. Per questo motivo, le parti costitutive del cuore si allargano attorno alle strutture centrali e formano diversi piccoli fori; successivamente, i tessuti muscolari del cuore scacciano queste parti esterne e si posizionano al loro posto in modo da formare le valvole e le fibre a cui sono legate. Se si considera l’azione del sangue che discende verso il cuore attraverso questi ingressi, e quella che tende a uscirne dai dintorni, è evidente che, seguendo le leggi della meccanica, le fibre del cuore si sono espanse assumendo la forma di “pelli”, e così hanno assunto la struttura delle valvole.
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Di quelle che si trovano alle uscite della grande arteria e della vena arteriosa.
Ma quelle che si trovano alle entrate della vena arteriosa e della grande arteria non si formano nello stesso modo; poiché si trovano al di fuori del cuore, sono costituite soltanto dalle pareti di queste arterie. Queste pareti si ripiegano e si spingono verso l’interno: da un lato a causa dell’azione del sangue che esce dal cuore, dall’altro a causa della resistenza del sangue già presente in queste arterie, il quale si ritira verso la loro periferia per permettere il passaggio del nuovo flusso sanguigno.
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Qual è la causa generale della formazione delle valvole?
E questa ragione è valida in generale per la formazione delle valvole presenti in ogni parte del corpo; infatti, tali valvole si formano inevitabilmente in tutti i condotti attraverso cui scorre qualche sostanza che, in alcuni punti, incontra resistenza da parte di altre sostanze, ma ciò non impedisce al flusso di proseguire. Questa resistenza, infatti, fa sì che la parete del condotto si ripieghi, formando così una valvola. Ciò si osserva negli intestini, nei punti in cui i residui fecali tendono a ostacolare il passaggio delle sostanze digestive; lo stesso avviene nei condotti biliari e, ancora più evidentemente, nelle vene, nei luoghi in cui la forza di gravità del sangue che scorre verso le estremità delle gambe, dei bracci o di altre parti del corpo ostacola spesso il suo normale flusso verso il cuore. Non sorprenderà quindi se affermo che anche gli “spiriti” formano valvole nei nervi, all’ingresso e all’uscita dei muscoli, anche se la loro piccolissima dimensione le rende invisibili ai nostri sensi.
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In cosa consiste il calore del cuore, e come avviene il suo movimento?
Un’altra cosa che mi sembra debba essere presa in considerazione qui è ciò che costituisce il calore del cuore e come avviene questo movimento; poiché il cuore non smette mai di battere finché è vivo, sembrerebbe che tutte le sue fibre dovessero essere così flessibili da permettere facilmente tale movimento, tanto da poter essere ripristinate da una forza esterna anche dopo la morte e il raffreddamento; tuttavia, osserviamo invece che in quel caso rimangono rigide nella forma che avevano durante la sistole, cioè tra due battiti successivi, e non è facile restituir loro la forma che assumevano durante la diastole, cioè nei momenti in cui il cuore batteva. La ragione di ciò è che questo movimento della diastole è stato causato fin dall’inizio dal calore o dall’azione del fuoco; tale calore, secondo quanto ho spiegato nei miei Principi, non può aver avuto altro effetto se non quello di far sì che la materia dell’elemento primario allontanasse quella dell’elemento secondario dalle parti della semenza, comunicandogli così il proprio movimento; di conseguenza, queste parti della semenza, dilatandosi, hanno compresso le altre, le quali hanno iniziato a formare il cuore; contemporaneamente, alcune di queste parti sono penetrate con forza nei pori presenti tra quelle che formavano il cuore, modificando così leggermente la loro posizione e dando inizio al movimento della diastole, il quale è stato seguito dalla sistole quando questa posizione è tornata alla normalità e le parti