Descartes

Abstract

A substantial treatise of mechanistic physiology (over 10,000 words) on the generation of animals and the nature of tastes: Descartes explains the formation of the animal — with or without seed, down to spontaneous generation in putrefying matter — as a pure concourse of subtle parts (the ‘vital spirits’) and grosser parts (blood) under the action of heat, in which the heart forms first and from it derive the brain and organs, with no recourse to a soul. A scientific text, but consonant with the beast-machine conception.

Connections

Concetti: natura, causa, l’animale-macchina
Forme: trattato
Scuole: razionalismo continentale

Testo originale francese · Arvensa Editions · pubblico dominio

Sur la génération des animaux

Il y a deux sortes de générations : celle qui a lieu sans semence ni matrice, et celle qui est produite par la semence.

Nous examinerons, 1° les propriétés communes à tous les animaux, par exemple la mobilité spontanée, la nutrition, etc. ; 2° celles qui sont communes à presque tous, comme la vue, l’ouïe, etc., en recherchant pourquoi elles n’appartiennent pas à tous ; 3° les propriétés subalternes qui appartiennent à toute une espèce, par exemple celles qui font que les uns sont bipèdes, les autres quadrupèdes ; que ceux-ci ont des nageoires, et, que ceux-là sont multipèdes, etc. ; 4° enfin, nous parcourrons les espèces inférieures.

Tout animal qui naît sans matrice suppose seulement cette condition, que deux sujets peu éloignés l’un de l’autre soient excités de diverses manières par un même degré de chaleur qui dégage, de l’un des parties subtiles, que j’appellerai esprits vitaux, et de l’autre des parties plus grossières, auxquelles je donnerai le nom de sang ou d’humeur vitale. Le concours de ces parties produit la vie “d’abord dans le cœur, où règne Un combat perpétuel du sang et des esprits animaux ; ensuite, lorsque le sang et les esprits se sont réciproquement assez domptés pour se combiner en une seule nature, ils engendrent le cerveau. Puisqu’un si petit nombre de conditions suffisent pour former un animal, il ne faut pas sans doute s’étonner de voir tant d’animaux, tant de vers, tant d’insectes, se former spontanément dans toute matière en putréfaction. Et Remarquons ici que le poumon et le foie sont les deux sujets dont nous avons annoncé la nécessité ; ils émettent, l’un par la veine cave, l’autre par l’artère veineuse, les matières dont le concours produit une agitation dans le cœur : alors l’animal commence à exister ; car avant la formation du cœur l’animal n’existe pas.

Voici la marche que suit la formation de l’animal dans la matrice lorsque la semence entre dans la vulve : la partie la plus pure et la mieux mélangée pénètre la première et occupé le fond de la matrice, parce que, étant plus subtile, et par conséquent plus mobile, elle se sépare plus facilement du corps des parents ; vient ensuite la partie plus grossière, qui s’arrête plus près de l’orifice. En effet, soit D l’entrée de la vulve, la semence la plus pure occupe le fond A, la plus grossière est vers l’orifice B ; mais si la semence ne vient que de l’un des deux parents, elle retombe aisément par la voie qu’elle a suivie pour s’introduire. En effet elle ne trouve rien qui la retienne, et par conséquent la semence d’un seul des deux parents ne suffit pas à la génération ; mais si les semences de l’un et de l’autre se combinent ensemble, comme elles ne peuvent s’amalgamer sans se raréfier, à mesure qu’elles s’échauffent dans la vulve, elles augmentent de volume. Or telle est la constitution de la vulve, que plus elle se dilate, plus l’orifice se referme, et que plus elle se resserre, plus il s’élargit. C’est pourquoi il s’ouvre dans le coït, et lorsqu’après la conception la semence se développe, il se referme étroitement.

Maintenant le temps fait fermenter la semence contenue dans la vulve, la chaleur de la mère la mûrit, c’est-à-dire que ses parties s’unissent étroitement ;-et alors étant parfaitement mêlées et combinées, elles se réunissent au centre du lieu qui les contient : ainsi la plus grande partie se réunit en C, et forme le cerveau. En allant du point A au point B elle produit la mœlle épinière, et celle-ci porte au cerveau les parties subtiles qui peuvent se trouver mêlées aux parties grossières du sang, situées vers l’entrée de la vulve. Quant aux autres parties de la semence, qui s’unissent moins parfaitement, quoiqu’à un degré suffisant, et sans une grande répugnance, elles deviennent l’élément de la peau ; aussi se trouvent-elles en général vers B : elles entreront ensuite dans la composition de l’abdomen, des jambes et des pieds ; cependant A et B demeurent, pour ainsi dire, centres, A des parties subtiles, B des parties grossières.

Pendant ces opérations, si la semence de l’un des deux parents est assez faible pour s’unir facilement à celle de l’autre, et pour lui céder sans beaucoup de résistance, il ne se forme pas un animal, mais une môle ; si au contraire la semence est forte des deux côtés, ses particules ne peuvent se mêler toutes en même temps, et les plus rebelles se séparent des autres. Or celles-ci se divisent en deux espèces, les plus subtiles partent du point A, les autres du point B ; si, au lieu de rester séparées, elles se réunissent, il se forme encore une môle. En effet, c’est une preuve que le cerveau A n’est pas bien dégagé des chairs B, et peut-être une telle môle peut-elle être nourrie longtemps et avoir un nombril. Mais si les deux espèces de particules se sont isolées, les plus subtiles produisent vers A le poumon, en tant qu’il est la racine de l’artère veineuse ; les plus grossières forment le foie, en tant qu’il est la racine de la veine cave : en d’autres termes, les unes sont les esprits animaux, les autres sont le sang. On comprend par là pourquoi le poumon et le foie occupent toujours la place où nous voyons qu’ils se trouvent. En effet, il est impossible qu’ils se forment ailleurs ; mais le poumon doit être placé au-dessous du cou, près l’épine du dos, et le foie au-dessus des fesses, et de même auprès de l’épine. Après tout cela l’animal n’existe pas encore ; mais après qu’une certaine quantité d’esprits, partis des différents points du cerveau, s’est rassemblée dans le poumon, elle s’y accumule, et est conduite vers le foie par l’unique canal de l’artère veineuse ; car elle ne peut se porter vers d’autres parties, parce que venant du cerveau elle doit passer à des points opposés ; au contraire le sang provenu de la masse des parties postérieures, s’étant amassé dans le foie, est porté vers le poumon par le canal commun de la veine cave : ainsi se rencontrent la veine cave et l’artère veineuse, et d’abord leurs fibres s’entremêlent ; et, se repliant en quelque sorte sur elles-mêmes, forment la substance du cœur ; ensuite les esprits et le sang se combinent dans le cœur, et comme l’action des esprits est plus rapide et plus subtile, ils descendent davantage vers le foie, et le cœur se termine de ce côté en forme de pointe ; au contraire l’action du sang étant plus lente, et se développant dans une masse plus considérable, il s’arrête dans la partie supérieure du cœur et la rend plus large que l’extrémité opposée. C’est dans le cœur qu’a lieu le mélange du sang et des esprits, c’est là qu’ils commencent cette lutte dont dépend la vie de l’animal, comme l’existence du feu dépend du flambeau ; dispersés ensuite dans toute l’étendue du cœur, et cherchant une issue pour faire place à de nouveau sang et à de nouveaux esprits, ils ne peuvent nulle part s’ouvrir plus facilement un passage que vers les endroits dans lesquels ils sont introduits, parce que tout le reste de la chair, qui pendant sa formation était frappé par le sang et par les esprits, est plus compacte. Ils s’ouvrent donc d’un côté la veine artérieuse, et de l’autre la grande artère, qui se réunissent à cause de leur proximité, mais qui se séparent bientôt ; en effet, les parties grossières et sanguines reviennent alimenter le poumon déjà épuisé par l’émission de l’air, tandis que les esprits purs se répandent par l’aorte dans toutes les parties du corps.

On the generation of animals

There are two kinds of generation: one that occurs without seed or matrix, and the other that is produced by seed.

We will examine: 1° those properties common to all animals, such as spontaneous mobility and the need for nourishment, etc.; 2° those properties shared by nearly all animals, like sight and hearing, and consider why they are not present in all of them; 3° those secondary characteristics specific to a particular species—for instance, what makes some animals bipedal while others quadrupedal, or why some have fins and others are multi-legged, etc.; 4° finally, we will study the lower forms of life.

Any animal that is born without a maternal matrix merely assumes this condition—that two entities not far apart from each other are excited in various ways by the same degree of heat emanating from one part, which I will call the “vital spirits,” and from another, more substantial part, which I will refer to as blood or vital humors. The interaction between these two parts gives rise to life—first in the heart, where a perpetual struggle between blood and these vital spirits takes place; subsequently, when blood and spirits have sufficiently subdued each other and combined into a single entity, the brain is formed. Since so few conditions are necessary to create an animal, it should not surprise us to see so many animals, worms, and insects arising spontaneously in any decaying matter. Moreover, note that the lungs and the liver are precisely those two entities whose presence we have already indicated as essential; they release substances through the inferior vena cava and the pulmonary artery, respectively, and the interaction of these substances causes agitation within the heart—at that point, the animal begins to exist. For before the heart is formed, the animal does not exist at all.

Here is the sequence of events that occur during the formation of an animal within the matrix once the semen enters the vulva: The purest and most finely mixed portion of the semen penetrates first and occupies the bottom of the matrix, because being more subtle and thus more mobile, it separates more easily from the bodies of the parents. Next comes the coarser portions of the semen, which stop closer to the entrance of the vulva. Assuming D represents the entrance of the vulva, the purest semen will occupy the bottom area A, while the coarser portions will be located near the opening B. However, if the semen comes from only one of the parents, it will easily retreat along the same path it took to enter. Since nothing prevents it from doing so, the semen from a single parent is not sufficient for conception. But when the semens from both parents combine, they cannot mix without becoming less dense; as they heat up within the vulva, their volume increases. The structure of the vulva is such that the more it expands, the more the entrance closes, and the more it contracts, the more the opening widens. This is why the vulva opens during intercourse, and after conception, when the semen begins to develop, it closes tightly again.

Now, time causes the seed contained within the vulva to ferment; the heat of the mother body ripens it, meaning its various parts come together closely. Once perfectly mixed and combined, they gather at the center of that which contains them: thus, the larger portion takes on the shape of a ‘C’ and forms the brain. Extending from point A to point B, it produces the spinal cord, which carries to the brain those subtle elements that may be mingled with the coarser parts of the blood, located near the entrance of the vulva. As for the other parts of the seed, although they do not combine as perfectly—yet still to a sufficient degree, and without significant repulsion—they become the constituent elements of the skin; these are generally found around point B. They will later go on to form the abdomen, legs, and feet. Nevertheless, points A and B remain, in a sense, the central hubs: A for the subtle elements, and B for the coarser ones.

During these processes, if the seed of one of the two parents is weak enough to combine easily with that of the other and to yield without much resistance, no animal is formed; instead, a morula is created. On the other hand, if both seeds are strong, their particles cannot mix together simultaneously, and the more resistant ones separate from the others. These separated particles then divide into two types: the more subtle ones originate from point A, while the others come from point B. If these separate types do not remain apart but reunite, another morula is formed. This indicates that the brain associated with point A has not yet fully separated from the tissues associated with point B; indeed, such a morula may be able to sustain itself for some time and even develop a navel. However, if the two types of particles remain isolated, the more subtle ones produce the lung near point A, since the lung is the origin of the pulmonary artery; the coarser particles form the liver near point B, as the liver is related to the vena cava. In other words, the more subtle particles represent the animal spirits, while the coarser particles constitute the blood. This explains why the lung and the liver always occupy their respective positions in the body. It is impossible for them to form elsewhere. The lung must be located below the neck, near the spine, while the liver should be situated above the hips, also near the spine. After all this, the animal has not yet come into existence. However, once a certain amount of animal spirits, originating from different parts of the brain, have gathered in the lung, they accumulate there and are then directed toward the liver through the unique channel of the pulmonary artery. Since these spirits cannot travel to other areas, they must follow this path because their origin is in the brain and their destination is the opposite side of the body. Conversely, the blood, originating from the posterior parts of the body and accumulating in the liver, is carried toward the lung through the common channel of the vena cava. Thus, the vena cava and the pulmonary artery meet; their fibers intertwine, and as they fold upon themselves, they form the substance of the heart. Finally, the animal spirits and the blood combine within the heart. Since the action of the animal spirits is faster and more subtle, they flow more toward the liver, causing the heart to taper towards this side. On the other hand, the action of the blood is slower, and as it forms a larger mass, it stops in the upper part of the heart, making that portion wider than the opposite end. It is in the heart that the mixture of blood and spirits takes place; it is there that this struggle begins, a struggle whose outcome determines the life of the animal, just as the existence of fire depends on the flame. Once dispersed throughout the heart, these elements seek an outlet to make way again for fresh blood and new spirits. There is no easier path for them to follow than back to the very places from which they originated, for the rest of the flesh, having been affected by blood and spirits during its formation, is far more compact in structure. On one side, they enter through the arterial vein; on the other, through the main artery. These two vessels meet due to their proximity but soon separate again—the coarser, bloodier elements return to nourish the lungs, which have already been depleted by the release of air, while the pure spirits spread through the aorta to every part of the body.

Sulla generazione degli animali

Esistono due tipi di generazioni: quella che avviene senza semi né matrice, e quella che viene prodotta dal seme.

Esamineremo: 1) le proprietà comuni a tutti gli animali, come la mobilità spontanea, il processo di nutrizione, ecc.; 2) quelle che sono comuni a quasi tutti, come la vista, l’udito, ecc., cercando di comprendere perché non appartengono a tutti; 3) le proprietà specifiche di una determinata specie, come quelle che fanno sì che alcuni animali siano bipedi, altri quadrupedi, che alcuni abbiano pinne e altri siano multipedi, ecc.; 4) infine, esamineremo le specie inferiori.

Qualsiasi animale che nasca senza una “matrice” presuppone soltanto questa condizione: che due entità strettamente legate tra loro vengano stimolate in modi diversi da uno stesso grado di calore, emesso da una parte sottile – che chiamerò “spiriti vitali” – e dall’altra parte più grossolana, che definirò “sangue o umore vitale”. L’incontro di queste due componenti genera la vita: “prima nel cuore, dove ha luogo un conflitto perpetuo tra sangue e spiriti animali; in seguito, quando sangue e spiriti si sono sufficientemente domati a vicenda per fondersi in una sola entità, nasce il cervello”. Poiché un numero così limitato di condizioni è sufficiente per formare un animale, non c’è da meravigliarsi che tanti animali, vermi e insetti si formino spontaneamente in qualsiasi materia in decomposizione. E notiamo qui che i polmoni e il fegato sono proprio quelle due componenti di cui abbiamo parlato; essi emettono, l’uno attraverso la vena cava, l’altro attraverso l’arteria venosa, le sostanze grazie alle quali si verifica quell’agitazione nel cuore. Ed è allora che l’animale inizia ad esistere; prima della formazione del cuore, infatti, l’animale non esiste affatto.

Ecco l’ordine con cui avviene la formazione dell’animale all’interno della matrice quando il seme entra nella vulva: la parte più pura e meglio mescolata penetra per prima e occupa il fondo della matrice, poiché essendo più sottile e quindi più mobile, si separa più facilmente dal corpo dei genitori; segue poi la parte più grossolana, che si ferma più vicino all’apertura. Infatti, se D rappresenta l’ingresso della vulva, la parte più pura del seme occupa il fondo A, mentre quella più grossolana si trova verso l’apertura B; ma se il seme proviene da uno solo dei due genitori, ritorna facilmente per la stessa via attraverso cui è entrato. Non trovando nulla che lo trattiene, infatti, il seme di un solo genitore non è sufficiente per la generazione; tuttavia, se i semi di entrambi i genitori si combinano, poiché non possono mescolarsi senza ridursi di volume, aumentano di dimensioni man mano che si riscaldano all’interno della vulva. La struttura stessa della vulva è tale che, più si dilata, più l’apertura si chiude; al contrario, più si restringe, più si allarga. È per questo che durante il coito l’apertura si apre, e dopo la concezione, quando il seme inizia a svilupparsi, essa si richiude strettamente.

Ora il tempo fa fermentare il seme contenuto nella vulva; il calore della madre lo matura, cioè le sue parti si uniscono strettamente. Una volta perfettamente mescolate e combinate, si riuniscono al centro del luogo che le contiene: così la maggior parte di esse si forma a forma di “C” e costituisce il cervello. Andando dal punto A al punto B, si forma il midollo spinale, il quale trasporta al cervello quelle parti sottili che possono mescolarsi con le parti più dense del sangue, situate vicino all’ingresso della vulva. Quanto alle altre parti del seme, che si uniscono in modo meno perfetto, ma comunque sufficientemente bene e senza grande repulsione reciproca, diventano l’elemento costitutivo della pelle; queste si trovano generalmente nella zona del punto B e successivamente entrano a far parte dell’addome, delle gambe e dei piedi. Tuttavia, A e B rimangono, per così dire, i centri fondamentali: A rappresenta le parti sottili, mentre B quelle più dense.

Durante queste operazioni, se il seme di uno dei due genitori è abbastanza debole da unirsi facilmente a quello dell’altro e da cedergli senza molta resistenza, non si forma un animale, ma una mola; al contrario, se entrambi i semi sono forti, le loro particelle non possono mescolarsi tutte contemporaneamente, e quelle più ribelli si separano dalle altre. Queste ultime si dividono in due tipi: le più sottili partono dal punto A, le altre dal punto B; se invece di rimanere separate si uniscono, si forma ancora una mola. Infatti, questo dimostra che il cervello A non è ben separato dalle carni B, e forse tale mola può essere nutrita per molto tempo e avere un ombelico. Ma se i due tipi di particelle si sono isolate, quelle più sottili producono nel punto A il polmone, poiché esso è la radice dell’arteria venosa; quelle più grosse formano il fegato, poiché esso è la radice della vena cava; in altre parole, le une sono gli “spiriti animali”, le altre sono il sangue. Da ciò si comprende perché il polmone e il fegato occupino sempre la posizione in cui li vediamo. Infatti, è impossibile che si formino altrove; ma il polmone deve essere situato sotto il collo, vicino alla spina dorsale, e il fegato sopra le natiche, anch’esso vicino alla spina dorsale. Dopo tutto questo, l’animale non esiste ancora; ma dopo che una certa quantità di “spiriti”, partiti dai diversi punti del cervello, si è raccolta nel polmone, vi si accumula e viene condotta verso il fegato attraverso il canale unico dell’arteria venosa; poiché non può spostarsi verso altre parti, essendo proveniente dal cervello deve passare per punti opposti. Al contrario, il sangue, proveniente dalla massa delle parti posteriori, si è accumulato nel fegato e viene portato verso il polmone attraverso il canale comune della vena cava: così si incontrano la vena cava e l’arteria venosa, e prima di tutto le loro fibre si intrecciano; poi, ripiegandosi su se stesse, formano la sostanza del cuore. Successivamente, gli “spiriti animali” e il sangue si combinano nel cuore, e poiché l’azione degli “spiriti animali” è più rapida e sottile, essi discendono maggiormente verso il fegato, e il cuore termina da questo lato con una forma appuntita; al contrario, l’azione del sangue, essendo più lenta e sviluppandosi in una massa più considerevole, si ferma nella parte superiore del cuore, rendendola più larga dell’estremità opposta. È nel cuore che avviene il miscelarsi di sangue ed esseri vitali; è lì che inizia quella lotta dalla quale dipende la vita dell’animale, proprio come l’esistenza del fuoco dipende dalla fiamma. Successivamente, questi esseri vitali si disperdono in tutto l’ambito del cuore e cercano un modo per lasciare il posto a nuovo sangue e nuovi esseri vitali; non esiste luogo dove possano aprirsi più facilmente un passaggio rispetto ai punti in cui sono stati introdotti, poiché il resto della carne, durante la sua formazione, è stato influenzato dal sangue ed dagli esseri vitali e quindi è più compatta. Da un lato, si aprono la vena arteriosa; dall’altro, la grande arteria, che si uniscono a causa della loro vicinanza, ma che presto si separano di nuovo: le parti più dense e ricche di sangue tornano ad alimentare i polmoni, ormai esauriti dal processo di emissione dell’aria, mentre gli esseri vitali puri si diffondono attraverso l’aorta in tutte le parti del corpo.

Ici commence l’existence de l’animal, puisque le feu de la vie est allumé dans le cœur. Tous ces faits sont le produit de la semence seule, enflée par la force de la chaleur, comme les châtaignes s’enflent au feu ; mais elle ne peut pas toujours se dilater, et ce développement s’accomplit en peu de temps, peut-être en un ou deux jours, peut-être en une heure ; ceci est une question de fait, et le raisonnement ne peut la décider. Lors donc que la semence cesse de s’enfler, le sang et les esprits n’en continuent pas moins d’abonder vers le cœur ; le mouvement qui les y porte est commencé et les canaux sont ouverts : il arrive de là que le foie s’épuise, et doit, par une conséquence nécessaire, s’alimenter extérieurement ; il perce donc le nombril, qui avoisine sa partie inférieure, par où ce viscère s’alimente principalement. Au contraire le poumon ne peut s’épuiser par la durée de ses fonctions, parce que le sang le nourrit, que la chaleur qui règne dans la matrice peut former avec le sang seul des esprits très subtils, et que par conséquent il nuirait plutôt à l’embryon par excès que par défaut ; c’est pourquoi il s’ouvre la trachée-artère. Celle-ci est annelée, peut-être parce que chaque fois, c’est-à-dire chaque jour ou à chaque mouvement de diastole, elle est augmentée d’un anneau par l’air qui s’élance du poumon, et qui la remplit jusqu’à ce qu’elle atteigne le palais. Comme elle ne peut le percer à cause du cerveau, elle cherche une issue par la bouche et par les oreilles, peut-être même par les narines ; ceci est indiqué par la forme annelée que présente également le palais, et confirmé par la figure oblongue de la bouche qui s’étend sous le palais ; cependant elle ne peut d’abord se faire jour.

