Rousseau
Abstract
A musical ballet on Apollo, Love and the Muses, performed before the Duke of Richelieu. A musical-theatrical work, without philosophical content.
Testo originale francese · Arvensa Editions · pubblico dominio
Ballet représenté en 1745 devant le duc de Richelieu ; en 1747, sur le théâtre de l’Opéra ; en 1761, devant le prince de Conti.
Avertissement
Personnages du Prologue
Personnages du Ballet
Prologue
Scène I
Scène II
Scène III
Première Entrée
Scène I
Scène II
Scène III
Scène IV
Scène V
Scène VI
Scène VII
Seconde Entrée
Scène I
Scène II
Scène III
Scène IV
Scène V
Troisième Entrée
Scène I
Scène II
Scène III
Scène IV
Scène V
Scène VI
Scène VII
Scène VIII
Personnages du Prologue
L’AMOUR.
APOLLON.
LA GLOIRE.
LES MUSES.
LES GRACES.
TROUPE DE JEUX ET DE RIS.
Personnages du Ballet
EUTERPE, sous le nom d”ÉGLÉ.
POLYCRATE.
OVIDE.
ANACRÉON,
HÉSIODE.
DORIS.
ÉRITHIE.
THÉMIRE.
UN SONGE.
UN HOMME DE LA FÊTE.
TROUPES DE JEUNES SAMIENNES.
PEUPLE.
Scène I
APOLLON ET LES MUSES.
Naissez, divins esprits, naissez, fameux héros ;
Brillez par les beaux-arts, brillez par la victoire ;
Méritez d’être admis au temple de mémoire :
Nous réservons à votre gloire
Un prix digne de vos travaux.
APOLLON.
Muses, filles du ciel, que votre gloire est pure !
Que vos plaisirs sont doux !
Les plus beaux dons de la nature
Sont moins brillants que ceux qu’on tient de vous.
Sur ce paisible mont, loin du bruit et des armes,
Des innocents plaisirs vous goûtez les douceurs.
La fière ambition, l’amour ni ses faux charmes
Ne troublent point vos coeurs.
LES MUSES.
Non, non, l’amour ni ses faux charmes
Ne troubleront jamais nos cœurs.
(On entend une symphonie brillante et douce alternativement)
Scène II
La Gloire et l’Amour descendent du même char.
APOLLON, LES MUSES, L’AMOUR, LA GLOIRE.
APOLLON.
Que vois-je ? ô ciel ! dois-je le croire ?
L’Amour dans le char de la Gloire !
LA GLOIRE.
Quelle triste erreur vous séduit !
Voyez ce dieu charmant, soutien de mon empire :
Par lui lamant triomphe, et le guerrier soupire ;
Il forme les héros, et sa voix les conduit.
Il faut lui céder la victoire
Quand on veut briller à ma cour :
Rien n’est plus chéri de la Gloire
Qu’un grand cœur guidé par l’Amour.
APOLLON.
Quoi ! mes divins lauriers d’un enfant téméraire
Ceindraient le front audacieux ?
L’AMOUR.
Tu méprises l’Amour, éprouve sa colère.
Aux pieds d’une beauté sévère.
Va former d’inutiles vœux.
Qu’un exemple éclatant montre aux cœurs amoureux
Que de moi seul dépend le don de plaire ;
Que les talents, l’esprit, l’ardeur sincère.
Ne font point les amants heureux.
APOLLON.
Ciel ! quel objet charmant se retrace à mon âme !
Quelle soudaine flamme
Il inspire à mes sens !
C’est ton pouvoir, Amour, que je ressens :
Du moins à mes soupirs naissants
Daigne rendre Daphné sensible.
L’AMOUR.
Je te rendrais heureux ! je prétends te punir.
APOLLON.
Quoi ! toujours soupirer sans pouvoir la fléchir !
Cruel, que ma peine est terrible !
(Il s’en va.)
L’AMOUR.
C’est la vengeance de l’Amour.
LES MUSES.
Fuyons un tyran perfide.
Craignons à notre tour.
LA GLOIRE.
Pourquoi cet effroi timide ?
Apollon régnait parmi vous,
Souffrez que l’Amour y préside
Sous des auspices plus doux.
L’AMOUR.
Ah ! qu’il est doux, qu’il est charmant de plaire !
C’est l’art le plus nécessaire.
Ah ! qu’il est doux, qu’il est flatteur
De savoir parler au cœur !
(Les Muses, persuadées par l’Amour, répètent ces quatre vers.)
L’AMOUR.
Accourez, Jeux et Ris, doux séducteurs des belles ;
Vous par qui tout cède à l’Amour.
Confirmez mon triomphe, et parez ce séjour
De myrtes et de fleurs nouvelles :
Grâces plus brillantes qu’elles,
Venez embellir ma cour.
Scène III
L’AMOUR, LA GLOIRE, LES MUSES, LES GRACES, troupes de jeux et de ris.
CHOEUR.
Accourons, accourons dans ce nouveau séjour ; Soupirez, beautés rebelles. Par nous tout cède à l’Amour.
(On danse.)
LA GLOIRE.
Les vents, les affreux orages,
Font par d’horribles ravages
La terreur des matelots :
Amour, quand ta voix le guide,
On voit l’Alcyon timide
Braver la fureur des flots.
Tes divines flammes
Des plus faibles âmes
Peuvent faire des héros.
(On danse.)
CHOEUR.
Gloire, Amour, sur les cœurs partagez la victoire ;
Que le myrte au laurier soit uni dès ce jour.
Que les soins rendus à la Gloire
Soient toujours payés par l’Amour.
L’AMOUR.
Quittez, Muses, quittez ce désert trop stérile.
Venez de vos appas enchanter l’univers ;
Après avoir orné mille climats divers,
Que l’empire des lys soit votre[55] heureux asile.
Au milieu des beaux-arts puissiez-vous y briller
De votre plus vive lumière !
Un règne glorieux vous y fera trouver
Des amants dignes de vous plaire,
Et des héros à célébrer.
Cette leçon est conforme à l’édition en 22. vol. in-8° de 1819, publiée par M. Lefèvre. Dans l’édition de Genève, 1782, et dans celle de Paris, en 38 vol. in-8°, on lit :
Que l’empire des lis soit notre heureux asile.
FIN du PROLOGUE.
Scène I
ÉGLÉ, DORIS.
DORIS.
L’Amour va vous offrir la plus charmante fête ;
Déjà pour disputer chaque berger s’apprête :
Le don de votre main au vainqueur est promis.
Qu’Hésiode est à plaindre ! hélas ! il vous adore ;
Mais les jeux d’Apollon sont des arts qu’il ignore ;
De ses tendres soupirs il va perdre le prix.
ÉGLÉ.
Doris, j’aime Hésiode, et plus que l’on ne pense
Je m’occupe de son bonheur :
Mais c’est en éprouvant ses feux et sa constance
Que j’ai dû m’assurer qu’il méritait mon cœur.
DORIS.
À vos engagements pourrez-vous vous soustraire ?
ÉGLÉ.
Je ne sais point, Doris, manquer de foi.
DORIS.
Comment avec vos feux accorder votre loi ?
ÉGLÉ.
Tu verras dès ce jour tout ce qu’ Églé peut faire.
DORIS.
Églé, dans nos hameaux inconnue, étrangère,
Jouit sur tous les cœurs d’un pouvoir mérité ;
Rien ne lui doit être impossible
Avec le secours invincible
De l’esprit et de la beauté.
ÉGLÉ.
J’aperçois Hésiode.
DORIS.
Accablé de tristesse, Il plaint le malheur de ses feux.
ÉGLÉ.
Je saurai dissiper la douleur qui le presse :
Mais pour quelques instants cachons-nous à ses yeux.
Scène II
HÉSIODE.
Églé méprise ma tendresse ;
Séduite par les chants de mes heureux rivaux,
Son cœur en est le prix : et seul dans ces hameaux
J’ignore les secrets de l’art qu’elle couronne !
Églé le sait et m’abandonne !
Je vais la perdre sans retour.
À de frivoles chants se peut-il qu’elle donne
Un prix qui n’était dû qu’au plus parfait amour ?
(On entend une symphonie douce.)
Quelle douce harmonie ici se fait entendre !…
Elle invite au repos…
Je ne puis m’en défendre…
Mes yeux appesantis laissent tarir leurs pleurs…
Dans le sein du sommeil je cède à ses douceurs…
Scène III
ÉGLÉ, HÉSIODE, endormi
ÉGLÉ.
Commencez le bonheur de ce berger fidèle,
Songes ; en ce séjour Euterpe vous appelle.
Accourez à ma voix, parlez à mon amant ;
Par vos images séduisantes,
Par vos illusions charmantes,
Annoncez-lui le destin qui l’attend.
(Entrée des Songes.)
UN SONGE.
Songes flatteurs,
Quand d’un cœur misérable
Vos soins apaisent les douleurs,
Douces erreurs,
Du sort impitoyable
Suspendez longtemps les rigueurs ;
Réveil, éloignez-vous :
Ah ! que le sommeil est doux !
Mais quand un songe favorable
Présage un bonheur véritable,
Sommeil, éloignez-vous :
Ah ! que le réveil est doux !
(Les Songes se retirent.)
ÉGLÉ.
Toi pour qui j’ai quitté mes sœurs et le Parnasse,
Toi que le ciel a fait digne de mon amour,
Tendre berger, d’une feinte disgrâce
Ne crains point l’effet en ce jour.
Reçois le don des vers.
Qu’un nouveau feu t’anime.
Des transports d’Apollon ressens l’effet sublime ;
Et, par tes chants divins t’élevant jusqu’aux cieux,
Ose, en les célébrant, te rendre égal aux dieux.
(Une lyre suspendue à un laurier s’élève à côté d’Hésiode.)
Amour dont les ardeurs ont embrasé mon âme,
Daigne animer mes dons de ta divine flamme :
Nous pouvons du génie exciter les efforts ;
Mais les succès heureux sont dus à tes transports.
Scène IV
HÉSIODE.
Où suis-je ? quel réveil ? quel nouveau feu m’inspire ?
Quel nouveau jour me luit ? Tous mes sens sont surpris !
(Il aperçoit la lyre.)
Mais quel prodige étonne mes esprits ?
(Il la touche et elle rend des sons.)
Dieux, quels sons éclatants partent de cette lyre ?
D’un transport inconnu j’éprouve le délire !
Je forme sans effort des chants harmonieux !
O lyre ! ô cher présent des dieux !
Déjà par ton secours je parle leur langage.
Le plus puissant de tous excite mon courage,
Je reconnais l’Amour à des transports si beaux,
Et je vais triompher de mes jaloux rivaux.
Scène V
HÉSIODE, TROUPE DE BERGERS qui s’assemblent pour la fête.
CHOEUR.
Que tout retentisse,
Que tout applaudisse
À nos chants divers !
Que l’écho s’unisse,
Qu’Églé s’attendrisse
À nos doux concerts !
Doux espoir de plaire,
Animez nos jeux !
Apollon va faire
Un amant heureux.
Flatteuse victoire !
Triomphe enchanteur !
L’amour et la gloire
Suivront le vainqueur.
The ballet was performed in 1745 before Duke de Richelieu; in 1747, at the Opéra Theatre; and in 1761, before Prince de Conti.