della semenza, che possedevano l’agitazione causata dal fuoco, sono uscite dai pori presenti tra le fibre del cuore, rientrando nelle sue cavità; lì, incontrando altre particelle di semenza e poi il sangue che vi scorreva, si sono mescolate con quest’ultimo, allontanando l’elemento secondario da alcune delle sue particelle; in questo modo, comunicando loro il proprio movimento, tutto quel sangue si è dilatato, e dilatandosi ha inviato nuovamente alcune delle sue particelle, circondate unicamente dalla materia dell’elemento primario, nei pori della carne del cuore, cioè tra le sue fibre, causando così di nuovo il movimento della diastole. E non conosco alcun altro fuoco né altra forma di calore nel cuore se non questa stessa agitazione delle particelle del sangue; né esiste alcuna altra causa in grado di mantenerlo, se non il fatto che, quando la maggior parte del sangue si allontana dal cuore durante la diastole, quelle particelle che rimangono al suo interno entrano nella carne, dove trovano pori disposti in modo particolare e fibre fortemente agitate; tale ambiente è composto esclusivamente dalla materia dell’elemento primordiale. Durante la sistole, invece, questi pori cambiano forma a causa del rilassamento del cuore, il che fa sì che le particelle di sangue, rimaste al suo interno come se fungessero da “lievito”, ne escano con grande velocità; penetrando così facilmente nel nuovo sangue che arriva nel cuore, esse fanno sì che le sue particole si allontanino l’una dall’altra e, in questo processo, acquisiscano la natura del fuoco.
Or, pendant que les fibres du cœur sont agitées par la chaleur de ce feu, elles sont tellement disposées à ouvrir et fermer alternativement leurs pores, pour faire les mouvements de la diastole et de la systole, que même après que le cœur est tiré hors du corps de l’animal, et coupé en pièces, pourvu qu’il soit encore chaud, il ne faut que fort peu de vapeurs du sang qui se présentent à entrer dans ses pores pour l’obliger au mouvement de la diastole ; mais lorsqu’il est tout à fait refroidi, la figure de ses pores, qui dépendait de l’agitation du premier élément, est changée, en sorte que les vapeurs du sang n’y entrent plus, et pour ce que ses fibres sont roides et dures, elles ne sont plus si faciles à plier.
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D’où vient la figure et la consistance qu’a le cœur.
Nous pouvons encore ici considérer les causes de la figure du cœur ; car elles sont toutes aisées à déduire de la façon dont il est formé. Et la première particularité que j’y remarque consiste en la différence qui est entre ses deux cavités, laquelle fait voir manifestement qu’elles ont été formées l’une après l’autre, et que c’est cela qui est cause que la gauche est beaucoup plus longue et plus pointue que la droite. La seconde consiste en ce que la chair qui environne cette cavité gauche est beaucoup plus épaisse vers les côtés du cœur que vers sa pointe ; dont la raison est que l’action du sang qui se dilate en cette concavité, s’étendant en rond, frappe les côtés avec plus de force que la pointe, à cause qu’ils sont plus proches de son centre, et qu’ils sont opposés les uns aux autres ; au lieu que la pointe n’est opposée qu’à l’ouverture de la grande artère, laquelle recevant facilement le sang empêche qu’il ne fasse tant d’effort contre cette pointe ; et la même raison fait aussi que le cœur s’accourcit et devient plus rond en sa diastole qu’en sa systole.
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Comment s’est formé le péricarde et toutes les autres peaux, membranes et superficies du corps.
Je ne vois rien de plus ici à remarquer, sinon la peau qu’on nomme le péricarde, qui enveloppe le cœur. Mais parce que la cause qui produit ce péricarde n’est pas différente de celle qui forme toutes les autres peaux ou membranes, et généralement toutes les superficies qui distinguent les diverses parties des animaux, il me sera plus aisé de parler de toutes en même temps.