La vie étant allumée dans le cœur, aussitôt la grande artère et la veine cave étendent leurs rameaux par tout le corps, et comme elles ne s’avancent que par les voies qu’elles trouvent le plus ouvertes, il arrive qu’elles poussent toutes deux des rameaux semblables, sans cependant se confondre ; car ce qu’elles contiennent, c’est-à-dire le sang et les esprits, est d’une nature trop différente. Lorsque l’une d’elles a divisé la matière pour s’ouvrir une route, l’autre y passe plus facilement ; parmi ces rameaux quelques-uns montent au cerveau et s’y unissent dans le pressoir d’Hérophile, parce que la matière élaborée dans le trajet se combine plus facilement, et ensuite nourrit et augmente le cerveau. Le cerveau s’augmentant produit les conjugaisons des nerfs, et tous les membres commencent alors à se former des sécrétions que produisent d’abord la substance du foie, de la rate, le fiel et la veine porte. Le foie attire par le nombril le sang de la mère ; avec ce sang s’introduisent de l’eau et des esprits, sécrétions du nombril. Le foie n’attire pas un sang pur : c’est pourquoi l’eau descend par l’uraque, et forme la vessie : enfin elle perce le pénis, par lequel l’enfant urine dans la matrice, malgré l’opinion contraire des médecins. Les esprits passent par les artères ombilicales, et forment, si je ne me trompe, la substance du pénis… En effet ce sont de véritables artères implantées sur les iliaques, lesquelles augmentent la grande artère, le cœur étant encore trop petit et trop peu vivace… Troisièmement, les sécrétions de la veine cave s’écoulent dans les reins, et de là dans la vessie par les uretères, mais seulement lorsque le fœtus est déjà assez développé : aussi ne percent-elles pas la vessie. A une époque antérieure, la matière attirée par les organes émulgents est plus épaisse que l’urine, et sert à la composition des reins. Quatrièmement, les sécrétions des poumons enflent, comme on l’a dit, la trachée-artère, et celles du cœur passent par la veine artérieuse. Cinquièmement, les sécrétions du cerveau sont de diverses natures. 1° De sa substance totale s’exhale une vapeur très humide à travers le palais, qui d’abord enfle les joues, mais sans les percer ; qui ensuite, s’échappant par l’œsophage, dilate le ventricule. Avec cette vapeur descendent les nerfs de la sixième et de la septième paire ; et il faut remarquer que toute la substance dont se composent l’œsophage et le ventricule, est la matière émanée du palais ou plutôt des sécrétions du cerveau. De là vient que le ventricule, malgré son volume, a cependant des membranes épaisses. Après que cette humeur cérébrale est parvenue à l’endroit situé au-dessous du foie, elle y devient stagnante et se gonfle : en effet la matière des parties inférieures l’empêche de descendre plus bas ; mais, comme l’air qu’elle contient cherche toujours à sortir, peu à peu il s’ouvre une issue par le pylore ; et dans ces mouvements fréquents il engendre le duodénum et les autres intestins ; enfin il sort en perçant l’anus. C’est le pylore qui est percé et non une autre portion du ventricule, parce que les fibres de cet organe sont tellement disposées qu’aucune des parties qui le composent n’est pas plus susceptible d’extension que celle dont la formation est le plus récente ; or le pylore est la partie du ventricule qui se forme la dernière. Tous ces effets sont produits par les sécrétions du ventricule moyen du cerveau. 2° Du ventricule postérieur ou cervelet il sort de chaque côté une exhalaison qui perce les oreilles ; comme elle n’est pas très considérable et qu’elle ne rencontre qu’une matière solide et compacte, elle s’ouvre un chemin tortueux. 3° Du ventricule moyen et intérieur du cerveau il sort de chaque côté deux sortes de liqueurs à la fois visqueuses et transparentes ; elles distillent comme la Comme des arbres, et composent les yeux. Et il ne faut pas s’étonner qu’ensuite ils soient contenus dans des cavités osseuses : en effet cette liqueur s’engendre avant qu’aucune partie des os se soit durcie. Une autre sécrétion qui émane des parties antérieures du cerveau est plus sèche ; l’humidité a passé dans les yeux, et cette dernière sécrétion n’est qu’un souffle qui perce les deux narines. Tous ces développements ont lieu, soit dès les premiers temps, avant que la peau soit distincte de la chair, la chair des os, les os des membranes, du cerveau et de la mœlle, soit du moins simultanément ; mais aucune partie des os ne se durcit que postérieurement, avant que l’enfant ait uriné par le pénis et qu’il ait émis aucune flatuosité par l’anus, lorsque les ouvertures des paupières et des lèvres sont formées ; mais comme il n’urine que par intervalles, vu la capacité de la vessie, le muscle qui en resserre l’entrée se forme de lui-même.

La séparation des paupières s’effectue peu à peu par une humeur très subtile qui s’écoule de chaque côté par les angles des yeux et qui s’exhale insensiblement par le milieu des paupières ; en sorte que, pendant la formation des tuniques des yeux, cette fente s’ouvre par degrés tout entière ; la même chose a lieu pour les lèvres et l’hymen. La séparation s’accomplit surtout avec force pour l’ouverture de la bouche. Quant à l’hymen, il s’ouvre plus tôt ou plus tard, selon les individus ; dans quelques sujets il ne s’ouvre jamais entièrement que par le coït ou quelquefois même par la main du chirurgien.

Les valvules des vaisseaux du cœur confirment ce que j’ai dit : dans l’artère veineuse et dans la veine cave, elles ne s’opposent pas à la descente des humeurs, mais à leur retour ; au contraire, dans la grande artère et dans la veine artérieuse, elles ne les empêchent pas de sortir du cœur, mais d’y revenir. En effet, telle est la formation première des valvules : l’humeur qui se trouve dans le cœur a voulu en sortir, et la membrane, pressée entre l’humeur qui cherche à entrer et celle qui cherche à sortir, s’est repliée en valvule ; de même, en pressant la peau entre deux doigts, elle formera un pli double. Ainsi se forment les valvules dans les autres vaisseaux.

La principale valvule du corps humain c’est l’épiglotte, dont l’origine est facile à concevoir. Nous avons vu que l’air monte et ne descend jamais par la trachée-artère ; qu’une matière molle, mêlée de flatuosité, descend du cerveau dans l’œsophage par la même voie : il est arrivé nécessairement que la membrane, pressée entre ces deux courants opposés, a formé la valvule épiglotte, et que le cartilage est scutiforme ; en effet, la matière qui se précipite dans l’œsophage agite l’air que contient la trachée-artère, en sorte qu’il ne se divise plus en bulles formant chacune un anneau de l’artère, mais plusieurs bulles s’unissent ensemble et passent insensiblement par la fente qui est au-dessous de l’épiglotte ; cependant l’épiglotte en vibrant acquiert les premières habitudes du chant.

Here begins the existence of the animal, for the fire of life is kindled within the heart. All these phenomena are the result solely of the seed, expanded by the power of heat—just as chestnuts swell when exposed to fire. Yet this expansion cannot always continue indefinitely; it takes place in a very short time—perhaps within one or two days, or even within an hour. This is a matter of fact, and reasoning alone cannot determine it. Once the seed ceases to expand, blood and vital substances continue to flow toward the heart. The process that carries them there has already begun, and the channels through which they travel are open. As a result, the liver becomes depleted of these substances and must, as a necessary consequence, obtain nourishment from the outside. Therefore, it develops an opening near its lower portion—the navel—through which it primarily obtains its nourishment. On the other hand, the lungs cannot become depleted through the normal course of their functions, because blood nourishes them, and the heat present within the womb can combine with this blood to produce very subtle vital substances. Consequently, an excess of these substances would be more harmful to the embryo than a deficiency. For this reason, the trachea opens. This tube is ringed in structure; perhaps this is because, every day or with each contraction of the heart, it expands by one additional ring as air is expelled from the lungs and fills it all the way to the throat. Since it cannot pass through the brain, it seeks an outlet through the mouth, ears, and possibly even the nose. This is indicated by the ringed structure of the throat, and also confirmed by the elongated shape of the mouth, which extends beneath it. However, this passage through the mouth does not occur immediately at the beginning.

Life being kindled within the heart, the aorta and the vena cava immediately extend their branches throughout the body. Since they advance only along the pathways that appear most open to them, it sometimes happens that both of them develop similar branches without merging; for what they contain—namely, blood and vital spirits—is of too different a nature. When one of them has divided the bodily substance to create a passage, the other can pass more easily through it. Some of these branches ascend to the brain and there unite within what is called “Hérophile’s pressor,” because the material that has been processed along the way combines more readily, and thus nourishes and enhances the function of the brain. As the brain continues to develop, it produces the necessary connections for the nerves, and at this point all the limbs begin to secrete substances that are initially produced by the liver, spleen, gallbladder, and the portal vein. The liver draws the blood from the mother through the navel; along with this blood come water and vital spirits, which are secretions originating from the navel itself. However, the liver does not draw pure blood—this is why water drains away through the urethra and forms the bladder; eventually, it also passes through the penis, allowing the infant to urinate within the womb, despite what doctors may claim otherwise. The vital spirits travel through the umbilical arteries and, if I am not mistaken, form the substance of the penis itself. Indeed, these are genuine arteries that extend from the iliac bones and help to enlarge the aorta, since the heart at this stage is still too small and not yet fully developed. Thirdly, the secretions of the vena cava flow into the kidneys and from there into the bladder through the ureters—but only when the fetus has already reached a sufficient degree of development; otherwise, these secretions do not penetrate the bladder. At an earlier stage, the substance drawn by these organs is thicker than urine and serves to form the structure of the kidneys. Fourthly, the secretions of the lungs expand the trachea-artery, and those of the heart pass through the pulmonary artery. Fifthly, the secretions of the brain are of various kinds: 1) From its entire substance, a very moist vapor is exhaled through the palate; this vapor first swells the cheeks but does not penetrate them; then, escaping through the esophagus, it dilates the stomach. Along with this vapor come the nerves of the sixth and seventh pairs; it should be noted that the entire substance comprising the esophagus and stomach is derived from the palate—or more precisely, from the secretions of the brain. This is why the stomach, despite its size, still has thick membranes. After this cerebral fluid reaches the area beneath the liver, it becomes stagnant and swells there—since the material in the lower regions prevents it from descending any further. However, as the air contained within it constantly seeks to escape, gradually an outlet is formed through the pylorus. In these frequent movements, this fluid gives rise to the duodenum and other segments of the intestine; ultimately, it exits through the anus. It is the pylorus that is pierced, not some other part of the ventricle, because the fibers of this organ are arranged in such a way that none of its components is more capable of expansion than that which was formed most recently—and the pylorus is indeed the last part of the ventricle to develop. All these processes are brought about by the secretions of the middle ventricle of the brain. 2° From the posterior ventricle, or cerebellum, a substance emanates on each side that pierces the ears. Since this substance is not very substantial and encounters only solid, compact material, it forced itself a tortuous path through these passages. 3° From the middle and inner ventricles of the brain, two types of fluid emerge—both viscous and transparent. These fluids undergo a process similar to the distillation of sap from trees, and they form the eyes. It is not surprising that these eyes are subsequently enclosed within bony cavities, for this fluid begins to be produced long before any parts of the bones have hardened. Another secretion originating from the anterior portions of the brain is drier in nature; its moisture has already been absorbed by the eyes, leaving behind a residue that forms the nostrils. All these developments occur either at an early stage, before the skin becomes distinct from the flesh, the flesh from the bones, and the bones from other tissues such as the brain and spinal cord, or at least simultaneously. However, none of the bone structures harden until after the child has urinated through the penis and released intestinal gas through the anus—by that time, the openings for the eyelids and lips have also been formed. Since urination occurs only intermittently, due to the capacity of the bladder, the muscle that regulates its opening forms naturally as a result.

The separation of the eyelids occurs gradually through a very subtle fluid that flows from both sides at the corners of the eyes and is slowly expelled through the middle of the eyelids; as a result, during the formation of the eye tissues, this gap gradually opens entirely. The same process takes place with the lips and the hymen. The separation is particularly intense when it comes to the opening of the mouth. As for the hymen, it opens at different times depending on the individual; in some cases, it never fully opens unless through sexual intercourse or, occasionally, through the action of a surgeon.

The valves of the heart’s vessels confirm what I have said: in the pulmonary artery and vena cava, they do not prevent the flow of fluids outward, but rather their return inward; conversely, in the aorta and arteria venosa, they do not stop these fluids from leaving the heart, but instead ensure their return to it. Indeed, this is the original function of valves: the fluid within the heart sought to escape, and the membrane, compressed between the fluid trying to enter and that trying to exit, folded into a valve; in the same way, pressing skin between two fingers will create a double fold. Thus are valves formed in all other blood vessels as well.

The primary valve in the human body is the epiglottis, the origin of which is easy to understand. We have seen that air always moves upward and never downward through the trachea; likewise, a soft substance containing gas descends from the brain into the esophagus via the same pathway. It was inevitable that the membrane, compressed between these two opposing currents, would form the epiglottis, and that its cartilage would take on a shield-like shape. Indeed, the substance that flows into the esophagus agitates the air contained within the trachea, causing it to cease forming separate bubbles that would each encircle a portion of the artery. Instead, multiple bubbles merge together and pass smoothly through the opening beneath the epiglottis. Nevertheless, as the epiglottis vibrates, it begins to develop the basic mechanisms necessary for vocalization.

Qui inizia l’esistenza dell’animale, poiché il “fuoco della vita” viene acceso nel cuore. Tutti questi fenomeni sono il risultato esclusivo del seme, che si dilata per la forza del calore, proprio come le castagne si gonfiano al fuoco; tuttavia questo processo di espansione non può proseguire all’infinito, e avviene in tempi brevi: forse in un giorno o due, o addirittura in un’ora. Si tratta di una questione di fatto, e il ragionamento non può fornire una spiegazione definitiva. Quando il seme smette di dilatarsi, il sangue e gli altri fluidi corporei continuano comunque a fluire verso il cuore; il movimento che li porta lì è già iniziato e i canali necessari sono aperti. Di conseguenza, il fegato si esaurisce e deve essere alimentato dall’esterno; per questo motivo si forma il cordone ombelicale, che permette a questo organo di ricevere il nutrimento principale. Al contrario, i polmoni non possono esaurirsi nel corso delle loro funzioni, poiché sono alimentati dal sangue e il calore presente nella matrice fetale è in grado di produrre degli “spiriti” molto sottili direttamente dal sangue stesso; pertanto, un eccesso di questi “spiriti” potrebbe danneggiare l’embrione più che non essergli utile. È per questa ragione che si forma la trachea arteriosa. Questa struttura è a forma di anelli: forse perché ogni giorno, o ogni volta che avviene una contrazione cardiaca, viene “ingrandita” da un anello d’aria proveniente dai polmoni; quest’aria riempie la trachea fino a raggiungere il palato. Poiché non può perforare direttamente il cervello, cerca di uscire dalla bocca e dalle orecchie, e forse anche dal naso; questa ipotesi è avvalorata dalla forma a anelli del palato stesso, così come dalla forma allungata della bocca che si estende sotto di esso. Tuttavia, il passaggio attraverso la bocca non può avvenire immediatamente.

La vita, essendo “accesa” nel cuore, fa sì che l’arteria principale e la vena cava estendano i loro rami in tutto il corpo. Poiché questi rami si sviluppano soltanto lungo le vie più aperte, spesso crescono rami simili senza però confondersi tra loro; ciò perché ciò che contengono – ovvero il sangue e gli “spiriti vitali” – è di natura troppo diversa. Quando uno di questi rami si divide per creare un nuovo percorso, l’altro vi passa più facilmente. Alcuni di questi rami salgono fino al cervello e si uniscono nel cosiddetto “prestigio di Erofilo”, poiché la materia che viene elaborata lungo il loro percorso si combina più facilmente, nutrendo così il cervello. Il cervello, crescendo, produce le connessioni nervose; in questo modo tutti i membri cominciano a secernere sostanze specifiche, prodotte innanzitutto dal fegato, dalla milza, dal bile e dalla vena porta. Il fegato attira il sangue materno attraverso l’ombelico; insieme a questo sangue entrano nell’organismo acqua ed “spiriti vitali”, sostanze secrete dall’ombelico stesso. Tuttavia, il fegato non attira soltanto sangue puro: per questo motivo l’acqua scende attraverso l’uretra e forma la vescica; inoltre, questa acqua penetra nel pene, permettendo al bambino di urinare all’interno della matrice, nonostante le opinioni contrarie dei medici. Gli “spiriti vitali” passano attraverso le arterie ombelicali e formano, se non mi sbaglio, la sostanza del pene. Infatti si tratta di vere e proprie arterie situate sulle ossa iliache, le quali ampliano l’arteria principale, poiché il cuore è ancora troppo piccolo e poco attivo in quel periodo. Inoltre, le secrezioni della vena cava scorrono nei reni e da lì nella vescica attraverso gli ureteri, ma soltanto quando il feto è già abbastanza sviluppato; per questo motivo queste secrezioni non penetrano direttamente nella vescica. In una fase precedente, la materia attirata dagli organi coinvolti nel processo di sviluppo del feto è più densa dell’urina e serve alla formazione dei reni. Le secrezioni dei polmoni, come già detto, ingrossano la trachea; quelle del cuore passano attraverso la vena arteriosa. Infine, le secrezioni del cervello sono di varie nature: 1° Una parte della sua sostanza totale si trasforma in una nebbia molto umida che esce attraverso il palato; questa nebbia innanzitutto ingrossa le guance senza però perforarle; successivamente, uscendo dall’esofago, dilata il ventricolo. Con questa nebbia scendono i nervi della sesta e della settima coppia; va inoltre notato che tutta la sostanza che compone l’esofago e il ventricolo deriva dal palato, o meglio dalle secrezioni del cervello. Da qui deriva anche il fatto che il ventricolo, nonostante il suo volume, possieda membrane piuttosto spesse. Dopo che questa sostanza cerebrale raggiunge la zona situata sotto il fegato, vi rimane stagnante e si gonfia: infatti, la materia presente nelle parti inferiori del corpo impedisce alla sostanza stessa di scendere ulteriormente; tuttavia, poiché l’aria contenuta in essa cerca sempre di uscire, gradualmente si apre un passaggio attraverso il piloro; e in questi movimenti frequenti si formano il duodeno e gli altri intestini; infine, la sostanza esce attraverso l’ano. È il piloro che viene perforato, e non alcuna altra parte del ventricolo, poiché le fibre di questo organo sono disposte in modo tale che nessuna delle sue parti sia più suscettibile di espansione rispetto a quella la cui formazione è avvenuta più recentemente; il piloro, dunque, è la parte del ventricolo che si forma per ultima. Tutti questi processi sono causati dalle secrezioni del ventricolo medio del cervello.
2° Dal ventricolo posteriore, o cervelletto, da entrambi i lati esce una sostanza che perfora le orecchie; poiché questa sostanza non è molto abbondante e incontra soltanto materia solida e compatta, si apre un percorso tortuoso attraverso il canale uditivo.
3° Dal ventricolo medio e interno del cervello, da entrambi i lati escono due tipi di liquidi: vischiosi e trasparenti allo stesso tempo; questi liquidi si distillano gradualmente e costituiscono gli occhi. Non c’è da meravigliarsi se in seguito questi occhi vengono contenuti all’interno di cavità ossee: infatti, questa sostanza viene prodotta molto prima che alcuna parte degli ossi si indurisca. Un’altra secrezione, che proviene dalle parti anteriori del cervello, è più secca; l’umidità contenuta in essa passa negli occhi, mentre questa seconda secrezione non è altro che un flusso d’aria che perfora le due narici. Tutti questi processi avvengono, sia fin dai primissimi momenti della vita dell’embrione, prima ancora che la pelle si distingua dalla carne, la carne dagli ossi, gli ossi dalle membrane, dal cervello e dalla midollo spinale, sia comunque in modo simultaneo; tuttavia, nessuna parte degli ossi si indurisce fino a quando l’embrione non ha urinato attraverso il pene e non ha emesso gas intestinali attraverso l’ano, quando le aperture delle palpebre e delle labbra sono già formate. Poiché l’urinazione avviene soltanto in momenti specifici, considerando la capacità della vescica, il muscolo che ne regola l’apertura si forma spontaneamente.

La separazione delle palpebre avviene gradualmente grazie a un liquido molto sottile che scorre da entrambi i lati attraverso gli angoli degli occhi e si espelle lentamente dal centro delle palpebre; di conseguenza, durante la formazione delle strutture oculari, questa fessura si apre gradualmente del tutto. Lo stesso avviene per le labbra e l’imene. La separazione si verifica in modo particolarmente intenso nel caso dell’apertura della bocca. Per quanto riguarda l’imene, esso si apre più o meno presto a seconda degli individui; in alcuni casi non si apre mai completamente se non durante il coito, o talvolta nemmeno con l’intervento di un chirurgo.