Warning
Characters from the Prologue
Characters of the Ballet
Prologue
Scene I
Scene II
Scene III
First Entry
Scene I
Scene II
Scene III
Scene IV
Scene V
Scene VI
Scene VII
Second Entrance
Scene I
Scene II
Scene III
Scene IV
Scene V
Third Entry
Scene I
Scene II
Scene III
Scene IV
Scene V
Scene VI
Scene VII
Scene VIII
Characters from the Prologue
LOVE.
APOLLO.
GLORY.
THE MUSES.
THE GRAÇES.
A Troupe of Play and Laughter.
Characters of the Ballet
Euterpe, under the name of Églé.
Polycrates.
OVID.
Anacreon,
HESIODE.
DORIS.
ÉRITHIE.
THÉMIRE.
A SONG.
A man of the party.
YOUNG SAMI GROUPS.
PEOPLE.
Scene I
APOLLO AND THE MUSES.
Born again, divine spirits, born again, famous heroes;
Shine through the arts, shine through victory;
You deserve to be admitted to the temple of memory:
We reserve it for your glory.
A reward worthy of your efforts.
APOLLO.
Muses, daughters of heaven, how pure your glory is!
How sweet your pleasures are!
The most beautiful gifts of nature.
They are not as brilliant as those that people expect of you.
On this peaceful mountain, far from the noise and weapons,
You indulge in these innocent pleasures and savor their sweetness.
Proud ambition, and love—along with its false charms.
Let these things not disturb your hearts.
THE MUSES.
No, no—love and its false charms are nothing but that.
They will never disturb our hearts.
(A brilliant and gentle symphony is heard alternatingly.)
Scene II
Glory and Love descend from the same chariot.
APOLLO, THE MUSES, LOVE, GLORY.
APOLLO.
What am I seeing? Oh heavens! Must I believe it?
Love within the chariot of glory!
GLORY.
What a sad mistake that tempts you!
Behold this charming god, the supporter of my empire:
Through him, triumph is celebrated, while the warrior sighs.
It forms the heroes, and its voice guides them.
One must grant him victory.
When one wishes to shine at my court:
Nothing is more cherished by Glory than.
A great heart guided by Love.
APOLLO.
What! My divine laurels as a bold child.
Would they adorn the bold forehead?
LOVE.
You despise Love; then experience its anger.
At the foot of a severe beauty.
Such wishes are but empty promises that amount to nothing.
That a striking example may serve as a reminder to those whose hearts are filled with love.
Whether I am able to please others depends solely on me.
That talent, that spirit, that sincere fervor.
Happy lovers do not exist.
APOLLO.
Heavens! What a charming object emerges before my soul!
What a sudden burst of flame.
It fills my senses with inspiration!
It is your power, Love, that I feel.
At least in the sighs that began to arise within me.
Please grant that Daphne may become conscious.
LOVE.
I would make you happy! I claim that I am punishing you.
APOLLO.
What! To continue sighing without being able to bring her under one’s control!
How cruel, how terrible my suffering is!
(Il s’en va.)
LOVE.
It is the revenge of Love.
THE MUSES.
Let us flee from a perfidious tyrant.
Let us fear in turn.
GLORY.
Why such a timid fear?
Apollo reigned among you.
May Love preside over it.
Under gentler auspices.
LOVE.
Ah! How sweet, how delightful it is to please others!
It is the most essential of arts.
Ah! How gentle, how flattering it is.
To know how to speak to the heart!
(The Muses, persuaded by Love, recite these four verses.)
LOVE.
Come, Games and Laughter, gentle seducers of the beautiful.
You, through whom everything yields to Love.
Confirm my triumph, and make this stay worthwhile.
Of myrtles and new blossoms:
More brilliant graces than these.
Come and adorn my courtyard.
Scene III
Love, glory, the Muses, the Graces—troups of play and laughter.
CHORUS.
Let us hurry, let us rush into this new abode; sigh, ye rebellious beauties. Through us, everything yields to Love.
(Dancing.)
GLORY.
The winds, those terrible storms.
They cause terrible devastation.
The terror of the sailors:
Love, when your voice guides it.
One can see the timid Alcyon.
To brave the fury of the waves.
Your divine flames
Of the weakest souls.
They can become heroes.
(Dancing.)
CHORUS.
Glory, Love, share the victory upon these hearts.
May myrtle and laurel be united from this day forth.
That the services rendered to Glory.
Let them always be paid by Love.
LOVE.
Depart, Muses, leave this too barren desert.
Come from your delicious feasts to enchant the universe;
After having adorned a thousand different climates,
May the empire of lilies be your happy refuge.
Amidst the fine arts, may you shine brightly there.
From your brightest light!
A glorious reign will lead you to discover it there.
Lovers worthy of your affection.
And heroes to celebrate.
This lesson is in accordance with the edition of 22 volumes in 8-degree format published in 1819 by Mr. Lefèvre. In the Geneva edition of 1782, as well as in the Paris edition in 38 volumes in 8-degree format, it is stated:
May the empire of lilies be our happy refuge.
END OF THE PROLOGUE.
Scene I
ÉGLÉ, DORIS.
DORIS.
Love will offer you the most delightful celebration.
Already, every shepherd prepares to take part in the contest:
It is promised that you will give your hand to the victor.
What a pity for Hesiod! Alas, he adores you so much;
But the arts of Apollo are things that he ignores;
With his tender sighs, he will lose that prize.
Her.
Doris, I love Hesiod, and even more than people think.
I am responsible for his happiness:
But it is by experiencing its intensity and perseverance that.
I had to make sure that he deserved my heart.
DORIS.
Will you be able to escape from your commitments?
Her.
I do not know what it means to lack faith, Doris.
DORIS.
How can you establish your law through your flames?
Her.
From today on, you will see all that Églé is capable of doing.
DORIS.
Églé, in our unknown, foreign villages.
It enjoys, upon all hearts, a power that is truly deserved;
Nothing should be impossible for him.
With the invincible help of.
Of spirit and beauty.
Her.
I see Hesiod.
DORIS.
Overwhelmed with sorrow, he laments the misfortune of his own creations.
Her.
I will know how to dispel the pain that oppresses him:
But for a few moments, let us hide from its eyes.
Scene II
HESIODE.
Églé despises my tenderness;
Seduced by the songs of my happy rivals,
Her heart is the price for it; and alone in these villages.
I know not the secrets of the art that she embodies!
Églé knows this, and she abandons me!
I am going to lose her forever.
With such frivolous songs, how could she possibly give anything of substance?
A reward that should have belonged solely to the most perfect love?
(A soft symphony can be heard.)
What a sweet harmony can be heard here!.
It invites to rest.
I am unable to resist it.
My heavy-lidded eyes allow their tears to dry.
Within the embrace of sleep, I yield to its sweetness.
Scene III
You, Hesiod, are asleep.
Her.
Begin the happiness of this faithful shepherd.
Songs; during this stay, Euterpe calls upon you.
Come to my voice, speak to my lover;
With your enticing images,
Through your charming illusions,
Announce to him the fate that awaits him.
(The entrance of Dreams.)
A SONG.
Flattering dreams.
When, with a heart filled with sorrow.
Your care alleviates the pain.
Sweet mistakes.
That merciless fate.
Delay the application of strict measures for a considerable period of time;
Awake, move away:
Ah! How gentle sleep is!
But when a propitious dream.
It foretells true happiness.
Sleep, depart from here:
Ah! How gentle is this awakening!
(The Dreams withdraw.)
Her.
For you, I left my sisters and the Parnassus.
You, whom heaven has made worthy of my love.
Kind shepherd, with an air of pretended humility.
Do not fear the consequences on this day.
Receive the gift of poetry.
May a new fire ignite within you.
Transport vehicles powered by Apollo experience the sublime effect;
And, through your divine songs ascending to the heavens,
Dare, in celebrating them, to make yourself equal to the gods.
(A lyre hung from a laurel tree stands beside Hesiod.)
Love whose ardor has ignited my soul.
Grant that my gifts be animated by your divine flame:
We can stimulate efforts through genius;
But those happy successes are due to your enthusiasm and passion.
Scene IV
HESIODE.
Where am I? What kind of awakening is this? What new inspiration is stirring within me?
What new day does shine upon me? All my senses are astonished!
(He sees the lyre.)
But what a marvelous wonder that fills my mind with astonishment!
(He touches it, and it makes sounds.)
Oh gods, what resounding sounds emanate from this lyre?
I experience delirium amidst an unknown state of transportation!
I effortlessly produce harmonious melodies!
Oh lyre! Oh precious gift of the gods!
Already through your help, I am able to speak their language.
The most powerful of all inspires my courage.
I recognize Love by such beautiful expressions of emotion.
And I will triumph over my jealous rivals.
Scene V
HESIODE: A GROUP OF SHEPHERDS GATHERING FOR THE FESTIVE OCCASION.
CHORUS.
Let everything be remembered.
May everyone applaud.
To our various songs!
May the echo unite us.
That Églé should become tender-hearted.
To our lovely concerts!
A gentle hope of pleasing.
Bring our games to life!
Apollo will do it.
A happy lover.
A flattering victory indeed!
Enchanting triumph!
Love and glory
Then will come the winner.
Ballet rappresentato nel 1745 davanti al duca di Richelieu; nel 1747, al teatro dell’Opera; nel 1761, davanti al principe di Conti.
Avvertenza
Personaggi del Prologo
Personaggi del Balletto
Prologo
Scena I
Scena II
Scena III
Prima Entrata
Scena I
Scena II
Scena III
Scena IV
Scena V
Scena VI
Scena VII
Secondo ingresso
Scena I
Scena II
Scena III
Scena IV
Scena V
Terza Entrata
Scena I
Scena II
Scena III
Scena IV
Scena V
Scena VI
Scena VII
Scena VIII
Personaggi del Prologo
L’AMORE.
APOLLO.
La gloria.
Le Muse.
Le Grazie.
TRUPPA DI GIOCO E RIDERE.
Personaggi del Balletto
Euterpe, sotto il nome di Églé.
Policleto.
Ovidio.
Anacreonte,
ESIODE.
DORIS.
ÉRITHIE.
TÉMIRE.
UN CANTO.
Un uomo della festa.
GRUPPI DI GIOVANI SAMI.
POPOLO.
Scena I
APOLLO E LE MUSE.
Nascete, spiriti divini, nascete, eroi famosi.
Rifulgete nelle belle arti, rifulgete nella vittoria;
Meritate di essere ammessi nel tempio della memoria:
Riserviamo alla vostra gloria.
Un premio degno dei vostri sforzi.
APOLLO.
Musae, figlie del cielo, quanto è pura la vostra gloria!
Che dolci siano i vostri piaceri!
I più bei doni della natura
Sono meno brillanti di quelli che si aspettano da voi.
Su questa tranquilla montagna, lontano dal rumore e dalle armi.
Godete delle dolcezze di piaceri innocenti.
L’ambizione orgogliosa, l’amore e i suoi falsi incanti.
Non turbino i vostri cuori.
Le Muse.
No, no, né l’amore né i suoi falsi incanti.
Niente mai disturberà i nostri cuori.
(Si sente alternativamente una sinfonia brillante e dolce.)
Scena II
La Gloria e l’Amore discendono dallo stesso carro.
APOLLO, LE MUSE, L’AMORE, LA GLORIA.
APOLLO.
Cosa vedo? Oh cielo! Devo crederci?
L’Amore sul carro della Gloria!
La gloria.