Il y a des superficies qui se forment d’abord avec le corps qu’elles terminent, et d’autres qui se forment après, à cause que ce corps est séparé de quelque autre, dont il était auparavant une partie. Du premier genre est la superficie extérieure de la peau qu’on nomme l’arrière-faix, qui enveloppe les enfants avant qu’ils soient nés ; comme aussi les superficies du poumon, du foie, de la rate, des rognons, et de toutes les glandes. Mais celles du cœur, du péricarde, de tous les muscles, et même de toute la peau de nos corps, sont du second.
Ce qui fait que les premières se forment, est que lorsqu’un corps, qui n’est pas liquide, est produit de ce que les petites parties de quelque liqueur se joignent ensemble, ainsi que sont tous ceux que j’ai nommés, il faut nécessairement que quelques-unes de ses parties soient extérieures aux autres, et ces extérieures ne peuvent manquer de s’arranger d’autre façon que les intérieures, à cause qu’elles touchent un corps qui est d’autre nature (c’est-à-dire dont les petites parties sont d’autre figure, ou s’arrangent, ou se meuvent d’autre façon) que celui qu’elles composent ; car si cela n’était, elles se mêleraient les unes avec les autres, et il ne se ferait point de superficie qui distinguât ces deux corps.
Ainsi, au commencement que la semence s’assemble, celles de ses parties qui touchent la matrice, et aussi quelques autres qui en sont fort proches, sont contraintes, par cet attouchement, de se tourner, de s’arranger, et de se joindre d’autre façon que ne se tournent, ou s’arrangent, ou se joignent celles qui en sont plus éloignées : au moyen de quoi ces parties de la semence, plus voisines de la matrice, commencent à former la peau qui dent envelopper tout le fruit ; mais elle ne s’achève que quelque temps après, lorsque toutes les parties intérieures de la semence ayant déjà été chassées vers le cœur par les artères et par les veines qui se mettent en leur place ; enfin ces artères et ces veines vont aussi vers les extérieures, qui s’écoulent par les veines vers le cœur, à mesure que les artères s’avancent, et produisent plusieurs petits filets, dont le tissu compose cette peau.
Pour les superficies qui se forment de ce qu’un corps est divisé en deux autres, elles ne peuvent avoir d’autre cause que celle de cette division ; et généralement toutes les divisions sont causées par cela seul qu’une partie du corps qui se divise est portée à se mouvoir vers quelque côté, pendant que l’autre partie qui lui est jointe est retenue ou portée à se mouvoir vers un autre ; car il n’y a que cela qui puisse les séparer.
Ainsi les parties de la semence qui composaient au commencement le cœur étaient jointes à celles qui composaient le péricarde et les côtes, en sorte que le tout ne faisait qu’un seul corps ; mais la dilatation du sang dans les concavités du cœur a mû la matière qui environnait ces concavités d’autre façon que celle qui en était un peu éloignée ; et au même temps les esprits animaux qui descendent du cerveau par l’épine du dos vers les côtes ont mû aussi d’autre façon la matière qui était vers les côtes ; au moyen de quoi celle qui était entre deux, ne pouvant ensemble obéir à ces deux divers mouvements, a commencé peu à peu à se déjoindre des côtes et du cœur, et ainsi a commencé à former le péricarde ; puis, à mesure que les parties de la semence qui le composaient se sont écoulées vers le cœur, les artères des divers lieux par où elles passaient ont envoyé de petits filets en leur place, lesquels se joignant les uns aux autres ont formé la peau dont il est fait. Puis ce qui a rendu cette peau assez dure, c’est que d’un côté plusieurs des parties du sang qui se dilatait dans le cœur ont pénétré tout au travers de sa chair, et se sont assemblées entre lui et le péricarde, sans pouvoir passer plus outre, à cause que de l’autre côté il est sorti aussi plusieurs vapeurs du sang contenu dans les poumons, à mesure qu’ils ont commencé à croître, lesquelles se sont assemblées entre le même péricarde et les côtes ; et ainsi ces vapeurs, le pressant de part et d’autre, ont rendu ses fibres assez dures, et sont cause qu’il y a toujours quelque espace entre lui et le cœur qui n’est rempli que de ces vapeurs, une partie desquelles y est condensée en forme d’eau, et l’autre y demeure en forme d’air.