Le valvole dei vasi del cuore confermano quanto ho detto: nell’arteria venosa e nella vena cava, esse non ostacolano la discesa dei liquidi corporei, ma il loro ritorno al cuore; al contrario, nell’arteria principale e nella vena arteriosa, non impediscono ai liquidi di uscire dal cuore, ma di rientrarvi. Infatti, questa è proprio la funzione originaria delle valvole: il liquido presente nel cuore desidera uscirne, e la membrana, premuta tra il liquido che cerca di entrare e quello che cerca di uscire, si piega formando una valvola; allo stesso modo, premendo la pelle tra due dita, si forma un doppio solco. Ed è così che le valvole si formano anche nei restanti vasi sanguigni.

La valvola principale del corpo umano è l’epiglottide, la cui origine è facile da comprendere. Abbiamo visto che l’aria sale e non scende mai attraverso la trachea; inoltre, una sostanza molle, caratterizzata da proprietà gassose, discende dal cervello nell’esofago per lo stesso percorso. È inevitabile che questa membrana, premuta tra questi due flussi opposti, abbia formato l’epiglottide; inoltre, il cartilagine che la compone ha una forma a scudo. Infatti, la sostanza che si dirama nell’esofago agita l’aria contenuta nella trachea, impedendole di formare bolle separate che creerebbero anelli attorno all’arteria; al contrario, diverse bolle si uniscono tra loro e passano in modo continuo attraverso la fessura situata sotto l’epiglottide. Tuttavia, l’epiglottide, vibrando, acquisisce gradualmente le caratteristiche necessarie per permettere il processo del canto.

La rencontre de la veine cave et de l’artère veineuse n’a pas lieu au-dessous du diaphragme, mais au-dessus, par deux raisons : d’abord, le foie contenant plus de solide que de fluide, toute la matière prend aussitôt de la consistance, et il n’en a laissé échapper que les parties les plus nobles par la veine cave, qui dans cette vue a traversé le diaphragme ; au contraire, le poumon contenant plus de fluide que de solide, les esprits ne s’en sont pas d’abord échappés par l’artère veineuse, mais ils ont gonflé la substance du poumon lui-même, et jamais peut-être ils n’eussent formé l’artère veineuse, s’ils n’eussent été provoqués par la veine cave : mais celle-ci entrouvre par son choc la membrane qui enveloppe les poumons, et les esprits commencent à en sortir, et de tous côtés prennent leur cours vers la voie qui leur est ouverte. Je suis aussi porté à croire que les oreillettes du cœur n’ont point d’autre origine, sinon que ces deux vaisseaux, en se rencontrant, se rident en quelque sorte ; et c’est cette partie contractée à laquelle on donne le nom d’oreillettes du cœur ; mais il faut examiner ces parties pour savoir si ma conjecture est juste.

Le mésentère se forme parce que les intestins se creusent une place au-dessous du ventricule, qui atteignait déjà aux chairs des parties postérieures : c’est pourquoi ils ont dû recevoir le mélange d’une portion de chair, qui est le mésentère.

Il faut remarquer que les os se composent d’une substance plus subtile, qui se rapproche plus de la nature du cerveau que de celle de la chair : c’est pourquoi il y a plus d’os dans le thorax, où sont les côtes, que dans l’abdomen.

Le fœtus, à cause de la sympathie de ses mouvements avec la mère, produit le pénis en le faisant comme sortir du dos de la mère, c’est-à-dire qu’il prend sa racine du côté du dos de celle-ci, et se termine vers son nombril ; de là il arrive que, si la tête de l’embryon est tournée du côté du nombril de la femme, et les fesses du côté de l’épine du dos, l’enfant est du sexe masculin, et le pénis se produit au dehors ; au contraire, si la tête de l’embryon est tournée du côté de l’épine du dos, et les fesses vers l’abdomen, l’enfant est du sexe féminin ; en effet, le pénis se replie vers le nombril de la mère, et rentre dans l’intérieur de l’embryon. On peut de là inférer par conjecture que si les mâles sont plus ingénieux, c’est que la partie la plus pure de la semence a pu pénétrer plus avant, et par conséquent acquérir plus de force ; que s’ils sont plus robustes, c’est que l’épine du fœtus se nourrit près de l’épine de la mère ; enfin, que si les femmes ont les parties postérieures plus développées., c’est qu’étant situées vers l’abdomen de la mère, qui oppose moins de résistance que l’épine du dos, elles trouvent plus de facilité à s’accroître.

Il y a trois périodes à remarquer dans la génération du fœtus. Pendant la première, la semence se gonfle, et c’est alors que se forment le poumon, le foie et le cœur ; pendant la seconde période, la masse de la semence cesse de se raréfier, et alors… le nombril, et la matière dont se forme la cervelle, celle des os, des membranes, des chairs et de la peau, commencent à se distinguer ; pendant la troisième, l’enfant commence à se nourrir par le nombril, et alors se forment les excréments, parce que la nourriture est surabondante ; la veine porte s’engendre d’abord, ensuite la rate et le fiel.

Le foie n’a qu’un petit nombre d’artères et de nerfs, répandus sur sa surface, parce qu’il était formé avant que les artères et les nerfs se distribuassent dans les diverses parties du corps.

La rate, formée plus tard, bien qu’elle ne soit, comme on dit, qu’un viscère bas, a cependant plus d’artères que le foie ; il en est de même de la poche du fiel : en effet, la rate et le fiel se sont formés après que la grande artère eut étendu ses rapports à la place qu’ils doivent occuper, mais avant que les nerfs, issus du cerveau, c’est-à-dire d’un point de départ plus éloigné, atteignissent le même endroit ; en conséquence ils n’ont point de nerfs, si ce n’est à l’extérieur.

Au contraire, les intestins et le ventricule, qui sont produits plus tard par les sécrétions du cerveau lui-même, ont des nerfs remarquables, ou plutôt ne sont presque entièrement composés que de nerfs. Les poumons sont aussi privés de nerfs ; en effet, ils se produisent dans la première période ; ils ne reçoivent aucun rameau de la veine cave ou de la grande artère, ayant été formés avant elle, et étant toujours en mouvement, malgré les présomptions contraires des médecins.

Il faut observer que, tandis que les rameaux des veines et des artères se déployaient par tout le corps, l’artère a occupé le lieu qui laissait le plus de liberté à ses mouvements. C’est pourquoi, au-dessous des reins, l’artère passe par-dessus la veine, parce que la dureté du dos gênerait son mouvement ; voilà pourquoi encore dans toutes les parties du corps les veines sous-cutanées passent pardessus les artères ; en effet, la peau du fœtus est toujours tendue, parce qu’il croît continuellement, et le mouvement de l’artère est plus libre dans les cavités des os, et entre les chairs et les muscles.

Il faut encore observer que, par le mouvement de l’artère ascendante, la veine pousse des rameaux qui se produisent en cet endroit, pour s’étendre ensuite, par le progrès du temps, soit plus haut, soit plus bas. C’est de la même partie du tronc que sont sorties, dans le fœtus, les veines émulgentes ; cependant le mouvement de l’artère qui monte du côté gauche forme peu à peu la veine cave, de manière qu’elle sort elle-même de la veine émulgente, et non du tronc de la veine cave comme l’artère gauche.

Il est certain que le mouvement du cœur produit la sympathie dans le corps entier ; en sorte que s’il envoie quelque chose à un pied, il envoie autre chose proportionnellement à l’autre jambe ; si à la tête, il envoie de même autre chose aux parties génitales ; car les testicules répondant au cerveau, le pénis ou la vulve aux méninges, la queue dans les animaux qui en ont une… et aux chairs, et enfin le scrotum à la peau ; mais jamais aussi le mouvement du cœur de la mère ne gouverne celui du fœtus par les artères ombilicales, et cependant c’est elle qui détermine la forme de toutes les parties extérieures : de là vient que si l’imagination de la mère est blessée par quelque impression, les membres de l’enfant sont monstrueux.

Quant aux mouvements des animaux, il faut remarquer que les esprits animaux se meuvent toujours avec une vitesse égale, bien qu’ils n’excitent dans le corps aucun mouvement ; mais que tous les mouvements du corps sont déterminés, parce que les esprits se meuvent d’un côté plutôt que de l’autre : or, la moindre force suffit pour imprimer aux esprits tel ou tel mouvement. Par exemple, si le poids E est en équilibre sur le centre A, la moindre force détermine ce poids à tomber en B ou en C ; supposez qu’à ce poids est attaché le muscle D, la moindre force suffira pour lui donner une forte impulsion, tantôt en un sens, tantôt dans le sens opposé ; et cette comparaison n’est pas prise trop loin, car la pesanteur est aussi une commotion des parties de la matière des corps, comme les esprits animaux.

Il ne faut pas s’étonner qu’il y ait dans le cerveau des bêtes un certain nombre de dispositions diverses, puisque nous voyons qu’elles se meuvent de tant de manières différentes. Tous leurs mouvements n’ont que deux principes, le plaisir et la douleur, soit partiels, soit universels. Ainsi, lorsque les sens offrent un plaisir qui affecte tout l’animal, aussitôt le mouvement qui produit la sensation produit en même temps dans les autres membres tous les mouvements nécessaires pour jouir de ce plaisir ; mais lorsque les sens offrent un plaisir à une seule partie, et ne présentent à une autre que la douleur, la sensation détermine les esprits animaux à produire tous les mouvements possibles dans la première, afin de jouir du plaisir qui se présente, et dans la seconde afin d’éviter la douleur.

The intersection of the inferior vena cava and the venous artery does not occur below the diaphragm, but above it, for two reasons: firstly, since the liver contains more solid matter than fluid, all the substances within it immediately take on a certain consistency; only the most refined portions are then released through the inferior vena cava, which, in this regard, passes through the diaphragm. On the other hand, since the lungs contain more fluid than solid matter, these substances did not initially escape through the venous artery; instead, they filled the lung tissue itself. It is highly unlikely that the venous artery would have come into existence if it had not been stimulated by the inferior vena cava. However, the latter, by its impact, opens the membrane surrounding the lungs, allowing these substances to begin escaping and flow in all directions towards their designated pathways. I am also inclined to believe that the auricles of the heart have no other origin than this: when these two vessels meet, they sort of “fold” together, and it is this folded portion that is referred to as the auricles of the heart; yet further examination is needed to confirm whether my conjecture is correct.

The mesentery forms because the intestines need to create space beneath the ventricle, which already extended into the posterior tissues; therefore, they had to incorporate a mixture of flesh, which constitutes the mesentery.

It should be noted that bones are composed of a more subtle substance, which is closer in nature to that of the brain than to that of flesh; hence, there are more bones in the chest, where the ribs are located, than in the abdomen.

The fetus, due to the similarity of its movements with those of the mother, develops the penis in such a way that it appears to extend from the mother’s back—that is, its root originates on the side of her back and extends towards her navel. Therefore, if the embryo’s head is positioned toward the mother’s navel and its buttocks toward her spine, the child will be male, and the penis will develop externally; conversely, if the embryo’s head is oriented toward the mother’s spine and its buttocks toward her abdomen, the child will be female, as the penis will then fold back towards the mother’s navel and remain inside the embryo. From this, one can conjecture that males are more intelligent because the purest part of their semen is able to penetrate further, thereby gaining greater strength; they are also more robust because the fetal structure associated with the penis receives nourishment near the mother’s spine. Finally, females have more developed posterior areas because these structures are located toward the mother’s abdomen, which offers less resistance than the spine, thus facilitating their growth.

There are three stages that deserve attention during the development of a fetus. During the first stage, the seed begins to swell, and it is at this time that the lungs, liver, and heart begin to form; during the second stage, the density of the seed ceases to decrease, and then, the navel, as well as the material from which the brain, bones, membranes, flesh, and skin will be formed, begin to take shape; during the third stage, the infant begins to absorb nutrients through the navel, and at this point waste products begin to form because there is an excess of nourishment; first appears the umbilical vein, followed by the spleen and bile.

The liver contains only a small number of arteries and nerves distributed across its surface, because it was formed before these vessels and nerves began to spread throughout various parts of the body.

The spleen, which forms later in development, although it is considered a lower visceral organ, actually contains more arteries than the liver; the same holds true for the gallbladder. In fact, both the spleen and the gallbladder developed after the aorta had extended its branches to the areas where they are now located, but before the nerves originating from the brain—that is, from a more distant point of origin—reached those same areas; as a result, they have no nerves at all, except on their outer surfaces.

On the contrary, the intestines and the stomach, which are later produced by the secretions of the brain itself, possess remarkable nerves—or rather, they are almost entirely composed of nerves. The lungs, too, lack nerves; in fact, they are formed during the early stages of development. They receive no branches from the vena cava or the aorta, having been formed before these vessels; moreover, they are constantly in motion, despite the contrary assumptions made by doctors.

It must be noted that, as the branches of veins and arteries spread throughout the body, the artery always occupies the position that allows for the greatest freedom of movement. This is why, below the kidneys, the artery lies above the vein—because the rigidity of the spine would impede its movement. Similarly, in all parts of the body, the subcutaneous veins lie above the arteries. Indeed, the skin of a fetus is always taut because it is constantly growing, and the artery can move more freely within the cavities of bones, as well as between tissues and muscles.

It should also be noted that, as the ascending artery moves forward, branches of the vein emerge in this area and subsequently extend, over time, either higher or lower. These veins originate from the same part of the trunk in the fetus; however, the movement of the left-side ascending artery gradually forms the inferior vena cava, so that it itself originates from the azygos vein, rather than from the trunk of the inferior vena cava like the left artery does.

It is certain that the activity of the heart generates sympathy throughout the entire body; in such a way that if it sends something to one foot, it sends another corresponding thing to the other leg; and if it affects the head, it similarly influences the genital areas. After all, the testicles respond to the brain, the penis or vulva to the meninges, and the tail (in animals that possess one) to various other parts of the body, as well as to the skin. However, the heart’s activity in the mother never directs that of the fetus through the umbilical arteries; yet it is precisely the mother who determines the shape of all the fetus’s external limbs. Hence, if the mother’s mind is disturbed by some external influence, the child’s limbs may be born deformed.

As for the movements of animals, it must be noted that the animal spirits always move at equal speed, even though they do not induce any movement within the body; yet all movements of the body are determined because the spirits move in one direction or another. In fact, the slightest force is sufficient to impart a particular motion to these spirits. For example, if the weight E is in equilibrium at point A, the slightest force will cause it to fall towards point B or C. Suppose muscle D is connected to this weight; then even the smallest force will be enough to give it a strong impulse, either in one direction or the opposite. This analogy is not far-fetched, for gravity itself is also a kind of disturbance in the parts that make up a body, just like the animal spirits.

It is not surprising that there are various innate dispositions in the brains of animals, since we observe that they move in so many different ways. All their movements are governed by only two principles: pleasure and pain, whether partial or universal. Thus, when the senses provide pleasure that affects the entire animal, the movement that induces that sensation immediately triggers all the necessary actions in other parts of its body in order to enjoy that pleasure; whereas when the senses bring pleasure to one part alone while causing pain in another, such sensations prompt the animal’s mind to initiate all possible movements in the affected area in order to seek relief from the pain and to pursue the pleasure.

L’incontro tra la vena cava e l’arteria venosa non avviene al di sotto del diaframma, ma al di sopra, per due ragioni: innanzitutto, poiché il fegato contiene più sostanze solide che liquide, tutta questa materia acquisisce immediatamente una certa consistenza; solo le parti più “nobili” vengono espulse attraverso la vena cava, che in questo senso attraversa il diaframma. Al contrario, i polmoni, contenendo più liquidi che sostanze solide, non permettono all’aria di uscire immediatamente attraverso l’arteria venosa; piuttosto, l’aria riempie direttamente la massa polmonare stessa. Forse l’arteria venosa si sarebbe mai formata senza l’influenza della vena cava. Tuttavia, quest’ultima, con il proprio movimento, rompe la membrana che avvolge i polmoni, permettendo all’aria di uscire e di dirigersi verso la via che le è stata aperta. Sono anche portato a credere che le “auricole” del cuore non abbiano altra origine se non questa: il incontro tra questi due vasi determina in qualche modo una contrazione, e questa parte contratta viene chiamata “auricola” del cuore. Ma è necessario esaminare più attentamente queste strutture per verificare se la mia congettura sia corretta.

Il mesentero si forma perché gli intestini si creano uno spazio al di sotto del ventricolo, che ormai raggiungeva le parti posteriori delle carni; è per questo motivo che hanno dovuto ricevere un miscuglio di tessuti muscolari, che costituisce il mesentero stesso.

È da notare che gli ossa sono composti da una sostanza più sottile, che si avvicina di più alla natura del cervello che a quella della carne; è per questo che ci sono più ossa nel torace, dove si trovano le costole, rispetto all’addome.

Il feto, a causa della simpatia dei suoi movimenti con la madre, sviluppa il pene in modo che sembri emergere dalla parte posteriore del corpo materno; cioè, la sua radice si trova sul lato posteriore della madre e termina verso il suo ombelico. Pertanto, se la testa dell’embrione è rivolta verso l’ombelico della donna e le natiche verso la spina dorsale, il bambino sarà di sesso maschile e il pene si svilupperà all’esterno; al contrario, se la testa dell’embrione è rivolta verso la spina dorsale e le natiche verso l’addome, il bambino sarà di sesso femminile, poiché in questo caso il pene si ripiega verso l’ombelico della madre e ritorna all’interno dell’embrione. Da queste osservazioni si può ipotizzare che i maschi siano più ingegnosi perché la parte più pura del loro sperma riesce a penetrare più in profondità, acquisendo così maggiore forza; che siano più robusti perché la parte posteriore del feto si nutre in prossimità della spina dorsale materna; infine, che le donne abbiano parti posteriori più sviluppate perché, essendo situate verso l’addome della madre – che oppone meno resistenza rispetto alla spina dorsale – hanno maggior facilità nel crescere.

Ci sono tre fasi principali da osservare nel processo di formazione del feto. Nella prima fase, il seme si ingrossa e in questo periodo si formano i polmoni, il fegato e il cuore; nella seconda fase, la massa del seme smette di ridursi di volume, e in questo momento iniziano a distinguersi l’ombelico nonché le sostanze da cui si svilupperanno il cervello, gli ossa, le membrane, le carni e la pelle; nella terza fase, il feto inizia a nutrirsi attraverso l’ombelico e in questo periodo si formano i rifiuti, poiché il cibo diventa abbondante; prima nasce la vena porta, poi il fegato e la bile.

Il fegato possiede soltanto un numero limitato di arterie e nervi, distribuiti sulla sua superficie, poiché si è formato prima che le arterie e i nervi iniziassero a diffondersi nelle varie parti del corpo.

La milza, che si forma in un momento successivo, sebbene sia considerata un organo situato in una posizione “inferiore”, possiede più arterie del fegato; lo stesso vale per la cistifellea: infatti, sia la milza che la cistifellea si sono formate dopo che l’arteria principale aveva già esteso i suoi rami nella zona in cui ora si trovano, ma prima che i nervi, provenienti dal cervello – ovvero da un punto di partenza più distante – raggiungessero lo stesso luogo; per questo motivo, non possiedono alcun nervo, se non all’esterno.

Al contrario, gli intestini e il ventricolo, che vengono prodotti in un momento successivo attraverso le secrezioni stesse del cervello, possiedono nervi particolarmente sviluppati; anzi, sono quasi interamente composti da nervi. Anche i polmoni sono privi di nervi: essendo formatisi nella prima fase dello sviluppo, non ricevono alcun ramo della vena cava o dell’arteria principale, poiché si sono formati prima di queste strutture; inoltre, rimangono costantemente in movimento, nonostante le opinioni contrarie dei medici.

È necessario osservare che, mentre i rami delle vene e delle arterie si diffondono in tutto il corpo, l’arteria occupa sempre quella posizione che le lascia la massima libertà di movimento. È per questo motivo che, al di sotto dei reni, l’arteria passa sopra la vena: la durezza della colonna vertebrale infatti ostacolerebbe il suo movimento; allo stesso modo, in tutte le parti del corpo, le vene sottocutanee passano sempre sopra le arterie. La pelle del feto, infatti, è sempre tesa poiché cresce continuamente, e il movimento dell’arteria risulta più libero all’interno delle cavità ossee, nonché tra le carni e i muscoli.

È ancora necessario osservare che, a causa del movimento dell’arteria ascendente, la vena sviluppa dei rami proprio in quella zona, i quali successivamente, con il passare del tempo, si estendono verso l’alto o verso il basso. Dalla stessa parte del tronco originano, nel feto, le vene emulgenti; tuttavia, il movimento dell’arteria che sale dal lato sinistro contribuisce gradualmente alla formazione della vena cava, in modo tale che questa nasca direttamente dalla vena emulgente, e non dal tronco stesso della vena cava, come avviene per l’arteria sinistra.

È certo che il movimento del cuore genera una sorta di “simpatia” in tutto il corpo; quindi, se invia qualcosa a un piede, invia altrettanto, in proporzione, all’altra gamba; se lo fa verso la testa, invierà qualcosa anche alle parti genitali, poiché i testicoli rispondono al cervello, il pene o la vulva alle meningi, e la coda negli animali che ne sono dotati. Inoltre, il movimento del cuore della madre non influisce mai su quello del feto attraverso le arterie ombelicali; eppure è proprio lei a determinare la forma di tutte le parti esterne del feto. Da ciò deriva il fatto che, se l’immaginazione della madre viene turbata da qualche impressione negativa, i membri del bambino possono risultare deformi.