Che triste errore vi attira.
Guardate questo divino e affascinante sostegno del mio impero:
Per mezzo suo il trionfo esulta, mentre il guerriero sospira.
È la forma a creare gli eroi, e è la sua voce a guidarli.
È necessario concedergli la vittoria.
Quando si vuole brillare alla mia corte.
Niente è più prezioso della Gloria.
Un grande cuore guidato dall’Amore.
APOLLO.
Che cosa! I miei divini “laureli” di un bambino temerario.
Cingerebbero la fronte coraggiosa?
L’AMORE.
Disprezzi l’Amore, sperimenta la sua rabbia.
Ai piedi di una bellezza severa.
Si tratta solo di formulare des desideri inutili.
Un esempio evidente dimostra ai cuori innamorati.
È solo da me che dipende il don di piacere agli altri.
Che i talenti, lo spirito, l’ardore sincero.
Gli amanti felici non lo fanno.
APOLLO.
Cielo! Quell’oggetto incantevole riaffiora nella mia anima.
Che fiamma improvvisa.
Inspira i miei sens.
È il tuo potere, Amore, che percepisco.
Almeno dai miei primi sospiri.
Fai sì che Dafne diventi consapevole di ciò che la circonda.
L’AMORE.
Ti renderei felice! Pretendo di punirti.
APOLLO.
Che cosa! Continuare a sospirare senza riuscire a cambiarla.
Crudele, quanto terribile è la mia sofferenza!
(Il s’en va.)
L’AMORE.
È la vendetta dell’Amore.
Le Muse.
Fuggiamo da un tiranno perfido.
Tremiamo ora noi a nostra volta.
La gloria.
Perché questo timido terrore?
Apollo regnava tra voi.
Che sia l’Amore ad averne la guida.
Sotto auspici più dolci.
L’AMORE.
Ah! Che cosa sia dolce, che cosa sia incantevole sentirsi apprezzati!
È l’arte più necessaria.
Ah! Quanto è dolce, quanto è lusinghiero.
Saper parlare al cuore.
Le Muse, convinte dall’Amore, ripetono questi quattro versi.
L’AMORE.
Venite, Giochi e Risate, dolci seduttori delle belle.
Voi, attraverso di voi tutto si arrende all’Amore.
Confermate la mia vittoria e rendete questo soggiorno significativo.
Di mirti e fiori nuovi:
Grazie più splendide di queste.
Venite ad abbellire la mia corte.
Scena III
L’AMORE, LA GLORIA, LE MUSE, LE GRAZIE: schiere di giochi e risate.
CORO.
Corriamo, corriamo in questo nuovo rifugio; Sospirate, belle ribelli. Per noi tutto si arrende all’Amore.
(Ci si balla.)
La gloria.
I venti, gli orribili temporali.
Causerono terribili distruzioni.
La paura dei marinai:
Amore, quando la tua voce lo guida.
Si vede l’Alcyone timido.
Affrontare la furia delle onde.
Le tue divine fiamme
Delle anime più deboli.
Possono diventare eroi.
(Ci si balla.)
CORO.
Gloria e Amore, condividete la vittoria nei cuori degli uomini.
Che il mirto e il lauro siano uniti da oggi in poi.
Che i servizi resi alla Gloria.
Che siano sempre pagati dall’Amore.
L’AMORE.
Andate via, Muse, lasciate questo deserto troppo sterile.
Torna dalle tue delizie per incantare l’universo;
Dopo aver adornato mille diversi climi,
Che l’impero dei gigli sia il vostro felice rifugio.
Tra le belle arti, sii tu a brillare.
Dalla vostra luce più intensa!
Un regno glorioso vi farà scoprire.
Amanti degni di piacervi.
E degli eroi da celebrare.
Questa lezione è conforme all’edizione in 22 volumi in ottavo di 1819, pubblicata da Monsieur Lefèvre. Nell’edizione di Ginevra del 1782, e in quella di Parigi in 38 volumi in ottavo, si legge:
Che l’impero dei gigli sia il nostro felice rifugio.
Fine del PROLOGO.
Scena I
ÉGLÉ, DORIS.
DORIS.
L’Amore vi offrirà la festa più incantevole.
Già, per disputare, ogni pastore si prepara.
È stato promesso che la vostra mano venga data al vincitore.
Che sfortuna per Omero! Purtroppo, vi adora profondamente.
Ma gli giochi di Apollo sono arti che lui ignora.
Con i suoi teneri sospiri perderà quel premio.
Ella.
Doris, amo Omero, e anche di più di quanto si possa pensare.
Mi occupo della sua felicità:
Ma è attraverso la sperimentazione delle sue passioni e della sua costanza.
Ho dovuto assicurarmi che meritasse il mio cuore.
DORIS.
Riuscirete a sfuggire ai vostri impegni?
Ella.
Non so proprio, Doris, come possa mancare della fede.
DORIS.
Come potete imporre la vostra legge con i vostri fuochi?
Ella.
Da oggi in poi, farai tutto ciò che Églé è in grado di fare.
DORIS.
Églé, nei nostri villaggi sconosciuti, straniera.
Godi su tutti i cuori di un potere meritato;
Niente dovrebbe risultargli impossibile.
Con l’aiuto invincibile.
Dello spirito e della bellezza.
Ella.
Vedo Omero.
DORIS.
Sopraffatto dalla tristezza, si lamenta della sfortuna dei suoi fuochi.
Ella.
Riuscirò a dissipare il dolore che lo affligge.
Ma per qualche istante nascondiamoci ai suoi occhi.
Scena II
ESIODE.
Églé disprezza la mia tenerezza;
Sedotta dai canti dei miei felici rivali.
Il prezzo da pagare è il suo cuore. E solo in questi villaggi.
Ignoro i segreti dell’arte che lei incarna e rappresenta.
Églé lo sa e mi abbandona.
La perderò per sempre, senza possibilità di tornare indietro.
A dei canti frivoli, come può lei donare qualcosa di significativo?
Un premio che spettava soltanto all’amore più perfetto?
(Si sente una sinfonia dolce.)
Che dolce armonia si percepisce qui,!
Invita al riposo.
Non riesco a resistere.
I miei occhi, pesanti e stanchi, lasciano che le loro lacrime si asciughino.
Nel sonno, mi arrendo alle sue dolcezze.
Scena III
Tu, O Esiodo, dormi.
Ella.
Iniziate la felicità di questo fedele pastore.
Sogni, in questo luogo, Euterpe vi chiama.
Venite alla mia chiamata, parlate con il mio amante;
Con le vostre immagini seducenti.
Con le vostre incantevoli illusioni,
Annunciategli il destino che lo aspetta.
(L’ingresso dei Sogni.)
UN CANTO.
Sogni lusinghieri.
Quando, con un cuore pieno di dolore.
I vostri gesti di cura alleviano il dolore.
Dolci errori.
Di un destino spietato.
Sospendetevi a lungo dalle rigorezze.
“Risvegliatevi, allontanatevi, ”
Ah! Quanto sia dolce il sonno.
Ma quando un sogno favorevole.
Preannuncia una vera felicità.
Sonno, allontanati.
Ah! Che dolce sia questo risveglio.
(I Sogni si ritirano.)
Ella.
Tu, per cui ho lasciato le mie sorelle e il Parnasso.
Tu, che il cielo ha reso degno del mio amore.
Umile pastore, con una falsa sfortuna.
Non temere gli effetti di quel giorno.
Ricevi il dono dei versi.
Un nuovo fuoco ti anima.
I trasporti legati ad Apollo suscitano un effetto sublimo;
E, con i tuoi canti divini che si elevano fino ai cieli,
Osa, celebrandoli, renderti uguale agli dèi.
(Una lira appesa a un alloro si erge accanto ad Esiodo.)
Amore il cui fuoco ha incendiato la mia anima.
Permetti che le tue divine fiamme animino i miei doni.
Possiamo, con l’ingegno, stimolare gli sforzi delle persone;
Ma i successi felici sono dovuti alle tue emozioni intense.
Scena IV
ESIODE.
Dove mi trovo? Che risveglio. Quale nuova forza mi ispira?
Qual nuovo giorno mi illumina? Tutti i miei sens sono sorpresi!
(Vede la lira.)
Ma quale miracolo sorprende la mia mente?
(La tocca e emette suoni.)
Dio, quali suoni meravigliosi emana da questa lira?
Provo un delirio causato da un mezzo di trasporto sconosciuto.
Crea senza sforzo canti armoniosi!
Oh lira! Oh caro dono degli dei!
Già grazie al tuo aiuto riesco a parlare la loro lingua.
Il più potente di tutti stimola il mio coraggio.
Riconosco l’Amore in emozioni così belle.
E vincerò sui miei gelosi rivali.
Scena V
ESIODE, GREGGA DI pastori che si riuniscono per la festa.
CORO.
Che tutto rimanga impresso nella memoria.
Che tutti applaudiscano.
Ai nostri canti diversi!
Che l’eco si unisca.
Che Églé si commuovesse.
Ai nostri dolci concerti!
Dolce speranza di piacere.
Rinfreschiate i nostri giochi!
Apollo andrà a fare.
Un amante felice.
Vittoria lusinghiera.
Trionfo incantevole!
Amore e gloria
Seguirà il vincitore.
(On danse, après quoi Hésiode s’approche pour disputer.)
CHOEUR.
O berger ! déposez cette lyre inutile ;
Voulez-vous dans nos jeux disputer en ce jour !
HÉSIODE.
Rien n’est impossible à l’Amour.
Je n’ai point fait de l’art une étude servile.
Et ma voix indocile
Ne s’est jamais unie aux chalumeaux.
Mais, dans le succès que j’espère,
J’attends tout du feu qui m’éclaire,
Et rien de mes faibles travaux.
CHOEUR.
Chantez, berger téméraire ;
Nous allons admirer vos prodiges nouveaux.
HÉSIODE commence.
Beau feu qui consumez mon âme,
Inspirez à mes chants votre divine ardeur :
Portez dans mon esprit cette brillante flamme
Dont vous brûlez mon cœur.
CHOEUR, qui interrompt Hésiode.
Sa lyre efface nos musettes.
Ah ! nous sommes vaincus !
Fuyons dans nos retraites.
Scène VI
HÉSIODE, ÉGLÉ.
HÉSIODE.
Belle Églé… Mais, ô ciel ! quels charmes inconnus !…
Vous êtes immortelle, et j’ai pu m’y méprendre !
Vos célestes appas n’ont-ils pas dû m’apprendre
Qu’il n’est permis qu’aux dieux de soupirer pour vous ?
Hélas ! à chaque instant, sans pouvoir m’en défendre.
Mon trop coupable coeur accroît votre courroux.
ÉGLÉ.
Ta crainte offense ma gloire.
Tu mérites le prix qu’ont promis mes serments ;
Je le dois h ta victoire,
Et le donne à tes sentiments.
HÉSIODE.
Quoi ! vous seriez ?… O ciel ! est-il possible ?
Muse, vos dons divins ont prévenu mes vœux :
Dois-je espérer encore que votre âme sensible
Daigne aimer un berger et partager mes feux ?
ÉGLÉ.
La vertu des mortels fait leur rang chez les dieux.
Une âme pure, un cœur tendre et sincère.
Sont les biens les plus précieux ;
Et quand on sait aimer le mieux,
On est le plus digne de plaire.
(Aux bergers.)