FIN DE LA FORMATION DU FŒTUS – DESCRIPTION DU CORPS HUMAIN
Or, while the fibers of the heart are agitated by the heat of this fire, they are so readily capable of opening and closing their pores alternately, in order to perform the movements of diastole and systole, that even after the heart has been removed from the animal’s body and cut into pieces, as long as it is still warm, very little blood vapor is needed in order to cause it to move during diastole. But once it has completely cooled down, the structure of its pores, which was determined by the agitation of that first element, changes; as a result, blood vapor can no longer enter them, and because its fibers have become rigid and hard, they are no longer so easily capable of bending.
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Where do the shape and consistency of the heart come from?
We can still consider here the causes of the heart’s structure; for they are all easily deducible from the way in which it is formed. The first characteristic I notice is the difference between its two chambers, which clearly indicates that they were formed one after the other. This is precisely why the left chamber is much longer and more pointed than the right one. The second characteristic is that the tissue surrounding the left chamber is much thicker on the sides of the heart than at its tip. The reason for this is that the blood, as it expands within this concave area, spreads out in a circular motion and strikes the sides with greater force than it does the tip, because the sides are closer to the center of the heart and are positioned opposite each other. In contrast, the tip of the heart is only opposite to the opening of the aorta, which easily receives the blood and thus prevents it from exerting too much pressure against the tip. The same principle also explains why the heart becomes shorter and more rounded during diastole than during systole.
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How did the pericardium and all other skins, membranes, and surfaces of the body come into being?
I see nothing else of note here, except for the membrane known as the pericardium, which surrounds the heart. But since the cause that gives rise to this pericardium is no different from the cause that forms all other membranes or layers, and in general all those surfaces that distinguish the various parts of an animal, it will be easier for me to discuss them all together.
There are surfaces that are first formed together with the body they enclose, and others that are formed later on because that body is separated from some other entity from which it was previously a part. The former category includes the outer surface of the skin, which is called the epidermis; this layer envelops the fetus before birth. Similarly, the surfaces of the lungs, liver, spleen, kidneys, and all glands fall into this category. However, the surfaces of the heart, pericardium, all muscles, and even the entire skin of our bodies belong to the latter category.
What causes these outer layers to form is that when a body that is not liquid is produced by the combination of small parts of some liquid—just as all those things I have mentioned—are formed, it is inevitable that some of its parts will be on the outside and others on the inside. And these outer parts must necessarily be arranged in a different way from the inner parts, because they come into contact with a body of another nature—that is, a body whose small parts have a different shape, are arranged differently, or move in a different manner than those of the original body. For if this were not the case, these outer and inner parts would mix together, and no surface would be formed that could distinguish one body from the other.
Thus, at the very beginning when the seed begins to form, those parts of it that come into contact with the matrix, as well as some others that are quite close to it, are compelled, by this contact, to turn, arrange themselves, and join together in a different manner than those parts that are farther away. As a result, these portions of the seed, being closer to the matrix, begin to form the skin that will eventually enclose the entire fruit. However, this process is not completed until some time later, when all the inner parts of the seed have been pushed toward the center by the arteries and veins that take their place there. Finally, these arteries and veins also extend toward the outer portions of the seed; these outer portions are connected to the heart through veins, and as the arteries progress, they form numerous small networks whose tissue constitutes this outer skin.
For those surfaces that are formed when a body is divided into two other parts, their existence can have no other cause than that division itself; and generally speaking, all divisions arise solely from the fact that one part of the dividing body is compelled to move in one direction, while the other part, being connected to it, is either prevented from moving or compelled to move in another direction; for nothing else could possibly cause their separation.