Per quanto riguarda i movimenti degli animali, bisogna notare che gli “spiriti animali” si muovono sempre alla stessa velocità, anche se non suscitano alcun movimento nel corpo; tuttavia, tutti i movimenti del corpo sono determinati dal fatto che questi “spiriti animali” si spostano in un certo senso piuttosto che in un altro: quindi, anche la minima forza è sufficiente per imprimere loro questo o quel movimento. Ad esempio, se il peso E è in equilibrio sul punto A, la minima forza basterà a farlo cadere su B o C; supponiamo che a questo peso sia attaccato il muscolo D: anche la minima forza sarà sufficiente per dargli una forte spinta, ora in un senso ora nell’altro. E questa analogia non è affatto esagerata, poiché la gravità rappresenta anch’essa una sorta di “scossa” delle parti che compongono i corpi, proprio come gli “spiriti animali”.

Non c’è da meravigliarsi che nel cervello degli animali esistano molteplici disposizioni diverse, visto che li osserviamo muoversi in modi così variabili. Tutti i loro movimenti sono guidati soltanto da due principi: il piacere e il dolore, sia di natura locale che universale. Pertanto, quando i sensi procurano un piacere che coinvolge l’intero animale, il movimento che genera quella sensazione induce immediatamente, negli altri membri del corpo, tutti i movimenti necessari per godersi quel piacere; al contrario, quando i sensi procurano piacere in una sola parte e dolore in un’altra, tale sensazione spinge gli animali a compiere tutti i movimenti possibili nella prima parte per assaporare il piacere, e nella seconda per evitare il dolore.

Voilà pourquoi les bêtes ne peuvent commettre le mal ; voilà pourquoi encore elles exécutent plusieurs ouvrages avec plus de perfection que nous-mêmes, comme les abeilles leurs ruches, et les oiseaux leurs nids ; tandis qu’en beaucoup de choses qui nous sont faciles, leur instinct est insuffisant, parce qu’elles ne sont portées à ce qu’il faudrait faire par aucune impulsion qui leur vienne des sens ou de la nature, qui produit en elles le même effet que les sens.

Elles ont, comme nous, la mémoire des objets matériels ; mais elles n’ont ni la pensée, ni l’intelligence, qui produisent dans le corps des mouvements contraires à l’impulsion des sens.

Dans les zoophytes, comme les huîtres, les éponges, etc., la pierre tient lieu du foie, et l’eau ou l’air tient lieu du poumon pour allumer le feu de la vie ; c’est pourquoi ils n’ont que le cœur et les chairs, et peut-être aussi le cerveau, qui est dans les huîtres ce nerf au moyen duquel elles se ferment ; ils ne peuvent avoir de mouvement progressif, car ils laisseraient leur foie et leur poumon, et par là devraient nécessairement mourir, mais ils peuvent être transportés par les flots, par exemple les huîtres avec leur, coquille, qui est la pierre à laquelle elles sont attachées ; en quelque lieu qu’elles soient portées, elles retrouvent l’eau partout.

Les bêtes n’ont aucune notion du plaisir et de la douleur, mais durant le temps qu’elles ont passé dans la matrice, elles ont reçu certaines impressions qui les ont fait croître et qui les ont portées à faire certains mouvements ; de là, toutes les fois qu’elles éprouvent quelque chose de semblable, elles exécutent toujours les mêmes mouvements. Il est certain que le mouvement des artères porte également aux parties contraires, par exemple, à la tête et aux parties naturelles. C’est pour cette raison que les femmes sont bien plus que les hommes affectées par ce mouvement, et elles ont menstrues, parce que les… des mamelles sont plus près du principe de ce mouvement, ce qui est surtout vrai du fond de la vulve, auquel se rattachent des veines courtes qui partent du tronc de la veine cave ou plutôt des hypogastriques. Je suis porté à croire que les mâles ont plus de semence que les femelles, parce que la route qu’elle parcourt étant plus longue, elle s’y prépare mieux ; et que les femmes ont au contraire plus de sang menstruel, parce que le trajet à parcourir est moins long.

Après avoir conçu la raison de la situation du cœur à gauche, on comprend facilement pourquoi la rate est aussi à gauche et le fiel à droite : en effet, le sang s’aigrit davantage dans la partie la plus chaude, comme le vinaigre exposé au soleil, et dans la partie la plus froide, c’est-à-dire la plus éloignée du cœur, il s’aigrit en bile ; par la même raison le fiel sort de la partie inférieure du foie.

La veine porte se forme après les chairs, parce qu’elle ne pénètre pas jusqu’à leurs parties solides ; de même que la veine cave a été engendrée en même temps que le fiel, la rate, le mésentère et les intestins.

L’aorte, du moment qu’elle commence à croître, s’avance au-dessous du foie, vers l’endroit par où le foie attire le nombril, et là, comme le foie n’attire que le sang, les esprits entrent dans l’aorte ; car elle n’est point encore revêtue d’une tunique épaisse, mais seulement d’une enveloppe très mince, comme les bulbes qui se forment à la surface de l’eau. De l’aorte naissent les artères ombilicales ; d’abord il n’y en a qu’une, mais à mesure que l’aorte prend de l’accroissement, l’endroit où est implantée l’artère ombilicale descend et entraîne celle-ci jusqu’aux îles ; là, comme l’aorte entière se partage en deux, l’artère ombilicale se double aussi nécessairement. Or l’aorte suit le foie, parce que, augmentant alors de volume, elle s’empare du lieu qu’elle trouve le plus à sa portée ; d’un autre côté le foie s’amollit et fait place à l’aorte et aux tuniques qui l’enveloppent ; celles-ci se replient un peu en dedans jusqu’à ce qu’elles forment le nombril.

Il est à croire aussi qu’une humeur séreuse est attirée de la partie inférieure de toute la masse par le foie. Cette humeur, après avoir percé le nombril, attire les sérosités mêlées au sang et aux esprits qui arrivent par cette ouverture, et l’humidité ainsi amassée forme la vessie.

Les reins se forment avant que le nombril ait été attiré par le foie, au moment où le sang passant par la veine cave et les esprits par l’aorte, commencent à se calmer par l’amollissement du foie, et où cette raison le sang n’arrive plus si vif à cette partie de la veine cave, mais chargé de sérosité ; celle-ci s’amasse en ce lieu au-dessous du foie, s’étend des deux côtés et forme les deux reins ; une artère y est implantée, et ils se confondent tous deux intérieurement : voilà ce qui fait que la chair des reins est moins rouge que celle du foie, qu’elle est solide, et n’est traversée que par les parties séreuses et non par le sang. Après que la veine cave et l’aorte, étendues en cet endroit de chaque côté, y ont séjourné quelque temps, et ont ainsi gonflé les reins, ce qu’il y a en elles de plus vif s’avance par le milieu vers la partie antérieure. Là l’artère ayant plus de vivacité s’élève au-dessus de la veine. Peu après le nombril est attiré, l’eau coule par l’uraque, la vessie se gonfle, et comme elle touche aux reins, elle s’y joint, à cause de l’homogénéité de l’humeur qu’ils contiennent, par les vaisseaux urinaires.

Les sarcomes et les excroissances de chair non naturelles, qui ne laissent pas de se produire des veines et des artères, démontrent que la vertu formatrice du corps n’est pas autre que nous ne la présentons.

Le flanc le plus éloigné du cœur est naturellement plus fort et plus robuste, parce que les artères battent moins là où il peut se rassembler plus de sang et de nerfs, et c’est pourquoi nous nous servons avec plus d’adresse de la main droite que de la main gauche. Il est certain que le fœtus mange, qu’il urine et qu’il jette son excrément, et que ces matières, mêlées à la sueur, se représentent à sa bouche, et servent à le nourrir tant qu’il est dans la matrice. Comment en effet serait-il possible qu’un fœtus de trois jours se nourrit seulement du sang épais de la mère, et ne rejetât point d’excréments ? Comment un fœtus de huit mois aurait-il la bouche ouverte sans que rien s’y introduisit ? Comment aurait-il quelque chose dans la bouche sans l’avaler, lorsqu’on trouve dans la bouche de l’enfant nouveau-né des muscles disposés de telle manière qu’il ne peut pas ne pas avaler ce qui s’y introduit ? Pourquoi enfin l’anus et le pénis seraient-ils percés ? Disons donc que d’abord le fœtus se forme de la seule semence ; qu’ensuite (je dirai même que dès le principe il avale tout ce qui s’approche de sa bouche, car celle-ci se forme avant tout le reste) le nombril attire une part du sang de la mère, mêlé d’esprits et de sérosités ; que lorsqu’un aliment un peu plus fort lui devient nécessaire, l’uraque et les artères se séparent du nombril ; et qu’enfin, lorsqu’il lui faut une nourriture encore plus forte, il avale tout ce qui se rencontre près de sa bouche.

Ceci explique très bien pourquoi une fente s’étend de l’anus aux aines, et pourquoi les cuisses se séparent l’une de l’autre ; pourquoi la peau est moins tendue au scrotum, pourquoi il y a une suture entre le fondement et le pénis, etc. En effet, lorsque l’urine et les autres déjections commençaient à se porter en grande quantité vers l’os pubis, elles y firent une large ouverture, et gonflèrent la peau de cette partie avant de pouvoir la percer ; lorsqu’elles l’eurent percée au fondement et aux parties naturelles, toutes ces déjections s’évacuèrent, la peau resta flasque et plissée, et forma cette suture et le scrotum ; les cuisses demeurèrent séparées, et l’os pubis garda son ouverture.

This is why beasts cannot commit evil; it is also why they carry out many tasks with greater perfection than we do—such as bees building their hives and birds constructing their nests. Yet in many things that are easy for us, their instincts are insufficient, because they lack any impulse stemming from their senses or nature to drive them to do what needs to be done, just as our senses inspire us to act in similar ways.

They, like us, possess memory of material objects; but they lack the thought and intelligence that enable the body to perform movements contrary to the impulses of the senses.

In zoophytes such as oysters and sponges, the “stone” serves the function of the liver, while water or air performs the role of the lungs in sustaining the life force; hence they possess only the heart and flesh, and perhaps also a brain—in the case of oysters, this brain is represented by the nerve that enables them to close their shells. They are unable to move progressively, as doing so would mean losing their liver and lungs, which would inevitably lead to their death. However, they can be carried by currents; for example, oysters, along with their shells—which function as the “stone” that binds them together—can be transported wherever the water takes them, and they will always find water wherever they go.

Beasts have no concept of pleasure or pain, but during the time they spent within the matrix, they received certain impressions that caused them to grow and prompted them to perform certain movements; therefore, whenever they experience something similar, they always carry out the same movements. It is certainly true that the circulation of blood in the arteries also affects corresponding parts of the body, such as the head and genital areas. For this reason, women are far more affected by this process than men, and they experience menstruation because their, mammary glands are located closer to the source of this circulation, especially the area at the base of the vulva, where short veins originate from the inferior vena cava or rather from the hypogastric veins. I tend to believe that males possess more semen than females because the path it must travel is longer, allowing for better preparation; whereas women have more menstrual blood because the distance they must travel is shorter.

After understanding the rationale behind the position of the heart on the left side, it becomes easy to comprehend why the spleen is also located on the left and the gallbladder on the right: indeed, blood becomes more acidic in the warmer portions of the body, just like vinegar exposed to sunlight; whereas in the colder areas—those further away from the heart—it turns into bile. For the same reason, the gallbladder is situated in the lower part of the liver.

The portal vein forms after the tissues, because it does not penetrate into their solid parts; in the same way, the inferior vena cava was created at the same time as the bile, the liver, the mesentery, and the intestines.

Once the aorta begins to grow, it extends beneath the liver, toward the area where the liver draws the umbilicus toward itself. There, since the liver only draws blood toward it, the vital spirits enter the aorta—because at this stage it is not yet covered by a thick layer but merely by a very thin membrane, much like the bubbles that form on the surface of water. From the aorta arise the umbilical arteries; at first, there is only one, but as the aorta continues to grow, the part where the umbilical artery is attached descends, pulling it along toward the islands of Langerhans. There, since the entire aorta divides into two branches, the umbilical artery necessarily doubles as well. The aorta follows the path taken by the liver because, as it increases in size, it occupies whatever position is most readily available to it; on the other hand, the liver softens and makes way for the aorta and the layers of membranes that surround it—these membranes fold inward slightly until they form the umbilicus.

It also appears that a serous humor is drawn from the lower part of the entire body mass by the liver. This humor, after passing through the navel, attracts the serous substances mixed with blood and other fluids that enter through this opening; the resulting accumulation of moisture forms the bladder.

The kidneys begin to form before the navel is drawn toward the liver, at the moment when the blood flowing through the inferior vena cava and the vital fluids passing through the aorta begin to slow down as a result of the softening action of the liver. As a result, the blood no longer reaches this part of the inferior vena cava in such a vigorous state but becomes laden with serous fluid. This fluid accumulates beneath the liver, extends on both sides, and forms the two kidneys. An artery is embedded within them, and they are intimately connected internally. This is why the tissue of the kidneys is less red than that of the liver; it is also why the kidneys are firm in texture and contain only serous substances rather than blood. After the inferior vena cava and the aorta have remained in this area for some time, causing the kidneys to swell, the more vigorous portions of these vessels move forward toward the anterior part. There, the artery, being more vital, rises above the vein. Shortly thereafter, the navel is drawn toward this region; urine then flows through the ureter, and the bladder swells. Since the bladder is in contact with the kidneys, it merges with them via the urinary vessels, due to the similarity of the bodily fluids they contain.

Sarcomas and other unnatural growths of flesh, which inevitably involve the formation of veins and arteries, demonstrate that the constructive power of the body is nothing other than what we perceive it to be.

The outermost part of the heart is naturally stronger and more robust, because the arteries pulsate less in that area, where more blood and nerves can gather. This is why we use our right hand with greater dexterity than our left. It is certain that a fetus eats, urinates, and excretes; these substances, mixed with sweat, reach its mouth and nourish it while it is still within the womb. How could it be possible for a three-day-old fetus to survive solely on the thick blood of its mother without excreting anything? How could an eight-month-old fetus have its mouth open without anything being introduced into it? How could it have anything in its mouth without swallowing it, when we observe that the muscles of a newborn’s mouth are arranged in such a way that it is impossible not to swallow whatever enters? And why would the anus and penis be perforated at all? Let us therefore assume that a fetus is first formed from pure semen; then (in fact, I would say that from the very beginning, it swallows everything that comes near its mouth, for the mouth itself forms before everything else); the navel draws in a portion of the mother’s blood, mixed with vital spirits and bodily fluids; when the fetus requires more substantial nourishment, the umbilical cord and arteries separate from the navel; and finally, when it needs even stronger food, it swallows whatever is available near its mouth.

This very well explains why a fissure extends from the anus to the groin, and why the thighs are separated from each other; why the skin in the scrotum is less taut, and why there is a seam between the perineum and the penis, etc. Indeed, when urine and other waste substances began to accumulate in large quantities around the pubic bone, they created a wide opening there and caused the skin in that area to swell before eventually piercing it; once these wastes had pierced through the perineum and the natural openings, they were able to be discharged. As a result, the skin remained flaccid and wrinkled, forming the seam and the scrotum; the thighs continued to remain separated, and the pubic bone retained its opening.

Ecco perché gli animali non possono compiere il male; ed è anche per questo che eseguono molte azioni con maggiore perfezione di noi stessi, come le api costruiscono i loro alveari e gli uccelli realizzano i loro nidi. Tuttavia, in molte cose che per noi sono semplici da fare, il loro istinto è insufficiente: non sono infatti spinti a compiere ciò che è necessario da alcuna impulso proveniente dai sensi o dalla natura, che possa produrre in loro lo stesso effetto di quanto avvenga attraverso i nostri sensi.

Hanno, come noi, la memoria degli oggetti materiali; ma non possiedono né il pensiero né l’intelligenza che generano nel corpo movimenti contrari alle impulsi dei sensi.

Nei zoofiti, come le ostriche e le spugne, la “pietra” svolge la funzione del fegato, mentre l’acqua o l’aria assolvono il ruolo dei polmoni nel “accendere il fuoco della vita”. Per questo motivo questi organismi possiedono soltanto cuore e carne, e forse anche un cervello – nelle ostriche, ad esempio, questo cervello corrisponde al nervo che permette loro di chiudersi nella conchiglia. Non sono in grado di muoversi in modo progressivo, poiché lasciarebbe il proprio “fegato” e i propri “polmoni” significherebbe inevitabilmente morire; tuttavia possono essere trasportati dalle correnti marine, come le ostriche con la loro conchiglia, che rappresenta effettivamente quella “pietra” a cui sono attaccate. Ovunque vengano portate, trovano sempre l’acqua intorno a sé.

Gli animali non hanno alcuna nozione di piacere e dolore, ma nel periodo trascorso all’interno della matrice hanno ricevuto determinate impressioni che li hanno fatti crescere e che li hanno spinti a compiere certi movimenti; per questo motivo, ogni volta che provano qualcosa di simile, eseguono sempre gli stessi movimenti. È certo che anche il movimento delle arterie influisce sulle parti opposte del corpo, ad esempio sulla testa e sulle parti genitali. È proprio per questa ragione che le donne sono molto più colpite da questo movimento rispetto agli uomini; inoltre, hanno le mestruazioni perché i tessuti mammari si trovano in posizione più vicina al punto di origine di tale movimento, soprattutto la parte interna della vulva, alla quale sono collegate vene brevi che derivano dal tronco della vena cava o dalle vene ipogastriche. Sono portato a credere che i maschi abbiano più sperma delle femmine, perché il percorso attraverso cui esso si muove è più lungo e quindi più adatto alla sua produzione; al contrario, le donne hanno più sangue mestruale perché il tragitto da percorrere è più breve.

Dopo aver compreso la ragione per cui la posizione del cuore è a sinistra, diventa facile capire anche perché il fegato si trovi anch’esso a sinistra e la bile a destra: infatti, il sangue si inacidisce maggiormente nella parte più calda, proprio come l’aceto esposto al sole; nella parte più fredda, cioè quella più lontana dal cuore, si trasforma in bile; per lo stesso motivo, la bile fuoriesce dalla parte inferiore del fegato.

La vena porta si forma dopo i tessuti molli, poiché non penetra nelle loro parti solide; allo stesso modo, la vena cava è nata contemporaneamente al fegato, alla milza, al mesentere e agli intestini.

L’aorta, non appena inizia a crescere, si estende al di sotto del fegato, verso il punto in cui il fegato “attrae” l’ombelico; e lì, poiché il fegato attira soltanto il sangue, gli “spiriti vitali” entrano nell’aorta. In quel momento, l’aorta non è ancora ricoperta da un rivestimento spesso, ma soltanto da un involucro molto sottile, simile ai piccoli rigonfiamenti che si formano in superficie dell’acqua. Dall’aorta nascono le arterie ombelicali: all’inizio ne esiste una sola, ma man mano che l’aorta continua a crescere, il punto in cui è inserita questa arteria scende verso il basso, portandola fino alle “isole vascolari”; lì, poiché l’aorta si divide in due parti, anche l’arteria ombelicolare si duplica necessariamente. L’aorta segue il percorso del fegato perché, aumentando di volume, occupa lo spazio che le è più accessibile; d’altra parte, il fegato si ammorbidisce e lascia posto all’aorta e ai rivestimenti che la circondano; questi ultimi si ripiegano leggermente verso l’interno, fino a formare l’ombelico.

Si può anche credere che un umore seroso venga attirato dalla parte inferiore di tutta la massa corporea dal fegato. Questo umore, dopo aver attraversato l’ombelico, attira le secrezioni miste a sangue e spiriti che arrivano attraverso questa apertura; l’umidità così accumulata forma la vescica.

I reni si formano prima che l’ombelico venga attirato dal fegato, nel momento in cui il sangue che scorre attraverso la vena cava e i liquidi che passano attraverso l’aorta cominciano a rilassarsi a causa dell’effetto ammorbidente del fegato; di conseguenza, il sangue non arriva più con tanta vitalità in questa parte della vena cava, ma è invece carico di liquidi serosi. Questi liquidi si accumulano sotto il fegato, si estendono su entrambi i lati e formano i reni; un’arteria vi si impianta e i due reni si fondono internamente tra loro. È per questa ragione che la carne dei reni è meno rossa di quella del fegato, è più solida e viene attraversata soltanto da liquidi serosi, non dal sangue stesso. Dopo che la vena cava e l’aorta, estese su entrambi i lati in questa zona, vi rimangono per un certo periodo di tempo, gonfiando così i reni, quella parte più vitale contenuta al loro interno si sposta verso l’avanti. Lì, l’arteria, essendo più vivace, si eleva sopra la vena. Poco dopo, l’ombelico viene attirato verso il basso; l’acqua scorre attraverso l’uretra, la vescica si gonfia e, poiché è in contatto con i reni, vi si unisce attraverso i vasi urinari, a causa dell’omogeneità degli umori che entrambi contengono.

I sarcomi e le crescite di carne non naturali, che non permettono lo sviluppo di vene e arterie, dimostrano che la capacità formante del corpo non è altro da ciò che noi percepiamo.