Calmez votre dépit jaloux,
Bergers, rassemblez-vous :
Venez former les plus riantes fêtes.
Je me plais dans vos bois, je chéris vos musettes ;
Reconnaissez Euterpe, et célébrez ses feux.
Scène VII
ÉGLÉ, HÉSIODE, LES BERGERS, DORIS.
CHOEUR.
Muse charmante, muse aimable,
Qui daignez parmi nous fixer vos tendres vœux,
Soyez-nous toujours favorable.
Présidez toujours à nos jeux.
(On danse.)
DORIS.
Dieux qui gouvernez la terre.
Tout répond à votre voix.
Dieux qui lancez le tonnerre,
Tout obéit à vos lois.
De votre gloire éclatante,
De votre grandeur brillante
Nos cœurs ne sont point jaloux :
D’autres biens sont faits pour nous.
Unis d’un amour sincère,
Un berger, une bergère.
Sont-ils moins heureux que vous ?
FIN de la PREMIÈRE ENTRÉE
Scène I
OVIDE.
Cruel amour, funeste flamme,
Faut-il encore t’abandonner mon âme ?
Cruel amour, funeste flamme,
Le sort d’Ovide est-il d’aimer toujours ?
Dans ces climats glacés, au fond de la Scythie,
Contre tes feux n’est-il point de secours ?
J’y brûle, bêlas ! pour la jeune Érithie :
Pour moi, sans elle, il n’est plus de beaux jours.
Cruel amour, etc.
Achève du moins ton ouvrage,
Soumets Érithie à son tour.
Ici tout languit sans amour,
Et de son cœur encore elle ignore l’usage !
Ces fleurs dans mes jardins l’attirent chaque jour.
Et je vais par des jeux… C’est elle, ô doux présage !
Je m’éloigne à regret : mais bientôt sur mes pas
Tout va lui parler le langage
Du dieu charmant qu’elle ne connaît pas.
Scène II
ÉRITHIE.
C’en est donc fait ! et dans quelques moments
Diane à ses autels recevra mes serments !
Jardins chéris, riants bocages,
Hélas ! à mes jeux innocents
Vous n’offrirez plus vos ombrages !
Oiseaux, vos séduisants ramages
Ne charmeront donc plus mes sens !
Vain éclat, grandeur importune,
Heureux qui dans l’obscurité
N’a point soumis à la fortune
Son bonheur et sa liberté !
Mais quels concerts se font entendre ?
Quel spectacle enchanteur ici vient me surprendre ?
Scène III
La statue de l’Amour s’élève au fond du théâtre, et toute la suite d’Ovide vient former des danses et des chants autour d’Érithie.
CHOEUR.
Dieu charmant, dieu des tendres cœurs.
Règne à jamais, lance tes flammes ;
Eh ! quel bien flatterait nos âmes
S’il n’était de tendres ardeurs ?
Chantons, ne cessons point de célébrer ses charmes,
Qu’il occupe tous nos moments ;
Ce dieu ne se sert de ses armes
Que pour faire d’heureux amants.
Les soins, les pleurs et les soupirs,
Sont les tributs de son empire ;
Mais tous les biens qu’il en retire,
Il nous les rend par les plaisirs.
(On danse.)
ÉRITHIE.
Quels doux concerts, quelle fête agréable !
Que je trouve charmant ce langage nouveau !
Quel est donc ce dieu favorable ?
(Elle considère la statue.)
Hélas ! c’est un enfant, mais quel enfant aimable !
Pourquoi cet arc et ce bandeau,
Ce carquois, ces traits, ce flambeau ?
UN HOMME DE LA FÊTE.
Ce faible enfant est le maître du monde ;
La nature s’anime à sa flamme féconde.
Et l’univers sans lui périrait avec nous.
Reconnaissez, belle Érithie,
Un dieu fait pour régner sur vous ;
Il veut de votre aimable vie
Vous rendre les instants plus doux.
Étendez les droits légitimes
Du plus puissant des immortels ;
Tous les cœurs seront ses victimes
Quand vous servirez ses autels.
ÉRITHIE.
Ces aimables leçons ont trop l’art de me plaire.
Mais quel est donc ce dieu dont on veut me parler ?
OVIDE.
De ses plus doux secrets discret dépositaire,
À vous seule en ces lieux je dois les révéler.
Scène IV
ÉRITHIE, OVIDE.
OVIDE.
C’est un aimable mystère
Qui de ses biens charmants assaisonne le prix :
Plus on les a sentis. Et mieux on sait les taire.
ÉRITHIE.
J’ignore encore quels sont des biens si doux ;
Mais je brûle de m’en instruire.
OVIDE.
Vous l’ignorez ? n’en accusez que vous,
Déjà dans nies regards vous auriez dû le lire.
ÉRITHIE.
Vos regards ?… Dans ses yeux quel poison séducteur !
Dieux ! quel trouble confus s’élève dans mon cœur !
OVIDE.
Trouble charmant, que mon âme partage,
Vous êtes le premier hommage
Que l’aimable Érithie ait offert à l’Amour.
ÉRITHIE.
L’Amour est donc ce dieu si redoutable !
OVIDE.
L’Amour est ce dieu favorable
Que mon cœur enflammé vous annonce en ce jour ;
Profitons des bienfaits que sa main nous prépare :
Unis par ses liens…
ÉRITHIE.
Hélas ! on nous sépare !
Du temple de Diane on me commet le soin ;
Tout le peuple d’Ithome en veut être témoin,
Et je dois dès ce jour…
OVIDE.
Non, charmante Érithie,
Les peuples mêmes de Scythie
Sont soumis au vainqueur dont nous suivons les lois :
Il faut les attendrir, il faut unir nos voix.
Est-il des cœurs que notre amour ne touche,
S’il s’explique à la fois
Par vos larmes et par ma bouche ?
Mais on approche… on vient… Amour, si pour ta gloire
Dans un exil affreux il faut passer mes jours.
De mon encens du moins conserve la mémoire,
À mes tendres accents accorde ton secours.
Scène V
OVIDE, ÉRITHIE, troupe de SARMATES.
CHOEUR.
Célébrons la gloire éclatante
De la déesse des forêts :
Sans soins, sans peine, et sans attente,
Nous subsistons par ses bienfaits :
Célébrons la beauté charmante
Qui va la servir désormais :
Que sa main longtemps lui présente
Les offrandes de ses sujets.
(On danse.)
LE CHEF DES SARMATES.
Venez, belle Érithie…
OVIDE.
Ah ! daignez m’écouter !
De deux tendres amants différez le supplice :
Ou, si vous achevez ce cruel sacrifice,
Voyez les pleurs que vous m’allez coûter.
CHOEUR.
Non, elle est promise à Diane :
Nos engagements sont des lois :
Qui pourrait être assez profane
Pour priver les dieux de leurs droits !
OVIDE et ÉRITHIE.
Du plus puissant des dieux nos cœurs sont le partage,
Notre amour est son ouvrage :
Est-il des droits plus sacrés ?
Par une injuste violence
Les dieux ne sont point honorés.
Ah ! si votre indifférence
Méprise nos douleurs,
À ce dieu qui nous assemble
Nous jurons de mourir ensemble
Pour ne plus séparer nos cœurs.
CHOEUR.
Quel sentiment secret vient attendrir nos âmes
Pour ces amants infortunés ?
Par l’Amour l’un à l’autre ils étaient destinés ;
Que l’Amour couronne leurs flammes !
OVIDE.
Vous comblez mon bonheur, peuple trop généreux.
Quel prix de ce bienfait sera la récompense ?
Puissiez-vous par mes soins, par ma reconnaissance,
Apprendre à devenir heureux !
L’Amour vous appelle.
Écoutez sa voix ;
Que tout soit fidèle
À ses douces lois.
Des biens dont l’usage
Fait le vrai bonheur,
Le plus doux partage
Est un tendre cœur.
FIN de la SECONDE ENTRÉE
Scène I
POLYCRATE, ANACRÉON.
ANACRÉON.
Les beautés de Samos aux pieds de la déesse
Par votre ordre aujourd’hui vont présenter leurs vœux :
Mais, seigneur, si j’en crois le soupçon qui me presse,
Sous ce zèle mystérieux
Un soin plus doux vous intéresse.
POLYCRATE.
On ne peut sur la tendresse
Tromper les yeux d’Anacréon.
Oui, le plus doux penchant m’entraîne :
Mais j’ignore à la fois le séjour et le nom
De l’objet qui m’enchaine.
ANACRÉON.
Je conçois le détour :
(During the dance, Hesiod then approaches to engage in a debate.)
CHORUS.
Oh shepherd, lay down this useless lyre;
Do you wish to compete in our games today?
HESIODE.
Nothing is impossible for Love.
I have not made art into a servile pursuit.
And my unruly voice.
It never joined the flames.
But, in the success that I hope for,
I await everything from the fire that illuminates me.
And none of my poor attempts at work.
CHORUS.
Sing, oh bold shepherd;
We shall all marvel at your new wonders.
HESIODE begins.
Beautiful fire that consumes my soul.
Infuse your divine passion into my songs:
Bring that brilliant flame into my mind.
Do not burn my heart.
CHORUS, who interrupts Hesiod.
His lyre overshadows our simple musical instruments.
Ah! We are defeated!
Let us flee into our retreats.
Scene VI
HESIOD, ELEGEE.
HESIODE.
Belle Églé. But, oh heavens! what unknown charms she possesses!.
You are immortal; I could have mistaken you for one!
Haven’t your heavenly delights been meant to teach me?
Is it only permitted for gods to sigh for you?
Alas! At every moment, without being able to defend myself against it.
My overly guilty heart only serves to increase your anger.
Her.
Your fear insults my glory.
You deserve the reward that my vows have promised you;
I owe it to your victory.
And give it to your emotions.
HESIODE.
What! You would be,? Oh heavens! Is it possible?
O Muse, your divine gifts have fulfilled my wishes:
Should I still hope that your sensitive soul.
Will you deign to love a shepherd and share my fires?
Her.
The virtue of mortals determines their place among the gods.
A pure soul, a tender and sincere heart.
Are they the most precious possessions?
And when one knows how to love at its best.
One is most worthy of being pleasing.
(to the shepherds.)
Quiet down your jealous resentment.
Bergers, gather together:
Come and create the most joyful celebrations.
I delight in your woods; I cherish your muskets.
Recognize Euterpe, and celebrate her flames.
Scene VII
EGLÉ, HESIODE, THE SHEPHERDS, DORIS.
CHORUS.
Charming Muse, kind Muse,
Who among us dares to place your tender wishes upon.
Always be kind to us.
You always preside over our games.
(Dancing.)
DORIS.
Gods who rule over the earth.
Everything responds to your voice.
Gods who send forth thunder,
Everything obeys your laws.
From your brilliant glory,
Of your brilliant greatness.
Our hearts are not jealous:
Other goods are made for us.
United by sincere love,
A shepherd, a shepherdess.
Are they less happy than you?
End of the first act.
Scene I
OVID.
Cruel love, fatal flame,
Must I still surrender my soul to you?
Cruel love, fatal flame,
Is Ovid’s fate to always love?
In these icy climates, deep within Scythia,
Against your flames, is there no refuge at all?
I am burning for her, oh beautiful one! For the young Érithie.
For me, without her, there are no more beautiful days.
Cruel love, and so on.
At least complete your work.
Submit Erithie in turn.