Thus, those parts of the seed that initially constituted the heart were connected to those that formed the pericardium and the ribs, so that the whole formed a single entity. However, as blood expanded within the chambers of the heart, it affected the material surrounding these chambers in a different way than it did the material that was slightly farther away. At the same time, the vital spirits that descended from the brain through the spine towards the ribs also influenced the material near the ribs in a distinct manner. As a result, the material situated between these two areas, being unable to respond simultaneously to these opposing influences, gradually began to separate from the ribs and the heart, thus giving rise to the formation of the pericardium. Later on, as the parts of the seed that composed the pericardium continued to move towards the heart, the arteries in their paths sent out fine networks of tissue to replace them; these networks, joining together, formed the skin that constitutes the pericardium. What made this skin sufficiently tough was that, on one side, certain components of the blood expanding within the heart penetrated entirely through its inner layers and accumulated between it and the pericardium, unable to extend any further. On the other hand, various vapors released from the blood in the lungs also gathered between the pericardium and the ribs. These opposing forces compressed the tissue on both sides, making its fibers hard enough; moreover, there always remains some space between the pericardium and the heart, which is filled solely with these vapors—some of which condense into water, while the rest remain in gaseous form.
END OF FETUS DEVELOPMENT – DESCRIPTION OF THE HUMAN BODY
Ora, mentre le fibre del cuore sono agitate dal calore di questo fuoco, esse sono talmente predisposte ad aprire e chiudere alternativamente i propri pori, per compiere i movimenti della diastole e della sistole, che anche dopo che il cuore viene estratto dal corpo dell’animale e tagliato a pezzi, purché sia ancora caldo, basta una piccolissima quantità di vapore sanguigno che entri nei suoi pori per costringerlo a muoversi durante la diastole; ma quando è completamente raffreddato, la struttura dei suoi pori, che dipendeva dall’agitazione del calore interno, cambia, e di conseguenza il vapore sanguigno non riesce più ad entrare in essi; inoltre, poiché le sue fibre sono rigide e dure, non sono più così facilmente pieghevoli.
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Da dove derivano la forma e la consistenza del cuore?
Possiamo ancora qui considerare le cause della forma del cuore, poiché tutte sono facilmente deducibili dal modo in cui è formato. La prima caratteristica che noto riguarda la differenza tra le sue due cavità: questa differenza dimostra chiaramente che esse si sono formate una dopo l’altra, ed è proprio questo il motivo per cui la cavità sinistra è molto più lunga e appuntita di quella destra. La seconda caratteristica riguarda il fatto che la carne che circonda la cavità sinistra è molto più spessa sui lati del cuore rispetto alla sua punta; la ragione di ciò è che l’azione del sangue, che si dilata in questa cavità e si diffonde in modo circolare, colpisce i lati con maggiore forza rispetto alla punta, poiché questi sono più vicini al suo centro e si trovano uno di fronte all’altro; al contrario, la punta del cuore è opposta soltanto all’apertura dell’aorta, che riceve facilmente il sangue e impedisce che questo eserciti una pressione eccessiva su di essa. La stessa ragione spiega anche perché il cuore si accorcia e diventa più rotondo durante la diastole rispetto alla sistole.
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Come si sono formate la pericardio e tutte le altre pelli, membrane e superfici del corpo?
Non vedo nulla di particolare da notare qui, se non la pelle che viene chiamata pericardio e che avvolge il cuore. Ma poiché la causa che dà origine a questo pericardio non è diversa da quella che forma tutte le altre pelli o membrane, e in generale tutte le superfici che distinguono le varie parti degli animali, mi sarà più facile parlare di tutte insieme.
Ci sono superfici che si formano prima insieme al corpo di cui fanno parte, e altre che si formano in seguito, perché quel corpo è separato da un altro di cui prima faceva parte. Appartengono al primo tipo le superfici esterne della pelle, chiamate “fascia posteriore”, che avvolgono i bambini prima della loro nascita; così come le superfici del polmone, del fegato, della milza, dei reni e di tutte le ghiandole. Ma quelle del cuore, del pericardio, di tutti i muscoli, e persino di tutta la pelle del nostro corpo, appartengono al secondo tipo.