Il lato più distante dal cuore è naturalmente più forte e robusto, poiché le arterie battono meno in quella zona, dove può raccogliersi una maggiore quantità di sangue e nervi; ed è per questo che utilizziamo con maggiore abilità la mano destra rispetto alla sinistra. È certo che il feto mangia, urina e espelle i suoi escrementi; queste sostanze, mescolate al sudore, gli vengono rese disponibili attraverso la bocca e lo nutrono finché si trova nell’utero materno. Come potrebbe infatti un feto di tre giorni nutrirsi soltanto del sangue denso della madre senza espellere alcun rifiuto? Come potrebbe un feto di otto mesi avere la bocca aperta senza che nulla vi venga introdotto? E come potrebbe avere qualcosa nella bocca senza ingoiarlo, se si osserva che nella bocca del neonato i muscoli sono disposti in modo tale da impedire che ciò che vi entra non venga immediatamente ingerito? Perché infine l’ano e il pene dovrebbero essere perforati? Diciamo quindi che, inizialmente, il feto si forma soltanto dalla semenza; successivamente (e direi addirittura fin dal principio), il cordone ombelicale assorbe una parte del sangue materno, mescolato con spiriti vitali e secrezioni varie; quando diventa necessario un alimento più sostanzioso, l’ureaca e le arterie si separano dal cordone ombelicale; e infine, quando è richiesta una nutrizione ancora più completa, il feto ingoia tutto ciò che gli si presenta vicino alla bocca.

Questo spiega molto bene perché esista una fessura che si estende dall’ano alle cosce, e perché queste ultime sono separate l’una dall’altra; perché la pelle nella zona dello scroto è meno tesa, e perché esiste una sutura tra il fondello e il pene, ecc. Infatti, quando urina e altri rifiuti iniziarono a concentrarsi in grandi quantità verso l’osso pubico, crearono un’ampia apertura in quella zona e gonfiarono la pelle prima di riuscire a perforarla; una volta che questa fu perforata nel fondello e nelle parti anatomiche pertinenti, tutti questi rifiuti poterono essere espulsi, lasciando la pelle flaccida e piegata, e formando così quella sutura e lo scroto; le cosce rimasero separate, e l’osso pubico conservò la sua apertura originale.

A remarquer : Ces déjections sont les vents et l’urine, et non les autres excréments (les vents rendent le fœtus aussi robuste et même plus robuste que toutes les autres déjections). Si le fœtus est d’une nature plus forte et plus robuste, il évacue plus d’urine que d’excréments solides (le gland seul à cette époque est sorti hors du corps, et il se couvre ensuite du prépuce lorsque la peau devient flasque), et par cette raison le pénis est percé le premier et devient proéminent, et le fœtus est du sexe masculin ; si au contraire il produit plus d’excréments solides et qu’il retienne en lui les humeurs aqueuses, il devient d’une nature plus molle, avant que le fondement soit percé, et lorsque les déjections ont pris cette voie, elles resserrent les aines, empêchent que les parties sexuelles se produisent au dehors, les repoussent en dedans, et l’enfant est du sexe féminin ; si au contraire il y a un tel équilibre entre les deux sortes de déjections que le pénis et le fondement se percent au même instant (chose fort rare), il se forme un hermaphrodite ; au contraire, si c’est la vessie qui se vide d’abord, la peau des aines se relâche, et les flatuosités en arrivant la poussent en dehors ; et d’un autre côté, si ce sont les flatuosités qui se déchargent avant la vessie, le scrotum et les testicules sont poussés en dehors par la vessie, la peau lâche du fondement s’étendant vers le scrotum. Tout ceci est évident.

Quelqu’un dira avec dédain qu’il est ridicule d’attribuer un phénomène aussi important que la formation de l’homme à de si petites causes ; mais quelles plus grandes causes faut-il donc que les lois éternelles de la nature ? Veut-on l’intervention immédiate d’une intelligence ? De quelle intelligence ? De Dieu lui-même ? Pourquoi donc naît-il des monstres ? veut-on y voir l’opération de cette sage déesse de la nature qui ne doit son origine qu’à la folie de l’esprit humain ?

Le mouvement du cœur vient manifestement de ce que, aussitôt qu’un peu de sang et une certaine quantité d’esprits s’y sont introduits par la veine cave et l’artère veineuse, le sang et les esprits s’y échauffent à la fois et se raréfient, et en même temps le cœur se dilate ainsi que toutes les artères et la veine artérieuse. Or tandis qu’il se dilate ainsi par le mouvement de diastole, rien ne s’y introduit à cause des valvules ; mais dès qu’il se resserre, les valvules des artères se ferment à leur tour, et la veine cave et l’artère veineuse s’ouvrent de nouveau ; c’est ainsi que, goutte à goutte et par intervalles, le sang et les esprits pénètrent dans les ventricules du cœur ; de même, si l’on jetait de l’eau sur une brique chaude, elle s’évaporerait par ébullition, etc.

Les oreillettes du cœur se remplissent lorsque les valvules de la veine cave et de l’artère veineuse se ferment ; elles se vident lorsqu’elles sont ouvertes ; ainsi leur mouvement est en raison inverse de celui du cœur ; lorsqu’il se gonfle, il y a diastole au même moment dans le cœur et les artères, et ensuite lorsqu’il se contracte et que le fluide s’y introduit de nouveau il y a systole.

Si l’on veut savoir comment les testicules contribuent à produire la barbe, pourquoi les eunuques n’ont point de barbe, sont plus faibles que les autres hommes et ont une voix plus aiguë, il faut observer que les testicules sont alimentés par des veines et des artères qui répondent à celles qui alimentent le cerveau, en sorte qu’il s’y forme incessamment une grande quantité d’esprits qui s’exhalent dans l’air par le scrotum ; que les testicules des femmes, renfermés dans l’intérieur du corps, et ne laissant échapper aucune émanation, n’ont pas tant besoin d’un aliment humide. Or ces émanations échappées des testicules dessèchent le corps, car ce sont des fluides ; en effet la sécheresse augmente beaucoup la chaleur, et c’est là la disposition propre à faire pousser la barbe, disposition qui n’existe ni chez les femmes, ni chez les eunuques ; car si elle s’y rencontrait ils auraient aussi de la barbe : j’ai vu une femme qui en avait autant que les hommes ; et ordinairement les filles, lorsque leur tempérament est devenu sec par l’âge, ont aussi de la barbe.

Les intestins sont toujours rapprochés de l’épine du dos, et la vessie plus près du bas-ventre ; c’est que les flatuosités sont plus sèches que l’urine et pénètrent plus facilement vers la partie la plus osseuse.

Dans les premiers temps de la conception le foie occupe toute la cavité inférieure du fœtus, mais après la formation du cœur, après que la veine cave, sortant du milieu du foie, s’élève pat le côté droit, le foie commence à se retirer de ce côté ; ensuite, après avoir attiré le nombril, et s’être abondamment rempli du sang de la mère, il produit le rameau splénique, qui s’élance dans la cavité vide du côté gauche, et qui pénètre la rate comme un appendice du foie. Elle est cependant l’une substance bien différente, car elle ne se forme que du sang de la mère ; le foie se forme de la semence ; de plus elle reçoit des artères, parce qu’elle s’engendre après celles-ci ; et comme la force du sang qu’elle contient est attirée par leur chaleur, et en quelque sorte énervée, parce qu’elle n’est point sans cesse irritée, comme le foie, par la résistance du chyle, l’humeur qu’elle renferme s’aigrit.

Tandis que le foie se retire du milieu du corps vers le côté droit, et que, peu après y avoir attiré le nombril, il s’accroît très rapidement, on ne saurait trouver étonnant que dans une élaboration si prompte la bile se forme et se rassemblé dans la poche du fiel.

La rate est plane et oblongue, parce qu’aussitôt après sa formation (bien qu’elle ait alors une forme différente, afin de remplir du moins la place abandonnée par le foie) elle se trouve pressée vers les côtes par l’arrivée du ventricule, et s’allonge pour prendre alors cette nouvelle figure ; peut-être aussi s’engendre-t-elle après le ventricule.

Si le foie n’existait pas avant d’être alimenté par le nombril, la chair qui le compose ne s’élèverait pas en excroissance au-dessus du nombril dans le fœtus, ou plutôt cette surabondance même témoigne que le foie a attiré le nombril, en étendant au moins ses extrémités le long de la peau de celui-ci ; lesquelles s’en étant séparées ont ensuite produit cette surabondance. Ceci est rendu encore plus manifeste par le ligament suspensoire, qui s’attache à la veine ombilicale comme au milieu du foie. Le foie et le nombril n’ont deux cavités que parce qu’ils ont reçu cette figure, dans l’embryon, de l’intestin rectum et de la vessie ; la même cause fait que la fente qu’on appelle os uteri est en sens contraire de celle qui se trouve aux parties naturelles ; celle-ci, resserrée entre les cuisses, se dirige du fondement vers le nombril ; l’autre, resserrée par le rectum et la vessie, se dirige transversalement d’un côté à l’autre. Ces fentes sont percées par l’humeur qui y forme ensuite les menstrues, en s’épaississant, et qui, dans les hommes, s’écoule par une transpiration insensible des testicules et du pénis, parce qu’ils se produisent aux dehors, et parce que ces fentes sont en sens opposé. De l’épaisseur du col de la matrice sortent, par les plis qui s’y forment, ces caroncules nommées spondyles. Le clitoris est cette partie du pénis qui était déjà sortie lorsque le fœtus a uriné pour la première fois ; les nymphes sont peut-être formées de la peau qui répond au prépuce de l’homme ; les lèvres répondent au scrotum. Dans les mâles le prépuce et le gland se forment, parce qu’avant que le fœtus urine pour la première fois le gland tout entier se dégage ou plutôt s’engendre de la peau, et le pénis lui-même prend une grande extension ; mais après la première évacuation de la vessie, le pénis se contracte, et c’est pourquoi la peau étant plissée recouvre le gland, et par sa contraction forme le prépuce, parce que dans le fœtus le gland ne sort plus de cette peau ; car la vessie ne se remplit plus de même, et au contraire l’enfant urine fréquemment dans la matrice : c’est ce qu’on peut conclure évidemment de ce que les nouveau-nés ne retiennent point leur urine, et n’ont point, relativement aux autres membres, le sphincter aussi fort que les adultes ; une nouvelle preuve de cette explication, c’est que l’érection du pénis a lieu sans aucune incitation amoureuse, lorsque la vessie est pleine d’urine.

It should be noted that these excretions refer to wind and urine, and not to other types of waste. Wind makes the fetus stronger—even stronger than all other forms of excretion. If the fetus is of a stronger and more robust nature, it will produce more urine than solid waste. At this stage, only the genital gland has emerged from the body; as the skin becomes flaccid, the gland is covered by the foreskin. For this reason, the penis is the first to develop and become prominent, indicating that the fetus is male. Conversely, if more solid waste is produced and the bodily fluids are retained within the fetus, it will be of a softer nature. Before the anus is formed, if these wastes begin to pass through this route, they will tighten the groin area, preventing the sexual organs from developing externally; in such cases, the child will be female. If there is an equal balance between both types of excretion and the penis and anus are pierced at the same time (which is very rare), a hermaphrodite will be formed. On the other hand, if the bladder empties first, the skin around the groin will relax, and flatulence will push the genital organs outward. Conversely, if flatulence is discharged before the bladder, the scrotum and testicles will be pushed outward by the pressure from the bladder, causing the skin around the anus to stretch in that direction. All of this is quite evident.

Some might scoff at the idea that such an important phenomenon as human formation could be attributed to so insignificant causes; but what greater causes could there possibly be than the eternal laws of nature itself? Does one seek the immediate intervention of some intelligent force? Of what kind of intelligence? Of God himself? Then why do monsters come into existence? Is it possible to attribute their creation to that “wise goddess of nature” whose very existence stems merely from the madness of the human mind?

The movement of the heart clearly arises from the fact that, as soon as a little blood and a certain amount of vital essence enter it through the inferior vena cava and the venous artery, both the blood and the essence become heated and begin to thin out. At the same time, the heart expands, as do all the arteries and the arterial vein. However, while the heart expands during diastole, nothing new enters it due to the presence of the valves; but once it begins to contract, the arterial valves close, and the inferior vena cava and the venous artery open again. It is in this manner that, drop by drop and in intervals, blood and vital essence flow into the chambers of the heart. Similarly, if water were poured onto a hot brick, it would evaporate through boiling, and so on.

The chambers of the heart fill when the valves of the inferior vena cava and the venous artery close; they empty when these valves open. Thus, their movement is in the opposite direction to that of the heart itself. When the heart expands, diastole occurs simultaneously in the heart and arteries; then, when the heart contracts and fluid is forced back into them, systole takes place.

If one wishes to understand how the testicles contribute to the growth of beard, and why eunuchs have no beard, are weaker than other men, and have higher-pitched voices, it is necessary to observe that the testicles are supplied with veins and arteries that correspond to those that nourish the brain. As a result, a large amount of vital substances are continuously produced in the testicles and released into the air through the scrotum. In contrast, women’s testicles, being located inside the body and releasing no such emissions, do not require such moist nourishment. These emissions from the testicles actually dry out the body, since they are bodily fluids; indeed, dryness greatly increases heat production, and it is precisely this mechanism that promotes beard growth. This characteristic is absent in both women and eunuchs—had it existed in them, they would also have beards. I have seen a woman who had as much beard as a man; moreover, girls often develop some beard when their temperament becomes dry with age.

The intestines are always located closer to the spine, while the bladder is situated nearer to the lower abdomen; this is because flatulence is drier than urine and therefore penetrates more easily towards the bony areas.

In the early stages of development, the liver occupies the entire lower cavity of the fetus. However, after the heart begins to form and the inferior vena cava, which originates in the middle of the liver, ascends along the right side, the liver begins to move away from this area. Subsequently, after drawing in the umbilical cord and being filled with the mother’s blood, it develops a splenic branch that extends into the empty cavity on the left side, penetrating the spleen as if it were an appendage of the liver. Nevertheless, the spleen is composed of a completely different substance, since it is formed solely from the mother’s blood, whereas the liver arises from seed material. Moreover, the spleen receives arteries because it develops after them; and since the vitality of the blood it contains is enhanced by the warmth of these arteries, and in a sense becomes “energized,” since it is not constantly irritated, like the liver, by the resistance of chyle, the humor within the spleen tends to become more concentrated or “acrid.”

As the liver moves from the center of the body towards the right side and, shortly after drawing the navel towards it, begins to grow very rapidly, it would be no surprise at all if bile were formed and accumulated in the gallbladder so swiftly in such a rapid development process.

The spleen is flat and oblong in shape because, shortly after its formation (although it initially has a different form in order to at least occupy the space formerly occupied by the liver), it is compressed towards the ribs as the ventricle develops, causing it to elongate and assume this new shape; it is also possible that the spleen develops after the ventricle.

If the liver did not exist before being connected to the navel through the umbilical cord, the flesh that constitutes it would not extend above the navel in the fetus; rather, this very excess indicates that the liver has drawn the umbilical cord toward itself, at least by extending its edges along the skin of the navel—these edges, once separated from the umbilical cord, then resulted in this excess tissue. This is further made evident by the suspensory ligament, which attaches to both the umbilical vein and the middle of the liver. The liver and the navel have two cavities only because they took on this form during embryonic development, as a result of the integration of parts of the rectum and bladder; the same cause explains why the so-called “uterine opening” is oriented in the opposite direction to the natural openings of the genitalia: the latter, confined between the thighs, extend from the perineum toward the navel, while the former, compressed by the rectum and bladder, extends horizontally from side to side. These openings are penetrated by a fluid that later thickens to form menstruation; in males, this fluid is secreted through an imperceptible sweating process from the testicles and penis, because these organs are located externally, and because the orientation of these openings is opposite. From the thickness of the cervical region of the uterus, these protrusions known as “spondyles” emerge through the folds that form there. The clitoris is that part of the penis which had already emerged when the fetus first urinated; the nymphs may be formed from skin corresponding to the human foreskin; the labia correspond to the scrotum. In males, the foreskin and glans develop because, before the fetus first urinates, the entire glans emerges—or rather is generated—from the skin, causing the penis to extend significantly; but after the first urination, the penis retracts, and thus the skin folds over the glans, forming the foreskin—as the glans no longer protrudes from this skin during fetal development. Moreover, the bladder no longer fills in the same way; instead, the infant frequently urinates within the uterus. This is clearly evident from the fact that newborns cannot retain their urine and do not possess as strong a sphincter around the genitalia as adults do. Another proof of this explanation is that the erection of the penis occurs without any sexual stimulation, whenever the bladder is full of urine.

Da notare: queste secrezioni sono rappresentate dai gas intestinali e dall’urina, e non da altri escrementi (i gas intestinali rendono il feto più robusto di qualsiasi altra sostanza eliminata dal corpo). Se il feto è di natura più forte e robusta, elimina maggiormente urina rispetto agli escrementi solidi (in questo stadio, solo la ghiandola genitale è ancora esterna al corpo; successivamente, quando la pelle diventa flaccida, questa ghiandola viene ricoperta dal prepuzio). Per questa ragione, il pene si sviluppa per primo e diventa prominente, indicando che il feto è di sesso maschile; al contrario, se il feto elimina più escrementi solidi e trattiene le sostanze liquide all’interno del corpo, diventa di natura più morbida. In questo caso, prima che il perineo si sviluppi completamente, le secrezioni eliminate restringono l’area delle cosce, impedendo lo sviluppo delle parti genitali esterne; di conseguenza, il bambino sarà di sesso femminile. Se invece c’è un equilibrio tra queste due tipologie di secrezioni, tanto il pene quanto il perineo si sviluppano contemporaneamente (cosa molto rara), si forma un essere ermafrodito; al contrario, se prima si svuota la vescica, la pelle delle cosce si rilassa e i gas intestinali la spingono verso l’esterno; se invece i gas intestinali vengono espulsi prima della vescica, la vescica stessa spinge lo scroto e i testicoli verso l’esterno, mentre la pelle del perineo si allunga verso lo scroto. Tutto ciò è evidente.

Qualcuno dirà con disprezzo che è ridicolo attribuire un fenomeno così importante come la formazione dell’uomo a cause così insignificanti; ma quali altre cause più grandi si potrebbero mai invocare se non le leggi eternhe della natura? Si vuole forse l’intervento immediato di una qualche intelligenza? Di quale intelligenza? Di Dio stesso? Allora, perché nascono i mostri? Si vuole forse vedere in ciò l’opera di quella “saggia dea della natura” la cui esistenza deriva soltanto dalla follia dell’intelletto umano?

Il movimento del cuore deriva chiaramente dal fatto che, non appena un po’ di sangue e una certa quantità di “essenze vitali” vi entrano attraverso la vena cava e l’arteria venosa, il sangue e queste “essenze vitali” si riscaldano contemporaneamente e si rarefanno; allo stesso tempo, il cuore si dilata, così come tutte le arterie e la vena arteriosa. Tuttavia, mentre il cuore si dilata durante la diastole, nulla vi entra a causa delle valvole; ma non appena si contrae, anche le valvole delle arterie si chiudono, e la vena cava e l’arteria venosa si aprono nuovamente. È così che, goccia a goccia e in intervalli regolari, il sangue e queste “essenze vitali” penetrano nei ventricoli del cuore; allo stesso modo, se si versasse dell’acqua su un mattone caldo, essa si evaporerebbe per effetto della ebollizione, ecc.

Le camere auricolari del cuore si riempiono quando le valvole della vena cava e dell’arteria venosa si chiudono; si svuotano quando queste valvole si aprono; pertanto, il loro movimento è inverso rispetto a quello del cuore stesso: quando il cuore si dilata, avviene la diastola sia nel cuore che nelle arterie; successivamente, quando il cuore si contrae e il liquido vi ritorna, avviene la sistole.

Se si vuole comprendere in che modo i testicoli contribuiscono alla formazione della barba, perché gli eunuchi non hanno barba, sono più deboli degli altri uomini e hanno una voce più acuta, è necessario osservare che i testicoli sono alimentati da vene e arterie che corrispondono a quelle che irrorano il cervello; di conseguenza, vi si forma costantemente una grande quantità di sostanze che vengono rilasciate nell’aria attraverso lo scroto. I testicoli delle donne, essendo racchiusi all’interno del corpo e non rilasciando alcuna emissione, non hanno bisogno di un tale apporto umido. Tuttavia, queste emissioni provenienti dai testicoli secchiscono il corpo, poiché si tratta di fluidi; infatti, la secchezza aumenta notevolmente il calore corporeo, e questa è proprio la condizione che favorisce la crescita della barba. Tale caratteristica non esiste né nelle donne né negli eunuchi; se ci fosse, anche loro avrebbero la barba: ho visto una donna che ne aveva tanto quanto gli uomini; inoltre, di solito le ragazze, quando il loro temperamento diventa più secco con l’età, sviluppano anch’esse della barba.

Gli intestini si trovano sempre più vicini alla spina dorsale, mentre la vescica è più vicina all’addome; ciò perché i gas intestinali sono più secchi dell’urina e riescono quindi a penetrare più facilmente nella parte più ossea del corpo.

Nei primi stadi dello sviluppo fetale, il fegato occupa l’intera cavità addominale; tuttavia, dopo la formazione del cuore e della vena cava che si origina dal centro del fegato per dirigersi verso il lato destro, quest’ultimo inizia a spostarsi verso quel lato. Successivamente, attirando verso di sé l’ombelico e riempiendosi abbondantemente di sangue materno, il fegato produce il ramo splenico, che si estende nella cavità vuota sul lato sinistro e penetra nella milza come un suo appendice. La milza, tuttavia, è una sostanza completamente diversa dal fegato: si forma esclusivamente con il sangue materno, mentre il fegato deriva dalla semenza; inoltre, la milza riceve arterie, poiché si sviluppa dopo di esse. Poiché la forza del sangue che contiene viene stimolata dal calore delle arterie e, in qualche modo, “innervata”, poiché non subisce costantemente irritazioni come il fegato a causa della resistenza del chilo, l’umore contenuto nella milza tende ad acidificarsi.