Here, everything withers away without love.
And yet, in her heart, she still does not know how to use it!
These flowers in my gardens attract it every day.
And through games I shall proceed. It is her—oh, what a sweet omen!
I leave with reluctance; but soon, I will be following in my own footsteps again.
Everything will speak to him in that language.
Of the charming god whom she does not know.
Scene II
ÉRITHIE.
It’s all over then! In just a few moments.
At her altars, Diane will receive my vows!
Dear gardens, joyful groves,
Alas! In my innocent games.
You will no longer cast your shadows upon others!
Birds, your enticing ravages.
They will thus no longer enchant my senses!
Vain splendor, intrusive greatness—
Happy those who in the darkness.
Has not been subjected to the whims of fate.
Her happiness and her freedom!
But what kind of concerts can be heard?
What delightful sight comes to surprise me here?
Scene III
The statue of Love stands at the back of the theater, and the entire sequence from Ovid forms dances and songs around Erythie.
CHORUS.
Charming God, god of tender hearts.
Rule forever, send forth your flames;
Ah! What a delight it would be to flatter our souls.
If there were no tender passions?
Let us sing, let us never cease to celebrate its charms.
That it occupies all our moments;
This god does not use his weapons.
That they might become happy lovers.
The care, the tears, and the sighs.
They are the tributes of his empire;
But all the benefits he derives from it.
He gives them to us through pleasures.
(Dancing.)
ÉRITHIE.
What sweet concerts, what delightful celebration!
How charming I find this new language!
So then, what is this favorable god?
(She looks at the statue.)
Alas! He is just a child, but what an amiable child he is!
Why this bow and this bandage?
This quiver, these arrows, this torch?
A man of the party.
This frail child is the master of the world;
Nature comes alive through its fruitful flame.
And without it, the universe would perish along with us.
Admit it, fair Érithie,
A god created to rule over you;
He desires your kind life.
To make these moments more tender.
Extend these legitimate rights.
Of the most powerful of the immortals;
All hearts will be its victims.
When you serve at his altars.
ÉRITHIE.
These pleasant lessons are far too adept at pleasing me.
But what exactly is this god about whom they want to talk to me?
OVID.
As the discreet keeper of its tenderest secrets,
To you alone, in these places, must I reveal them.
Scene IV
ÉRITHIE, OVID.
OVID.
It is a pleasant mystery.
Which of its charming possessions adds to its value?
The more one listens to them, the better one becomes at keeping them silent.
ÉRITHIE.
I still do not know what such gentle goods might be.
But I am eager to learn about it.
OVID.
Don’t you know? It’s all your own fault.
In his very gaze, you should have already read it.
ÉRITHIE.
Your gaze. What a seductive poison there is in her eyes!
Heavens! What a confused turmoil arises within my heart!
OVID.
Charming trouble, that my soul shares.
You are the first tribute.
May the kind-hearted Érithie have offered it to Love.
ÉRITHIE.
Love is thus that most formidable god!
OVID.
Love is that benevolent god.
Let my burning heart announce it to you on this day.
Let us reap the benefits that his efforts prepare for us:
United by their bonds.
ÉRITHIE.
Alas! They are separating us!
It is the duty assigned to me to tend to the temple of Diana.
The entire people of Ithome wish to be witnesses to it.
And from this day forth, I must.
OVID.
No, lovely Érithie,
Even the peoples of Scythia themselves.
They are subject to the victor whose laws we follow:
We must soften their hearts; we must unite our voices.
Are there any hearts that our love does not reach?
If it can be explained in both ways at once.
Through your tears and through my words?
But we are approaching, we are coming. Love, for the sake of your glory.
In a terrible exile, I must spend my days.
At least let my incense preserve the memory.
To my tender accents, grant your aid.
Scene V
Ovid, Erithie, a troupe of Sarmatians.
CHORUS.
Let us celebrate this brilliant glory.
Of the forest goddess:
Without care, without effort, and without waiting.
We survive thanks to its benefits:
Let us celebrate this charming beauty.
Who will serve her now?
That his hand has long been presented to him.
The offerings of his subjects.
(Dancing.)
THE CHIEF OF THE SARMATIANS.
Come here, beautiful Érithie.
OVID.
Ah! Please hear me out!
For two tender lovers, the punishment shall be different:
Or, if you carry out this cruel sacrifice.
Look at all the tears you are going to make me cry.
CHORUS.
No, she is promised to Diane:
Our commitments are like laws: they must be obeyed.
Who could be sufficiently profane?
To strip the gods of their rights!
Ovid and Erithie.
Even among the most powerful of gods, our hearts are meant to be shared.
Our love is his creation.
Are there any rights that are more sacred?
Through unjust violence.
The gods are not honored.
Ah! If only your indifference.
Despise our pains;
To this god who brings us together.
We swear to die together.
So that our hearts are no longer separated.
CHORUS.
What secret emotion comes to soothe our souls?
For these unfortunate lovers?
By Love, they were destined for each other.
May Love crown their flames!
OVID.
You fill my happiness; you are such a generous people.
What price will be paid as recompense for this blessing?
May you, through my efforts, through my gratitude.
Learning how to become happy!
Love calls you.
Listen to his voice;
That everything remain faithful.
To its gentle laws.
Goods whose use.
It brings true happiness.
The sweetest kind of sharing.
It is a tender heart.
End of the second act.
Scene I
Polycrates, Anacreon.
Anacreon.
The beauties of Samos at the feet of the goddess
At your command, they will present their wishes today:
But, my lord, if I believe the suspicion that presses upon me.
Under this mysterious zeal
Are you interested in a more gentle form of care?
Polycrates.
With tenderness, one cannot.
To deceive the eyes of Anacreon.
Yes, it is my gentlest inclination that leads me on:
But I neither know where it is located nor what its name is.
Of the object that binds me.
Anacreon.
I understand the need for this detour:
(Dopo aver ballato, Esiodo si avvicina per discutere.)
CORO.
Oh, pastore! Lascia da parte questa lira inutile.
Volete partecipare ai nostri giochi oggi stesso?
ESIODE.
Niente è impossibile per l’Amore.
Non ho mai considerato l’arte come uno studio servile.
E la mia voce ribelle.
Non si è mai unita alle torce.
Ma, nel successo che spero di ottenere,
Aspetto tutto dal fuoco che mi illumina.
E nulla dei miei deboli sforzi.
CORO.
Canta, audace pastore;
Andremo ad ammirare i vostri nuovi miracoli.
Inizia Esiodo.
Bello fuoco che consumi la mia anima.
Infondete nei miei canti la vostra divina passione.
Portate nel mio cuore questa splendente fiamma.
Non bruciate il mio cuore.
CORO, che interrompe Esiodo.
La sua lira cancella le nostre melodie semplici e tradizionali.
Ah! Siamo sconfitti!
Fuggiamo nelle nostre dimore solitarie.
Scena VI
ESIODE, Egle.
ESIODE.
Belle Églé. Ma, oh cielo, quali incanti sconosciuti!.
Sei immortale, e io potrei essermi sbagliato!
I vostri esseri celesti non avrebbero dovuto insegnarmelo?
Solo agli dèi è concesso di sospirare per voi?
Ahimè! In ogni istante, senza potermi difendere.
Il mio troppo colpevole cuore aumenta la vostra ira.
Ella.
La tua paura offende, ma è la mia gloria.
Meriti il premio che i miei giuramenti hanno promesso.
Devo la mia vittoria a te.
E le donne ai tuoi sentimenti.
ESIODE.
Che cosa! Voi sareste. Oh cielo! È possibile?
O Muse, i tuoi doni divini hanno realizzato i miei desideri:
Devo ancora sperare che la vostra anima sensibile.
Permetti che ami un pastore e condivida il mio calore,?
Ella.
La virtù dei mortali determina il loro rango tra gli dèi.
Un’anima pura, un cuore tenero e sincero.
Sono i beni i più preziosi;
E quando si sa come amare nel modo migliore.
Si è i più degni di essere apprezzati.
Ai pastori.
Placate la vostra gelosia e il vostro risentimento.
Bergers, radunatevi:
Venite a creare le feste più gioiose.
Mi piace stare nei vostri boschi, amo le vostre armi da caccia.
Riconoscete Euterpe e celebrate i suoi fuochi.
Scena VII
ELE, ESIODE, I pastori, DORIS.
CORO.
Musa incantevole, musa affabile.
Voi che qui vi degnate di esprimere i vostri teneri desideri tra noi.
Rimani sempre favorevole a noi.
Presiedi sempre i nostri giochi.
(Ci si balla.)
DORIS.
Dèi che governate la terra.
Tutto risponde alla vostra voce.
Dèi che scatenate il tuono,
Tutto obbedisce alle vostre leggi.
Dalla vostra gloria splendente.
Della vostra splendida grandezza.
I nostri cuori non sono gelosi:
Altri beni sono fatti apposta per noi.
Uniti da un amore sincero,
Un pastore, una pastora.
Sono meno felici di voi?
Fine della prima entrata.
Scena I
Ovidio.
Amore crudele, fiamma funesta.
Devo ancora abbandonarti la mia anima?
Amore crudele, fiamma funesta.
È destino di Ovidio amare per sempre?
In questi climi gelidi, nelle profondità della Scizia.
Non esiste alcun rifugio contro i tuoi fuochi?
Ardo per lei, bella Érithie.
Per me, senza di lei, non ci sono più giorni belli.
Amore crudele, ecc.
Almeno termina il tuo lavoro.
Sottometti ora anche tu Érithie.
Qui tutto appassisce senza amore.
E ancora, nel suo cuore, ignora come utilizzarlo!
Queste fiori nei miei giardini lo attirano ogni giorno.
E attraverso dei giochi. È lei, oh dolce presagio!
Mi allontano con riluttanza, ma presto qualcuno seguirà le mie orme.
Tutto gli parlerà in quel linguaggio speciale.
Del dio incantevole che lei non conosce.
Scena II
ÉRITHIE.
Ecco fatto! Tra pochi momenti.
Diana, ai suoi altari, riceverà i miei giuramenti!
Giardini cari, campi fioriti e sorridenti.
Ahimè, nei miei giochi innocenti.
Non offrirete più la vostra ombra!
Uccelli, i vostri seducenti rami.
Non incanteranno più i miei sens.
Splendore vano, maestosità invadente.
Beati coloro che, nell’oscurità.
Non è stato sottoposto al caso fortuito.
La sua felicità e la sua libertà!
Ma quali concerti si possono ascoltare?
Qual spettacolo incantevole mi sorprende qui?
Scena III
La statua dell’Amore si erge in fondo al teatro, e l’intera sequenza delle opere di Ovidio viene utilizzata per creare danze e canti intorno a Erite.
CORO.
Dio incantevole, dio dei cuori teneri.
Regna per sempre, scatena le tue fiamme;
Eh! Che bene sarebbe per le nostre anime.
Se non ci fossero queste tenere passioni,?
Cantiamo, non smettiamo mai di celebrare i suoi incanti.
Che occupi tutti i nostri momenti;
Questo dio non utilizza le sue armi.
Per diventare felici amanti.
Gli affetti, i pianti e i sospiri.
Sono i tributi del suo impero;
Ma tutti i benefici che ne trae.
Ci li restituisce attraverso i piaceri.
(Ci si balla.)
ÉRITHIE.
Che dolci concerti, che piacevole festa!