Ciò che determina la formazione delle prime superfici è il fatto che, quando un corpo che non è liquido viene creato dalla fusione di piccole parti di una qualche sostanza liquida – come tutti quelli che ho menzionato –, alcune di queste parti devono necessariamente trovarsi all’esterno delle altre. E queste parti esterne, per definizione, si dispongono in modo diverso rispetto a quelle interne, poiché entrano in contatto con un corpo di natura diversa: cioè il cui composto è formato da parti la cui forma, disposizione o movimento sono differenti da quelli del corpo originale. Altrimenti, queste parti si mescolerebbero completamente tra loro, e non si formerebbe alcuna superficie che permettesse di distinguere i due corpi.
Pertanto, fin dal momento in cui il seme inizia a formarsi, quelle sue parti che sono a contatto con la matrice, nonché alcune altre molto vicine ad essa, vengono costrette, a causa di questo contatto, a ruotare, a disporsi e a unirsi in modo diverso rispetto a quelle più lontane dalla matrice. Grazie a ciò, queste parti del seme, più vicine alla matrice, iniziano a formare quella pelle che avvolgerà interamente il frutto; ma questa formazione non si completa fino a un certo momento successivo, quando tutte le parti interne del seme sono state spinte verso il centro del frutto attraverso le arterie e le vene che si formano in quel luogo. Infine, queste arterie e vene si estendono anche verso le parti esterne del frutto; queste ultime, a loro volta, convogliano il liquido attraverso le vene verso il cuore, man mano che le arterie avanzano, formando così diversi piccoli tessuti che costituiscono la pelle esterna del frutto.
Per le superfici che si formano quando un corpo viene diviso in due altre parti, queste non possono avere altra causa se non quella stessa divisione; e in generale, tutte le divisioni sono causate dal fatto che una parte del corpo che si divide è spinta a muoversi in una certa direzione, mentre l’altra parte che le è unita viene trattenuta o spinta a muoversi in un’altra direzione; poiché soltanto questo può separarle.
Le parti del seme che inizialmente costituivano il “cuore” erano unite a quelle che formavano il pericardio e le costole; quindi l’intero complesso costituiva un unico organo. Tuttavia, la dilatazione del sangue nelle cavità del cuore fece maturare in modo diverso la materia che circondava queste cavità rispetto a quella che ne era leggermente più lontana. Allo stesso tempo, gli “spiriti animali” che discendevano dal cervello attraverso la colonna vertebrale verso le costole fecero maturare anch’essi in modo diverso la materia situata in quelle zone; di conseguenza, quella parte del tessuto che si trovava tra il cuore e le costole, non potendo rispondere contemporaneamente a queste due diverse influenze, iniziò gradualmente a separarsi da entrambi, dando così origine al pericardio. In seguito, man mano che le parti del seme che lo componevano si diramavano verso il cuore, le arterie presenti lungo i percorsi attraversati inviarono dei piccoli filamenti al loro posto; questi filamenti, unendosi tra loro, formarono la pelle che ricopre il pericardio. Ciò che rese questa pelle abbastanza dura fu il fatto che, da un lato, diverse parti del sangue che si dilatavano nel cuore penetrarono completamente nella sua carne, formando uno strato tra esso e il pericardio; dall’altro lato, delle sostanze gassose presenti nei polmoni iniziarono a diffondersi, formando un altro strato tra il pericardio e le costole. Queste due strutture, premendo da entrambi i lati sulla pelle del pericardio, ne resero le fibre abbastanza dure; inoltre, rimase sempre uno spazio tra il pericardio e il cuore, riempito da queste sostanze gassose: una parte di esse si condensava in acqua, mentre l’altra rimaneva sotto forma di aria.
Fine della formazione del feto – Descrizione del corpo umano