Mentre il fegato si sposta dal centro del corpo verso il lato destro e, poco dopo aver attirato l’ombelico verso di sé, inizia a crescere molto rapidamente, non ci sarebbe nulla di sorprendente nel fatto che, in un processo così veloce, la bile venga prodotta e raccolta nella sacca del fegato.

La milza è piatta e allungata: appena si forma (sebbene abbia all’inizio una forma diversa, al fine di occupare lo spazio lasciato libero dal fegato), viene compressa verso le costole dall’arrivo del ventricolo e si allunga assumendo così questa nuova forma; forse si sviluppa anche dopo il ventricolo.

Se il fegato non esistesse prima di essere “alimentato” dal cordone ombelicale, la carne che lo compone non si svilupparebbe come un rigonfiamento sopra il cordone stesso nel feto; anzi, proprio questa sovrapposizione dimostra che il fegato ha attirato verso di sé il cordone ombelicale, estendendo almeno le sue estremità lungo la sua pelle; queste estremità, una volta separate, hanno poi prodotto tale sovrapposizione. Questo fenomeno diventa ancora più evidente grazie al legamento sospensore, che si attacca alla vena ombelicale proprio nel centro del fegato. Il fegato e il cordone ombelicale presentano due cavità soltanto perché, nell’embrione, hanno assunto questa forma a causa dell’intestino retto e della vescica; la stessa causa spiega anche la differenza nella posizione delle due “fessure” che si trovano in queste strutture: quella denominata “os uteri” è orientata in senso opposto rispetto alla fessura naturale; quest’ultima, stretta tra le cosce, va dal basso verso il cordone ombelicale, mentre la prima, delimitata dall’intestino retto e dalla vescica, si estende trasversalmente da un lato all’altro. Queste fessure sono attraversate da un liquido che, ispessendosi, forma le mestruazioni; negli uomini questo liquido fuoriesce attraverso una secrezione insensibile dei testicoli e del pene, poiché queste strutture si trovano all’esterno del corpo e le fessure in questione sono orientate in senso opposto. Dalla “cintura” della matrice emergono, grazie ai solchi che vi si formano, quei piccoli rigonfiamenti chiamati “spondili”. Il clitoride è quella parte del pene che era già visibile quando il feto urinava per la prima volta; le “ninfi” potrebbero essere formate dalla pelle che corrisponde al prepuzio nell’uomo, mentre le labbra genitali corrispondono allo scroto. Nei maschi il prepuzio e il glande si sviluppano perché, prima che il feto urini per la prima volta, l’intero glande emerge dalla pelle; dopo questa prima evacuazione della vescica, il pene si contrae, e quindi la pelle si ripiega sul glande formando il prepuzio. Nel feto, infatti, il glande non esce più da questa pelle, poiché la vescica non si riempie più allo stesso modo; al contrario, dopo la nascita, il bambino urina frequentemente nella matrice. Questo si evince chiaramente dal fatto che i neonati non trattenono l’urina e che, rispetto agli altri membri del corpo, non possiedono uno sfintere così forte come gli adulti; un’altra prova a sostegno di questa spiegazione è il fatto che l’erezione del pene avviene anche in assenza di stimoli sessuali, quando la vescica è piena di urina.

Ce que nous avons dit plus haut de l’artère veineuse doit s’entendre de la trachée-artère, qui, sans aucun doute, s’est formée avant le cœur ou du moins en même temps. Mais voici comment je soupçonne que tout s’est passé : d’abord la matière des poumons était au milieu du thorax sous la forme d’un globe, et le foie était dans l’abdomen, également semblable à un globe ; ces globes, raréfiés par la chaleur de la mère, se sont touchés l’un l’autre, et, par leur contact, ils ont allumé un feu dans le cœur ; et d’abord le feu a poussé ses sécrétions de chaleur, c’est-à-dire les esprits, non dans le foie, mais dans la veine artérieuse par les poumons ; le foie et les poumons s’unirent entre eux par le contact, comme étant des corps visqueux ; éloignés ensuite l’un de l’autre par le mouvement du cœur, ils restèrent cependant unis d’un côté par la veine cave et de l’autre par la veine artérieuse ; ces deux veines n’eurent certainement pas d’autre origine. Le sang très subtil du foie montait aussi aux poumons par l’artère veineuse ; de là, il refluait continuellement dans le cœur. Les poumons, agités par les mouvements qui leur sont communiqués par les esprits qui viennent du cœur et par le sang qu’apporte la veine cave, sécrètent certaines parties subtiles d’eux-mêmes, c’est-à-dire une grande quantité d’air qui s’arrête au milieu de la poitrine, et remplit la trachée-artère. Ensuite toutes les parties de matière solide se sont réunies de tous côtés, et ont formé en se roulant la trachée-artère elle-même ; celle-ci, occupant le milieu du thorax, l’a partagé en deux cavités, et la membrane de séparation s’est formée soit pour enfermer la trachée-artère, soit qu’elle ait été produite par la plèvre qui s’attache à l’épine et au sternum. De là sont venus les deux lobes des poumons.

Le cou est plus étroit que le thorax, à cause de l’inclinaison de la tête, laquelle vient de ce que le corps s’étend plus en longueur qu’en largeur. Or le corps et particulièrement le cou s’étendent en longueur, pendant que s’accroît la trachée-artère et que l’œsophage descend ; celui-ci, traversant le cou avec plus de difficulté que le thorax, parce qu’il est plus charnu et plus osseux, l’allonge davantage.

La poche du fiel doit se former après le ventricule, car autrement elle y enverrait quelques vaisseaux ; mais, tandis que le ventricule s’arrête au-dessus de la tunique des intestins, et se gonfle, le fiel se forme lui-même ; et c’est pourquoi il envoie un vaisseau à l’orifice inférieur du ventricule, c’est-à-dire au duodénum, et ce vaisseau sert au ventricule à se décharger entièrement dans quelques intestins. La veine porte et le rameau cœliaque de l’aorte descendent avec le ventricule, c’est pourquoi il en reçoit des vaisseaux ; peut-être aussi la descente du ventricule n’a-t-elle lieu qu’à cause de cette veine et de ce rameau : car, en descendant, il ouvre l’aorte, et la veine cœliaque, pressant le foie par sa masse, en exprime du sang. D’où il résulte que la veine porte et les nerfs de la sixième paire descendent aussi de la tête avec le ventricule.

La rate se forme après le ventricule, et la petitesse de ce vaisseau ne s’oppose pas à ce qu’il ait été formé après : car c’est par lui que le rameau splénique atteint le ventricule, avant que ce rameau lui-même se soit ramassé pour composer la rate ; si cela n’était, un plus grand nombre de vaisseaux sans doute se rendraient de la rate au ventricule, dont elle est si voisine.

Par le retour des nerfs qui se replient sur eux-mêmes, on voit clairement que la trachée-artère s’est élevée des poumons au gosier après la… du ventricule : car les nerfs de la sixième paire sont descendus d’abord avec le ventricule ; leurs rameaux se sont attachés à la trachée-artère, et sont remontés avec elle. Cependant ceci doit être vérifié de visu ; car il est possible que ces nerfs se soient repliés le long des poumons, après la formation de la trachée-artère, et se soient allongés par une croissance spontanée jusqu’au larynx. Il faut encore observer si ces nerfs dans leur retour aident à élever les vapeurs du ventricule vers la bouche et la tête. (N. B. Cette dernière observation est superflue, car il est certain que les nerfs servent aux esprits autant à monter qu’à descendre.)

Au-dessous des clavicules la trachée-artère est formée d’anneaux entiers ; au-dessus les anneaux n’ont que la partie antérieure ; par le côté opposé la trachée se joint et s’unit à l’œsophage ; ce qui prouve qu’elle n’a été formée qu’après lui.

Il est évident que le diaphragme, ou cloison transversale, ne s’est formé qu’après l’œsophage, etc., lorsque, après le percement de la bouche, la poitrine a acquis un mouvement propre et indépendant du reste du corps. Alors, en effet, toutes les parties grossières ont été par ce mouvement précipitées des clavicules vers l’abdomen, et de là s’est formé le diaphragme : ceci est prouvé, 1° parce qu’il n’a d’autres nerfs que ceux qui lui viennent des vertèbres du cou, caractère qui lui est propre parmi toutes les parties situées au-dessous des clavicules ; 2° parce qu’il a deux membranes, l’une issue de la plèvre, l’autre du péritoine ; 3° parce qu’il est charnu dans son contour ; or cette chair ne peut venir que de la matière adhérente aux côtes ; 4° parce qu’il ne reçoit aucun nerf de la sixième paire, d’où descendent au moins des fibres vers les poumons, le cœur et le foie ; 5° enfin parce qu’il a des ouvertures si convenablement disposées pour laisser passer l’œsophage et la veine cave, précision qui n’aurait pas lieu s’il eût été formé antérieurement, mais ses membranes seraient beaucoup plus minces entre ses ouvertures que partout ailleurs. Une nouvelle preuve, ce sont les prolongements qui accompagnent l’aorte de chaque côté auprès de l’épine du dos, prolongements formés par un double écoulement qui se portait en cet endroit, provenant des matières que l’aorte empêchait de tomber ; ces prolongements ont gardé la forme oblongue, parce que le mouvement était moins vif le long de l’épine que dans les côtes ; elles sont cependant grêles à cause du battement de l’artère.

Je trouve dans les livres des opinions monstrueuses, dont l’origine remonte, je crois, à Balanus ; savoir, que le fœtus se débarrasse de son urine par un suintement de l’uraque ; qu’aucune déjection n’a lieu par le fondement ; que tous les mouvements de l’enfant sont suspendus ; que sa bouche, quoique ouverte, n’admet rien dans l’intérieur de son corps ; que chacune de ses parties n’exerce ses fonctions qu’isolément, sans concert et sans coopération (comme si leur action individuelle pouvait se séparer de leur action commune). Ce ne sont point des politiques qui soutiennent ce système : que le cœur ne bat point, mais qu’il aspire des esprits par le nombril, etc., propositions contraires à l’expérience la plus certaine et à l’observation anatomique ; et, comme Hippocrate les a très bien contredites dans ses livres sur les chairs, ils aiment mieux nier l’authenticité de cet ouvrage, que de reconnaître que telle a été l’opinion d’Hippocrate.

Cependant je suis porté à croire que les matières une fois entrées par la bouche de l’enfant et digérées par son estomac, lorsqu’elles atteignent le muscle sphincter du fondement, s’y arrêtent comme trop épaisses, que le muscle ne se contracte qu’à l’heure de l’enfantement, et que rien ne s’échappe plus par le fondement (quant à l’urine, on ne saurait en dire la même chose) ; cependant, jusqu’au moment de la naissance, l’enfant s’est nourri des excréments rejetés une première fois dans l’amnios, comme l’oiseau se nourrit du blanc de l’œuf ; or ces excréments provenaient de la pituite du cerveau, que les enfants absorbent tout entière, car ils ne crachent pas.

Les veines, les artères et les nerfs s’étendent de tous côtés dans le corps, comme les rameaux dans les arbres ; il n’est donc pas étonnant que jamais plusieurs rameaux ne se rassemblent dans la même partie du corps ; que quelques-unes même n’en reçoivent aucun, parce qu’ils s’empêchent en quelque sorte mutuellement : c’est pourquoi plusieurs rameaux ne se réunissent point ensemble, et ils se propagent partout où ils trouvent un espace libre ; c’est encore pourquoi aucune partie n’en est privée, comme on voit les branches des arbres, quoique en apparence étendues au hasard, remplir cependant assez également toutes les parties du circuit où elles se développent. Les branches principales sont entièrement semblables dans tous les corps, parce qu’elles correspondent aux membres et aux os principaux, qui sont semblables dans tous les individus, en vertu de certaines raisons. Les artères sont moins nombreuses que les veines, parce que les premières, par leurs battements, se font obstacle les unes aux autres plus que les veines ; aussi sont-elles plus disséminées.

What we have said above regarding the arterial and venous systems also applies to the trachea-artery, which undoubtedly formed before the heart or at least simultaneously with it. But here is how I suspect things happened: initially, the material of the lungs was located in the middle of the thorax in the form of a sphere, and the liver was in the abdomen, also resembling a sphere; these spheres, being diluted by the heat of the mother, came into contact with each other, and through this contact, they kindled a fire within the heart. At first, this fire emitted its hot secretions—i.e., the “spirits”—not into the liver, but into the arterial vein via the lungs; the liver and the lungs then became connected to each other through this contact, as if they were viscous substances. Later, when they were separated by the movement of the heart, they remained connected on one side by the vena cava and on the other by the arterial vein; these two veins certainly had no other origin. The very subtle blood from the liver also rose to the lungs via the arterial vein; from there, it continuously flowed back into the heart. The lungs, being agitated by the movements transmitted to them by the “spirits” coming from the heart and by the blood brought by the vena cava, secreted certain subtle substances of their own—i.e., a large amount of air—which remained in the middle of the chest and filled the trachea-artery. Subsequently, all the solid materials gathered from various directions and, as they rolled together, formed the trachea-artery itself; this structure, occupying the middle of the thorax, divided it into two cavities, and a separating membrane either formed to enclose the trachea-artery or resulted from the development of the pleura attached to the spine and sternum. From this arose the two lobes of the lungs.

The neck is narrower than the chest due to the inclination of the head, which results from the body being longer in length than it is in width. In fact, both the body and particularly the neck extend in length as the trachea and artery grow longer and the esophagus descends. The esophagus passes through the neck with greater difficulty than it does through the chest, because the neck contains more flesh and bones, which further increase its length.

The gallbladder must form after the liver gland, for otherwise it would send some blood vessels into that area; but whereas the liver gland extends above the intestinal tunica and swells, the gallbladder forms on its own. For this reason, it sends a blood vessel to the lower opening of the liver gland, namely the duodenum, and this vessel enables the liver gland to empty entirely into certain segments of the intestine. The portal vein and the celiac branch of the aorta descend together with the liver gland; hence the liver gland receives blood vessels from them. Perhaps the downward extension of the liver gland is even solely due to the presence of these two vessels: as it descends, it opens the aorta, and the celiac vein, by pressing upon the liver, causes blood to be expelled from it. It follows therefore that the portal vein and the nerves of the sixth pair also descend from the head together with the liver gland.

The spleen forms after the ventricle; the small size of this vessel does not prevent it from having formed subsequently—indeed, it is through this vessel that the splenic branch reaches the ventricle, before that branch itself gathers together to form the spleen. If not for this arrangement, a greater number of vessels would likely connect the spleen to the ventricle, given their close proximity to each other.

Through the retraction of these nerves as they fold back upon themselves, it becomes clear that the trachea-artery has risen from the lungs to the throat after the formation of the ventricle: for the nerves of the sixth pair first descended along with the ventricle; their branches attached themselves to the trachea-artery and then rose up together with it. However, this must be verified visually, as it is possible that these nerves may have folded along the course of the lungs after the trachea-artery had formed and then extended spontaneously all the way to the larynx. It is also necessary to observe whether these nerves, in their upward movement, assist in carrying the vapors generated by the ventricle towards the mouth and head. (N.B.: This last observation is redundant, since it is certain that nerves serve both to direct substances upwards and downwards.)

Below the clavicles, the trachea is composed of complete rings; above that, the rings are only present on the anterior side; on the opposite side, the trachea connects and merges with the esophagus, which proves that it must have been formed after the esophagus.

It is evident that the diaphragm, or this transverse partition, did not begin to form until after the development of the esophagus and other structures, when, following the formation of the mouth, the chest acquired its own independent movement separate from the rest of the body. Indeed, as a result of this movement, all the underlying tissues were pushed downward from the clavicles toward the abdomen, and it was in this manner that the diaphragm came into existence. This is proven: 1) because the diaphragm receives only nerves originating from the cervical vertebrae, a characteristic unique to it among all structures located below the clavicles; 2) because it consists of two membranes, one derived from the pleura and the other from the peritoneum; 3) because its edges are composed of flesh, and this flesh can only originate from the tissues adhering to the ribs; 4) because it receives no nerves from the sixth pair of cranial nerves, since at least some fibers from this pair extend toward the lungs, heart, and liver; 5) finally, because its openings are strategically positioned to allow the passage of the esophagus and the aorta—a configuration that would not be possible if the diaphragm had formed earlier, as its membranes would then be much thinner in these areas. Another piece of evidence is provided by the extensions that accompany the aorta on either side near the spine; these extensions result from a double layer of tissue that used to flow in this direction but was blocked by the formation of the aorta. These extensions have retained their elongated shape because the movement associated with the aorta is less intense along the spine than it is along the ribs; however, they have become thinner due to the pulsation of the aorta itself.

I find in books monstrous opinions that, I believe, originate with Balanus—claims such as the fetus dispelling urine through a secretion from the urethra; that no excrement is expelled through the anus; that all movements of the infant are suspended; that its mouth, although open, allows nothing to enter its body; and that each part of the fetus performs its functions independently, without coordination or cooperation (as if their individual actions could be separated from their collective function). These are not opinions held by any respectable scholars: claims that the heart does not beat but instead draws in “spirits” through the navel, and so on—propositions that defy both the most solid empirical evidence and anatomical observation. And since Hippocrates refuted these views thoroughly in his books on anatomy, those who uphold them prefer to deny the authenticity of those works than to admit that such opinions were indeed Hippocrates’ own.

However, I am inclined to believe that once these substances enter a child’s mouth and are digested in the stomach, when they reach the sphincter muscle at the base of the body, they stop there because they are considered too thick; the muscle only contracts during childbirth, and nothing is then released through the anus (as for urine, the same cannot be said). Nevertheless, until the moment of birth, the child feeds on the excrement that have been initially discharged into the amniotic fluid, just as a bird feeds on the egg white; and these excrement come from the cerebrospinal fluid in the brain, which children absorb entirely, since they do not spit it out.

Veins, arteries, and nerves extend in all directions throughout the body, just like branches on trees; therefore, it is not surprising that no two sets of branches ever converge in the same part of the body, or that some branches receive none at all—because they seem to hinder each other’s progression. This is why multiple branches never unite; instead, they spread wherever there is free space. It is also why no part of the body is left without them, just as one can observe that tree branches, although seemingly scattered haphazardly, nevertheless evenly cover every area of the tree’s structure. The main branches are essentially identical in all organisms, since they correspond to the limbs and major bones, which are similar across all individuals for certain inherent reasons. Arteries are fewer in number than veins because their pulsations create more obstruction to one another than veins do; as a result, arteries are more widely distributed throughout the body.

Quello che abbiamo detto in precedenza riguardo all’arteria venosa si riferisce senza dubbio alla trachea-arteria, la quale si è formata certamente prima del cuore o almeno contemporaneamente ad esso. Ma ecco come sospetto che siano andate le cose: inizialmente, la materia polmonare si trovava nel centro del torace, sotto forma di un globo, mentre il fegato era nell’addome, anch’esso simile a un globo; questi due globi, rarefatti dal calore della madre, si sono toccati l’uno con l’altro e, attraverso questo contatto, hanno generato un “fuoco” nel cuore. Prima di tutto, questo “fuoco” ha emesso secrezioni calde, ovvero degli “spiriti”, non nel fegato ma nell’arteria venosa attraverso i polmoni; il fegato e i polmoni si sono uniti a causa di questo contatto, come se fossero corpi viscosi; successivamente, allontanandosi l’uno dall’altro a causa dei movimenti del cuore, sono rimasti comunque uniti da un lato attraverso la vena cava e dall’altro attraverso l’arteria venosa; queste due vene non potevano certamente avere un’altra origine. Il sangue molto sottile del fegato saliva anche ai polmoni attraverso l’arteria venosa; da lì, rifluiva continuamente nel cuore. I polmoni, agitati dai movimenti trasmessi dagli “spiriti” provenienti dal cuore e dal sangue portato dalla vena cava, secernivano alcune sostanze sottili, ovvero una grande quantità d’aria che si fermava nel centro del torace e riempiva la trachea-arteria. In seguito, tutte le parti di materia solida si sono unite da tutti i lati e, rotolandosi insieme, hanno formato la trachea-arteria stessa; questa, occupando il centro del torace, lo ha diviso in due cavità, e la membrana di separazione si è formata sia per racchiudere la trachea-arteria sia perché era prodotta dalla pleura che si attacca alle vertebre e allo sterno. Da lì sono nati i due lobi dei polmoni.

Il collo è più stretto del torace a causa dell’inclinazione della testa, che deriva dal fatto che il corpo si estende maggiormente in lunghezza che in larghezza. Il corpo, e in particolare il collo, si allunga in lunghezza mentre la trachea e l’arteria si espandono, e l’esofago discende; quest’ultimo, attraversando il collo con maggiore difficoltà rispetto al torace – poiché è più carnoso e più osseo – lo allunga ulteriormente.

La vena porta e il ramo celiale dell’aorta discendono insieme al ventricolo; per questo motivo il ventricolo riceve dei vasi da esse. Forse anche la discesa del ventricolo avviene soltanto a causa di questa vena e di questo ramo: infatti, durante la sua discesa, il ventricolo apre l’aorta, e il ramo celiale, premendo il fegato con la sua massa, ne espelle il sangue. Da ciò deriva che anche la vena porta e i nervi del sesto paio discendono dalla testa insieme al ventricolo.