Che linguaggio nuovo e affascinante trovo!
Qual è dunque questo dio favorevole?
(Ella osserva la statua.)
Ahimè, è solo un bambino, ma che bambino adorabile!
Perché questo arco e questo nastro.
Questo carico di frecce, queste balestre, questa torcia,?
Un uomo della festa.
Questo debole bambino è il padrone del mondo.
La natura si anima attraverso la sua fiamma feconda.
E l’univers, senza di lui, perirebbe insieme a noi.
Riconosci, bella Érithie,
Un dio creato per regnare su di voi;
Vuole la vostra adorabile vita.
Rendere i momenti più dolci.
Estendete i diritti legittimi.
Del più potente degli immortali.
Tutti i cuori saranno sue vittime.
Quando servirete i suoi altari.
ÉRITHIE.
Queste piacevoli lezioni sanno troppo bene come compiacermi.
Ma quale è dunque questo dio di cui vogliono parlarmi?
Ovidio.
Depositario dei suoi segreti più dolci e riservati.
Solo a voi, in questi luoghi, devo rivelarli.
Scena IV
Érithie, Ovidio.
Ovidio.
È un delizioso mistero.
Di quali dei suoi meravigliosi beni si compone il prezzo?
Più li si ascolta, meglio si impara a tacerli.
ÉRITHIE.
Non so ancora quali siano i beni così dolci.
Ma ho una grande voglia di imparare al riguardo.
Ovidio.
Non lo sapevate? Incolpate solo voi stessi.
Già nei vostri sguardi avreste dovuto leggerlo.
ÉRITHIE.
I vostri sguardi. Nei suoi occhi, quale veleno seducente!
Dio! Che caos confuso si solleva nel mio cuore.
Ovidio.
Delizioso tormento che la mia anima condivide.
Sei il primo omaggio che ricevo.
Che la gentile Érithie abbia offerto all’Amore.
ÉRITHIE.
Quindi l’Amore è davvero questo dio così temibile!
Ovidio.
L’Amore è quel dio favorevole.
Che il mio cuore infuocato vi annunci oggi.
Godiamoci i benefici che la sua azione ci prepara.
Uniti dai suoi legami.
ÉRITHIE.
Ahimè, ci stanno separando!
Del tempio di Diana mi è stato affidato l’incarico di custodirlo.
Tutto il popolo di Ithome desidera esserne testimone.
E da questo giorno in poi devo.
Ovidio.
No, incantevole Érithie.
Anche i popoli stessi della Scizia.
Sono soggetti al vincitore, e seguiamo le sue leggi.
Dobbiamo renderli più gentili, dobbiamo unire le nostre voci.
Esistono cuori che il nostro amore non riesce a toccare?
Se si spiega in entrambi i modi.
Attraverso le tue lacrime e attraverso la mia bocca?
Ma ci avviciniamo, stiamo arrivando. Amore, per la tua gloria.
Devo trascorrere i miei giorni in un esilio terribile.
Almeno conserva nella mia memoria questo incenso.
Ai miei teneri accenti, concedi la tua assistenza.
Scena V
Ovidio, Erite, truppa di Sarmati.
CORO.
Celebriamo la gloria splendente.
Della dea delle foreste:
Senza cure, senza fatica e senza attesa.
Sopravviviamo grazie ai suoi benefici.
Celebriamo la bellezza incantevole.
Chi ora la servirà.
Che la sua mano gli sia per lungo tempo stata vicina.
Le offerte dei suoi sudditi.
(Ci si balla.)
Il capo dei Sarmati.
Vieni, bella Érithie.
Ovidio.
Ah! Vi prego, ascoltatemi!
Distinguiamo la punizione di due teneri amanti.
Oppure, se completate questo crudele sacrificio.
Guardate le lacrime che mi costerete.
CORO.
No, è promessa a Diana.
I nostri impegni sono leggi.
Chi potrebbe essere abbastanza profano.
Per privare gli dèi dei loro diritti!
Ovidio ed Eritia.
Anche dal più potente degli dèi i nostri cuori sono divisi in parti uguali.
Il nostro amore è il suo opera.
Esistono diritti più sacri di altri?
Attraverso una violenza ingiusta.
Gli dèi non vengono onorati.
Ah! Se solo la vostra indifferenza.
Disprezza i nostri dolori.
A questo dio che ci riunisce.
Giuriamo di morire insieme.
Per non separare più i nostri cuori.
CORO.
Qual sentimento segreto viene a lenire le nostre anime?
Per questi infelici amanti?
Per Amore erano destinati l’uno all’altro.
Che l’Amore incoroni le loro fiamme!
Ovidio.
Riempite la mia felicità, popolo troppo generoso.
Qual sarà il prezzo di questo benevolo gesto, quale la ricompensa?
Permettetemi, con i miei sforzi e la mia gratitudine,
Imparare ad essere felici!
L’Amore vi chiama.
Ascoltate la sua voce;
Che tutto sia fedele alla realtà.
Alle sue dolci leggi.
Beni la cui utilizzazione.
È ciò che porta vera felicità.
Il più dolce dei doni.
È un cuore gentile e tenero.
Fine della seconda entrata.
Scena I
Policleto, Anacreonte.
Anacreonte.
Le bellezze di Samo ai piedi della dea
Su vostra ordinazione, oggi presenteranno i loro desideri:
Ma, signore, se do retta al sospetto che mi assale.
Sotto questo zelo misterioso.
Vi interessa un trattamento più delicato?
Policleto.
Non si può, sulla tenerezza.
Ingannare gli occhi di Anacreonte.
Sì, la mia inclinazione più dolce mi spinge in quella direzione:
Ma ignoro sia la durata del soggiorno che il nome.
Dell’oggetto che mi lega.
Anacreonte.
Comprendo perfettamente questo giro lungo.
Parmi tant de beautés vous espérez connaître
Celle dont les attraits ont fixé votre amour ;
Mais cet amour enfin…
POLYCRATE.
Un instant le fit naître :
Ce fut dans ces superbes jeux
Où mes heureux succès célébrés par ta lyre…
ANACRÉON.
Ce jour, il m’en souvient, je devins amoureux
De la jeune Thémire.
POLYCRATE.
Eh quoi ! toujours de nouveaux feux ?
ANACRÉON.
A de beaux yeux aisément mon cœur cède :
Il change de même aisément :
L’amour à l’amour y succède,
Le goût seul du plaisir y règne constamment.
POLYCRATE.
Bientôt une douce victoire
T’a sans doute asservi son cœur ?
ANACRÉON.
Ce triomphe manque à ma gloire, Et ce plaisir à mon bonheur.
POLYCRATE.
Mais on vient… Que d’appas !
Ah ! les cœurs les plus sages,
En voyant tant d’attraits, doivent craindre des fers.
ANACRÉON.
Junon, dans ce beau jour, les plus tendres hommages
Ne sont pas ceux qui te seront offerts.
Scène II
POLYCRATE, ANACRÉON.
TROUPE UE JEUNES SAMIENNES, qui viennent offrir leurs hommages à la déesse.
HYMNE À JUNON.
Reine des dieux, mère de l’univers.
Toi par qui tout respire,
Qui combles cet empire
De tes biens les plus chers,
Junon, vois ces offrandes :
Nos cœurs que tu demandes
Vont te les présenter.
Que tes mains bienfaisantes
De nos mains innocentes
Daignent les accepter.
(On danse.)
Thémire, portant une corbeille de fleurs, entre dans le temple à la tête des jeunes Samiennes.
POLYCRATE, apercevant Thémire.
O bonheur !
ANACRÉON.
O plaisir extrême !
POLYCRATE.
Quels traits charmants ! quels regards enchanteurs !
ANACRÉON.
Ah ! qu’avec grâce elle porte ces fleurs !
POLYCRATE.
Ces fleurs ! que dites-vous ? C’est la beauté que j’aime.
ANACRÉON.
C’est Thémire elle-même.
POLYCRATE.
Ami trop cher, rival trop dangereux,
Ah ! que je crains tes redoutables feux !
De mon cœur agité fais cesser le martyre ;
Porte à d’autres appas tes volages désirs.
Laisse-moi goûter les plaisirs
De te chérir toujours, et d’adorer Thémire.
ANACRÉON.
Si ma flamme était volontaire,
Je l’immolerais à l’instant :
Mais l’amour dans mon cœur n’en est pas moins sincère
Pour n’être pas toujours constant.
La gloire et la grandeur, au gré de votre envie,
Vous assurent les plus beaux jours :
Mais que ferais-je de la vie,
Sans les plaisirs, sans les amours ?
POLYCRATE.
Eh ! que te servira ta vaine résistance ?
Ingrat, évite ma présence.
ANACRÉON.
Vous calmerez cet injuste courroux ;
Il est trop peu digne de vous.
Scène III
POLYCRATE.
Transports jaloux, tourments que je déteste,
Ah ! faut-il me livrer à vos tristes fureurs ?
Faut-il toujours qu’une rage funeste
Inspire avec l’amour la haine et ses horreurs ?
Cruel Amour, ta fatale puissance
Désunit plus de coeurs
Qu’elle n’en met d’intelligence.
Je vois Thémire : ô transports enchanteurs !
Scène IV
POLYCRATE, THÉMIRE.
POLYCRATE.
Thémire, en vous voyant la résistance est vaine.
Tout cède à vos attraits vainqueurs.
Heureux l’amant dont les tendres ardeurs
Vous feront partager la chaîne
Que vous donnez à tous les cœurs !
THÉMIRE.
Je fuis les soupirs, les langueurs,
Les soins, les tourments, les alarmes :
Un plaisir qui coûte des pleurs
Pour moi n’aura jamais de charmes.
POLYCRATE.
C’est un tourment de n’aimer rien ;
C’est un tourment affreux d’aimer sans espérance :
Mais il est un suprême bien,
C’est de s’aimer d’intelligence.
THÉMIRE.
Non, je crains jusqu’aux nœuds assortis par l’amour.
POLYCRATE.
Ah ! connaissez du moins les biens qu’il vous apprête.
Vous devez à Junon le reste de ce jour :
Demain une illustre conquête
Vous est promise en ce séjour.
Scène V
THÉMIRE.
Il me cachait son rang, je feignais à mon tour.
Polycrate m’offre un hommage
Qui comblerait l’ambition :
Un sort plus doux me flatte davantage,
Et mon cœur en secret chérit Anacréon.
Sur les fleurs, d’une aile légère.
On voit voltiger les zéphyrs :
Comme eux d’une ardeur passagère
Je voltige sur les plaisirs.
D’une chaîne redoutable
Je veux préserver mon cœur ;
L’amour m’amuserait comme un enfant aimable,
Je le crains comme un fier vainqueur.
Scène VI
ANACRÉON, THÉMIRE.
ANACRÉON.
Belle Thémire, enfin le roi vous rend les armes,
L’aveu de tous les cœurs autorise le mien :
Si l’amour animait vos charmes.
Il ne leur manquerait plus rien.
THÉMIRE.
Vous m’annoncez par cette indifférence
Combien le choix vous paraîtrait égal.
Qui voit sans peine un rival
N’est pas loin de l’inconstance.
ANACRÉON.
Vous faites à ma flamme une cruelle offense.
Vous la faites surtout à ma sincérité.
Même en amour
Je dis la vérité ;
Et quand je n’aime plus, je ne dis plus que j’aime.
THÉMIRE.
Quand on sent une ardeur extrême.
On a moins de tranquillité.
ANACRÉON.
Thémire, jugez mieux de ma fidélité.
Ah ! qu’un amant a de folie
D’aimer, de haïr tour-à-tour !
Ce qu’il donne à la jalousie,
Je le donne tout à l’amour.
THÉMIRE.
Je crains ce qu’il en coûte à devenir trop tendre ;
Non, l’amour dans les cœurs cause trop de tourments.
ANACRÉON.
Si l’hiver dépare nos champs,
Est-ce à Flore de les défendre ?
S’il est des maux pour les amants,
Est-ce à l’Amour qu’il faut s’en prendre ?
Sans la neige et les orages,
Sans les vents et leurs ravages,
Les fleurs naîtraient en tous temps*.
Sans la froide indifférence,
Sans la hère résistance.
Tous les cœurs seraient contents.
THÉMIRE.
Vous vous piquez d’être volage :
Si je forme des nœuds, je veux qu’ils soient constants.
ANACRÉON.
L’excès de mon ardeur est un plus digne hommage
Que la fidélité des vulgaires amants ;
Il vaut mieux aimer davantage,
Et ne pas aimer si longtemps.
THÉMIRE.
Non, rien ne peut fixer un amant si volage.
ANACRÉON.
Non, rien ne peut payer des transports si charmants.
THÉMIRE.
Vous séduisez plutôt que de convaincre ;
Je vois Terreur, et je me laisse vaincre.
Ah ! trompez-moi longtemps par ces tendres discours
L’illusion qui plaît devrait durer toujours.
ANACRÉON.
C’est en passant votre espérance
Que je prétends vous tromper désormais ;
Vous attendrez mon inconstance,
Et ne l’éprouverez jamais.
(ensemble.)
Unis par les mêmes désirs,
Unissons mon sort et le vôtre ;
Toujours fidèles aux plaisirs,
Nous devons l’être l’un à l’autre.
Scène VII
POLYCRATE, THÉMIRE, ANACRÉON.
POLYCRATE.
Demeure, Anacréon ; je suspends mon courroux,
Et veux bien un instant t’égaler à moi-même.
Je n’abuserai point de mon pouvoir suprême :
Que Thémire décide et choisisse entre nous.
(à Thémire.)
Dites quels sont les nœuds que votre âme préfère,
N’hésitez point à les nommer :
Je jure de confirmer Le choix que vous allez faire.
THÉMIRE.
Je connais tout le prix du bonheur de vous plaire,
Si j’osais m’y livrer ; cependant en ce jour,
Seigneur, vous pourriez croire
Que je donne tout à la gloire ;
Je veux tout donner à l’amour.
Pardonnez à mon cœur un penchant invincible.
POLYCRATE.
Il suffit. Je cède en ce moment ;
Allez, soyez unis : je puis être sensible ;
Mais je n’oublierai point ma gloire et mon serment,
THÉMIRE et ANACRÉON.
Digne exemple des rois, dont le cœur équitable
Triomphe de soi-même en couronnant nos feux.
Puisse toujours le ciel prévenir tous vos vœux !
Que votre règne aimable,
Par un bonheur constant à jamais mémorable,
Éternise vos jours heureux.
POLYCRATE à Anacréon.
Commence d’accomplir un si charmant présage ;
Rentre dans ma faveur, ne quitte point ma cour ;
Que l’amitié du moins me dédommage
Des disgrâces de l’amour.
Que tout célèbre cette fête,
L’heureux Anacréon voit combler ses désirs :
Accourez, chantez sa conquête
Comme il a chanté vos plaisirs.
Scène VIII
ANACRÉON, THÉMIRE, peuples de samos.
CHOEUR.
Que tout célèbre cette fête,
L’heureux Anacréon voit combler ses désirs :
Accourons, chantons sa conquête
Comme il a chanté nos plaisirs.
(On danse.)
ANACRÉON, alternativement avec le chœur.
Jeux, brillez sans cesse :
Sans vous la tendresse
Languirait toujours.
Au plus tendre hommage
Un doux badinage
Prête du secours.
(On danse.)
Quand pour plaire aux belles
On voit autour d’elles
Folâtrer l’Amour,
Dans leur cœur le traître
Est bientôt le maître.
Et rit à son tour.
FIN des MUSES GALANTES.
Amidst so much beauty, you hope to come to know it all.
That one whose charms have captivated your love;
But this love, at last.
Polycrates.
For a moment, it was born:
It was during those wonderful games.
Where my happy successes are celebrated by your lyre.
Anacreon.
That day, I remember, I fell in love.
Of the young Thémire.
Polycrates.
Well! Always new troubles?
Anacreon.
With such beautiful eyes, my heart easily yields.
It changes just as easily as well:
Love follows upon love.
Only the taste of pleasure reigns there constantly.
Polycrates.
Soon, a gentle victory.
Has it surely enslaved his heart?
Anacreon.
This triumph lacks to my glory, And this pleasure completes my happiness.
Polycrates.
But we are coming. What a feast!
Ah! The wisest hearts.
Seeing so many attractions, one must surely fear the chains that come with them.
Anacreon.
Juno, on this beautiful day, the tenderest tributes.
They are not those that will be offered to you.
Scene II
Polycrates, Anacreon.
The Young Sami Ensemble, who come to pay their respects to the goddess.
Hymn to Juno.
Queen of the gods, mother of the universe.
You, through whom all things breathe.
Who shall conquer this empire?
Of all your most cherished possessions,
O Juno, behold these offerings:
Our hearts, which you desire.
They will introduce them to you.
May your benevolent hands.
With our innocent hands.
May they be willing to accept them.
(Dancing.)
Thémire, carrying a basket of flowers, enters the temple at the head of the young Samian women.
Polycrates, spotting Thémire.
Oh, happiness!
Anacreon.
What extreme pleasure!
Polycrates.
What charming features! What enchanting looks!
Anacreon.
Ah! How gracefully she carries these flowers!
Polycrates.
These flowers! What do you think? It is beauty that I love.
Anacreon.
It is Thémire herself.
Polycrates.
A too dear friend, a too dangerous rival.
Ah! How I fear your formidable flames!
Put an end to this martyrdom caused by my restless heart;
Direct your fleeting desires toward other pleasures.
Let me experience these pleasures.
To love you always, and to adore Thémire.
Anacreon.
If my passion were voluntary.
I would immolate it on the spot:
But the love in my heart is none the less sincere.
In order not to remain constant at all times.
Glory and greatness, according to your desires.
You promise the most beautiful days:
But what would I do with life?
Without pleasures, without loves?
Polycrates.
Ah! What good will your futile resistance be to you?
Ingrat, avoid my presence.
Anacreon.
You will calm this unjust anger;
He is not worthy of you enough.
Scene III
Polycrates.
Jealous transports, torments that I detest.
Ah! Must I submit to your sad and furious outbursts?
Must there always be such a terrible rage?
To inspire hatred and its horrors with love?
Cruel Amour, your fatal power.
It divides more hearts than it unites.
She doesn’t put any intelligence into it at all.
I see Thémire: oh, what enchanting delights!
Scene IV
Polycrates, Thémire.
Polycrates.
Thémire, seeing your resistance is futile.
Everything yields to your conquering charm.
Happy is that lover whose tender passions burn brightly.
You will make others share this chain.
What you bestow upon all hearts!
THÉMIRE.
I flee from sighs and languors.
The care, the torment, the alarms:
A pleasure that comes at the cost of tears.
It will never possess any charm for me.
Polycrates.
It is a torment to love nothing at all.
It is an agonizing torment to love without any hope:
But it is a supreme good.
It is to love each other with intelligence.
THÉMIRE.
No, I even fear those bonds that are formed through love.
Polycrates.
Ah! At least know the good things that he has prepared for you.
You owe the rest of today to Junon.
Tomorrow, an illustrious conquest.
It is promised to you during this stay.
Scene V
THÉMIRE.
He concealed his rank from me; I pretended in return.
Polycrates offers me his homage.
Who would fulfill such ambition:
A gentler fate flatters me even more.
And in secret, my heart loves Anacreon.
Upon the flowers, with a light wing.
One can see the zephyrs dancing about:
Just like them, with a fleeting intensity.
I revel in pleasures.
A formidable chain.
I want to protect my heart.
Love would amuse me just like a kind child would.
I fear him like a proud victor.
Scene VI
Anacreon, Thémire.
Anacreon.
Belle Thémire, at last, the king returns your arms to you.
The confessions of all hearts give me permission to confess mine as well:
If love were to infuse your charms.
They would have nothing left to lack.
THÉMIRE.
You are announcing it to me through this indifference.
How indifferent such a choice would seem to you.
Who sees a rival without fear
It is not far from being fickle.
Anacreon.
You are causing a cruel insult to my passion.
You are mainly targeting my sincerity.
Even in love.
I speak the truth;
And when I no longer love, I no longer say that I love.
THÉMIRE.
When one exudes extreme fervor.
There was less tranquility.
Anacreon.
Thémire, judge my loyalty more fairly.
Ah! How much madness there is in the heart of a lover.
To love and then hate in turn!
What he gives to jealousy.
I dedicate it entirely to love.
THÉMIRE.
I fear what it costs to become too tender.
No, love in people’s hearts brings too much suffering.
Anacreon.
If winter devastates our fields,
Is it up to Flore to defend them?
If there are evils for lovers,
Should we blame Love for this?
Without the snow and the storms,
Without the winds and their devastation,
Flowers would bloom at any time*.
Without that cold indifference,
Without any resistance at all.
All hearts would be satisfied.
THÉMIRE.
You seem to take great pride in being fickle.
If I form knots, I want them to be permanent.
Anacreon.
The excess of my fervor is a even more worthy tribute.
What about the fidelity of ordinary lovers?
It is better to love more deeply.
And not to have loved for such a long time.
THÉMIRE.
No, nothing can secure a lover so fickle.
Anacreon.
No, nothing can compensate for such charming transportation.
THÉMIRE.
You seduce rather than convince.
I see Terror, and I allow myself to be overcome by it.
Ah! Deceive me for a long time with these tender words.
The illusion that brings pleasure should last forever.
Anacreon.
It is by passing through your hope that.
Let me pretend from now on that I am deceiving you.
You will have to endure my fickleness.
And you will never experience it.
(together.)
United by the same desires,
Let us unite our fate with yours.
Always faithful to pleasures,
We must be that to one another.
Scene VII
Polycrates, Thémire, Anacreon.
Polycrates.
Remain, Anacreon; I lay aside my wrath.
And for a moment, wishes to be equal to myself.
I will not abuse my supreme power:
Let Thémire decide and choose between us.
(to Thémire.)
Tell me which knots your soul prefers.
Feel free to name them:
I swear to confirm the choice you will make.
THÉMIRE.
I fully understand the value of bringing you joy.
If I dared to indulge in it; yet on this day.
Lord, you might think.
That I give everything for the sake of glory;
I want to give everything to love.
Forgive my heart for its invincible inclination.
Polycrates.
That’s enough. I give up at this point.
Come on, unite together: I am capable of being sensitive too.
But I shall not forget my glory and my oath.
THÉMIRE and ANACREON.
A worthy example of kings, whose hearts are marked by fairness.
Triumph over oneself, as our flames are crowned thereby.
May heaven always grant fulfillment to all your wishes!
May your reign be one of kindness and benevolence.