La milza si forma dopo il ventricolo, e la piccolezza di questo vaso non impedisce che sia formato in un secondo momento: infatti è attraverso di esso che il ramo splenico raggiunge il ventricolo, prima ancora che tale ramo stesso si ramifichi per formare la milza; altrimenti, sicuramente un numero maggiore di vasi collegherebbe la milza al ventricolo, dato il loro stretto contatto.

Con il ripiegamento dei nervi su se stessi, si può vedere chiaramente che la trachea arteriosa si è elevata dai polmoni verso la gola dopo la formazione del ventricolo: infatti i nervi della sesta coppia sono scesi prima insieme al ventricolo; i loro rami si sono attaccati alla trachea arteriosa e sono risaliti insieme a essa. Tuttavia, ciò deve essere verificato direttamente; è possibile che questi nervi si siano ripiegati lungo i polmoni, dopo la formazione della trachea arteriosa, e si siano allungati attraverso una crescita spontanea fino al laringe. È ancora necessario osservare se questi nervi, nel loro percorso di ritorno, aiutino a far salire i vapori prodotti dal ventricolo verso la bocca e la testa. (N.B.: Quest’ultima osservazione è superflua, poiché è certo che i nervi servano sia al movimento verso l’alto che a quello verso il basso.)

Al di sotto delle clavicole, la trachea è formata da anelli completi; al di sopra, gli anelli presentano soltanto la parte anteriore; sul lato opposto, la trachea si collega e si unisce all’esofago, il che dimostra che essa è stata formata dopo quest’ultimo.

È evidente che il diaframma si sia formato soltanto dopo lo sviluppo dell’esofago e di altre strutture simili, quando, dopo la formazione della bocca, il torace ha acquisito un movimento proprio e indipendente dal resto del corpo. In quel momento, infatti, tutte le parti corporee presenti sotto le clavicole sono state spinte verso l’addome da questo movimento, e così è nato il diaframma: ciò è dimostrato in modo incontrovertibile per i seguenti motivi: 1) il diaframma riceve soltanto nervi provenienti dalle vertebre del collo, caratteristica che lo distingue da tutte le altre strutture situate al di sotto delle clavicole; 2) possiede due membrane, una derivante dalla pleura e l’altra dal peritoneo; 3) il suo contorno è costituito da tessuto muscolare, il quale può provenire soltanto dalle materie aderenti alle costole; 4) non riceve alcun nervo della sesta coppia di nervi toracici, i quali inviano fibre verso i polmoni, il cuore e il fegato; 5) le sue aperture sono disposte in modo tale da permettere il passaggio dell’esofago e della vena cava, una caratteristica che non sarebbe possibile se il diaframma si fosse formato in un momento precedente; inoltre, le membrane del diaframma nelle zone delle sue aperture sono molto più sottili rispetto ad altre parti. Un’ulteriore prova a sostegno di questa teoria è rappresentata dai prolungamenti che accompagnano l’aorta su entrambi i lati vicino alla spina dorsale: questi prolungamenti si sono formati a causa del movimento delle materie corporee che l’aorta impediva di cadere; essendo il movimento in quest’area meno intenso rispetto alle costole, tali prolungamenti hanno mantenuto una forma oblunga; tuttavia, diventano sottili a causa dei battiti dell’aorta stessa.

Trovo nei libri opinioni mostruose, le cui origini risalgono, credo, a Balano; ad esempio, che il feto si liberi dell’urina attraverso una fuoriuscita dall’uretra; che nessun rifiuto venga espulso attraverso l’ano; che tutti i movimenti del bambino siano sospesi; che la sua bocca, pur essendo aperta, non permetta l’ingresso di nulla nel suo corpo; che ciascuna delle sue parti eserciti le proprie funzioni in modo isolato, senza coordinamento né collaborazione (come se l’azione individuale potesse essere separata da quella collettiva). Non sono certo politici a sostenere questo sistema: che il cuore non batta, ma aspiri “spiriti” attraverso l’ombelico, ecc.; proposizioni contrarie alla esperienza più certa e all’osservazione anatomica. E poiché Ippocrate le ha confutate ampiamente nei suoi libri sull’anatomia, preferiscono negare l’autenticità di quell’opera piuttosto che riconoscere che tale fosse effettivamente l’opinione di Ippocrate.

Tuttavia, sono portato a credere che le sostanze, una volta introdotte attraverso la bocca del bambino e digerite dal suo stomaco, quando raggiungono il muscolo sfintere dell’ano, vi si fermino poiché risultano troppo dense; che il muscolo stesso si contraia soltanto al momento del parto, impedendo così che nulla venga espulso dall’ano (per quanto riguarda l’urina, non si può dire lo stesso); inoltre, fino al momento della nascita, il bambino si nutre degli escrementi rilasciati per la prima volta nell’ambiente amniotico, proprio come l’uccello si nutre dell’albume dell’uovo; questi escrementi, infatti, provengono dalla pituita cerebrale, che i bambini assorbono interamente, poiché non sputano.

Le vene, le sangue e i nervi si estendono in ogni parte del corpo, proprio come i rami degli alberi; non sorprende quindi che mai più di un ramo si riunisca nella stessa zona del corpo, né che alcuni di essi ne ricevano affatto alcuno, poiché in qualche modo si ostacolano a vicenda. È per questo che i rami non si uniscono mai tra loro, ma si diffondono ovunque trovino uno spazio libero; è anche per questa ragione che nessuna parte del corpo ne rimane priva, proprio come si può osservare nelle ramificazioni degli alberi: sebbene appaiano disposte in modo casuale, in realtà riempiono in modo abbastanza uniforme tutte le zone del corpo in cui si sviluppano. I rami principali sono completamente simili in tutti gli organismi, poiché corrispondono ai membri e agli ossa principali, che sono uguali in tutti gli individui per determinate ragioni. Le arterie sono meno numerose delle vene, perché il loro battito cardiaco le ostacola a vicenda più di quanto avvenga per le vene; per questo motivo sono anche più disseminate nel corpo.

Des mouvements alternatifs du pouls se forment des rameaux semblables dans les parties supérieure et inférieure ; c’est là l’origine des parties de la génération, car les vaisseaux spermatiques répondent à la tête et aux carotides ; ils ne prennent pas naissance comme celles-ci dans la bifurcation de l’aorte, mais plus haut, parce qu’ils se sont formés avant que l’aorte se partageât par sa partie inférieure, vers les jambes. Les parties hypogastriques répondent à la région du cou, les parties naturelles au système vasculaire, les épigastriques à la région des mamelles, les testicules aux yeux, comme on le voit clairement dans le fœtus des serpents ; le mamelon et la vulve à la région de l’odorat, ce qui fait que la vulve est excitée par les odeurs ; et à la glande cérébrale correspond l’utérus, d’où la conception de l’enfant et l’appétit vénérien.

Les valvules se forment aux endroits où un liquide coule dans un sens, en faisant effort dans le sens contraire, mais sans retourner sur lui-même. La cavité des valvules s’y forme nécessairement aux endroits d’où le liquide ne rétrograde point ; telles sont toutes les valvules du cœur.

Le tissu des veines et des artères a intérieurement les fibres disposées en lignes droites, parce que c’est le cours que suit le liquide qu’elles conduisent. Extérieurement les fibres sont transversales, parce que le lieu qu’elles occupent s’opposait absolument à un mouvement direct ; autrement il eût été lui-même changé en veine ou en artère, car leur largeur n’a d’autre terme que celui où la matière qui les environne leur a opposé plus de résistance transversalement qu’elles n’ont eu de force en ligne directe. Enfin les fibres intermédiaires sont disposées obliquement, comme participant des deux tissus extrêmes ; il faut en dire autant des intestins.

Les femmes ont les uretères plus courts et plus larges que les hommes ; c’est ce qui confirme ce que j’ai dit plus haut, qu’elles urinent dans la matrice plus tôt que les mâles. En effet, ils sont plus larges, parce que leur urine est plus abondante ; dans les mâles, ils sont plus longs, parce que l’émission antérieure de l’air leur laisse dans la capacité de l’abdomen assez d’espace pour se replier, et par conséquent pour prendre plus de longueur qu’il ne faut.

La formation première des végétaux et des animaux a ceci de commun, qu’ils se composent de parties de matières rapprochées entre elles circulairement par la force de la chaleur ; elle diffère en ce que les parties des matières qui composent les végétaux ne se rapprochent qu’en cercle, et que celles d’où proviennent les animaux s’amassent sphériquement et dans tous les sens. Par exemple les parties de matière A roulent vers B, et par elles passent d’autres parties, se dirigeant de CF vers DEC ; GHF, CF forment les racines, GD les rameaux et les feuilles, AB le tronc de la plante. Mais si les parties de matière s’amassent sphériquement, elles formeront une tunique ronde qui enveloppe toute le fœtus, et par conséquent ce fœtus ne peut s’attacher à la terre comme les végétaux ; mais voici la marche de sa formation : la matière contenue dans cette tunique sphérique, dans son mouvement circulaire, passant de C vers K, et ensuite se roulant circulairement en K, L, C, F, forme le tube CK, qui représente l’œsophage ; de plus, les parties les plus subtiles de cette matière ne pouvant passer toujours aussi facilement par ce canal CK, se retirent en M, où elles représentent la cervelle ; les parties les plus grossières, agitées avec plus de violence se retirent en N, où elles forment le foie et la rate. Ensuite les esprits qui abondent du cerveau forment la trachée-artère, et ensuite la veine artérieuse, qui lui est alors continue ; d’un autre côté, les esprits qui s’exhalent du foie forment la veine cave, et du concours de celle-ci et de la veine artérieuse s’engendre le cœur en O au milieu du corps de l’animal. De là on peut facilement déduire la conformation des trois régions intestinales dans les animaux et celle des membres extérieurs.

Dans l’état de santé, nous éprouvons après nos repas une sensation de froid, parce qu’alors le suc des aliments, pénétrant immédiatement dans les veines, refroidit toute la masse du sang ; et celle-ci occupant alors moins d’espace, se rassemble vers le cœur, et abandonne les extrémités, qui par conséquent se refroidissent ; la même chose a lieu dans la fièvre, parce que l’humeur qui en est le principe se mêle au sang, et pénétrant le cœur, en diminue d’abord le feu ; ensuite cependant elle l’augmente et échauffe tous les membres, comme l’eau jetée sur des charbons les éteint d’abord, mais les rend ensuite plus ardents. Cependant nous n’éprouvons pas toujours cette sensation de froid après nos repas, parce que les sucs des aliments ne pénètrent pas toujours les veines avec tant de rapidité, ou bien parce que les sucs ne refroidissent pas le sang ; bien plus, quelques-uns excitent la sueur, surtout au front, comme le vinaigre, parce qu’en entrant dans le cœur il s’y enflamme plus vivement et vole aussitôt à la tête ; et il ne peut arriver qu’au même instant les aliments produisent la sueur sur le front et le froid aux extrémités.

Il y a dans le sang quatre sortes de parties principales : les parties subtiles et légères, comme l’esprit-de-vin ; les parties subtiles et filandreuses, comme l’huile ; les parties épaisses et légères, comme les eaux et la salive ; les parties épaisses et filandreuses, comme la terre et les cendres. Les parties subtiles et légères produisent la fièvre éphémère, lorsqu’elles sont retenues et qu’elles se corrompent aux extrémités des vaisseaux, faute d’une transpiration insensible. Les parties épaisses et légères, en se corrompant dans l’estomac et les intestins, produisent la fièvre quotidienne. Les parties subtiles et filandreuses, en se corrompant dans la poche du fiel, causent la fièvre tierce. Les parties épaisses et filandreuses, en se corrompant dans la rate, causent la fièvre quarte. Il y a corruption, adhésion et réaction des parties sur les parties peu éloignées ; cette corruption dissipe la chaleur du cœur, et l’humeur parvient ainsi aux veines ; elle y pénètre, et peu à peu se dissipe ; la poche du fiel se décharge dans le ventricule et les intestins, et ensuite dans les veines de deux jours l’un ; mais la rate seulement après un intervalle franc de deux jours.

Il est certain que la formation première fœtus provient uniquement de la semence, avant que le sang coule par le nombril ; autrement toutes les parties solides manqueraient de symétrie, parce que le sang se porte plus à gauche qu’à droite.

Les artères se portent partout où les dirigent les lois du mouvement, sans se régler sur la distribution des veines ; les veines suivent la direction que leur permettent les artères, d’où vient que celles-ci passent au-dessous des veines dans la peau, parce qu’au commencement elles trouvaient moins de résistance dans les parties intérieures qu’en cherchant à pénétrer de certaines, parties extérieures.

La veine adipeuse se trouve à la droite de l’émulgente, et à gauche du tronc de la veine cave, à cause de l’inclinaison du foie vers la gauche.

Pour concevoir le rayonnement qui reproduit dans le fœtus les idées qui fixent l’attention de la mère, il faut supposer que la situation du fœtus dans la matrice est telle, que sa tête est tournée vers la tête, son dos vers le dos, son flanc droit vers le flanc droit de la mère, et que le sang de la mère se distribue également de la tête à toute la circonférence de l’utérus, qu’ensuite il se réunit au nombril comme dans un centre, pour se répandre encore de la même manière de tous les côtés.

Trois foyers s’allument dans l’homme : le premier au cœur, alimenté par l’air et le sang ; le second au cerveau, entretenu par les mêmes moyens, mais plus tempéré ; le troisième dans l’estomac, par les aliments et la substance même du ventricule. Dans le cœur c’est comme un feu de matières sèches et denses ; au cerveau, c’est comme une flamme d’esprit-de-vin ; au ventricule, c’est comme un feu de bois vert. Dans le ventricule, les aliments peuvent aussi, sans qu’il y contribue, se dénaturer spontanément, et s’échauffer comme le foin humide, etc.

Des saveurs

Il y a autant de saveurs différentes qu’il y a d’espèces de particules, affectant de diverses manières les nerfs de la langue ; elles sont au nombre de neuf, savoir, les saveurs insipides ou faibles, grasses, douces, amères, brûlantes, acides, salées, âcres et âpres.

Alternating pulses are formed in the upper and lower parts through branches that resemble each other; this is where the various parts of the reproductive system originate, for the spermatic vessels correspond to the head and carotid arteries. They do not arise at the bifurcation of the aorta, but higher up, because they were formed before the aorta divided into its lower portions leading towards the legs. The hypogastrial regions correspond to the neck area, the natural parts of the body correspond to the vascular system, the epigastrial regions correspond to the breast area, and the testicles correspond to the eyes, as is clearly visible in the fetuses of snakes. The nipple and the vulva correspond to the olfactory region, which explains why the vulva reacts to odors; moreover, the uterus corresponds to the brain gland, hence the concept of childbearing and sexual desire.

Valves are formed in those areas where a liquid flows in one direction, exerting effort in the opposite direction but without flowing back on itself. The cavity of the valves necessarily forms in these locations precisely because the liquid does not flow backward in those areas; all the valves in the heart are examples of this.

The tissue of veins and arteries contains fibers that are arranged in straight lines on the inside, because this is the direction in which the fluid they carry flows. On the outside, these fibers are arranged transversely, because the position they occupy absolutely prevents any direct movement; otherwise, they themselves would become either veins or arteries. After all, the width of these fibers is determined solely by the resistance encountered by the surrounding material in a transverse direction—since these fibers possess no force in a straight line. Similarly, the intermediate fibers are arranged at an angle, as if they were a combination of the two extreme types of tissue; the same can be said of the intestines.

Women have shorter and wider ureters than men; this confirms what I said earlier, that they urinate into the uterus sooner than males do. In fact, their ureters are wider because their urine production is greater; in men, the ureters are longer because the initial expulsion of air from the abdominal cavity allows sufficient space for them to fold, thereby increasing their length beyond what is necessary.

The initial formation of plants and animals has one thing in common: they are both composed of parts of matter that come into close contact with each other through the force of heat, circulating in a circular manner. However, there is a difference: the parts that make up plants only come together in a circular pattern, whereas those that form animals accumulate in a spherical shape in all directions. For example, parts of matter A move towards B, and other parts pass through them, traveling from CF to DEC; GHF and CF form the roots, GD forms the branches and leaves, and AB constitutes the trunk of the plant. But if these parts of matter accumulated in a spherical shape, they would form a round envelope that completely encloses the fetus. As a result, such a fetus would not be able to attach itself to the ground like plants do. Instead, the process of its formation is as follows: The matter contained within this spherical envelope, as it moves in a circular motion from C to K and then back through K, L, C, F, forms the tube CK, which represents the esophagus. Moreover, the more subtle parts of this matter, unable to pass through the channel CK so easily, retreat into the area designated as M, where they form the brain; the coarser parts, moving more vigorously, retreat into the area designated as N, where they form the liver and spleen. Subsequently, the vital energies that emanate from the brain form the trachea and artery, which are connected to each other continuously. On the other hand, the vital energies that emerge from the liver form the vena cava, and together with the artery, they give rise to the heart in the area designated as O, located in the middle of the animal’s body. From this, it is easy to deduce the structure of the three intestinal regions in animals, as well as the configuration of their external limbs.

In a healthy state, we experience a sensation of cold after eating because the juices from the food, entering the veins immediately, cool down the entire volume of blood. As a result, the blood occupies less space and gathers towards the heart, leaving the extremities to cool down. The same phenomenon occurs during fever, as the bodily humors that cause it mix with the blood and, by entering the heart, first reduce its heat; however, they then increase it, causing all the limbs to become hot—just as water poured on charcoal initially extinguishes it but later makes it burn more fiercely. Nevertheless, we do not always experience this sensation of cold after eating; either because the food juices do not enter the veins so quickly, or because they do not cool down the blood. In fact, some foods even induce sweating, especially on the forehead—such as vinegar. When vinegar enters the heart, it causes a more intense heat reaction and is immediately carried to the head. It is therefore possible for the same food to cause sweating on the forehead and coldness in the extremities at the same time.

There are four main types of substances in the blood: those that are subtle and light in nature, such as wine; those that are subtle and oily, such as oil; those that are thick and light, such as water and saliva; and those that are thick and oily, such as earth and ashes. The subtle and light substances cause transient fevers when they become retained and decompose at the ends of the blood vessels, due to a lack of subtle sweating. The thick and light substances, when they decay in the stomach and intestines, produce daily fevers. The subtle and oily substances, when they decompose in the gallbladder, cause tertian fevers. The thick and oily substances, when they decompose in the spleen, cause quartan fevers. There is also a process of corruption, adhesion, and reaction between these substances, especially those that are located near each other. This decomposition disperses the heat from the heart, allowing the bodily humors to enter the veins; there they gradually dissipate. The gallbladder’s contents are discharged into the stomach and intestines, and then into the veins after a period of two days; whereas the spleen’s contents are only released after an interval of exactly two days.

It is certain that the initial formation of the fetus arises solely from the seed, before blood begins to flow through the navel; otherwise, all solid parts would lack symmetry, because the blood flows more to the left than to the right.

Arteries extend wherever the laws of motion direct them, without being determined by the distribution of veins; veins follow the paths permitted by arteries. This is why arteries lie beneath veins in the skin, because at first, they encounter less resistance in the inner portions of the body than when attempting to penetrate certain outer areas.

The fatty vein is located on the right side of the emulsifier, and to the left of the main trunk of the inferior vena cava, due to the liver’s inclination towards the left.

In order to understand how this radiation reproduces within the fetus those ideas that capture the mother’s attention, it is necessary to assume that the fetus’s position within the womb is such that its head faces the mother’s head, its back faces her back, and its right side faces her right side. Furthermore, it must be assumed that the mother’s blood circulates evenly from the head throughout the entire circumference of the uterus, and then gathers at the navel, acting as a central point from which it spreads out in all directions once again.

Three kinds of “fires” are kindled within the human being: the first in the heart, fueled by air and blood; the second in the brain, sustained by the same substances but in a more moderate form; the third in the stomach, through food and the very substance of that organ. In the heart, it is like a fire made of dry, dense materials; in the brain, it resembles a flame of wine spirit; in the stomach, it is akin to a fire fueled by green wood. In the stomach, food can also undergo spontaneous deterioration without any external influence, and heat up just like damp hay, and so on.

Tastes.

There are as many different flavors as there are types of particles, which affect the nerves of the tongue in various ways; these flavors number nine in total: insipid or weak tastes, fatty tastes, sweet tastes, bitter tastes, burning tastes, sour tastes, salty tastes, pungent tastes, and astringent tastes.

Movimenti alternati del polso formano rami simili nelle parti superiori e inferiori del corpo; è da qui che derivano le varie strutture legate alla generazione, poiché i vasi spermatici sono collegati alla testa e alle carotidi. Essi non nascono nella biforcazione dell’aorta, ma più in alto, perché si sono formati prima che l’aorta si dividesse nella sua parte inferiore, verso le gambe. Le parti situate nell’area ipogastrica corrispondono alla regione del collo, quelle naturali al sistema vascolare, quelle epigastiche alla regione dei seni; i testicoli, invece, corrispondono agli occhi, come si può chiaramente osservare nel feto dei serpenti. Il capezzolo e la vulva sono collegati alla regione dell’olfatto; per questo motivo, la vulva risponde alle odori. Infine, l’utero corrisponde alla ghiandola cerebrale, da cui derivano il concepimento del bambino e il desiderio sessuale.