By a constant happiness that will be remembered forever.
Eternalize your happy days.
Polycrates to Anacreon.
Begin to fulfill such a charming prophecy;
Return to my favor, do not leave my court;
May at least friendship compensate for it.
Disgraces of love.
May everyone celebrate this feast.
The fortunate Anacreon sees his desires fulfilled:
Come, sing of his conquests.
Just as he sang of your pleasures.
Scene VIII
Anacreon, Thémire, and the people of Samos.
CHORUS.
May everyone celebrate this feast.
The fortunate Anacreon sees his desires fulfilled:
Let us hasten and sing of his conquests.
Just as he sang about our pleasures.
(Dancing.)
Anacreon, alternating with the chorus.
Games, shine forever:
Without your tenderness
It would linger on forever.
As a most tender tribute.
A gentle flirtatious exchange
Provide assistance.
(Dancing.)
When, in order to please the beautiful.
One can see around them.
To frolic with Love.
In their hearts, the traitor.
The master will arrive soon.
And she laughed in turn.
End of the Gallant Muses.
Tra tante bellezze, sperate di poterle conoscere tutte.
Lei, la cui bellezza ha suscitato il vostro amore.
Ma questo amore, finalmente.
Policleto.
Un istante fu sufficiente perché nascesse.
Fu in quei meravigliosi giochi.
Dove i miei felici successi sono stati celebrati dalla tua lira.
Anacreonte.
Quel giorno, me ne ricordo ancora, mi innamorai.
Di giovane Temira.
Policleto.
Ebbene! Sempre nuovi incendi.
Anacreonte.
Con bei occhi, facilmente il mio cuore si arrende.
Anche esso cambia con la stessa facilità:
L’amore segue l’amore.
Vi regna costantemente soltanto il desiderio di godere.
Policleto.
Ben presto, una dolce vittoria.
Ti ha sicuramente sottomesso il suo cuore.
Anacreonte.
Questo trionfo manca alla mia gloria, E questo piacere manca alla mia felicità.
Policleto.
Ma sta arrivando. Che delizia!
Ah! I cuori più saggi.
Di fronte a tanti attratti, devono temere le catene.
Anacreonte.
Giunone, in questo bel giorno, i più teneri omaggi.
Non sono quelli che ti verranno offerti.
Scena II
Policleto, Anacreonte.
Truppe giovanili sami della UE, che vengono a rendere omaggio alla dea.
Inno a Giunone.
Regina degli dei, madre dell’universo.
Tu, attraverso cui tutto respira.
Chi distrugge questo impero.
Tra i tuoi beni più preziosi.
Giunone, guarda queste offerte:
I nostri cuori, che tu chiedi.
Ti le presenteranno.
Che le tue mani benevole.
Dalle nostre mani innocenti.
Che abbiano la gentilezza di accettarli.
(Ci si balla.)
Thémire, portando un cestino di fiori, entra nel tempio alla testa delle giovani Samine.
Policleto, avvistando Temira.
Che felicità!
Anacreonte.
Che piacere estremo!
Policleto.
Che tratti affascinanti! Che sguardi incantevoli!
Anacreonte.
Ah! Con quale grazia indossa queste fiori!
Policleto.
Queste fiori! Che ne pensate? È la bellezza che amo.
Anacreonte.
È proprio Thémire stessa.
Policleto.
Caro amico, rivale troppo pericoloso.
Ah! Quanto temo i tuoi terribili fuochi!
Ponga fine al martirio del mio cuore agitato.
Conduci i tuoi desideri fugaci verso altre mete.
Lasciami assaporare questi piaceri.
Amarti per sempre e adorare Thémire.
Anacreonte.
Se la mia fiamma fosse volontaria.
Lo sacrificherei all’istante:
Ma l’amore nel mio cuore non è certo meno sincero.
Per non essere sempre costante.
La gloria e la grandezza, secondo i vostri desideri.
Promettete i giorni più belli.
Ma cosa farei della vita.
Senza i piaceri, senza gli amori?
Policleto.
Eh! A cosa ti servirà questa tua inutile resistenza?
Ingrate, evita la mia presenza.
Anacreonte.
Placcherete questa ingiusta ira.
Non è abbastanza degno di voi.
Scena III
Policleto.
Trasporti gelosi, tormenti che odio.
Ah! Devo forse subire le vostre tristi furie?
Deve sempre esserci una rabbia funesta.
Ispirare, con l’amore, l’odio e le sue orrori?
Amore crudele, la tua potenza fatale.
Non unisce più i cuori.
Ci mette davvero molto ingegno in ciò che fa.
Vedo Thémire. Oh, meravigliosi sentimenti!
Scena IV
Policleto, Temire.
Policleto.
Thémire, vedendoti, so che ogni resistenza è inutile.
Tutto cede ai vostri irresistibili fascini.
Beato l’amante le cui tenere passioni.
Faranno condividere la catena.
Che dono offrite a tutti i cuori!
TÉMIRE.
Fuggo dai sospiri, dalle languidezze.
Gli affanni, le sofferenze, le preoccupazioni.
Un piacere che costa lacrime.
Per me non avrà mai alcun fascino.
Policleto.
È un tormento non amare nulla.
È un tormento terribile amare senza speranza:
Ma esiste un bene supremo.
È amarsi con intelligenza.
TÉMIRE.
No, temo persino que i legami creati dall’amore possano rivelarsi insidiosi.
Policleto.
Ah! Almeno conoscete i beni che vi prepara.
Dovete dedicare il resto di questa giornata a Giunone:
Domani una gloriosa conquista.
Vi è promesso qualcosa durante questo soggiorno.
Scena V
TÉMIRE.
Mi nascondeva il suo rango; anch’io fingevo allo stesso modo.
Policrate mi rende omaggio.
Chi potrebbe soddisfare questa ambizione?
Un destino più dolce mi lusinga ancora di più.
E nel segreto del mio cuore amo Anacreonte.
Sulle fiori, con un leggero movimento delle ali.
Si vedono i zefiri volteggiare nell’aria.
Come loro, con un ardore passeggero.
Volo tra i piaceri.
Di una catena terribile.
Voglio preservare il mio cuore.
L’amore mi divertirebbe come un bambino gentile e affettuoso.
Lo temo come un fiero vincitore.
Scena VI
Anacreonte, Temire.
Anacreonte.
Belle Thémire, finalmente il re vi restituisce le armi.
L’confessione di tutti i cuori autorizza la mia.
Se fosse l’amore ad alimentare i vostri fascini.
Non gli mancherebbe più nulla.
TÉMIRE.
Con questa vostra indifferenza, mi state annunciando.
Quanto sembrerebbe equo tale scelta, a vostro parere.
Chi vede senza difficoltà un rivale.
Non è lontano dall’incostanza.
Anacreonte.
Commettete un atto di crudeltà verso la mia passione.
Lo fate soprattutto a causa della mia sincerità.
Anche nell’amore.
Dico la verità.
E quando non amo più, non dico più di amare.
TÉMIRE.
Quando si prova un’ardore estremo.
C’è meno tranquillità.
Anacreonte.
Thémire, giudicate meglio la mia fedeltà.
Ah! Quanta follia possiede un amante.
Amare e odiare alternativamente.
Quello che dà alla gelosia.
Lo dono interamente all’amore.
TÉMIRE.
Temo ciò che comporti diventare troppo teneri.
No, l’amore nei cuori provoca troppi tormenti.
Anacreonte.
Se l’inverno devasta i nostri campi.
È forse a Flora il compito di difenderli?
Se esistono mali per gli innamorati.
Dovremmo incolpare l’Amore?
Senza la neve e i temporali,
Senza i venti e i loro flagelli,
I fiori nascerebbero in qualsiasi momento*.
Senza quella fredda indifferenza.
Senza alcuna resistenza.
Tutti i cuori sarebbero felici.
TÉMIRE.
Vi compiacciate di essere incostanti.
Se creo dei nodi, voglio che siano stabili e inalterabili.
Anacreonte.
L’eccesso della mia passione rappresenta un omaggio ancora più degno.
Che la fedeltà degli amanti comuni.
È meglio amare di più.
E non amare per così tanto tempo.
TÉMIRE.
No, nulla può legare un amante così incostante.
Anacreonte.
No, nulla può eguagliare la bellezza di trasporti così incantevoli.
TÉMIRE.
Seducete piuttosto che convincere.
Vedo la Paura, e mi lascio sconfiggere da essa.
Ah! Ingannami a lungo con queste dolci parole.
L’illusione che ci piace dovrebbe durare per sempre.
Anacreonte.
È attraverso la vostra speranza.
Che ora pretenda di ingannarvi.
Aspetterete la mia incostanza.
E non lo proverete mai.
(tutti insieme.)
Uniti dagli stessi desideri,
Uniamo il mio destino al vostro.
Sempre fedeli ai piaceri.
Dovremmo esserlo l’uno per l’altro.
Scena VII
Policleto, Temire, Anacreonte.
Policleto.
Rimani, Anacreonte; sospendo la mia ira.
E desidero, per un momento solo, essere alla tua stessa altezza.
Non abuserò del mio potere supremo:
Che Thémire decida e scelga tra di noi.
(a Thémire.)
Dite quali siano i nodi che la vostra anima preferisce.
Non esitate affatto a nominarli:
Giuro di confermare la scelta che farete.
TÉMIRE.
Conosco appieno il valore della felicità di piacervi.
Se osassi impegnarmi in ciò. Tuttavia, in questo giorno.
Signore, potreste crederci.
Che doni tutto alla gloria.
Voglio dare tutto all’amore.
Perdonate il mio cuore per questa inclinazione invincibile.
Policleto.
Basta così. In questo momento mi arrendo.
Andate, unitevi: anch’io posso essere sensibile.
Ma non dimenticherò mai la mia gloria e il mio giuramento.
TÉMIRE e ANACREONE.
Esempio degno dei re, i cui cuori sono imparziali e giusti.
Trionfo su se stessi, coronando i nostri desideri più ardenti.
Che il cielo possa sempre esaudire tutti i vostri desideri!
Che il vostro regno pieno di amore.
Per una felicità costante e per sempre memorabile.
Eternizza i tuoi giorni felici.
Policleto ad Anacreonte.
Inizia ad attuare un presagio così incantevole.
Vieni in mio favore, non lasciare mai la mia corte.
Che almeno l’amicizia possa compensarmi.
Disgrazie d’amore.
Che tutti celebrino questa festa.
Il felice Anacreonte vede i suoi desideri realizzarsi:
Venite, cantate la sua vittoria!
Come ha cantato i vostri piaceri.
Scena VIII
Anacreonte, Temire, popoli di Samo.
CORO.
Che tutti celebrino questa festa.
Il felice Anacreonte vede i suoi desideri realizzarsi:
Corriamo, cantiamo la sua vittoria!
Come ha cantato i nostri piaceri.
(Ci si balla.)
Anacreonte, alternatamente con il coro.
“Jeu, brillate senza sosta, ”
Senza la tua tenerezza.
Continuerebbe sempre ad agonizzare.
Con il più tenero omaggio.
Una dolce scherzosa conversazione.
Presta aiuto.
(Ci si balla.)
Per compiacere le belle.
Si può osservare intorno a loro.
Distraere l’Amore.
Nel loro cuore, il traditore.
Sta per arrivare il padrone.
E a sua volta torna indietro.
Fine delle Muse Galanti.