Le valvole si formano nei punti in cui un liquido scorre in una direzione, compiendo uno sforzo nella direzione opposta, ma senza tornare indietro su se stesso. La cavità delle valvole si forma necessariamente nei luoghi da cui il liquido non può retrogradare; tutte le valvole del cuore sono di questo tipo.

Il tessuto delle vene e degli arterie presenta all’interno fibre disposte in linea retta, poiché è proprio questo il percorso che segue il liquido che esse trasportano. All’esterno, invece, le fibre sono disposte in modo trasversale, poiché la posizione che occupano rende impossibile un movimento diretto; altrimenti anche quelle stesse fibre diventerebbero vene o arterie, poiché la loro larghezza è determinata proprio dal livello di resistenza che il tessuto circostante oppone loro in direzione trasversale. Infine, le fibre intermedie sono disposte in modo obliquo, poiché rappresentano una sorta di collegamento tra i due tipi di tessuto estremi; lo stesso vale per gli intestini.

Le donne hanno ureti più corte e più larghe degli uomini; questo conferma quanto ho detto in precedenza, ovvero che urinano nella vagina prima dei maschi. Infatti, le ureti femminili sono più larghe perché l’urina prodotta è più abbondante; nei maschi, invece, sono più lunghe, poiché la fuoriuscita precoce dell’aria presente nell’addome lascia abbastanza spazio affinché possano ripiegarsi e quindi assumere una lunghezza maggiore del necessario.

La formazione primaria di piante e animali presenta questo punto in comune: entrambi sono costituiti da parti di materia che, per effetto del calore, si avvicinano reciprocamente in modo circolare; tuttavia vi è una differenza fondamentale: le parti della materia che compongono le piante si avvicinano soltanto in cerchio, mentre quelle che costituiscono gli animali si accumulano in forma sferica e in tutte le direzioni. Ad esempio, le parti di materia A si muovono verso B; attraverso di esse passano altre parti che si dirigono da CF verso DEC; GHF e CF formano le radici, GD i rami e le foglie, AB il tronco della pianta. Tuttavia, se queste parti di materia si accumulassero in forma sferica, formerebbero una tunica circolare che avvolgerebbe completamente il feto; pertanto tale feto non potrebbe attaccarsi al terreno come fanno le piante. Ecco invece il processo della sua formazione: la materia contenuta all’interno di questa tunica sferica, nel suo movimento circolare da C verso K e poi di nuovo in K, L, C, F, forma il tubo CK, che rappresenta l’esofago; inoltre, le parti più sottili di questa materia, non potendo passare facilmente attraverso questo canale, si ritirano in M, dove formano il cervello; le parti più grezze, agitate con maggiore violenza, si ritirano in N, dove formano il fegato e la milza. Successivamente, gli elementi spirituali che provengono dal cervello formano la trachea-arteria e poi la vena arteriosa, che ne è continuazione; dall’altro lato, gli elementi spirituali che escono dal fegato formano la vena cava; dalla combinazione di queste due vene si origina il cuore, situato in O al centro del corpo dell’animale. Da ciò si può facilmente dedurre la struttura delle tre regioni intestinali negli animali, nonché quella degli arti esterni.

Nello stato di salute normale, dopo i pasti proviamo una sensazione di freddo perché il succo degli alimenti, penetrando immediatamente nelle vene, raffredda l’intera massa sanguigna; questa, occupando allora meno spazio, si concentra verso il cuore e abbandona le estremità, che di conseguenza si raffreddano. Lo stesso fenomeno si verifica in caso di febbre: l’umore responsabile della febbre si mescola al sangue e, penetrando nel cuore, ne riduce inizialmente il calore; successivamente, tuttavia, lo aumenta e riscalda tutti i membri del corpo, proprio come l’acqua gettata sui carboni li spegne prima di renderli ancora più ardenti. Tuttavia, non proviamo sempre questa sensazione di freddo dopo i pasti: a volte il succo degli alimenti non penetra nelle vene con tale rapidità, oppure non raffredda affatto il sangue; anzi, in alcuni casi stimola la produzione di sudore, soprattutto sulla fronte, come avviene con l’aceto: entrando nel cuore, esso lo fa ardere più intensamente e si dirama immediatamente verso la testa. È quindi possibile che, nello stesso istante, gli alimenti provochino sudore sulla fronte e freddo alle estremità.

Nel sang esistono quattro tipi principali di sostanze: quelle sottili e leggere, come lo spirito di vino; quelle sottili e filiformi, come l’olio; quelle dense e leggere, come le acque e la saliva; quelle dense e filiformi, come la terra e le ceneri. Le sostanze sottili e leggere provocano la febbre effimera quando vengono trattenute e si corrompono alle estremità dei vasi sanguigni, a causa della mancanza di sudorazione. Le sostanze dense e leggere, corrompendosi nello stomaco e nell’intestino, causano la febbre quotidiana. Le sostanze sottili e filiformi, corrompendosi nella vescica biliare, provocano la febbre terziaria. Le sostanze dense e filiformi, corrompendosi nel fegato, causano la febbre quartana. Esiste una corruzione, un’adesione e una reazione delle sostanze tra di loro, soprattutto quelle che si trovano a breve distanza l’una dall’altra; questa corruzione dissipa il calore presente nel cuore, e l’umore sanguigno raggiunge così i vasi venosi; vi penetra gradualmente e poi si disperde. La vescica biliare rilascia il proprio contenuto nello stomaco e nell’intestino, e successivamente nei vasi venosi, dopo un intervallo di circa due giorni; mentre il fegato lo fa soltanto dopo un intervallo di due giorni esatti.

È certo che la prima formazione del feto derivi unicamente dal seme, prima ancora che il sangue inizi a circolare attraverso l’ombelico; altrimenti tutte le parti solide del feto mancherebbero di simmetria, poiché il sangue si dirige maggiormente verso sinistra che verso destra.

Le arterie si diramano ovunque le guidino le leggi del movimento, senza seguire la distribuzione delle vene; le vene seguono invece la direzione che le arterie impongono loro. Per questo motivo, le arterie passano sotto le vene nella pelle, poiché all’inizio incontravano meno resistenza nelle parti interne rispetto a quando cercavano di penetrare in alcune parti esterne.

La vena adiposa si trova a destra dell’emulsionante e a sinistra del tronco della vena cava, a causa dell’inclinazione del fegato verso sinistra.

Per comprendere come il flusso sanguigno possa riprodurre nel feto quelle caratteristiche che attirano l’attenzione della madre, è necessario ipotizzare che la posizione del feto all’interno dell’utero sia tale da far sì che la sua testa sia rivolta verso quella della madre, la sua schiena verso la sua schiena e il suo fianco destro verso il suo fianco destro; inoltre, è necessario ritenere che il sangue materno si distribuisca uniformemente dalla testa fino a tutta la circonferenza dell’utero, per poi riunirsi nel punto del ventre come in un centro da cui si irradia nuovamente verso tutte le direzioni.

Nell’uomo si accendono tre tipi di “focolai”: il primo nel cuore, alimentato dall’aria e dal sangue; il secondo nel cervello, mantenuto con gli stessi mezzi, ma più moderato; il terzo nello stomaco, grazie ai cibi e alla sostanza stessa del ventricolo. Nel cuore, è come un fuoco di materie secche e dense; nel cervello, come una fiamma di spirito; nello stomaco, come un fuoco di legna verde. Nello stomaco, i cibi possono anche, senza che il corpo vi contribuisca, alterarsi spontaneamente e scaldarsi, proprio come l’erba umida, ecc.

Diverse sapori.

Esistono altrettante diverse sapidità quante sono le varie specie di particelle che influenzano in modi diversi i nervi della lingua; queste sono nove in totale: le sapidità insipide o deboli, grasse, dolci, amare, pungenti, acide, salate, aspre e astringenti.

Par insipide je n’entends pas ce qui est privé absolument de toute saveur, autrement ce n’en serait plus une ; mais j’entends ce qui déplaît au goût, en causant aux nerfs de la langue une excitation trop faible ou trop molle. En effet, tous les corps entiers, assez durs ou assez compactes pour que leurs particules ne fondent pas dans la bouche, sont privés de saveur. Tels sont les métaux, le marbre, etc. ; et aussi beaucoup de corps divisés en particules assez menues à l’œil, comme la farine et autres corps semblables. Ce genre des saveurs insipides peut renfermer des poisons, des purgatifs et toutes sortes, de qualités ; car il y a dans la farine des parties acides, des esprits ardents, comme on peut le découvrir par la fermentation, la distillation et la cuisson. Dans l’arsenic sont renfermées des parties douces, âcres, amères ; de même dans la scammonée et la Comme gutte ; mais celles-ci ne sont pas de même nature. Il y a aussi certaines particules insipides, parce qu’elles sont parvenues au dernier terme de la divisibilité, ainsi que celles de certaines cendres ; attendu leur densité, elles n’affectent pas plus le goût que les corps entiers ; elles atteignent, il est vrai, le sens, mais leur impression est trop faible, et c’est pourquoi elles sont désagréables et insipides. Elles se composent de parties que j’attribue à l’eau douce, et que je compare à une corde ou à une anguille ; mais comme une corde peut être ou raide et difficile à plier, ou brisée et flexible, je dis que l’eau douce d’un bon goût se compose de particules de la première espèce mises en mouvement, et que l’eau insipide est formée de particules brisées, et telles sont la plupart des eaux distillées, et ce que dans la distillation les chimistes appellent phlegme.

Il n’est pas nécessaire que ces particules insipides soient d’une figure oblongue comme une corde ; il suffit qu’elles soient d’une consistance molle comme une corde écrasée, ou comme la bourre et l’étoupe dont se compose, la corde ; pourvu toutefois qu’elles ne soient pas étendues en rameaux, car alors elles constitueraient la saveur grasse, parce que ces rameaux adhérant les uns aux autres affecteraient tout différemment le sens du goût. La saveur grasse ne consiste que dans ces particules molles et rameuses.

La saveur douce se prend quelquefois pour saveur tempérée, agréable, comme, par exemple, dans eau douce ; et alors elle ne constitue pas une espèce particulière : mais le plus souvent on appelle ainsi cette saveur titillante qu’on trouve dans le miel, le sucre et les corps semblables ; elle consiste dans des particules qui ont à la fois un tronc et des rameaux, ou des plumes et un ; corps, comme les oiseaux, et qui, par leur tronc ou partie centrale, agissent assez fortement sur les pores de la langue, et par leurs rameaux ou plumes, qui seules atteignent les extrémités des nerfs, les chatouillent agréablement sans les blesser.

La saveur amère consiste dans des particules épaisses, figurées en forme de pierres ou de cailloux, qui par conséquent pénètrent assez profondément les pores de la langue, et en affectent les nerfs d’une sensation désagréable, différente cependant des saveurs brûlantes, telles que l’esprit-de-vin, et les saveurs acides et salées que j’ai expliquées ailleurs. Ainsi l’on comprend facilement pourquoi généralement les corps doux deviennent aisément amers et se tournent en bile ; en effet, lorsque le temps ou la cuisson a détaché les rameaux, le tronc reste encore.

Lorsque les particules ne sont ni molles, comme dans les saveurs grasses, ni aussi subtiles que les esprits, ou que les rameaux des saveurs douces, ni aussi denses que dans les saveurs insipides, et qu’elles ont une autre figure que dans les amers ou dans les sels, elles constituent la saveur âcre ; et comme des particules réunissant ces conditions peuvent affecter des figures très différentes, il peut y avoir plusieurs espèces d’âcreté. Mais ici j’appelle âcreté ce qui racle la langue, et que l’on confond souvent avec l’âpreté, par exemple, dans le vin rouge nouveau, lorsqu’il a longtemps bouilli sur son marc. Il faut remarquer qu’à ces particules âcres sont mêlés des esprits qui, pénétrant avec elles dans les pores de la langue, les y agitent avec une grande rapidité, et produisent ainsi des saveurs très âcres et très brûlantes, comme celles de pyrèthre, d’euphorbe, etc. ; car ayant généralement des formes rameuses comme le corail, elles sont facilement agitées par ces esprits.

La saveur acerbe ou âpre et astringente, par exemple celle des fruits avant leur maturité, consiste en ce que les pores de ces fruits ou des corps semblables ne sont remplis que d’une matière disposée à en sortir très promptement, et sont d’ailleurs tellement ouverts, que les particules de la langue peuvent s’y insinuer et s’y insinuent en effet à la place de la matière qui en sort. Et comme ces pores peuvent présenter de très grandes différences, la saveur acerbe est aussi très diverse.

Nous ne parlons ici que des saveurs simples ; de celles-ci se forment les saveurs composées à l’infini, etc.

FIN DES PREMIÈRES PENSÉES SUR LA GÉNÉRATION DES ANIMAUX ET LES SAVEURS

By “insipid,” I do not mean something that is absolutely devoid of any flavor; otherwise, it would no longer be considered flavor at all. Instead, I mean something that displeases the taste buds by causing either too weak or too dull stimulation to the nerves of the tongue. Indeed, all solid substances that are hard enough or compact enough so that their particles do not dissolve in the mouth lack flavor—such as metals, marble, and many other substances that consist of tiny particles invisible to the eye, like flour. This category of insipid substances can sometimes contain poisons, purgatives, and various other properties; for example, flour contains acidic and volatile components that can be detected through fermentation, distillation, or cooking. Arsenic contains sweet, sour, and bitter elements; the same is true for certain other substances. However, these insipid particles are not of the same nature. There are also some insipid particles that have reached the ultimate limit of divisibility, as well as certain types of ashes; due to their high density, they have no effect on taste at all. They do affect the senses, but their impact is too weak, which is why they are perceived as unpleasant and insipid. I believe these particles consist of substances similar to those found in fresh water, and I compare them to a rope or an snake. Just as a rope can be either rigid and difficult to bend or broken and flexible, I say that fresh water with a good taste is composed of particles of the former type that are in motion, while insipid water is made up of broken particles—this is true for most distilled waters, as well as what chemists refer to as “phlegm” in these processes.

It is not necessary for these insipid particles to have an oblong shape like a cord; it is sufficient that they possess a soft consistency, similar to that of a crushed cord or to the hemp and flax from which a cord is made. However, they must not extend into branches, because in that case they would constitute the fatty taste—since these branches, sticking together, would profoundly affect the sense of taste. The fatty taste arises solely from these soft, branched particles.

The sweet taste is sometimes mistaken for a mild, pleasant flavor, such as that found in fresh water; in such cases, it does not constitute a particular type of taste. However, more often than not, this term refers to that tantalizing flavor present in honey, sugar, and similar substances. It arises from particles that possess both a main body and branches, or feathers and a core—like birds. These particles act powerfully on the pores of the tongue through their main body or central part, while their branches or feathers, which only reach the extremities of the nerves, gently tickle them in a pleasing manner without causing any harm.

The bitter taste is caused by thick particles that have the form of stones or gravel; these particles penetrate quite deeply into the pores of the tongue and affect its nerves, causing an unpleasant sensation—different from the burning tastes of spirits, as well as the acidic and salty flavors I have described elsewhere. It is thus easy to understand why soft substances often become bitter and turn into bile; indeed, when time or cooking processes separate the various components, the “trunk” of the substance remains intact.

When particles are neither soft, like in rich flavors, nor as subtle as essences or the delicate branches of sweet tastes, nor as dense as in bland flavors, and when they possess a different structure from that found in bitter substances or salts, they constitute the taste known as “acridity.” Since particles that meet these criteria can assume very different forms, there can be various types of acridity. However, here I refer to acridity as that which scratches the tongue and is often confused with other pungent sensations—for example, in young red wine that has been simmered on its lees for an extended period. It should be noted that these acrid particles contain essences that, penetrating into the pores of the tongue, agitate them at high speed, thereby producing extremely sharp and burning tastes, similar to those of pyrethrum or euphorbia. Since these particles generally have a fibrous structure, much like coral, they are easily disturbed by such essences.

The sharp, astringent taste—such as that of fruits before they ripen—is due to the fact that the pores in these fruits or similar substances are filled only with a material that is readily released, and these pores are so open that the particles on the tongue can penetrate them and indeed replace the substance that is being expelled. Since these pores can vary greatly in structure, the sharp taste also exhibits a great deal of diversity.

We are here discussing only simple flavors; from these simple ones, an infinite variety of composite flavors can be formed, and so on.

END OF THE FIRST CONSIDERATIONS ON THE GENERATION OF ANIMALS AND THEIR TASTES

Con il termine “insapore” non intendo ciò che è assolutamente privo di qualsiasi sapore; altrimenti non si potrebbe nemmeno definire “sapore”. Intendo invece ciò che dispiace al gusto, causando alle terminazioni nervose della lingua un’excitazione troppo debole o troppo lieve. Infatti, tutti i corpi sufficientemente duri o compatti affinché le loro particelle non si sciolgano in bocca sono privi di sapore: metalli, marmo, ecc.; così come molti altri corpi suddivisi in particelle abbastanza fini a occhio nudo, come la farina e simili. Questo tipo di “sapori insipidi” può contenere veleni, purgativi e sostanze di ogni genere; infatti nella farina si trovano componenti acidi o sostanze ardenti, come si può dimostrare attraverso fermentazione, distillazione e cottura. Nell’arsenico sono presenti componenti dolci, aspri o amari; lo stesso vale per la scammonata e altre sostanze simili; tuttavia queste non hanno la stessa natura. Esistono anche particelle insipide perché hanno raggiunto il limite massimo della divisibilità, così come alcune ceneri; a causa della loro densità, non influenzano in alcun modo il gusto; certo colpiscono i sensi, ma l’impressione che lasciano è troppo debole, e per questo motivo risultano sgradevoli e insipide. Si tratta di particelle che attribuisco all’acqua dolce, e le paragono a una corda o a un’anguilla: proprio come una corda può essere dura e difficile da piegare, oppure spezzata e flessibile, dico che l’acqua dolce di buon sapore è composta da particelle del primo tipo messe in movimento, mentre l’acqua insipida è formata da particelle spezzate; questa è la situazione della maggior parte delle acque distillate, così come di ciò che i chimici chiamano “flegma” nel processo di distillazione.

Non è necessario che queste particelle insipide abbiano una forma allungata, come quella di una corda; basta che abbiano una consistenza morbida, simile a quella di una corda schiacciata, o alla paglia e alla stoppa di cui è composta una corda; purché tuttavia non si estendano in ramificazioni, poiché in tal caso costituirebbero il sapore grasso. Infatti, se queste ramificazioni si attaccassero l’una all’altra, influenzerebbero in modo completamente diverso il senso del gusto. Il sapore grasso deriva soltanto da queste particelle morbide e ramificate.

Il sapore dolce viene talvolta scambiato per un sapore moderato e piacevole, come ad esempio nell’acqua dolce; in questo caso non costituisce una specie particolare di sapore. Più spesso, però, con questo termine si indica quel sapore stimolante che si trova nel miele, nel zucchero e in sostanze simili. Tale sapore deriva da particelle che presentano sia un “tronco” che delle “ramificazioni”, o meglio, una struttura centrale e dei componenti secondari; queste particelle, come nei casi degli uccelli, agiscono in modo efficace sui pori della lingua attraverso la loro parte centrale, mentre le loro estremità stimolano piacevolmente i nervi senza causare alcun danno.

Il sapore amaro deriva da particelle dense, simili in forma a pietre o ciottoli, che penetrano profondamente nei pori della lingua e stimolano i nervi, provocando una sensazione sgradevole; questa sensazione è diversa da quella provocata dai sapori ardenti, come lo spirito di vino, o dai sapori acidi e salati di cui ho parlato in altre occasioni. È facile quindi comprendere perché i cibi dolci tendano facilmente a diventare amari e a trasformarsi in bile; infatti, quando il tempo o la cottura separano le parti più tenere del cibo, il “tronco” principale rimane intatto.

Quando le particelle non sono né morbide, come nelle sostanze grasse, né così sottili come gli alcolici o i componenti delle sapidità dolci, né così dense come nelle sostanze insipide, e presentano una struttura diversa da quella delle sostanze amare o salate, allora costituiscono la sensazione di asprezza. Poiché particelle che soddisfano queste condizioni possono assumere forme molto diverse, esistono quindi diverse tipologie di asprezza. Tuttavia, qui intendo per “asprezza” quella sensazione che raschia la lingua e che spesso viene confusa con altre caratteristiche organolettive; ad esempio, nel vino rosso giovane che è stato cotto a lungo sulle sue fecce. È importante notare che a queste particelle aspre sono mescolati degli alcolici i quali, penetrando nei pori della lingua, le agitano con grande rapidità, producendo così sapori molto aspri e pungenti, come quelli del piretro o dell’euforbia. Poiché queste particelle presentano generalmente una struttura ramificata, simile a quella del corallo, vengono facilmente messe in movimento da tali alcolici.

Il sapore aspro o astringente, ad esempio quello dei frutti prima della loro maturazione, deriva dal fatto che i pori di questi frutti o di corpi simili sono riempiti soltanto da una sostanza pronta a fuoriuscire rapidamente; inoltre, tali pori sono così aperti che le particelle della lingua possono insinuarsi al loro interno, prendendo il posto della sostanza stessa che ne esce. Poiché questi pori possono presentare notevoli differenze, anche il sapore aspro varia molto a seconda delle caratteristiche specifiche di ciascun frutto o corpo simile.

Qui parliamo soltanto di sapori semplici; da questi si formano all’infinito i sapori composti, e così via.

Fine delle prime riflessioni sulla generazione degli animali e sulle loro caratteristiche.